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Un bon jour pour mourir
Sara Oudin (traduit par)
Date de parution : 13/06/2019
Éditeurs :
Lizzie

Un bon jour pour mourir

Sara Oudin (traduit par)
Date de parution : 13/06/2019
« Véritable cow-boy de l'écriture, Jim Harrison nous arrive comme un don Quichotte d'outre-Atlantique qui réintroduit le plaisir d'une lecture simple mais fulgurante. »
Le Monde 

Cuites, amour et dynamite, un amateur de pêche mélancolique, un ancien du Viêt-Nam et une jeune femme aux jambes interminables traversent l’Amérique des années soixante, unis par une « mission » folle et héroïque : faire sauter un barrage du Grand Canyon. Mais l’équipée sauvage de cet improbable trio va bientôt tourner à la gueule de bois carabinée !

 

EAN : 9791036602696
Façonnage normé : Coffret CD
Durée : 339 min
Lizzie
EAN : 9791036602696
Façonnage normé : Coffret CD
Durée : 339 min

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Babbu2A 19/09/2022
    Il est des livres qui vous marquent un peu plus que d'autres. Sans être un chef d'œuvre, celui-ci en fait partie. Mais avant de vous dire ce que j'ai retenu de ce roman, un mot sur l'histoire et les personnages. "Un bon jour pour mourir", c'est l'histoire d'un road-trip à travers l'Amérique des années soixante, au cours duquel un féru de pêche dépressif accro aux somnifères et au whisky -le narrateur-, un ancien vétéran du Vietnam impulsif qui carbure aux amphétamines et une belle blonde, un peu perdue, aux courbes pulpeuses et aux jambes interminables, décident lors d'une beuverie de faire sauter un barrage du Grand Canyon. Ainsi l'étrange équipée sauvage, unis par cette mission folle, absurde et dérisoire, balance au fil du récit entre euphorie chimique et déprime corsée avant de se terminer fatalement en une sévère gueule de bois ! Mais ne nous trompons pas, cette mission et ce voyage ne sont en fait qu'un prétexte, qui permet à Jim Harrisson de traiter, notamment travers ses 3 personnages sans repères et désenchantés, les thèmes du mal-être et de la fuite en avant d'une génération. Alors, pourquoi ai-je apprécié ce livre ? D'abord, c'est le livre c'est le reflet d'une... Il est des livres qui vous marquent un peu plus que d'autres. Sans être un chef d'œuvre, celui-ci en fait partie. Mais avant de vous dire ce que j'ai retenu de ce roman, un mot sur l'histoire et les personnages. "Un bon jour pour mourir", c'est l'histoire d'un road-trip à travers l'Amérique des années soixante, au cours duquel un féru de pêche dépressif accro aux somnifères et au whisky -le narrateur-, un ancien vétéran du Vietnam impulsif qui carbure aux amphétamines et une belle blonde, un peu perdue, aux courbes pulpeuses et aux jambes interminables, décident lors d'une beuverie de faire sauter un barrage du Grand Canyon. Ainsi l'étrange équipée sauvage, unis par cette mission folle, absurde et dérisoire, balance au fil du récit entre euphorie chimique et déprime corsée avant de se terminer fatalement en une sévère gueule de bois ! Mais ne nous trompons pas, cette mission et ce voyage ne sont en fait qu'un prétexte, qui permet à Jim Harrisson de traiter, notamment travers ses 3 personnages sans repères et désenchantés, les thèmes du mal-être et de la fuite en avant d'une génération. Alors, pourquoi ai-je apprécié ce livre ? D'abord, c'est le livre c'est le reflet d'une époque avec des personnages et une histoire qui pointent du doigts les questionnements du moment et les spécificités de la société (Guerre du Vietnam, libération sexuelle, consumérisme, découverte des drogues, prise de drogue, refus du travail régulier, refus de la famille…). Ainsi, les voyages, l'exploration de religions orientales ou les paradis artificiels étaient autant de manières de refuser la société établie. Bref, à travers ces 224 pages de cuites, de sexe, de drogue et de dynamite, mais aussi de vitesse, de découverte de nouveaux horizons et d'évocation des peuples opprimés (les indiens !), j'ai apprécié pouvoir me plonger dans ce concentré des années 60. Ensuite, il y a un une écriture formidable qui rappelle que Jim Harrisson est un grand écrivain. A l'image des 3 personnages du livre noyés par les vapeurs d'alcool, le brouillard de la drogue et la fatigue, le style se révèle parfois, fiévreux, haché, tonique et à d'autres moments décousu, à la limite de l'incohérence. Mais dans tous les cas, l'écriture colle à l'état dans lesquels les personnages du roman apparaissent : ivres, défoncés, lunaires ou ensuqués. Notons également le ton (désabusé pour ne pas dire pessimiste, mais non dénoué d'humour) qui s'inscrit dans le courant d'une partie des écrivains de cette époque : Henry Miller, Charles Bukowski, John Fante ou Jack Kerouac. Si vous les aimez, vous apprécierez Jim Harrisson. Il y a tout de même un bémol, c'est le sort réservé aux femmes qui dans ce roman ne sortent pas vraiment grandies. Incarnée par Sylvia, l'un des trois protagonistes de l'œuvre, les femmes apparaissent telles des objets sexuels plutôt décérébrées. Je ne crois pas qu'il y avait là une volonté délibérée de rabaisser les femmes, mais sans doute le reflet d'une société fortement patriarcale et misogyne. Mais en définitive, ce que je retiens avant tout, à travers ce livre mais aussi à travers son œuvre, c'est, au-delà du ton savoureux et d'un style marqué, cette capacité à restituer, y compris dans les petits détails, les marqueurs forts d'une époque. C'est ce qui en fait pour moi un grand écrivain. Bref, laissez-vous enivrer par ce roman stupéfiant !
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  • Laveze 17/09/2022
    UN BON JOUR POUR MOURIR de JIM HARRISON Quand on est saoul, on peut prendre des décisions bizarres, comme de faire sauter un barrage dans le Grand canyon. Quand votre rencontre de bar est aussi saoul que vous avec sa copine, alors il trouve que c’est une très bonne idée. Même dessaoulés, personne n’ose revenir sur son engagement. Et c’est parti, de la Floride au Grand canyon, une équipée entre sexe, dynamite et alcool. La pêche, l’amour, la jalousie, les bordels alimentent le voyage. Un roman déglingué à la Jim Harrison comme je les aime.
  • disch 13/08/2022
    Le grand talent des écrivains américains reste définitivement leur capacité inépuisable à raconter des histoires de losers pathétiques, le plus souvent alcooliques au dernier degré et en négociation permanente avec leurs bites. Parfois, c’est le chef d’œuvre, mais on peut aussi tomber sur des livres anecdotiques comme celui-ci, surtout quand on le compare avec d’autres romans de Jim Harrison Un trio amoureux, entre Jules et Jim et les Valseuses part sur les routes avec un projet incongru comme seul objectif. Il y a l’ancien de Vietnam defoncé en permanence, sa copine et le narrateur qui semble poursuivre deux buts précis: pêcher et baiser la copine de son copain de biture. Évidemment, le talent de narrateur de Harrison est bel et bien là, mais il se sent un peu seul au milieu de ce road trip peu réaliste et finalement pas vraiment captivant.
  • Lucrese1 27/01/2022
    Un voyage surréaliste hors de contrôle, deux hommes et une fille ! Le temps passe très vite et il vous emporte tout simplement. Tim, l'un des deux hommes (tous les deux alcooliques), est un vétéran qui a été gravement blessé au Vietnam. Il est complètement déconnecté et roule à toute vitesse sur le chemin de l'enfer avec un but unique. C'est un livre que j'ai lu il y a un an et j'ai toujours eu beaucoup de mal à écrire un billet. Nous sommes très loin de "Légendes d'automne" ou de "Dalva". Un petit côté misogyne selon beaucoup de lecteurs. J'y ai plutôt vu un livre, un voyage qui aurait pu être écrit par Kerouac et/ou Bukowski, une fureur de partir toujours plus loin, toujours plus vite, sous l'effet de l'alcool et de la drogue, un voyage surréaliste qui m'a plu, moins que "On the road" de Jack mais dont je garderai quand-même un très bon souvenir! Un "road novel" écrit en 1971 par un grand auteur américain!
  • lehibook 16/01/2022
    Ils sont trois , réunis par le hasard : Tim le balafré de l’âme et du corps revenant du Viet-Nam , Sylvia qui l’aime sans trop d’espoir et le narrateur en rupture de couple qui veut oublier ses galères en péchant . Dans un moment d’exaltation éthylique ,les voilà partis pour faire sauter un barrage qui nuit à la reproduction des truites. L’expédition ,ludique et farfelue au départ, largement assaisonnée d’alcool et de drogues diverses , vire à un ménage à trois toxique . De ce récit , outre les thèmes habituels d’Harrison ( nature, indiens, sexe …) , nait peu à peu une sourde tristesse de la confusion entre désir et amour , des sentiments dégradés dans leur contraire et de la souffrance de soi.
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