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Belfond
EAN : 9782714493569
Façonnage normé : EPUB3
DRM : DRM Adobe

Écorces

Collection : Belfond Pointillés
Date de parution : 30/01/2020
« –  Je n’ai pas eu d’enfance au village, Baya.
   –  Tu verras que si ! »
Nour, 23 ans, étudiant en mathématiques, vit avec son arrière-grand-mère, Baya, sa grand-mère, Fatima, et sa mère, Meriem, dans un minuscule appartement d’Alger. Baya, 95 ans, née pendant la colonisation, est une femme courage qui a bravé les interdits et les mœurs de son temps. Jour après jour, elle transmet la mémoire... Nour, 23 ans, étudiant en mathématiques, vit avec son arrière-grand-mère, Baya, sa grand-mère, Fatima, et sa mère, Meriem, dans un minuscule appartement d’Alger. Baya, 95 ans, née pendant la colonisation, est une femme courage qui a bravé les interdits et les mœurs de son temps. Jour après jour, elle transmet la mémoire de la famille à Nour. Élevé dans ce gynécée étouffant, celui-ci s’ouvre au monde et à l’amour, qu’il trouve en Mouna, jeune femme à l’« inquiétante étrangeté ». Pourquoi le trouble-t-elle autant ? Est-elle celle qu’elle prétend être ? À son insu, Nour va se retrouver au cœur d’une incroyable vengeance familiale reposant sur des secrets que Baya avait bien gardés.

Dans ce premier roman qui déjoue les codes de la saga familiale avec ampleur et modernité, Hajar Bali entrecroise les destins de ses personnages et les moments clés de l’histoire de l’Algérie du xxe siècle, explorant avec force et délicatesse la question de l’indicible. Ou comment rendre compte de l’humain, de sa complexité, de ses paradoxes, au-delà du langage et de ses axiomes, dans ce qui ne peut être nommé.
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EAN : 9782714493569
Façonnage normé : EPUB3
DRM : DRM Adobe
Belfond
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Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Camille1981 Posté le 19 Septembre 2021
    C'est une saga familiale: on y retrouve Baya qui vit avec sa belle fille Fatima, sa petite fille Meriem et son arrière petit fils Nour. Baya raconte souvent son histoire à son arrière petit fils. Le récit est poétique, Nour sait qu'il ne faut pas se fier à tout ce qu'il entend, son arrière grand mère étant très âgée et ses versions de l'histoire changent par moment. Beaucoup de choses sont embellis. Nour rencontre une jeune fille, ce qui creerera beaucoup de tensions dans sa famille. Pourquoi? Est une vengeance ? Trop poétique et traînant en longueur selon moi, ce livre reste quand même une très belle histoire de famille que l'on suit sur presque un siècle dans une Algérie mouvementée.
  • mimipinson Posté le 19 Avril 2020
    Nour, s’éprend de Mouna, étudiante, elle aussi, plus moderne, plus affranchie. Mouna effraie ; Nour, d’une certaine façon, mais davantage Baya, Fatima et Meryem. Voilà une saga familiale qui se tisse au gré de ces trois femmes, dans une temporalité assez libre, mais dont on perçoit une montée progressive et inéluctable de sa dramaturgie. Nous sommes en Algérie, et chaque génération de femme qui doit se fondre dans un moule façonné par l’histoire, et la Tradition, s’affranchit aussi à sa façon des carcans, révélant des forces inouïes, quitte à en étouffer Nour, et lui faire porter l’impossible fardeau des secrets et des vengeances. Premier roman de l’auteur, j’ai beaucoup aimé l’angle par lequel Hajar Bali a abordé cette saga familiale. J’ai apprécié l’atmosphère entêtante, et pesante de ce roman construit-déconstruit. La modernité de ces femmes s’est façonnée dans la douleur et la soumission, elle n’en est que plus touchante. Je n’aurais qu’une petite réserve, quant à certains passages où il est questions de discussions mathématiques entre étudiants maitrisant le sujet contrairement à la lectrice que je suis ; ces passages n’ont à mon humble avis que trop peu d’intérêt au bon déroulé de cette histoire (mais ça n’est là que mon avis, et n’entache... Nour, s’éprend de Mouna, étudiante, elle aussi, plus moderne, plus affranchie. Mouna effraie ; Nour, d’une certaine façon, mais davantage Baya, Fatima et Meryem. Voilà une saga familiale qui se tisse au gré de ces trois femmes, dans une temporalité assez libre, mais dont on perçoit une montée progressive et inéluctable de sa dramaturgie. Nous sommes en Algérie, et chaque génération de femme qui doit se fondre dans un moule façonné par l’histoire, et la Tradition, s’affranchit aussi à sa façon des carcans, révélant des forces inouïes, quitte à en étouffer Nour, et lui faire porter l’impossible fardeau des secrets et des vengeances. Premier roman de l’auteur, j’ai beaucoup aimé l’angle par lequel Hajar Bali a abordé cette saga familiale. J’ai apprécié l’atmosphère entêtante, et pesante de ce roman construit-déconstruit. La modernité de ces femmes s’est façonnée dans la douleur et la soumission, elle n’en est que plus touchante. Je n’aurais qu’une petite réserve, quant à certains passages où il est questions de discussions mathématiques entre étudiants maitrisant le sujet contrairement à la lectrice que je suis ; ces passages n’ont à mon humble avis que trop peu d’intérêt au bon déroulé de cette histoire (mais ça n’est là que mon avis, et n’entache en rien mon plaisir de lecture) .
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  • ssstella Posté le 22 Mars 2020
    Tout d'abord, merci à Babelio et sa masse critique, ainsi que les éditions Belfond pour l'envoi de ce livre (arrivé plus d'un mois après son expédition). Quatre générations sous le même toit... arrière-grand-mère, grand-mère et mère maternent ensemble Nour, 23 ans, qui se laisse choyer. Nous sommes en Algérie et l'histoire commence autour d'un figuier et se passe de 1935 à 2016, sans ordre chronologique, avec en filigrane... colonisation, massacres de Sétif, guerre d'Algérie, indépendance. Des secrets découlent du destin de chacune de ces femmes et ces dissimulations peuvent gravement compromettre l'avenir de Nour. Jusqu'à presque la moitié du livre, j'ai eu des difficultés à m'adapter au style d'écriture de Hajar Bali... avec ses sauts dans le temps pour divers personnages ; l'intégration d’apartés en italique de l'un ou l'autre des protagonistes (pas toujours évident d'établir rapidement à qui appartiennent ces réflexions) ; les questionnements philosophico-mathématiques et semi-poétiques. Tout cela ne rend pas la lecture très fluide. Mais j'ai fini par m'y faire, j'ai enfin plongé totalement dans le récit et je me suis attachée à cette famille aux fortes personnalités féminines. Vous en déduisez donc que ce fut une lecture mitigée pour moi... et vous avez raison ! Mais... Tout d'abord, merci à Babelio et sa masse critique, ainsi que les éditions Belfond pour l'envoi de ce livre (arrivé plus d'un mois après son expédition). Quatre générations sous le même toit... arrière-grand-mère, grand-mère et mère maternent ensemble Nour, 23 ans, qui se laisse choyer. Nous sommes en Algérie et l'histoire commence autour d'un figuier et se passe de 1935 à 2016, sans ordre chronologique, avec en filigrane... colonisation, massacres de Sétif, guerre d'Algérie, indépendance. Des secrets découlent du destin de chacune de ces femmes et ces dissimulations peuvent gravement compromettre l'avenir de Nour. Jusqu'à presque la moitié du livre, j'ai eu des difficultés à m'adapter au style d'écriture de Hajar Bali... avec ses sauts dans le temps pour divers personnages ; l'intégration d’apartés en italique de l'un ou l'autre des protagonistes (pas toujours évident d'établir rapidement à qui appartiennent ces réflexions) ; les questionnements philosophico-mathématiques et semi-poétiques. Tout cela ne rend pas la lecture très fluide. Mais j'ai fini par m'y faire, j'ai enfin plongé totalement dans le récit et je me suis attachée à cette famille aux fortes personnalités féminines. Vous en déduisez donc que ce fut une lecture mitigée pour moi... et vous avez raison ! Mais ne renoncez pas à lire ce roman, d'autres n'ont pas eu mes difficultés et ont eu un coup de cœur.
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  • Bazart Posté le 10 Mars 2020
    Nour, jeune étudiant algérien de vingt-trois ans, vit avec sa mère ( Meriem), sa grand-mère ( Fatima) et son arrière-grand-mère ( Baya) dans un petit appartement en plein Alger. Bercé par les histoires que leur raconte ces trois femmes de génération différentes qui incarnent chacune à leur manière un pan de l'histoire algérienne , Nour, un peu trop choyé par ces femmes aimantes et possessives a soif de liberté et en même temps ne peut se lasser d'écouter ces récits que lui racontent ces femmes, qui racontent aussi l'histoire tragique et fractionnnée de l'Algérie du 20e siècle. Au film de ces histoires, on voit alors à quel point L histoire de l 'Algérie, pays un peu aux abois se mélange aux histoires et aux souvenirs plus intimes de ces femmes qui prennent leurs sources entre secrets de familles et poussée de l'islamisme, Ce premier roman à la narration ambitieuse, qui mêle les époques et les angles de narration dresse un portrait sensible et singulier de ce pays, à la fois si loin et si proche du notre. On sent bien les odeurs, les senteurs, les sons de cette Algérie assez fascinante. Une narration ambitieuse et... Nour, jeune étudiant algérien de vingt-trois ans, vit avec sa mère ( Meriem), sa grand-mère ( Fatima) et son arrière-grand-mère ( Baya) dans un petit appartement en plein Alger. Bercé par les histoires que leur raconte ces trois femmes de génération différentes qui incarnent chacune à leur manière un pan de l'histoire algérienne , Nour, un peu trop choyé par ces femmes aimantes et possessives a soif de liberté et en même temps ne peut se lasser d'écouter ces récits que lui racontent ces femmes, qui racontent aussi l'histoire tragique et fractionnnée de l'Algérie du 20e siècle. Au film de ces histoires, on voit alors à quel point L histoire de l 'Algérie, pays un peu aux abois se mélange aux histoires et aux souvenirs plus intimes de ces femmes qui prennent leurs sources entre secrets de familles et poussée de l'islamisme, Ce premier roman à la narration ambitieuse, qui mêle les époques et les angles de narration dresse un portrait sensible et singulier de ce pays, à la fois si loin et si proche du notre. On sent bien les odeurs, les senteurs, les sons de cette Algérie assez fascinante. Une narration ambitieuse et fluide qui n'élude jamais un contexte historique pesant et des destinées romanesques ett flamboyantes, cet Écorces est le faire part d'une romancière particulièrement prometteuse .
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  • horline Posté le 3 Mars 2020
    La lecture de Écorces roman qui nous emporte du côté de l'Algérie commence de manière relativement agréable, d'emblée on se laisse envahir par des images de figuiers accablés de chaleur suffocante. Les quelques trois-cent pages sont bien traversées par un feu qui couve mais il s'agit avant tout d'une famille qui manque de l'oxygène que seuls les mots pourraient apporter. Sur quatre générations, Hajar Bali décline un arbre généalogique avec des personnages féminins dévorants, insatiables, au premier rang desquels Baya la matriarche, véritable gardienne de la mémoire familiale. Mais le reflux de celle-ci, l'auteure nous transportant d'une mémoire à l'autre, d'une époque à l'autre, fait apparaître des dissonances, des souvenirs que le silence, l'intransigeance et l'histoire du pays ont dérobé. Le lyrisme d'antan tout comme la force magnétique des femmes s'écaillent rapidement pour se montrer ravageurs pour les hommes de la famille... A travers ce roman sur les générations qui se succèdent et se réincarnent, sur le poids de la transmission et ce que l'on en fait, Hajar Bali montre qu'il n'y a rien de plus impénétrable que les secrets de famille. Les non-dits sont ici bien plus retentissants et révélateurs que les dialogues entre les différents personnages. Si j'ai aimé cette... La lecture de Écorces roman qui nous emporte du côté de l'Algérie commence de manière relativement agréable, d'emblée on se laisse envahir par des images de figuiers accablés de chaleur suffocante. Les quelques trois-cent pages sont bien traversées par un feu qui couve mais il s'agit avant tout d'une famille qui manque de l'oxygène que seuls les mots pourraient apporter. Sur quatre générations, Hajar Bali décline un arbre généalogique avec des personnages féminins dévorants, insatiables, au premier rang desquels Baya la matriarche, véritable gardienne de la mémoire familiale. Mais le reflux de celle-ci, l'auteure nous transportant d'une mémoire à l'autre, d'une époque à l'autre, fait apparaître des dissonances, des souvenirs que le silence, l'intransigeance et l'histoire du pays ont dérobé. Le lyrisme d'antan tout comme la force magnétique des femmes s'écaillent rapidement pour se montrer ravageurs pour les hommes de la famille... A travers ce roman sur les générations qui se succèdent et se réincarnent, sur le poids de la transmission et ce que l'on en fait, Hajar Bali montre qu'il n'y a rien de plus impénétrable que les secrets de famille. Les non-dits sont ici bien plus retentissants et révélateurs que les dialogues entre les différents personnages. Si j'ai aimé cette histoire de filiation encombrante, le rythme du récit, ses ellipses, les chassés-croisés entre présent et passé déterminants pour montrer les imperfections au grand jour, j'ai mis du temps à accepter l'écriture impétueuse qui se raidit parfois dans ce remue-ménage chronologique. En même temps j'ai toujours eu du mal avec la plume des dramaturges qui me prive souvent de la sensation de savourer l'épaisseur tragique des personnages. Tout comme avec l'usage massif des parenthèses, signe que le roman est pour moi très écrit, trop écrit.
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