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Robert Laffont
EAN : 9782221221341
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Sadorski et l'ange du péché

Collection : La Bête noire
Date de parution : 23/08/2018
Le pire des salauds, le meilleur des enquêteurs.
 

Paris, mars 1943. Une femme est arrêtée dans un bistrot du 10e arrondissement. Elle aurait franchi la ligne de démarcation munie de faux papiers, pour un trafic de métaux précieux. L’inspecteur principal adjoint Léon Sadorski voit dans cette enquête une parfaite occasion de s’enrichir. Mais il a d’autres soucis, notamment...

Paris, mars 1943. Une femme est arrêtée dans un bistrot du 10e arrondissement. Elle aurait franchi la ligne de démarcation munie de faux papiers, pour un trafic de métaux précieux. L’inspecteur principal adjoint Léon Sadorski voit dans cette enquête une parfaite occasion de s’enrichir. Mais il a d’autres soucis, notamment protéger Julie, la lycéenne juive réfugiée chez lui depuis la rafle du Vél’d’Hiv.
C’est alors qu’une affaire de lettre anonyme et d’adultère le conduit sur les plateaux du cinéma français de l’Occupation : parmi les jeunes actrices d’un drame tourné dans un couvent de dominicaines, l’inspecteur va rencontrer son « Ange du péché » et se transformer en criminel…
Une enquête de Léon Sadorski, le sinistre et fascinant inspecteur des renseignements généraux.
« Les mots sont des couteaux, l’encre coule comme de l’acide. » Gilles Martin-Chauffier, Paris Match
« l’inspecteur Sadorski suit sa mauvaise étoile. » Abel Mestre, Le Monde

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EAN : 9782221221341
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Mamy_Poppins Posté le 6 Mars 2020
    Encore une fois, Romain Slocombe n'a pas son pareil pour décrire les salauds, qu'ils le soient par conviction ou par opportunisme. Sadorski est sans doute ce qui se fait de pire, mais il est paré de suffisamment de réactions humaines et de soudaines générosités pour le rendre presque acceptable parfois. C'est la grande réussite de Slocombe : s'emparer de gens somme toute très ordinaires et les faire se colleter à l'Histoire, pour le meilleur et pour le pire. le tout imbriqué dans une description minutieuse de la vie sous l'Occupation, ce qui donne un réalisme terrifiant à chaque page. Toutes les lâchetés ordinaires, toutes les fois où quelqu'un profite de la situation, toutes les haines, tous les fantasmes sont présents, exposés sans complaisance. La mécanique de la petitesse et de la mesquinerie est démontée, impitoyablement. Et c'est diablement efficace ! La fin de ce troisième opus en laisse espérer un quatrième (et sans doute dernier). Si c'est le cas, je me ruerai pour le lire !
  • Scribe Posté le 15 Janvier 2020
    Sadorski et l'ange du péché de Romain Slocombe Ayant découvert l'auteur Romain Slocombe par la lecture de Première station avant l'abattoir puis Monsieur le commandant, j'ai découvert en bibliothèque le personnage de Sadorski, dans le cadre de Sadorski et l'ange du péché. Léon Sadorski, inspecteur affecté à la 3ème section des Renseignements généraux et des jeux, chef du Rayon juif est un individu que vous n'oublierez pas . Un ignoble salaud de la pire espèce comme o ceux et celles qui dans cette époque troublée de notre histoire commune de la seconde guerre mondiale ont été enfantés par la monstrueuse idéologie nazi. Nous sommes à Paris en mars 1943. une femme qui a franchi la ligne de démarcation avec de faux papiers est arrêtée par des inspecteurs corrompus des renseignements généraux sous le prétexte fallacieux de trafic de métaux précieux. Sadorski, est un chasseur de juif, de résistants, particulièrement bien noté par ses supérieurs aux regards des nombreuses têtes rapportées. C'est aussi un homme qui avec son épouse Yvette, cache une jeune fille Julie, dont les parents ont été envoyés par convoi spécial à l' Est. Dans cette première partie de ce roman l'on assiste avec force de détail... Sadorski et l'ange du péché de Romain Slocombe Ayant découvert l'auteur Romain Slocombe par la lecture de Première station avant l'abattoir puis Monsieur le commandant, j'ai découvert en bibliothèque le personnage de Sadorski, dans le cadre de Sadorski et l'ange du péché. Léon Sadorski, inspecteur affecté à la 3ème section des Renseignements généraux et des jeux, chef du Rayon juif est un individu que vous n'oublierez pas . Un ignoble salaud de la pire espèce comme o ceux et celles qui dans cette époque troublée de notre histoire commune de la seconde guerre mondiale ont été enfantés par la monstrueuse idéologie nazi. Nous sommes à Paris en mars 1943. une femme qui a franchi la ligne de démarcation avec de faux papiers est arrêtée par des inspecteurs corrompus des renseignements généraux sous le prétexte fallacieux de trafic de métaux précieux. Sadorski, est un chasseur de juif, de résistants, particulièrement bien noté par ses supérieurs aux regards des nombreuses têtes rapportées. C'est aussi un homme qui avec son épouse Yvette, cache une jeune fille Julie, dont les parents ont été envoyés par convoi spécial à l' Est. Dans cette première partie de ce roman l'on assiste avec force de détail à la traque des juifs, aux interrogatoires sordides de policiers français, qui sous couvert d'une carte tricolore s'autorisent les pires exactions, les crimes, par l’appât du gain, la luxure, l'ignominie adepte du viol et de la torture. C'est alors que Sadorski, va être confronté à d'autres salopards plus retords que lui, fanatiques, trafiquants au marché noir, officier allemand. Une lettre anonyme d'adultère le conduit de la bourgeoisie qui s'arrange avec l'occupant, aux plateaux de cinéma ou une jeune actrice demi-juive est figurante dans le film l' ange du péché de Robert Bresson. Sa trajectoire de chasseur de tête s'en trouve bouleversée après une nuit passée avec elle, alors que son homme Corse est encore en prison. Dans ce même moment, Sadorski prend conscience que les déportations des juifs et des résistants vers l'Est inconnu, les conduits inexorablement vers la mort. Il l'apprendra de la bouche même d'un officier Allemand rencontré l'année précédente. Sadorski chasseur de tête de juif, totalement indifférents aux sorts des hommes et des femmes torturés dans les locaux de sa brigade spéciale ( des descriptions insoutenables ) ou de ceux qui sont internés sur des indices et propos fallacieux où diverses autres raisons au camp de Drancy tenu par les gendarmes, ne reste pas insensible à l'existence dorée des trafiquants et du monde du spectacle tant qu'il y trouve son compte. Tout en suivant pas à pas ses enquêtes confronté à ses instincts primaires Sadorski sent le vent tourner. Qu'il est peut temps de redorer son insigne de policier en vue d'un prochain jugement qui mettrait sans nul doute à vue ses complaisances avec les Allemands. C'est ainsi qu'il va être amené à assassiner un officier Allemand qui en s'approchant trop près de Julie, risquait de l'incriminer en protégeant une juive à son domicile. Par cette action, il supprimait l'officier trop curieux et pouvait le cas échéant revendiquer la mort de celui-ci. Romain Slocombe dans ce récit particulièrement bien documenté, pas moins de 19 pages de biographie, donne un éclairage particulièrement sombre de notre histoire, rythmée par le rationnement, la recherche du profit, les interdictions, les délations, les exécutions, dans une population qui continue de vivre comme si rien n'était. L' épisode relatée du bombardement de l’hippodrome de Long-champ est particulièrement significatif de l'ambiance régnante , alors que les morts et les blessés ne sont pas encore relevés, les chevaux s'élancent de nouveau sur la piste.  «  Un vrombissement sourd emplit progressivement le ciel, étouffe les bruits de galop sur la piste, la clameur du public.Une escadrille de chasseurs bombardiers Focke-Wulf 190 A survole l’hippodrome , vire effectue un second passage avant de prendre la direction de Boulogne Billancourt les ateliers de l’île Seguin dont les fonderies sont frappés de plein fouet... Les pur-sang franchissent la ligne d'arrivée. On annonce Tornado vainqueur... » On reste abasourdi lorsque l'on lit en biographie, que cela s'est réellement passé ! Que va devenir Sadorski, qui semble être rattrapé par un nouvel inspecteur ? Il sait que le pire désormais s'approche, celui de sa fin sous le couteau de la veuve «  mais comment se demande t il Julie et Yvette vont se débrouiller, s'il a foutu la petite enceinte ! ». Sadorski va-t-il enfin répondre un jour de ses actes ? La question posée reste à ce jour entière.
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  • karmax211 Posté le 13 Octobre 2019
    Troisième opus de ce que je croyais être au début une trilogie, mais dont je sais à présent qu'il y aura au moins un quatrième, voire un cinquième volet. Ayant lu ces trois premiers "épisodes" en poche, donc en quelques jours, je ne vais pas redétailler tout ce qui l'a déjà longuement été, mais me contenter de dire que l'on retrouve au centre de ce roman le héros négatif, abject et pervers collabo antisémite, à savoir l'inspecteur principal adjoint Léon Sadorsky, toujours habité par la certitude que ce que vit son pays dans ces heures sombres de l'occupation est la résultante d'un grand complot judéo-bolchévique. Plus vicelard que jamais le petit (1,60 m) troll pétainiste franchit cette fois quelques échelons supplémentaires dans la vilenie et l'horreur… puisque à l'arrestation des Juifs et des communistes, leurs aveux sous le chantage et la torture, leur déportation ou leur exécution, la spoliation de leurs biens, le racket, il adjoint à son CV déjà bien entaché, le meurtre de sang-froid… opportuniste et prémédité. Le tout dans un livre riche et dense (655 pages), toujours aussi formidablement bien documenté, qui fait que vous passez dès les premières lignes de 2019 à la fin de l'hiver 1943. Saisissante, l'œuvre de... Troisième opus de ce que je croyais être au début une trilogie, mais dont je sais à présent qu'il y aura au moins un quatrième, voire un cinquième volet. Ayant lu ces trois premiers "épisodes" en poche, donc en quelques jours, je ne vais pas redétailler tout ce qui l'a déjà longuement été, mais me contenter de dire que l'on retrouve au centre de ce roman le héros négatif, abject et pervers collabo antisémite, à savoir l'inspecteur principal adjoint Léon Sadorsky, toujours habité par la certitude que ce que vit son pays dans ces heures sombres de l'occupation est la résultante d'un grand complot judéo-bolchévique. Plus vicelard que jamais le petit (1,60 m) troll pétainiste franchit cette fois quelques échelons supplémentaires dans la vilenie et l'horreur… puisque à l'arrestation des Juifs et des communistes, leurs aveux sous le chantage et la torture, leur déportation ou leur exécution, la spoliation de leurs biens, le racket, il adjoint à son CV déjà bien entaché, le meurtre de sang-froid… opportuniste et prémédité. Le tout dans un livre riche et dense (655 pages), toujours aussi formidablement bien documenté, qui fait que vous passez dès les premières lignes de 2019 à la fin de l'hiver 1943. Saisissante, l'œuvre de Romain Slocombe est soit de l'ordre du roman noir historique, soit de celui du roman historique noir. Quoi qu'il en soit… c'est épatant
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  • AnitaMillot Posté le 5 Octobre 2019
    Paris 1943. Pour la troisième fois, je retrouve l’immonde, l’abject, le monstrueux, l’infâme (j’en passe et des meilleurs) inspecteur Léon Sadorski (”Sado” pour ses collègues, c’est tout dire !) Pour la troisième fois, la lecture de ce roman m’a profondément secouée ! On aurait pu penser que ses dernières mésaventures (voir l’Étoile jaune de l’inspecteur Sadorski) allait le calmer un tant soit peu : que nenni ! Il est toujours aussi immoral et sans scrupules, ignore jusqu’à l’existence du mot empathie et ne s’apitoie que sur un seul et unique sort : le sien ! Ce salaud est pourtant un flic particulièrement efficace et zélé, en 1943, lorsqu’il s’agit d’arrêter des juifs qu’il exécre, des trafiquants en tous genres ou des résistants qu’il jalouse … Ses plus grandes faiblesses : son immense orgueil et sa lubricité. À l’égard de son épouse tant qu’à celui des femmes qu’il interroge sans ménagement durant son service … Son désir obsessionnel également, pour sa petite voisine juive, Julie Odwak, qu’il a recueillie chez lui après avoir fait interner sa mère, afin de pouvoir l’isoler des autres et se l’approprier … Romain Slocombe n’épargne aucun détail à ses lecteurs. Il est terriblement bien documenté (voir les notes... Paris 1943. Pour la troisième fois, je retrouve l’immonde, l’abject, le monstrueux, l’infâme (j’en passe et des meilleurs) inspecteur Léon Sadorski (”Sado” pour ses collègues, c’est tout dire !) Pour la troisième fois, la lecture de ce roman m’a profondément secouée ! On aurait pu penser que ses dernières mésaventures (voir l’Étoile jaune de l’inspecteur Sadorski) allait le calmer un tant soit peu : que nenni ! Il est toujours aussi immoral et sans scrupules, ignore jusqu’à l’existence du mot empathie et ne s’apitoie que sur un seul et unique sort : le sien ! Ce salaud est pourtant un flic particulièrement efficace et zélé, en 1943, lorsqu’il s’agit d’arrêter des juifs qu’il exécre, des trafiquants en tous genres ou des résistants qu’il jalouse … Ses plus grandes faiblesses : son immense orgueil et sa lubricité. À l’égard de son épouse tant qu’à celui des femmes qu’il interroge sans ménagement durant son service … Son désir obsessionnel également, pour sa petite voisine juive, Julie Odwak, qu’il a recueillie chez lui après avoir fait interner sa mère, afin de pouvoir l’isoler des autres et se l’approprier … Romain Slocombe n’épargne aucun détail à ses lecteurs. Il est terriblement bien documenté (voir les notes de l’auteur et la bibliographie) J’admire une fois de plus son courage et son culot, pour avoir osé donner naissance à ce policier parisien anti-héros, collabo et antisémite, tout en dénonçant une époque peu reluisante ! Un coup de coeur pour ce troisième volet qui est mon préféré - même si sa lecture n’est pas rose … -
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  • CelineTH7854 Posté le 31 Août 2019
    Quelque peu déçue par ce 3e tome... La 4e de couverture nous laisse entrevoir une histoire qui n'est pas vraiment celle qui est finalement racontée. Tout ce qui est de sûr, c'est que Sadorski s'enfonce toujours plus, entre intérêt et cruauté. Et comme les autres tomes, celui-ci s'arrête en pleine action, on attend donc le prochain avec impatience, malgré tout...
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