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La Découverte
EAN : 9782707181978
Code sériel : 440
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 252
Format : 125 x 190 mm

Éloge du carburateur

Essai sur le sens et la valeur du travail

Marc SAINT-UPÉRY (Traducteur)
Date de parution : 25/02/2016
Matthew B. Crawford était un brillant universitaire, bien payé pour travailler dans un think tank à Washington. Au bout de quelques mois, déprimé, il démissionne pour ouvrir… un atelier de réparation de motos. À partir du récit de son étonnante reconversion, il livre dans cet ouvrage intelligent et drôle une... Matthew B. Crawford était un brillant universitaire, bien payé pour travailler dans un think tank à Washington. Au bout de quelques mois, déprimé, il démissionne pour ouvrir… un atelier de réparation de motos. À partir du récit de son étonnante reconversion, il livre dans cet ouvrage intelligent et drôle une réflexion particulièrement fine sur le sens et la valeur du travail dans les sociétés occidentales.
Mêlant anecdotes, récit, et réflexions philosophiques et sociologiques, il montre que ce « travail intellectuel », dont on nous rebat les oreilles, se révèle pauvre et déresponsabilisant. À l’inverse, il restitue l’expérience de ceux qui, comme lui, s’emploient à fabriquer ou réparer des objets – dans un monde où l’on ne sait plus qu’acheter, jeter et remplacer. Le travail manuel peut même se révéler beaucoup plus captivant d’un point de vue intellectuel que tous les nouveaux emplois de l’« économie du savoir ».
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EAN : 9782707181978
Code sériel : 440
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 252
Format : 125 x 190 mm
La Découverte

Ils en parlent

Éloge du carburateur - Essai sur le sens et la valeur du travail a été un best-seller aux États Unis. Il faut dire que l’ouvrage est, au sens propre, extraordinaire. Bien des philosophes ont réfléchi sur le travail - mais nul ne l’a jamais fait pendant qu’il « gonflait » un moteur de Coccinelle ou changeait la fourche d’une Ducati 750, ni avec autant d’humour, de passion et d’intelligence. Sa cible, dans le monde de l’ingénierie d’aujourd’hui, c’est cette « nouvelle culture technique » dont l’objectif essentiel est « de dissimuler autant que possible les entrailles de la machine », ces appareils sophistiqués indémontables, sans « dedans », destinés à être jetés plutôt que réparés, et qui créent un monde d’où la réalité matérielle et son « carburateur » sont expulsés, au profit d’un univers « d’information pure ». Fort de son expérience de mécano, et de ses recherches à l’Institute of Advanced Studies in Culture de l’université de Virginie, Crawford fait un plaidoyer « en faveur du renouveau du savoir-faire manuel ». Sans l’enjoliver. Ni « nourrir la nostalgie d’une vie "plus simple" et soi-disant démocratique plus prestigieuse du fait d’être liée à la "classe ouvrière" », mais en montrant toute sa puissance cognitive, sa valeur psychologique et sociale. Pétrole oxydé. La façon dont il dessine « l’éthique de l’entretien et de la réparation » vaut pour elle-même, mais sert aussi à réhabiliter les vertus philosophiques du travail, lorsque, productif, il se dote de sens et conduit à la responsabilité, voire à l’indépendance, ainsi que sa valence proprement économique, en tant que fondement d’une prospérité dont on s’aperçoit qu’elle n’est guère apportée par ces « méta-activités » qui « consistent à spéculer sur l’excédent créé par le travail des autres ». Le livre est plein d’anecdotes, de notes sur l’enseignement technologique, de galères autobiographiques, de références à Aristote ou à Richard Sennett, d’odes à l’esthétique d’une Honda ou d’une Augusta, de chirurgies au tournevis semblables à celles du médecin légiste, d’odeurs de sueur et de pétrole oxydé, de coups de kick dans les tibias… Mais sa leçon essentielle est que le travail manuel éduque, éduque à la liberté, à l’intelligence du monde, de soi et des autres. Et, de plus, raffine les sens, permet d’être « à l’écoute » des vraies choses, et de percevoir que «les ratés d’un moteur dus à un mélange d’alimentation trop pauvre sont subtilement différents de ceux qui accompagnent un retard d’allumage ».
Robert Maggiori / Libération

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Olloix Posté le 10 Juillet 2020
    J'ai lu "Eloge du carburateur" à la suite de "Contact" du même auteur. On y retrouve les mêmes thèmes, avec un abord plus proche du reportage et du témoignage. Je n'ai pas été passionné par cette lecture, mais néanmoins intéressé.
  • bina Posté le 1 Août 2019
    Je ne pensais lire un jour un livre intitulé ainsi, la mécanique et moi...à part changer une roue et vérifier les niveaux... Mais c'est une très intéressante réflexion sur le travail manuel, et l'intelligence et la réflexion requise pour l'exercer dans son intégralité (on n'est pas ici dans le découpage des tâches effectuées mécaniquement et sans réfléchir, mais dans le diagnostique du problème et la réparation). L'auteur a fait des études universitaires, a pratiqué différents travaux (bureau, directeur de think tank) sans jamais trouver la gratification du travail accompli. Il l'a trouvé dans l'ouverture de son atelier de réparation de moto. Mais ses réflexions sont valables pour n'importe quel métier de l'artisanat qui demande une réalisation concrète avec des tenants et des aboutissants bien perceptibles.Les pages consacrées à des exemples très concrets de réparation de moto mis à part, j'ai trouvé cette réflexion intéressante sur l'évolution de notre société.
  • jullius Posté le 20 Juin 2019
    un des livres les plus intelligents qu'on lira sur le travail
  • Tytalba Posté le 12 Mars 2019
    Un livre fort intéressant prêté par une collègue et qui rétablit la valeur, la complexité et l'intérêt du travail manuel à travers l'expérience de l'auteur, reconverti en réparateur en moto après quelques mois décevants dans un think-tank américain. Si les carburateurs et autres subtilités des moteurs ne m'ont pas vraiment parlé, j'ai néanmoins beaucoup aimé le contenu de ce livre qui casse un peu les mythes sur les débouchés des "grandes études", le sens de ces métiers dits intellectuels mais pourtant parfois si pauvres et finalement quelque part liberticides. L'auteur rétablit les vertus du travail manuel alliant pensée et action au service de besoins bien pratiques et réels comme la plomberie, la mécanique.... bref, le savoir-faire et ça, ça fait du bien de le lire.
  • Cuisinxplik Posté le 5 Janvier 2019
    Livre salutaire que devraient lire tous les enseignants de collège liés à l'orientation de nos jeunes. Non le travail manuel n'est pas dégradant, c'est le regard qu'on lui porte qui l'est. Alors si après avoir lu ce livre, le regard n'a pas changé ....

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