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Belfond
EAN : 9782714495075
Façonnage normé : EPUB3
DRM : DRM Adobe

Puissions-nous vivre longtemps

Catherine Gibert (traduit par)
Date de parution : 04/02/2021
Après l’immense succès de Voici venir les rêveurs, Imbolo Mbue revient avec une œuvre d’une force et d’une beauté inouïes. Dans la lignée des Damnés de la terre de Frantz Fanon, Puissions-nous vivre longtemps est un grand roman politique sur les dégâts du capitalisme à outrance, sur l’Afrique et sur les fantômes de la colonisation ; c’est aussi l’inoubliable portrait d’une femme puissante et lumineuse.
 
levez-vous enfants, mettez-vous en formation,
la folie a pris feu, poings levés
brûle, brûle, brûle ; que toutes les voix s’élèvent,
vivantes et fières – ou donnez-nous la mort
dix mille régimes, se repaissant de nos âmes, et pourtant
nous continuons de nous battre, jusqu’à quand ?
puissions-nous vivre longtemps pour voir ce matin resplendissant.



C’est l’histoire...
levez-vous enfants, mettez-vous en formation,
la folie a pris feu, poings levés
brûle, brûle, brûle ; que toutes les voix s’élèvent,
vivantes et fières – ou donnez-nous la mort
dix mille régimes, se repaissant de nos âmes, et pourtant
nous continuons de nous battre, jusqu’à quand ?
puissions-nous vivre longtemps pour voir ce matin resplendissant.



C’est l’histoire d’un petit village d’Afrique de l’Ouest en lutte contre la multinationale américaine qui pollue ses terres et tue ses enfants.

C’est l’histoire d’une génération d’anciens qui a cru en la promesse d’une prospérité venue d’Occident.

C’est l’histoire d’une jeunesse qui décide de se révolter, quitte à user de la violence et à prendre les armes.

C’est l’histoire de Thula, la belle et courageuse Thula, prête à tout pour sauver les siens au risque de tout sacrifier.
 
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EAN : 9782714495075
Façonnage normé : EPUB3
DRM : DRM Adobe
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Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • frueka_livrescapades Posté le 13 Octobre 2021
    (...) Imbolo Mbue (1982) revient aujourd’hui avec Puissions-nous vivre longtemps (2021), un roman engagé et nécessaire sur les ravages du capitalisme à outrance que je ne peux que très vivement vous conseiller de lire. Dans son deuxième roman, l’autrice camerouno-américaine dénonce les nombreux abus des sociétés transnationales et les graves conséquences qui en résultent pour l’environnement et les êtres humains. A travers la lutte acharnée d’un petit village africain contre un géant du pétrole américain, Imbolo Mbue livre un réquisitoire vibrant contre le capitalisme sauvage et l’impunité crasse dont bénéficient quasi systématiquement les transnationales qui polluent et tuent sans scrupules. (...) Le petit village de Kosawa se meurt depuis qu’une multinationale du pétrole s’est implantée dans le pays et a commencé à exploiter les champs pétrolifères situés à proximité immédiate du village. La terre et les rivières, irrémédiablement souillées, empoisonnent et tuent à petit feu des villageois de plus en plus désespérés. Suite à une énième fausse couche de sa mère, la jeune Thula jure de faire payer aux différents responsables ce qu’ils ont infligé à sa famille et son village. Prête à tout pour survivre, elle ne reculera devant rien, quitte à prendre les armes et user de la violence. Mais que... (...) Imbolo Mbue (1982) revient aujourd’hui avec Puissions-nous vivre longtemps (2021), un roman engagé et nécessaire sur les ravages du capitalisme à outrance que je ne peux que très vivement vous conseiller de lire. Dans son deuxième roman, l’autrice camerouno-américaine dénonce les nombreux abus des sociétés transnationales et les graves conséquences qui en résultent pour l’environnement et les êtres humains. A travers la lutte acharnée d’un petit village africain contre un géant du pétrole américain, Imbolo Mbue livre un réquisitoire vibrant contre le capitalisme sauvage et l’impunité crasse dont bénéficient quasi systématiquement les transnationales qui polluent et tuent sans scrupules. (...) Le petit village de Kosawa se meurt depuis qu’une multinationale du pétrole s’est implantée dans le pays et a commencé à exploiter les champs pétrolifères situés à proximité immédiate du village. La terre et les rivières, irrémédiablement souillées, empoisonnent et tuent à petit feu des villageois de plus en plus désespérés. Suite à une énième fausse couche de sa mère, la jeune Thula jure de faire payer aux différents responsables ce qu’ils ont infligé à sa famille et son village. Prête à tout pour survivre, elle ne reculera devant rien, quitte à prendre les armes et user de la violence. Mais que peuvent réellement de simples villageois contre une entreprise toute puissante? Si elle brosse un très beau portrait d’une femme forte, déterminée à se battre et se sacrifier pour que justice soit rendue, Imbolo Mbue choisit le roman choral pour élargir les thématiques (les ravages de la colonisation par exemple) et mettre en exergue les nombreuses tensions prévalant au sein du village de Kosawa qui est loin d’être unanime sur la stratégie à adopter. Si je connaissais déjà le sujet et la problématique pour avoir travaillé dans une ONG engagée en faveur de la mise en oeuvre de normes internationales contraignantes sur les sociétés transnationales, je ne peux que me réjouir et acclamer la parution de ce roman qui aborde de façon simple des réalités complexes dont il est plus que jamais nécessaire de parler. A lire absolument!
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  • 4bis Posté le 22 Août 2021
    Je suis facilement entrée dans le roman, appréciant l'histoire qui m'était proposée, l'alternance des points de vue même si j'ai trouvé les chapitres un peu longs. Je me suis réjouie de ce combat biblique entre un David et son Goliath de la pétrochimie. Et puis j'ai trouvé que ça n'avançait plus vraiment, et puis la représentation que j'avais des personnages est devenue de plus en plus floue. Je ne les ai pas accompagnés dans leur amertume grandissante même si elle me semble justifiée. Dans cette veine, bien que sur un sujet différent, comme j'avais été au contraire subjuguée par l'Autre moitié du soleil de Chimamanda Ngozi Adichie ! Ici, j'ai trouvé peu crédibles certains passages assumés dans la narration par les enfants ou la vieille Yaya. Thula finit par être un être désincarné, le récit par se répéter ou devenir grandiloquent. Et la fin aussi réaliste que triste a achevé de doucher mon enthousiasme.
  • AmyFarrah Posté le 26 Mai 2021
    Je viens de refermer ce livre que j'ai lu en prenant mon temps, en faisant beaucoup de pauses pour réfléchir et digérer ce que j'y apprenais, surtout quand c'est Yaya la grand-mère qui parle des temps de la colonisation. Cette partie de notre Histoire commune avec l'Afrique manque à l'enseignement scolaire en France de toute évidence. J'ai apprécié l'esprit affuté de l'autrice, son souci d'en dire le maximum, avec honnêteté et lucidité, à travers l'histoire de ce village fictif dans un pays africain fictif, qui rassemble de nombreux éléments politiques, sociétaux, mystiques, écologiques etc... de l'Afrique dans son ensemble. Vous pouvez donc vous fier à la quatrième de couverture, pour autant que vous lisez la version française. Elle résume parfaitement le propos de Imbolo Mbue. Ce qu'elle ne dit pas c'est que le roman, basé sur une collection de faits réels, est d'une grande densité, qu'il réclame beaucoup d'attention pour en retirer tout ce qu'il contient d'informations, parfois livrées en quelques mots ou quelques lignes. Par exemple, la coutume de chasser les épouses et leurs enfants de leur maison quand le mari décède, coutume qui n'existait pas anciennement mais s'est imposée avec la cupidité et la corruption des... Je viens de refermer ce livre que j'ai lu en prenant mon temps, en faisant beaucoup de pauses pour réfléchir et digérer ce que j'y apprenais, surtout quand c'est Yaya la grand-mère qui parle des temps de la colonisation. Cette partie de notre Histoire commune avec l'Afrique manque à l'enseignement scolaire en France de toute évidence. J'ai apprécié l'esprit affuté de l'autrice, son souci d'en dire le maximum, avec honnêteté et lucidité, à travers l'histoire de ce village fictif dans un pays africain fictif, qui rassemble de nombreux éléments politiques, sociétaux, mystiques, écologiques etc... de l'Afrique dans son ensemble. Vous pouvez donc vous fier à la quatrième de couverture, pour autant que vous lisez la version française. Elle résume parfaitement le propos de Imbolo Mbue. Ce qu'elle ne dit pas c'est que le roman, basé sur une collection de faits réels, est d'une grande densité, qu'il réclame beaucoup d'attention pour en retirer tout ce qu'il contient d'informations, parfois livrées en quelques mots ou quelques lignes. Par exemple, la coutume de chasser les épouses et leurs enfants de leur maison quand le mari décède, coutume qui n'existait pas anciennement mais s'est imposée avec la cupidité et la corruption des plus nantis. Par exemple aussi, le rejet des albinos. J'ai également été attristée par la façon d'apporter un Évangile frelaté à l'Afrique, dans le seul but de servir des intérêts économiques étrangers. Il y a plusieurs versets dans l’Évangile et les épitres à ce sujet, dont "tous en effet, cherchent leurs intérêts et non ceux de Jésus-Christ" (épître de Paul aux Philippiens les mettant en garde contre les prêcheurs avides de pouvoir). C'est un des drames de la rencontre de l'Afrique avec le Christianisme. L'autrice ne s'y attarde pas, et elle ne met pas tout le monde dans le même sac, elle mentionne également des missionnaires intègres. La foi, le mysticisme, et surtout les croyances et rituels traditionnels ont une part importante dans le roman. L'écriture est très belle. S'agissant d'un roman choral, l'autrice adapte son langage à chaque narrateur, le faisant évoluer quand les personnages grandissent, s'instruisent et comprennent la vie. Elle se fait poétique et lyrique pour évoquer la nature, la famille, les relations amoureuses. Ce roman africain a une portée universelle. La vision du monde que nous donne Imbolo Mbue est vaste et elle démontre les rouages politiques dans leur inextricable écheveau à échelle mondiale. Elle a aussi un regard pur, dénué d'un esprit archaïque qui se limiterait à un conflit Noirs/Blancs ; elle montre que le monde entier vit sous la coupe des puissants, de ceux qui ont l'argent, les armes, la ruse et l'absence de scrupules qui va avec. Il y aurait encore beaucoup à dire sur ce roman. Pour moi c'est un coup de cœur. Étant française, née à l'époque de la décolonisation, j'éprouve un besoin de savoir, même si ce que j'apprends me brise le cœur. C'est le cas, une fois de plus ; les romans sincères racontent le monde et le monde est dur.
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  • Cannetille Posté le 25 Mai 2021
    Le petit village africain de Kosawa se meurt, ses terres polluées et ses enfants empoisonnés par les activités d’extraction pétrolière d’une multinationale américaine. Lasse des promesses de réparation non tenues, la jeune génération entreprend de se défendre, par tous les moyens s’il le faut. A leur tête, Thula est prête à y consacrer sa vie. Lutte du pot de terre contre le pot de fer, le combat à l’origine plein d’espoirs d’une poignée de villageois tenus pour quantité négligeable va s’avérer une partie épineuse, désespérante et usante. Malgré leur détermination d’autant plus ferme qu’elle s’assortit d’une confiance ingénue en leur bon droit et en la justice, rien ne se déroulera selon les attentes de Thula et des siens, les contraignant à user tour à tour de toutes les armes à leur disposition. Intervention des media et d’organisations humanitaires, action en justice auprès des instances internationales, voie pacifique ou violente : leur adversaire est au coeur de bien trop d’intérêts croisés pour se sentir ne serait-ce qu’un instant ébranlé. Surtout lorsqu’à la longue, les habitants de Kosawa eux-mêmes ont toutes les chances de succomber à leur tour aux sirènes de la compromission et de l’enrichissement… Plus fable politique que roman, le récit rassemble,... Le petit village africain de Kosawa se meurt, ses terres polluées et ses enfants empoisonnés par les activités d’extraction pétrolière d’une multinationale américaine. Lasse des promesses de réparation non tenues, la jeune génération entreprend de se défendre, par tous les moyens s’il le faut. A leur tête, Thula est prête à y consacrer sa vie. Lutte du pot de terre contre le pot de fer, le combat à l’origine plein d’espoirs d’une poignée de villageois tenus pour quantité négligeable va s’avérer une partie épineuse, désespérante et usante. Malgré leur détermination d’autant plus ferme qu’elle s’assortit d’une confiance ingénue en leur bon droit et en la justice, rien ne se déroulera selon les attentes de Thula et des siens, les contraignant à user tour à tour de toutes les armes à leur disposition. Intervention des media et d’organisations humanitaires, action en justice auprès des instances internationales, voie pacifique ou violente : leur adversaire est au coeur de bien trop d’intérêts croisés pour se sentir ne serait-ce qu’un instant ébranlé. Surtout lorsqu’à la longue, les habitants de Kosawa eux-mêmes ont toutes les chances de succomber à leur tour aux sirènes de la compromission et de l’enrichissement… Plus fable politique que roman, le récit rassemble, en une histoire unique et symbolique, tout ce qu’ont pu vivre différents peuples, envahis, assujettis et exploités par des puissances étrangères, motivées par leurs seuls intérêts. Confrontées à l’esclavagisme, puis à la colonisation, et enfin au pillage de leurs ressources avec parfois la complicité de dictatures locales sanglantes et corrompues, bien des populations d’Afrique n’ont eu d’autre choix que de finir par abandonner toute résistance, troquant leurs modes de vie ancestraux contre une conformité dont ils espèrent tant bien que mal tirer leur part du profit. Malgré sa formidable portée et la justesse de son observation historique et géo-politique, ce texte s’est révélé pour moi d’une lecture difficile et pénible. Lent, long et désespérément répétitif au fur et à mesure de l’alternance des points de vue des différents protagonistes, le récit nous plonge dans un combat aux multiples rounds, tous condamnés à l’échec, où Thula, l’héroïne principale, fait plus figure d’allégorie qu’elle ne s’incarne en personnage réel. L’ensemble en acquiert parfois un côté presque abstrait, qui perturbe l’immersion du lecteur dans le fil narratif. A défaut de vrai plaisir de lecture, restent une démonstration puissante et une vision d’une sombre lucidité, propres à ouvrir bien des réflexions. Le combat de Thula m’a notamment souvent fait penser à celui, bien réel, des Chagossiens, raconté récemment dans Rivages de la colère de Caroline Laurent.
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  • Flodopas78 Posté le 11 Mai 2021
    Le pot de terre contre le pot de fer. C’est à cette fable de La Fontaine que me fait penser ce roman qui relate la lutte entre un petit village au bord d’un fleuve dans un pays d’Afrique de l’oues où sévit depuis plusieurs années un dictateur sanguinaire et une compagnie pétrolière du nom de Pexton qui exploite un gisement sur les terrains proches du village. L’histoire commence avec la prise de conscience que les nombreux décès d’enfants qui surviennent depuis quelques années sont dus à la pollution engendrée par l’exploitation du pétrole : air vicié, eau empoisonné, sols toxiques sont les maux subis par les villageois impuissants. La narration est confiée à plusieurs protagonistes, multipliant ainsi les points de vue, ce qui permet de rendre compte de la complexité d’une situation emblématique : l’affrontement d’un groupe de villageois contre les intérêts tout puissants d’une entreprise pétrolière profitant d’un régime corrompu. Le constat est amer, ni l’appel au dialogue, ni la voie juridique ou politique ni le recours à la violence n’aboutiront.
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