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Belfond
EAN : 9782714447906
Façonnage normé : EPUB2
DRM : DRM Adobe

L'Ecrivain et l'autre

Jean-Marie SAINT-LU (Traducteur)
Date de parution : 18/02/2010

Bouleversant de sincérité et d'intensité, un essai sur l'impossibilité d'écrire. Entre autoportrait impitoyable et brillante mise en abyme, une œuvre magnifique de dépouillement, un éblouissant jeu de miroirs entre l'écrivain et cet autre qui ne cesse de l'inventer.

Il y a plus d'un an, Carlos Liscano a commencé un roman qu'il ne parvient pas à terminer. Incapable de créer une autre histoire, il corrige, cherche, rature. Rien.
Confronté à la quête éperdue de ces mots qui soudain lui échappent, soumis à une exigence d'absolu qui le paralyse, Liscano...

Il y a plus d'un an, Carlos Liscano a commencé un roman qu'il ne parvient pas à terminer. Incapable de créer une autre histoire, il corrige, cherche, rature. Rien.
Confronté à la quête éperdue de ces mots qui soudain lui échappent, soumis à une exigence d'absolu qui le paralyse, Liscano fait un constat terriblement désespéré : l'écrivain est une invention. Écrire, c'est chercher ce qu'on ne trouvera pas.

Que reste-t-il ? La nuit insomniaque, le fleuve tranquille, des oranges qu'on achète, les rues de Montevideo sous la pluie… Vivre vaut presque toujours la peine.

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EAN : 9782714447906
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Ils en parlent

« Peu d'auteurs ont creusé si profondément leur désespoir et livré dans la beauté d'une écriture dévoratrice un tel message d'amour de la littérature. »
Michèle Gazier, Le Monde diplomatique

« Un récit intime, torturé, d'une grande justesse.»
J.L, Metro

« L'extrême sincérité de la démarche et l'intensité de la quête vous prennent à la gorge. Intelligence, clairvoyance, détresse nue: on est d'emblée dans l'essentiel. »
Florence Noiville, Le Monde des livres

« L'Ecrivain et l'autre, ni roman ni essai, mais roman qui essaie "d'être", parle de la souffrance de l'écrivain, quand tout semble avoir été dit ; de la crainte de ne plus jamais être à la hauteur de l'idée que l'on se fait de son oeuvre. Beaucoup plus que d'écriture, c'est de littérautre dont il s'agit - de littérature absolue. [...] Invité privilégié d'un esprit en fusion, [le lecteur] est entrainé aux sources de la création, là où sommeille le volcan des mots.»
Philippe Chevilley, Les Echos

« Audacieux, grave, ironique et d'une grande profondeur, son texte est à la fois un aveu d'impuissance et une quête d'absolu. »
Christine Ferniot, Télérama

« Malgrè sa brièveté et la simplicité délibérée de son style, cette méditation recèle nombre de considérations d'une rare profondeur, d'autant plus frappantes qu'elles repoussent délibérement le registre de l'humour. »
Bernard Quiriny, Le Magazine littéraire

« L'Ecrivain et l'autre est à la littérature ce que Le Fourgon des fous était à la torture : une mise à nu radicale de l'acte d'écrire, l'exploration lucide d'une aliénation volontaire. Saisissant. »
Thierry Guichard, Le Matricule des Anges

« [...] un petit livre brillant, émouvant et incroyablmeent poétique. »
Marine de Tilly, Transfuge

« C'est l'injonction - la littérature ou la vie - que raconte L'Ecrivain et l'autre, méditation éclatée et circulaire sur le blocage, l'impuissance à écrire, les doutes. »
Véronique Rossignol, Livres Hebdo


À propos de Souvenirs de la guerre récente :
« Une fable magnifique. À chaque phrase, chaque situation insipide, Carlos Liscano impose un style rigoureux, dégraissé, qui n'appartient qu'à lui. »
Christine Ferniot, Télérama

« Un roman sur l'enfermement, placé sous le signe de Buzzati et de Kafka. (...) Carlos Liscano dépeint subtilement le lent processus d'adhésion et d'aliénation, la perte d'identité de l'individu qui cède sous le joug de l'administration folle et de son ordre stupide. »
Sabine Audrerie, La Croix

« Un très beau roman sur l'extraordinaire capacité des institutions à digérer les plus rebelles d'entre nous. Glaçant. »
Alexis Liebaert, Marianne

À propos du Fourgon des fous :
« Le Fourgon des fous est écrit au présent, un temps qui ne passe pas, une heure sur laquelle les aiguilles noires sont bloquées, sautant très légèrement sur elles-mêmes, comme lorsque les piles faiblissent. »
Philippe Lançon, Libération

« Carlos Liscano […] nous bouleverse par la sérénité de son regard, par cette manière émouvante et distanciée de voir dans le pire de ses jours des leçons de vie, des étincelles de lumières, des sources de sagesse. Dans une écriture fluide et belle, Liscano nous donne une leçon derésistance. »
Michèle Gazier, Télérama

« Carlos Liscano met [avec Le Fourgon des fous] l’expérience à nu, sans pathos, sans cri, sans apitoiement sur soi ni sur les autres. Épuré, rythmé de manière obsessionnelle comme par les battements du cœur, par le retour jour après jour de la souffrance physique et du combat mental pour "tenir", durer un peu plus que la persécution aussi absurde qu’ignoble. »
Claude Michel Cluny, Le Figaro

« Le Fourgon des fous, […] des confessions bouleversantes où Liscano évoque son long calvaire de prisonnier politique. […] Avec une écriture totalement dépouillée - il appelle ça la "littérature de pauvreté" -, Liscano retrace son quotidien dans les geôles de la dictature, les interrogatoires des policiers, les humiliations, les chantages des tortionnaires, la solitude, la tentation du suicide. […] Son livre est un témoignage capital sur la dictature uruguayenne, sur l'expérience carcérale, sur ses séquelles spirituelles et physiques. Sans le moindre pathos. »
André Clavel, Lire

À propos de La Route d’Ithaque :
« La France va pouvoir prendre la mesure de cette œuvre violente et singulière, profondément influencée par Kafka, Céline et Onetti. »
Florence Noiville, Le Monde

« L’ombre de Carlos Onetti, écrivain uruguayen, aussi inventif que l’Argentin Borges, plane sur l’imaginaire de Carlos Liscano. Comme Onetti, il sait que la littérature voit plus loin que la vie. »
Michèle Gazier, Télérama

« La littérature latino-américaine a en Carlos Liscano un représentant d’une puissance exceptionnelle. Liscano réduit l’histoire à une anecdote. Il la prend, la passe au crible et nous l’offre, à travers l’implacable et parfois cruel prisme du poète. »
Luis Sepulveda

PRESSE

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Butylphenyl Posté le 2 Août 2020
    “Écrire c'est être assis, immobile dans l'agitation infinie.” J'aurais pu troquer cet aphorisme pour une centaine d'autres, tant L'écrivain et l'autre regorge de formules similaires. Et pour cause il s'agit d'un journal dans lequel l'auteur dissèque avec une extrême précision son rapport à l'écriture et à la vie. Peut-être l'ignorez-vous mais Carlos Liscano est un écrivain uruguayen incontournable en Amérique du sud. Il a été torturé et emprisonné 13 ans par le régime militaire en place en raison de ses convictions politiques : il était membre des Tupamaros, un mouvement d'extrême gauche. C'est entre 4 murs qu'il a appris la mort de sa mère et le suicide de son père ; entre ses 4 murs également qu'il a commencé à mettre des mots sur son vécu. Il a depuis publié plusieurs écrits, tous ovationnés à l'international avant d'évoquer en 2010 son rapport à l'écrit et plus largement à la littérature et d'exposer l'intimité de ses pensées. L'écrivain et l'autre n'est donc pas un essai sur l'écriture – bien que certains passages puissent y faire penser et supplantent au passage le flot de médiocrités qui pullulent en librairie – mais plutôt un regard introspectif sur la démarche de l'écrivain, une dissection du... “Écrire c'est être assis, immobile dans l'agitation infinie.” J'aurais pu troquer cet aphorisme pour une centaine d'autres, tant L'écrivain et l'autre regorge de formules similaires. Et pour cause il s'agit d'un journal dans lequel l'auteur dissèque avec une extrême précision son rapport à l'écriture et à la vie. Peut-être l'ignorez-vous mais Carlos Liscano est un écrivain uruguayen incontournable en Amérique du sud. Il a été torturé et emprisonné 13 ans par le régime militaire en place en raison de ses convictions politiques : il était membre des Tupamaros, un mouvement d'extrême gauche. C'est entre 4 murs qu'il a appris la mort de sa mère et le suicide de son père ; entre ses 4 murs également qu'il a commencé à mettre des mots sur son vécu. Il a depuis publié plusieurs écrits, tous ovationnés à l'international avant d'évoquer en 2010 son rapport à l'écrit et plus largement à la littérature et d'exposer l'intimité de ses pensées. L'écrivain et l'autre n'est donc pas un essai sur l'écriture – bien que certains passages puissent y faire penser et supplantent au passage le flot de médiocrités qui pullulent en librairie – mais plutôt un regard introspectif sur la démarche de l'écrivain, une dissection du processus et également, en filigrane, de l'homme. Pourquoi écrit-on ? Pour reprendre le pouvoir nous dit-il. Pour échapper à la place que le monde nous assigne. Comme on respire. Comment écrire ? En écoutant “la rumeur des mots”. En suivant “le “flair pour les mots, pour les phrases, pour ce qui pourrait être le sujet d'un livre. Parce que ce flair s'éduque, se développe avec l'activité, mais il précède la décision d'écrire." Carlos Liscano distingue l'homme qui peut se sustenter d'une vie ordinaire du personnage de l'écrivain – indispensable selon lui, prioritaire même – dit “l'inventé”. L'un veut vivre, trouver l'amour, avoir des enfants, l'autre veut écrire au risque de ne plus savoir faire qu'observer. Il les présente comme 2 pans antagonistes et tente d'analyser leur étrange cohabitation. On suit le fil de ses pensées et de ses errances, à mi chemin entre le constat poétique et la détresse pudique. Un récit d'une sincérité désarmante, très clairvoyant, à mettre entre toutes les mains qui doutent. •°•°•°• A lire tout particulièrement si : - vous avez le syndrome de la page blanche ; - vous avez un rapport compliqué à l'écriture ; - vous vouez un culte à Cioran ;
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