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Lizzie
EAN : 9791036607608
Façonnage normé : MP3
Durée : 462 min

White

Pierre Guglielmina (traduit par)
Date de parution : 10/09/2020
Le retour de l’enfant terrible de la littérature américaine !
Que raconte White, première expérience de « non-fiction » pour Bret Easton Ellis ? Tout et rien. « Tout dire sur rien et ne rien dire surtout » pourrait être la formule impossible, à la Warhol, susceptible de condenser ce livre, d’en exprimer les contradictions, d’en camoufler les intentions. White est aussi ironique... Que raconte White, première expérience de « non-fiction » pour Bret Easton Ellis ? Tout et rien. « Tout dire sur rien et ne rien dire surtout » pourrait être la formule impossible, à la Warhol, susceptible de condenser ce livre, d’en exprimer les contradictions, d’en camoufler les intentions. White est aussi ironique que Moins que zéro, aussi glaçant qu’American Psycho, aussi menaçant que Glamorama, aussi labyrinthique que Lunar Park, aussi implacable que Suite(s) impériale(s). Loin des clichés toujours mieux partagés, plus masqué que jamais, Bret Easton Ellis poursuit son analyse décapante des États-Unis d’Amérique, d’une façon, comme il le dit lui-même, « ludique et provocatrice, réelle et fausse, facile à lire et difficile à déchiffrer, et, chose tout à fait importante, à ne pas prendre trop au sérieux ».
Que raconte White en ayant l’air à la fois de toucher à tout et de ne rien dire ? Peut-être que le fil à suivre est celui du curieux destin d’American Psycho, roman d’horreur en 1991 métamorphosé en comédie musicale à Broadway vingt-cinq ans plus tard. Ellis a dit autrefois : « Patrick Bateman, c’est moi. » Il ne le dit plus. Et si Patrick Bateman était devenu président ?
P.G.
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EAN : 9791036607608
Façonnage normé : MP3
Durée : 462 min
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Ils en parlent

Un drôle d’objet littéraire qui […] porte un regard incisif sur le monde contemporain.
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Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Thomas_Harnois Posté le 30 Juin 2021
    « White » est un essai plaisant dans lequel Ellis explore avec succès un autre genre que le roman. Même si la plupart des acteurs ou personnalités hollywoodiennes qu'il cite me sont parfaitement inconnues, ses réflexions sur l'hystérisation d'un monde gouverné par la volatilité, le communautarisme et la victimisation à outrance sont à mon sens pertinentes. Pour avoir expérimenté le retour de bâton de ses positions personnelles décalées sur la politique, les femmes, les homos ou les Noirs, Ellis estime que notre société prend le chemin d'une forme de dictature de la pensée unique qui sous des dehors de tolérance et d'égalitarisme, bride et uniformise les esprits. Ce qui le pousse parfois à envisager de transposer un jour son héros Patrick Bateman, symbole dans « American psycho » du dérèglement de l'Amérique « yuppie » des années 80 dans le monde d'aujourd'hui encore plus rapide, dur et inégalitaire. Glaçant !
  • Meps Posté le 15 Février 2021
    Troisième livre d'Ellis pour moi après l'iconique American Psycho et l'intéressant Lunar Park. Merci à NetGalley et aux éditions 10/18 pour me permettre d'explorer cet auteur dont j'apprécie la plume moderne. Même si Lunar Park n'est que faussement autobiographique, on sent que l'auteur glisse doucement vers le nombrilisme de l'auto fiction, même s'il le fait avec un talent d'écriture indéniable. Avec White, l'auteur passe carrément au genre essai, renonçant à la fiction qu'il semble ne prendre plus plaisir à écrire. Mais il reste bien nombriliste puisqu'il s'attelle si on peut dire à un auto-essai, puisque, sans tomber totalement dans l'autobiographie, il tourne inlassablement autour des sujets en lien avec ses livres, les célébrités qu'il fréquente et le petit monde des happy fews new yorkais ou hollywoodiens. On pourrait du coup n'être que lassé par ce déballage dont on se sent parfois exclu, cantonnés de notre pauvre côté du bocal (et de l'océan Atlantique) où nous nous trouvons. Mais il y a plusieurs passages qui ne peuvent manquer d'être intéressants. D'abord parce que (par calcul ou sincèrement on ne saurait totalement le dire) Ellis se place délibérément toujours à l'opposé du politiquement correct de l'époque. Face à tous les anti- (anti Trump,... Troisième livre d'Ellis pour moi après l'iconique American Psycho et l'intéressant Lunar Park. Merci à NetGalley et aux éditions 10/18 pour me permettre d'explorer cet auteur dont j'apprécie la plume moderne. Même si Lunar Park n'est que faussement autobiographique, on sent que l'auteur glisse doucement vers le nombrilisme de l'auto fiction, même s'il le fait avec un talent d'écriture indéniable. Avec White, l'auteur passe carrément au genre essai, renonçant à la fiction qu'il semble ne prendre plus plaisir à écrire. Mais il reste bien nombriliste puisqu'il s'attelle si on peut dire à un auto-essai, puisque, sans tomber totalement dans l'autobiographie, il tourne inlassablement autour des sujets en lien avec ses livres, les célébrités qu'il fréquente et le petit monde des happy fews new yorkais ou hollywoodiens. On pourrait du coup n'être que lassé par ce déballage dont on se sent parfois exclu, cantonnés de notre pauvre côté du bocal (et de l'océan Atlantique) où nous nous trouvons. Mais il y a plusieurs passages qui ne peuvent manquer d'être intéressants. D'abord parce que (par calcul ou sincèrement on ne saurait totalement le dire) Ellis se place délibérément toujours à l'opposé du politiquement correct de l'époque. Face à tous les anti- (anti Trump, anti mysogynes de Me too, anti raciste de Black live matters) et sans jamais non plus se mettre à defendre le camp opposé, il pointe les incohérences de son temps quand on ne musèle jamais autant qu'en brandissant la defense des droits de l'Homme, quand la soi-disant libre tribune des réseaux sociaux mène à une sorte de folle Inquisition collective qui force les déviants aux excuses. On ne peut rester insensible à ses arguments et la crainte d'une liberté toujours plus restreinte de s'exprimer est bien rendue. Malgré tout le livre pâtit tout de même de ce que je pointais au début, puisqu'il se limite à dépeindre les aventures de quelques privilégiés. Quand il fait mine de ne pas comprendre que des propos puissent offenser, c'est surtout parce qu'il ne comprend pas que des stars qui s'exposent puissent se plaindre des conséquences néfastes de cette même exposition, et on a tendance à le suivre sur ce terrain. Mais Ellis aurait tort de vouloir étendre ses constatations à toute la société tellement on le sent planer à mille lieues de nos réalités quotidiennes. Alors, plus que le livre d'un blanc, que le provocateur titre White semble vouloir incarner, c'est aux élucubrations d'une White Star qu'on assiste, pas désagréables à parcourir mais à qui il ne faut pas donner plus d'importance qu'aux voeux qu'on formule en voyant passer une étoile filante.
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  • PapaBateman Posté le 21 Janvier 2021
    Un essai sur des sujets divers, la liberté d'expression, les reseaux sociaux, la pression exercée par la morale d'une société toujours plus exigeante et injuste, la vision d'un être "blanc privilégié" face à ce qu'il a ou non le droit de dire à propos de la politique, des relations sociales, de l'art et des mots qu'il emploi. Un livre interessant sans pour autant etre totalement captivant.
  • emidam Posté le 22 Novembre 2020
    Bret Easton Ellis revient aux affaires, mais cette fois-ci pas avec un roman mais un essai, en partie autobiographique. Si le contenu est très souvent décousu, parfois contradictoire, son style unique et sa réflexion font de l'œuvre une réussite, même si elle n'égale pas ses meilleurs romans.
  • LadyOsoleil Posté le 12 Novembre 2020
    Très inégal quoique j'ai bien apprécié la partie sur la notion de victime et cette recrudescence du "gentil panda gay" notamment dans les séries d'aujourd'hui. Cependant, je trouve qu'il y a des moments contradictoires dans son histoire, comme lorsqu'il se voit comme un anticonformiste des réseaux sociaux, décriant leur côté narcissique, mais cherche tout de même à choquer sur Twitter, à clasher des gens comme n'importe quel autre personne et à s'y rendre finalement plutôt insipide. Ou lorsqu'il se défend d'adhérer à la politique de Trump mais l'encense dans 50% de son livre en n'oubliant pas de tailler un costard aux démocrates. Finalement, ce que j'aurais le plus apprécié sont les parties sur la problématique de création de ses oeuvres, livres comme films. Bret Easton Ellis me semble être au artiste plutôt intéressant mais un être humain exécrable.
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  • News
    10/18

    "White" : un bilan corrosif signé Bret Easton Ellis

    Premier ouvrage ouvertement non-fictionnel signé de l'un des papes de la littérature américaine d'après Reagan, White (Robert Laffont) a su l'an dernier impressionner, ébahir, remuer voire scandaliser aficionados, simple amateurs et critiques acerbes de Bret Easton Ellis. A l'heure de sa parution au format poche, chez 10/18, retour sur un phénomène éditorial qui n'a sans doute pas encore livré tous ses secrets.

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