Lisez! icon: Search engine
Lizzie
EAN : 9791036602696
Façonnage normé : Coffret CD
Durée : 339 min

Un bon jour pour mourir

Sara Oudin (traduit par)
Date de parution : 13/06/2019
« Véritable cow-boy de l'écriture, Jim Harrison nous arrive comme un don Quichotte d'outre-Atlantique qui réintroduit le plaisir d'une lecture simple mais fulgurante. »
Le Monde 

Cuites, amour et dynamite, un amateur de pêche mélancolique, un ancien du Viêt-Nam et une jeune femme aux jambes interminables traversent l’Amérique des années soixante, unis par une « mission » folle et héroïque : faire sauter un barrage du Grand Canyon. Mais l’équipée sauvage de cet improbable trio va bientôt tourner à la gueule de bois carabinée !

 

EAN : 9791036602696
Façonnage normé : Coffret CD
Durée : 339 min
Lizzie
En savoir plus

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • bgbg Posté le 29 Septembre 2021
    Odyssée à travers les États-Unis dans les années 60, rassemblant le narrateur et un couple d’amis, dont l’objectif est de faire sauter un barrage sur le Grand Canyon. Ce trio n’a rien d’un mouvement terroriste, il s’apparente plutôt à des bouffons en mal de mauvais coups. Le narrateur se trouve à Key West, dans un archipel à l’extrémité sud-ouest de la Floride. Entre deux joints et deux rasades de whiskys, il n’a d’autre activité que la pêche tropicale au tarpon, gros poisson sans grâce. À l’occasion d’une rencontre avec un autre pilier de comptoir, il avance que l’on va construire un barrage sur le Grand Canyon, et l’idée germe qu’il y a là une belle opportunité de le faire sauter : l’idée vient de Tim, un ancien du Viet Nam, baraqué, balafré, probablement très séduisant si l’on en juge l’attachement de Sylvia à sa personne. Amour non réciproque, Tim étant à la fois obsédé par les amphétamines qu’il consomme à l’excès au point de le rendre impuissant, et par son objectif de dynamitage. Quant au narrateur, il est tout simplement amoureux fou de Sylvia, de ses jambes, de son cul, de sa personne très directe, et de la distance qu’elle établit... Odyssée à travers les États-Unis dans les années 60, rassemblant le narrateur et un couple d’amis, dont l’objectif est de faire sauter un barrage sur le Grand Canyon. Ce trio n’a rien d’un mouvement terroriste, il s’apparente plutôt à des bouffons en mal de mauvais coups. Le narrateur se trouve à Key West, dans un archipel à l’extrémité sud-ouest de la Floride. Entre deux joints et deux rasades de whiskys, il n’a d’autre activité que la pêche tropicale au tarpon, gros poisson sans grâce. À l’occasion d’une rencontre avec un autre pilier de comptoir, il avance que l’on va construire un barrage sur le Grand Canyon, et l’idée germe qu’il y a là une belle opportunité de le faire sauter : l’idée vient de Tim, un ancien du Viet Nam, baraqué, balafré, probablement très séduisant si l’on en juge l’attachement de Sylvia à sa personne. Amour non réciproque, Tim étant à la fois obsédé par les amphétamines qu’il consomme à l’excès au point de le rendre impuissant, et par son objectif de dynamitage. Quant au narrateur, il est tout simplement amoureux fou de Sylvia, de ses jambes, de son cul, de sa personne très directe, et de la distance qu’elle établit entre elle et lui. Ce qui n’empêche pas quelques attouchements plus ou moins pénétrants par effraction ou consentement furtif. L’ambiance est très relâchée, une certaine vulgarité au rendez-vous, la subtilité doit se chercher entre les lignes. Ainsi sont traversés les États-Unis, de la Floride au Colorado en passant par le Montana, dans les vapeurs d’alcool et les volutes des joints de marie-jeanne. Et Jim Harrison, le narrateur, n’a de cesse de rêver à ses petites rivières où frétillent ces truites arc-en-ciel qu’il aime tant pêcher. Là est sa raison d’être, et faire sauter un barrage n’est pour lui qu’un expédient. Qui se conclura cependant par mort d’homme et de vache. Un roman écrit dans la facilité par un Jim Harrison tout en verve et vérité, sans recherche d’effet littéraire, mais où finit par apparaître un style, une respiration, des rêves d’ailleurs. Cela m’amène à me poser la question : de quoi est fait Jim Harrison ? on connaît sa passion pour la chair, les femmes en particulier, pour la bonne chère aussi et les vins solides, on devine ses passions de toujours, pêche, chasse, nature, amis, poésie, on en a fait un homme de désirs, de fantasmes, en négligeant peut-être sa sensibilité extrême et sa générosité, ses failles, son humanité. Et finalement, ce style sans recherche apparente, sans grandiloquence, sans emphase, devient une véritable prose moderne qui nous fait sentir tout ce qu’il y a de spontané, de vivant, de vibrant, d’actualité dans la littérature. (29 septembre 2021)
    Lire la suite
    En lire moins
  • MrsVertigo Posté le 17 Janvier 2021
    Et bien Mr. Harrison nous embarque littéralement avec ses trois protagonistes : deux hommes, une femme. Pas de retour possible (il est rare, pour ma part, d'abandonner un bouquin de cet auteur!) Un road trip où alternent une certaine lucidité avec son lot de questions existentielles sur la liberté et l'amour et des trips sous valium mêlé au whisky (par ex) jubilatoires parce qu'on est défoncés avec ce trio sans effet secondaire. On roule, dort de motels en motels, nous picolons dans les bars, nous arrêtons dans les dinners. Je vous dis : il nous embarque. Et puis, les mots de Jim Harrison : du désespoir plein la caboche et en même temps du lyrisme toujours du lyrisme...qui nous envoûte. Parce que c'est simplement beau quand il évoque la nature, une averse et que sais-je encore? Attardez-vous sur le titre! Magistral non? Ironique. À double tranchant, oui c'est ça : il tranche. Harrison nous donne un gentil petit coup de couteau. C'est possible ça? Un bon jour pour mourir? Embarquez.
  • DemonAuChapeauBleu Posté le 5 Janvier 2021
    J'ai eu du mal à lire ce roman de Jim Harrison, j'ai dû m'y reprendre à deux fois. Il est un peu artificiel, par moments – disons qu'on ne croit pas vraiment aux personnages, ni à leur quête. Pourtant, c'est vraiment un roman émouvant, dont l'écriture est parfois follement poétique. Il s'ouvre sur ses lignes, que je trouve formidables : « le bateau est ancré au large de Cudjoe Key. L'aube se lève à peine mais j'ai été réveillé par les oiseaux. Il y en a tant. » C'est un roman d'aventure, mené par un héros mélancolique, et légèrement réfractaire. C'est un roman désespéré, Jim Harrison était jeune encore, et il se demandait peut-être comment il allait faire pour tenir toute la vie comme ça. En tout cas, il aimait déjà les oiseaux. « Je sortis de la chambre dans l'obscurité totale, une heure environ avant l'aube. Il y avait un hibou dans les arbres, sur la colline derrière le bungalow. Je l'avais entendu et maintenant, dans le clair de lune, j'espérais l'entrevoir si par bonheur il se mettait en chasse. » Quand on lit un road trip, bien sûr, on pense à Sur la route. Tous ceux qui suivent, et ils sont... J'ai eu du mal à lire ce roman de Jim Harrison, j'ai dû m'y reprendre à deux fois. Il est un peu artificiel, par moments – disons qu'on ne croit pas vraiment aux personnages, ni à leur quête. Pourtant, c'est vraiment un roman émouvant, dont l'écriture est parfois follement poétique. Il s'ouvre sur ses lignes, que je trouve formidables : « le bateau est ancré au large de Cudjoe Key. L'aube se lève à peine mais j'ai été réveillé par les oiseaux. Il y en a tant. » C'est un roman d'aventure, mené par un héros mélancolique, et légèrement réfractaire. C'est un roman désespéré, Jim Harrison était jeune encore, et il se demandait peut-être comment il allait faire pour tenir toute la vie comme ça. En tout cas, il aimait déjà les oiseaux. « Je sortis de la chambre dans l'obscurité totale, une heure environ avant l'aube. Il y avait un hibou dans les arbres, sur la colline derrière le bungalow. Je l'avais entendu et maintenant, dans le clair de lune, j'espérais l'entrevoir si par bonheur il se mettait en chasse. » Quand on lit un road trip, bien sûr, on pense à Sur la route. Tous ceux qui suivent, et ils sont nombreux, ne sont que des variations sur un même thème. Celle-ci est sans doute une de mes variations préférées.
    Lire la suite
    En lire moins
  • oree Posté le 3 Octobre 2020
    Ecouté en audio-livre lu par Stéphane Varupenne. C'est un périple à travers les Etats-Unis de la Floride à l'Idaho pour faire sauter un barrage sur une rivière plus accessible que le grand Canyon. Trois jeunes paumés regroupés par le hasard des beuveries se donnent un but pour échapper à leur mal-être. Peinture des stéréotypes d'une société peu épanouissante, revenue du Vietnam, shootée aux drogues, au sexe désenchanté. Une fille pour deux avec le jeu du désir. Je me suis sentie peu concernée. Cela me fait penser à Léviathan de Paul Auster beaucoup plus réussi.
  • Errant Posté le 20 Septembre 2020
    Le 4e de couverture fait allusion à “Jules et Jim”, je dirais que ce livre m'a plutôt rappelé le film “Les valseuses” avec , entre autres, Miou-Miou, Dewaere et cie. Même genre de trio mal assorti, road trip bancal, sexe, drogue, méfaits, fuite en avant sans doute menant droit au mur. Je ne me suis pas ennuyé une seule seconde malgré les valses hésitations de la belle du trio. Les passages où le narrateur va à la pêche apportent une bouffée d'air frais et pur dans ce récit trépidant et quelque peu déprimant tellement on sent que tous les personnages passent à coté du plus important. L'écriture est juste, racoleuse. Définitivement un auteur qui me plait!
LA NEWSLETTER LIZZIE, POUR QUE VOS LIVRES S'ÉCOUTENT AUSSI !
Avec Lizzie, les livres ont trouvé leur voix. Chaque semaine, laissez-vous transporter au cœur de nos nouveautés.