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Robert Laffont
EAN : 9782221126721
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Le Testament de l'orange

Hortense CHABRIER (Traducteur), Georges BELMONT (Traducteur)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 15/03/2012

Professeur de littérature anglaise, Enderby a écrit un scénario tiré du poème de Gerard Manley Hopkins, Le Naufrage du Deutschland. Mais le cinéaste engagé en a complètement détourné l’histoire pour la rendre plus scabreuse, mettant principalement en scène le viol de nonnes par de jeunes nazis. La sortie du film...

Professeur de littérature anglaise, Enderby a écrit un scénario tiré du poème de Gerard Manley Hopkins, Le Naufrage du Deutschland. Mais le cinéaste engagé en a complètement détourné l’histoire pour la rendre plus scabreuse, mettant principalement en scène le viol de nonnes par de jeunes nazis. La sortie du film provoque un déchaînement de violence : de jeunes déséquilibrés s’en prennent eux aussi à des soeurs. Rendu responsable de ces actes terribles, Enderby devient l’ennemi public n° 1. Entre les coups de fil anonymes et les menaces incessantes, le harcèlement de voyous mais aussi des médias, c’est la société tout entière qui se retourne contre un seul homme et devient l’incarnation de la violence qu’elle dénonce.
Le Testament de l’orange n’est pas la suite de L’Orange mécanique, le précédent roman de Burgess, mais le parallèle avec la propre histoire de l’auteur est évident. Après la sortie de l’adaptation cinématographique de son oeuvre culte, plusieurs faits divers atroces furent attribués à l’influence néfaste de ce film, le plus controversé de l’histoire.

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EAN : 9782221126721
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • francoiscolin Posté le 17 Octobre 2020
    Ce texte date de 1973 et pourtant apparait toujours très proche de l'actualité du moment. Il est en fait le troisième d'un quartet mettant en scène le personnage d'Enderby : - Inside Mr. Enderby - Enderby Outside - The Clockwork Testament or Enderby's End (Le Testament de l'orange) - Enderby's Dark lady or no end to Enderby Comme c'est le seul à avoir été traduit en France, une facilitée d'éditeur a fait référence dans le titre à un opus mondialement célèbre de Burgess, « Orange mécanique » pour en assurer sa commercialisation. Le seul lien avec ce livre précédent est un sujet lors d'un débat télévisé auquel participe le personnage principal qui donne à choisir entre une société qui laisse le libre arbitre à l'individu, au risque de le voir opter pour le mal, la violence ou une société qui impose autoritairement sa vision du bien. Cela devait d'ailleurs être un essai initialement et finalement Anthony Burgess a revêtu une nouvelle fois le masque du personnage principal. Il en profite pour distiller en vrac ses avis sur la religion, l'art, la morale, la mort, la sexualité, l'empire britannique et les roustons qui pendouillent. Plus significativement sur la place de l'art, de la création littéraire et précisément... Ce texte date de 1973 et pourtant apparait toujours très proche de l'actualité du moment. Il est en fait le troisième d'un quartet mettant en scène le personnage d'Enderby : - Inside Mr. Enderby - Enderby Outside - The Clockwork Testament or Enderby's End (Le Testament de l'orange) - Enderby's Dark lady or no end to Enderby Comme c'est le seul à avoir été traduit en France, une facilitée d'éditeur a fait référence dans le titre à un opus mondialement célèbre de Burgess, « Orange mécanique » pour en assurer sa commercialisation. Le seul lien avec ce livre précédent est un sujet lors d'un débat télévisé auquel participe le personnage principal qui donne à choisir entre une société qui laisse le libre arbitre à l'individu, au risque de le voir opter pour le mal, la violence ou une société qui impose autoritairement sa vision du bien. Cela devait d'ailleurs être un essai initialement et finalement Anthony Burgess a revêtu une nouvelle fois le masque du personnage principal. Il en profite pour distiller en vrac ses avis sur la religion, l'art, la morale, la mort, la sexualité, l'empire britannique et les roustons qui pendouillent. Plus significativement sur la place de l'art, de la création littéraire et précisément la poésie, qui a vocation à décrire le mémorable, dans une société matérialiste, informatisée, automatisée ou une certaine jeunesse s'enferme dans le militantisme dans ces lieux d'apprentissage que sont les universités américaines où Enderby enseigne en tant que professeur temporaire. Il met en parallèle son déclin physique et celui supposée de la société qui vient incarnée par ses jeunes étudiants américains. Une belle bande de "jeunes salopards" à qui il enseigne une matière, la poésie, qui leur semble historique voire archéologique, pour le moins inutile et contre laquelle, malgré sa virulence, il ne peut pas vraiment riposter, engoncé dans le contexte politiquement correct du moment. Poète britannique vieillissant et cardiaque, Enderby propose, par ailleurs, pour des raisons pécunières une adaptation d'un texte d'un obscur poète britannique catholique à une société de production cinématographique américaine. L'universitaire se retrouve alors malgré lui embarqué dans un scandale, le film ayant été remanié et transformé en un produit de grande consommation à fort caractère libidineux. le film est agoni par les critiques pour son aspect blasphématoire, qui remettent en cause la liberté d'expression au nom de la création. le poète doit finalement faire face à ses détracteurs, d'aucuns en viennent à le menacer de mort. Un étudiant noir s'en prenant au vieux blanc colonialiste et une admiratrice obsédée par l'oeuvre d'Enderby qui souhaite la voir désacralisée après quoi la vie d'Enderby s'estompera définitivement. Les quelques premières pages peuvent apparaitre foutraques mais on s'accroche rapidement au fil de la pensée de l'auteur, le récit en devient réjouissant, parfois truculent, cynique et certaines fois hilarant. Burgess fait de son personnage une figure qui lui ressemble probablement, qui n'est pas infaillible et est, par certains cotés, agaçant mais reste terriblement humain. Un récit court, riche et complexe qui fait regretter que les autres opus ne soient toujours pas traduits.
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  • HK Posté le 2 Juillet 2011
    Si vous vous attendez à lire la suite de « L’orange mécanique », vous risquez d’être déçus. « Le testament de l’orange » ne comporte en effet que très peu de connexions avec cette oeuvre antérieure. Le professeur Enderby, vieux professeur de littérature maugréant et réactionnaire, prend ici la place du jeune voyou Alex. Il adapte pour le cinéma un poème d’un grand auteur catholique, en tentant d’y être le plus fidèle et d’en conserver un maximum de piété. Sa surprise est donc de taille lorsque le film sort sur les écrans et provoque un tollé général. Le résultat est méconnaissable et ne traite plus que de viol et de violence. Je n’ai pu m’empêcher tout au long de la lecture de songer à « An Alan Smithee film » dans lequel un créateur se retrouve également confronté à l’une de ses œuvres détournée sans vergogne par des producteurs peu scrupuleux. Celle-ci dénaturée, rendue commercialement viable, provoque évidemment l’ire de son initiateur. C’est ainsi que le personnage principal devient aussi aigri qu’Enderby. Tous deux ne supportent évidemment pas de voir leur art ainsi transformé en produit si honteusement racoleur. Le roman repose pleinement sur l’opposition entre Enderby, s’accrochant... Si vous vous attendez à lire la suite de « L’orange mécanique », vous risquez d’être déçus. « Le testament de l’orange » ne comporte en effet que très peu de connexions avec cette oeuvre antérieure. Le professeur Enderby, vieux professeur de littérature maugréant et réactionnaire, prend ici la place du jeune voyou Alex. Il adapte pour le cinéma un poème d’un grand auteur catholique, en tentant d’y être le plus fidèle et d’en conserver un maximum de piété. Sa surprise est donc de taille lorsque le film sort sur les écrans et provoque un tollé général. Le résultat est méconnaissable et ne traite plus que de viol et de violence. Je n’ai pu m’empêcher tout au long de la lecture de songer à « An Alan Smithee film » dans lequel un créateur se retrouve également confronté à l’une de ses œuvres détournée sans vergogne par des producteurs peu scrupuleux. Celle-ci dénaturée, rendue commercialement viable, provoque évidemment l’ire de son initiateur. C’est ainsi que le personnage principal devient aussi aigri qu’Enderby. Tous deux ne supportent évidemment pas de voir leur art ainsi transformé en produit si honteusement racoleur. Le roman repose pleinement sur l’opposition entre Enderby, s’accrochant de toutes ses forces à d’anciennes valeurs surannées, et un monde de plus en plus vulgaire et décadent. Un procédé qui fonctionne parfaitement. D’autant plus, qu’il s’en trouve renforcé par le fait qu’Enderby est aussi le narrateur. Ainsi, tous ses interlocuteurs sont passés sans vergogne au crible de son jugement persiflant, hautain et empli de mauvaise foi. Il en découle de nombreux passages très drôles car en définitive Enderby se montre aussi veule que le monde qu’il critique. Je reprocherai cependant un certain manque de liant. Les ruptures entre les chapitres sont parfois aussi brutales qu’inattendues. L’explication est toute simple. A la base, Burgess voulait écrire un essai sur la mécanisation de l’être humain avant d’opter pour le roman. Malheureusement, le résultat assez hétéroclite laisse à penser que la transition n’a pas été pleinement couronnée de succès. Cependant, l’œuvre demeure hautement recommandable pour tous ceux qui sauront ignorer ce défaut, qui sans être rédhibitoire, s’avère quand même gênant.
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