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EAN : 9782264055460
Code sériel : 4591
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 600
Format : 108 x 177 mm

Cent ans

Luce HINSCH (Traducteur)
Date de parution : 18/10/2012

Cent ans séparent Herbjørg de son arrière-grand-mère. Cent ans d’histoire, d’amours, de déchirements, durant lesquels quatre générations de femmes se passent en flambeau la honte familiale. À travers les passions et luttes silencieuses de ses ancêtres, dans le cœur aride des îles Lofoten, Wassmo reconquiert la douleur des origines. Pour...

Cent ans séparent Herbjørg de son arrière-grand-mère. Cent ans d’histoire, d’amours, de déchirements, durant lesquels quatre générations de femmes se passent en flambeau la honte familiale. À travers les passions et luttes silencieuses de ses ancêtres, dans le cœur aride des îles Lofoten, Wassmo reconquiert la douleur des origines. Pour naître à soi-même, enfin.

« Conteuse puissante et déterminée, Herbjørg Wassmo s'inscrit dans une tradition d'écriture féminine scandinave qui n'a pas froid aux yeux et empoigne la fiction avec une vigueur rayonnante. » 
Libération

« Cent ans est une œuvre intime et charnelle autant qu'une épopée éblouissante et déchirante.» 
Télérama

Traduit du norvégien 
par Luce Hinsch

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EAN : 9782264055460
Code sériel : 4591
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 600
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Courrielle Posté le 1 Février 2020
    Cent ans de la lignée de Herbjørg Wassmo dont j’ai lu il y a 20 ans l’extraordinaire « Livre de Dina » que je n’ai jamais oublié. Nous sommes toujours à l’extrême nord de la Norvège donc avec un climat et des conditions de vie très rudes. L’auteure, dernière de la lignée nous raconte le quotidien de sa famille ou plutôt de ses femmes car dans ce récit, les hommes même s’ils sont aimés, ne font que les accompagner. Ces femmes sont toutes fières, courageuses, dures à la tâche avec leurs ribambelles d’enfants qui arrivent sans être désirés mais aimés. Sarah Suzanne, Élida et Horjdis sont des femmes charnelles, aux caractères bien trempés avec aussi un grand besoin d’indépendance.. C’est un tour de force de nous captiver durant 600 pages avec leur quotidien un peu répétitif, je pense qu’elle aurait pu réduire un peu le récit car par moment ça devient fastidieux. Un arbre généalogique en début du roman aurait été le bienvenu car l’on s’y perd un peu par moment. En tout cas c’est une auteure à lire, une véritable conteuse originale. Si je vous ai donné envie de la lire, commencez par « Le Livre de Dina »
  • Sydola Posté le 2 Janvier 2020
    Ce roman retrace la vie de 4 femmes, Sara Suzanne, Elida, Hjørdis et Herbjøg, toutes issues delà même famille, vivant dans les fins fonds de la Norvège au climat rude et aux conditions de vie difficiles. Dans ce récit intimiste et lent, on évoque l'univers des femmes entre espoir, rêve et gestion du quotidien rendu compliqué avec le grand nombre de maternités qui use, qui affaiblit. Avec ce roman (biographie de l'auteur ?), on comprend que l'évolution a parfois du bon et que la vie des nos grand-mères, nos mères n'a pas été facile, agréable. L'homme qui avait la charge (est ce que cela a vraiment changé aujourd'hui ?) de trouver l'argent pour vivre est assez peu présent dans ce roman . Il est nécessaire à ses femmes et parfois en est aussi le bourreau. On aime ou pas ce type de roman. Pour la part, j'ai apprécié l'atmosphère qui s'en dégage et ses immensités du grand Nord mais aussi chacune de ses femmes avec leur caractère propre mais tellement généreux.
  • ASAI Posté le 8 Novembre 2019
    Un livre d'une densité peu ordinaire. Et c'est peu de le dire. En cent ans, quatre générations. Des femmes. Des familles. Des luttes. Et conséquemment, des souffrances, des amnésies, des silences, et encore des douleurs. Wassmo sait mettre des mots, elle sait trouver les mots pour peindre à la fois les paysages, les âmes. Elle trouve les mots pour raconter les silences. Cent ans est un "gros" livre, un pavé comme on dit. Mais il y a tant de lumière ...
  • jimpee Posté le 31 Mars 2019
    Comme Le livre de Dina, ce roman nous emmène dans le Nordland norvégien. Il évoque les femmes de la famille de la narratrice sur quatre générations au travers d’histoires se déroulant principalement du milieu du XIXe au milieu du XXe. Le roman n’est pas linéaire, le mélange des récits ne facilite pas toujours la compréhension, mais nous sommes captivés par ces destins. Sara Suzanne, l’aïeule née en 1842, épouse Johannes Krog. Ils s’installent à Havnnes où ils gèrent un comptoir qui tient tout autant de la ferme que du port de pêche et du lieu d’échanges. Sara Suzanne sert de modèle à un peintre pasteur, aventure qui donne une incise moyennement convaincante. Elida, sa cadette, est mariée à Fredrik et le couple doit abandonner son domaine de Rosenhaug pour que le mari puisse de faire soigner à Oslo. Enfin, Hjørdis, cadette d’Elida, rencontre Hans avant la 2nde Guerre mondiale ; ils s’installeront à Øksnes après guerre et auront une fille nommée Herbjørg. Le rapport de la narratrice à son père est assez lourd, on suspecte des violences mais elle ne s’attarde pas dessus. Le roman se déroule dans différentes îles et les Lofoten, dans une Norvège qui reste très traditionnelle. Les familles... Comme Le livre de Dina, ce roman nous emmène dans le Nordland norvégien. Il évoque les femmes de la famille de la narratrice sur quatre générations au travers d’histoires se déroulant principalement du milieu du XIXe au milieu du XXe. Le roman n’est pas linéaire, le mélange des récits ne facilite pas toujours la compréhension, mais nous sommes captivés par ces destins. Sara Suzanne, l’aïeule née en 1842, épouse Johannes Krog. Ils s’installent à Havnnes où ils gèrent un comptoir qui tient tout autant de la ferme que du port de pêche et du lieu d’échanges. Sara Suzanne sert de modèle à un peintre pasteur, aventure qui donne une incise moyennement convaincante. Elida, sa cadette, est mariée à Fredrik et le couple doit abandonner son domaine de Rosenhaug pour que le mari puisse de faire soigner à Oslo. Enfin, Hjørdis, cadette d’Elida, rencontre Hans avant la 2nde Guerre mondiale ; ils s’installeront à Øksnes après guerre et auront une fille nommée Herbjørg. Le rapport de la narratrice à son père est assez lourd, on suspecte des violences mais elle ne s’attarde pas dessus. Le roman se déroule dans différentes îles et les Lofoten, dans une Norvège qui reste très traditionnelle. Les familles ont une flopée d’enfants, la pêche reste l’activité principale, et la modernité arrive petit à petit. Des portraits de femmes intéressants mais le roman reste un peu confus.
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  • Ingannmic Posté le 9 Février 2019
    C'est une histoire de famille, de femmes, et de transmission, initiée par une narratrice qui remonte le temps, un siècle avant sa naissance, à l'année 1842 qui vit celle de son arrière grand-mère, la rousse Sara Susanne. Alternant entre la vie de cette aïeule combative et lumineuse, et celle de sa plus jeune fille Elida (grand-mère, donc, de la narratrice), le récit nous entraîne du Nord de la Norvège à Kristiana (qui deviendra Oslo). La relation minutieuse et vivante de leur quotidien nous rend ces deux femmes proches et particulièrement attachantes, en même temps qu'elle nous imprègne avec force d'un environnement très présent, primordial pour ces familles tirant leur subsistance de la pêche et de l'agriculture, soumises aux caprices du climat et aux rythmes des saisons halieutiques. C'est d'ailleurs un commandant de bateau qu'épouse Sara Susanne. Johannes Krog, jeune homme prometteur, entreprenant et sérieux, lui a fait une cour assidue, quelque peu compliquée par un sévère bégaiement qui a fait de lui un être réfléchi et souvent silencieux. La sixième fille de Mme Lind accepte cette union à contrecœur, non pas tant en raison de la personnalité de son futur mari, que parce qu'elle comprend qu'on ne lui laisse pas le choix.... C'est une histoire de famille, de femmes, et de transmission, initiée par une narratrice qui remonte le temps, un siècle avant sa naissance, à l'année 1842 qui vit celle de son arrière grand-mère, la rousse Sara Susanne. Alternant entre la vie de cette aïeule combative et lumineuse, et celle de sa plus jeune fille Elida (grand-mère, donc, de la narratrice), le récit nous entraîne du Nord de la Norvège à Kristiana (qui deviendra Oslo). La relation minutieuse et vivante de leur quotidien nous rend ces deux femmes proches et particulièrement attachantes, en même temps qu'elle nous imprègne avec force d'un environnement très présent, primordial pour ces familles tirant leur subsistance de la pêche et de l'agriculture, soumises aux caprices du climat et aux rythmes des saisons halieutiques. C'est d'ailleurs un commandant de bateau qu'épouse Sara Susanne. Johannes Krog, jeune homme prometteur, entreprenant et sérieux, lui a fait une cour assidue, quelque peu compliquée par un sévère bégaiement qui a fait de lui un être réfléchi et souvent silencieux. La sixième fille de Mme Lind accepte cette union à contrecœur, non pas tant en raison de la personnalité de son futur mari, que parce qu'elle comprend qu'on ne lui laisse pas le choix. Sa mère, veuve, peine à subvenir aux besoins de sa nombreuse progéniture. Elle découvre pourtant le plaisir lors de sa nuit de noces, et il s'établira au fil du temps entre les deux époux une véritable tendresse et une solide complicité. Johannes le travailleur tient ses promesses, rachète un domaine en bord de fjord qui devient rapidement prospère. Sara Susanne, infatigable, en assure la gestion, pendant qu'il part en mer ou en ville pour y mener des négociations commerciales. Puis c'est la ronde des grossesses, le corps toujours occupé, l'existence rythmée par les cycles de neuf mois et les enfants à allaiter, à élever, des enfants qu'elle a de plus en plus de mal à désirer. Sara Susanne déprime, peu à peu s'étiole, sous le regard désespérément coupable de Johannes qui se promet à chaque fois de se retenir, mais lui comme elle ne peuvent résister au désir violent qui parfois les prend. Alors elle subit, devient absente, et lorsque, servant de modèle à l'ange que peint sur le retable de son église un pasteur fasciné par la profondeur de cette femme, qui s'intéresse à ce qu'elle est, à ce dont elle rêve, elle mesure l'espace d'un instant l'ampleur non pas de ce qu'elle a perdu, mais de ce qu'elle a toujours su ne jamais pouvoir atteindre, avant de reprendre, ses espoirs d'émancipation en berne, le cours de son existence. Elida, la dernière des enfants de Johannes et Sara Susanne, est celle qui a fait des choix inattendus, choquants même, pour sa petite-fille de narratrice qui finalement apprend à les comprendre en s'identifiant à elle, au fil du récit qu'elle lui consacre. En opposition avec sa mère, la cadette des Krog a mis plusieurs de ses onze enfants en nourrice pour suivre son mari Fredrik à Kristiana, où se trouvait son dernier espoir de guérir d'une grave maladie cardiaque. Ces deux-là se sont mariés par amour, Elida contrant les réticences maternelles vis-à-vis de cet intellectuel peu pragmatique. Peu importe, la jeune femme l'est pour deux, et le couple, soudé par une affection mutuelle, porté par sa force à elle, sa capacité à aller de l'avant, ne vacille jamais, Elida assurant la gestion de leur ferme, en plus de tenir avec ferveur la station télégraphique qu'elle abrite, ouverture sur la modernité et sur cet extérieur auquel elle aspire, et que la maladie de Fredrik lui permet d'atteindre, en dépit de la détresse qu'elle provoque. A Kristiana aussi elle est le pilier de la famille, se mettant à la couture leur assurer des revenus, soutenant Fredrik dans son décourageant parcours médical, ses aînés l'aidant à s'occuper des plus jeunes enfants qui n'ont pas été placés. Centré sur ses portraits ciselés de femmes remarquables, "Cent ans" rend hommage à leur force comme à leur vulnérabilité, à l'amour aussi, qu'elles donnent, chacune à sa manière, à leurs proches, tiraillées entre leurs responsabilités de mères et leur besoin d'accomplissement personnel, plombées par la culpabilité et la frustration face au constat de la facilité avec laquelle les pères ont su gagner l'affection et la confiance des enfants qu'ils n'ont pas eu le fardeau de porter. La narratrice, fille de Hjørdis, dernière-née de Fredrik et d'Elida, fait par intermittences entendre sa propre voix, évoquant son enfance parmi des tantes et des cousins trop nombreux et trop fugacement évoqués pour que l'on s'y retrouve, adoptant alors un style qui, enfantin, casse le ton de l'ensemble, et créant autour de sa relation avec son père un mystère dont elle ne donne jamais la clé. J'avoue que lors de ses passages, il me tardait de repartir aux côtés de Sara Susanne ou d'Elida...
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