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EAN : 9782264076267
Code sériel : 5562
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 1104
Format : 108 x 177 mm

La fabrique des salauds

Rose LABOURIE (Traducteur)
Date de parution : 13/08/2020
Une magnifique fresque historique et familiale qui nous emporte à travers les plus sombres années du XXe siècle.
Dans un hôpital bavarois, Koja Solm, vieil homme avec une balle nichée dans la tête, décide de raconter sa vie à son voisin de chambre, un jeune hippie pacifiste. Son enfance à Riga, dans les années 1920, sa carrière dans l'Allemagne nazie, puis comme espion dans la jeune République fédérale.... Dans un hôpital bavarois, Koja Solm, vieil homme avec une balle nichée dans la tête, décide de raconter sa vie à son voisin de chambre, un jeune hippie pacifiste. Son enfance à Riga, dans les années 1920, sa carrière dans l'Allemagne nazie, puis comme espion dans la jeune République fédérale. Sa relation destructrice avec son frère aîné, Hubert. Leur amour commun, dévastateur, pour leur sœur adoptive, Ev, d’origine juive. Un ménage à trois électrique nourri de sang, de passion et de larmes, une histoire qui va épouser tout un pan du XXe siècle, de Riga à Tel Aviv en passant par Auschwitz et Paris.

« Un roman-fleuve qui charrie les ombres de l’histoire. » L’Express
 « Fresque historique, roman d’espionnage, fable politique, on se perd avec délectation dans ce labyrinthe littéraire. » Lire
« La Fabrique des salauds est le roman, mené avec un rare brio, d’une métamorphose monstrueuse, celle qui transforme un homme en nazi. » Transfuge
Traduit de l’allemand par Rose Labourie
 
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EAN : 9782264076267
Code sériel : 5562
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 1104
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Bibliofilos Posté le 20 Août 2021
    Ce livre rappelle « Les Bienveillantes » de Jonathan Littell mais il comprend beaucoup moins de descriptions d'insupportables violences, de crimes de guerre ou d'actions génocidaires. C'est finalement encore pire de suivre les contorsions intellectuelles de celui qui refuse de se voir tel qu'il est. De plus, les salauds dont nous parle Chris Kraus survivent à la guerre et ils rebondissent facilement à l'occasion de la guerre froide, échappant presque tous au châtiment qu'ils méritent. L'auteur est un Allemand qui s'interroge sur le passé de son pays et qui réfléchit à la facilité avec laquelle on fabrique des salauds. D'autres pays, dont la France, ont aussi beaucoup de mal avec leur passé colonial. C'est toujours sain de s'interroger.
  • colka Posté le 5 Août 2021
    La Fabrique des salauds de Chris Kraus est une oeuvre protéiforme : grande fresque historique bien entendu mais aussi tragédie shakespearienne et roman d'espionnage. On a l'impression, à la lecture, de dérouler un écheveau d'événements qui s'enchaînent de façon complexe, alors qu'au fond le fil de l'intrigue repose sur une formule simple : une lutte fratricide entre deux frères Koja et Hub qui aiment la même femme Ev. Canevas on ne peut plus classique d'une tragédie familiale qui va se jouer durant tout le roman. Mais l'histoire de ces trois personnages s'inscrit dans un contexte historique d'une richesse inouïe qui nous fait voyager en Lettonie, en Allemagne, en Russie et en Israël au gré des grands conflits qui ont émaillé le XXe siècle. J'ai été passionnée par cet aspect du roman qui renvoie aux sombres heures du régime nazi mais aussi de façon beaucoup moins connue aux "dessous des cartes" de l'après-guerre , comme avec la création du BND (service de renseignements allemand) sous la houlette d'un ancien officier de la Wehrmacht, Reinhnard Gehlen, qui, via l'organisation qu'il va mettre en place l'Org, va en faire un véritable repaire d'anciens nazis fraîchement "recyclés". C'est lui qui sera également le... La Fabrique des salauds de Chris Kraus est une oeuvre protéiforme : grande fresque historique bien entendu mais aussi tragédie shakespearienne et roman d'espionnage. On a l'impression, à la lecture, de dérouler un écheveau d'événements qui s'enchaînent de façon complexe, alors qu'au fond le fil de l'intrigue repose sur une formule simple : une lutte fratricide entre deux frères Koja et Hub qui aiment la même femme Ev. Canevas on ne peut plus classique d'une tragédie familiale qui va se jouer durant tout le roman. Mais l'histoire de ces trois personnages s'inscrit dans un contexte historique d'une richesse inouïe qui nous fait voyager en Lettonie, en Allemagne, en Russie et en Israël au gré des grands conflits qui ont émaillé le XXe siècle. J'ai été passionnée par cet aspect du roman qui renvoie aux sombres heures du régime nazi mais aussi de façon beaucoup moins connue aux "dessous des cartes" de l'après-guerre , comme avec la création du BND (service de renseignements allemand) sous la houlette d'un ancien officier de la Wehrmacht, Reinhnard Gehlen, qui, via l'organisation qu'il va mettre en place l'Org, va en faire un véritable repaire d'anciens nazis fraîchement "recyclés". C'est lui qui sera également le chef d'orchestre de toutes les opérations de contre-espionnage durant la Guerre froide. Cette période est longuement évoquée avec la description détaillée des opérations menées d'un côté par les Alliés et de l'autre le bloc soviétique. C'est un des aspects du roman qui m'a beaucoup interrogée avec tous les questionnements et les réserves que l'on peut avoir face à la realpolitik et qui est très présent dans la dernière partie du livre, celle qui retrace notamment toutes les tractations secrètes entre le BND, la CIA et le Mossad, concernant les les livraisons d'armes de l'Allemagne vers Israël, au moment de la guerre d'indépendance. Chris Kraus a fait là un vrai travail d'historien rigoureux et précis, sans que nous soyons lassés car il sait habilement aussi nous faire suivre pas à pas la destinée tragique des trois personnages déjà évoqués, à travers le récit de Koja, couché sur un lit d'hôpital, avec une balle logée dans la tête. C'est en suivant le fil de son récit que j'ai trouvé le titre du roman particulièrement bien choisi, car Koja, le narrateur, est un parfait salaud mais pas un monstre. Et en élargissant ma réflexion je me suis dit que ce sont peut-être les régimes politiques avec leurs emballements systémiques qui échappent à tout contrôle qui sont les véritables monstres car ils engendrent au fil d'un engrenage devenu inéluctable une série d'événements dont l'horreur est un déni de la condition humaine. Le personnage de Koja est une parfaite illustration de cette emprise d'un système monstrueux sur l'humain. Petit agent de renseignement du SD (service de renseignement nazi) au début de la Seconde guerre mondiale, il va se retrouver pris dans les rets de l'horreur nazie et devenir un pion sur l'échiquier d'un jeu politique qui le dépasse complètement. Il va mentir, trahir, tuer, devenir une "taupe" au service de deux, voire trois grandes puissances pour sauver sa peau. Ce qui fait de lui un personnage complexe, c'est qu'il ne peut être réduit à ce côté sombre et indéfendable de sa personne. C'est aussi un personnage tragique qui va faire des efforts désespérés pour sauver ce qu'il y a d'humain en lui, à savoir son amour pour Ev, sa soeur adoptée, Maja, une jeune femme russe et petite Anna, sa fille. Un combat de titan qu'il va perdre bien entendu ! Toute la richesse du roman repose également sur la qualité de l'écriture. L'auteur décline l'humour noir sous toutes ses formes. Tantôt ravageur, au service d'une lucidité désespérée, il touche dans certaines scènes à l'absurdité voire la folie et culmine dans celles où l'horreur décrite sur un autre mode deviendrait inacceptable. Mais la plume de Chris Kraus sait aussi se mettre au service de la tragédie d'une tout autre façon, notamment dans une des scènes clés du roman qui va sceller le destin tragique de Koja, Hub, Ev et petite Anna. Poids des mots, métamorphose de la phrase qui va se faire minimale pour mieux suggérer l'insoutenable intensité de la douleur, on sort de la lecture de cette scène la gorge serrée... J'ai rarement lu un roman de cette envergure, d'une telle qualité ! Pas un moment mon attention ne s'est relâchée et je ne me suis jamais dit qu'il aurait pu faire plus court. Un exploit à mes yeux !
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  • almavir Posté le 31 Juillet 2021
    Ce roman m'a tellement enthousiasmée que je voulais en faire la critique avant de l'avoir fini. j'ai bien fait de me calmer et de le terminer ! en effet le récit est prenant , je suis toujours fascinée par cette période de notre histoire (autour de la 2nd guerre mondiale), nous l'étudions depuis le collège mais finalement j'en apprends toujours ; à chaque lecture sur le sujet je complète mes connaissances et je constate mes lacunes c'est vertigineux ! donc il est toujours plaisant de compléter son savoir surtout que dans ce roman, on a pas une seconde pour souffler que les destins des 3 principaux protagonistes s'enchainent rapidement et à chaque nouvelle étape dans le noir de leur action ou la lumière de leur réaction je m'attache et je me détache d'eux....je vis le récit à fond. peut-être est-ce cela mais je me suis fatiguée, lassée et de mon point de vue l'auteur pouvait écourter de 200 pages. cela ne m'empêche pas de conseiller vivement la lecture de la "Fabrique des salauds"
  • TwentyHundred Posté le 11 Mai 2021
    Dans un hôpital de Munich, un ancien nazi [masquer] / agent double russe / agent secret allemand / agent de liaison israélien (oui, beaucoup de casquettes différentes pour le même homme dans ce roman) [/masquer] veut s'engager sur le chemin de la repentance en racontant, et en illustrant l'entièreté de son histoire personnelle à son voisin de chambre : un hippie mourant, accro au cannabis mais promptement optimiste. Un tableau qui pourrait être plein d'espoir à première vue, mais qui va vite tourner au fiasco. Disons le crument, Koja Solm est moralement ignoble. Pour moi, il est pire que ces anciens nazis fermement revendiqués antisémites et théoriciens de la race. Lui, au fond, ces idée ne lui font pas grand chose. La seule chose qu'il recherche sans arrêt c'est de sauver sa peau et (il faut l'admettre car c'est tout de même assez récurrent dans l'intrigue) sauver la peau des quelques personnes qu'il aime (ou croit aimer). Mais cela le jette dans des situations de trahison odieuse. Il y a 2 choses qui, dans ce roman, tendent à déshumaniser Koja : plusieurs dilemmes moraux auxquels il sera confronté et qui se solderont en infamie. Certaines bonnes décisions auraient presque pu racheter... Dans un hôpital de Munich, un ancien nazi [masquer] / agent double russe / agent secret allemand / agent de liaison israélien (oui, beaucoup de casquettes différentes pour le même homme dans ce roman) [/masquer] veut s'engager sur le chemin de la repentance en racontant, et en illustrant l'entièreté de son histoire personnelle à son voisin de chambre : un hippie mourant, accro au cannabis mais promptement optimiste. Un tableau qui pourrait être plein d'espoir à première vue, mais qui va vite tourner au fiasco. Disons le crument, Koja Solm est moralement ignoble. Pour moi, il est pire que ces anciens nazis fermement revendiqués antisémites et théoriciens de la race. Lui, au fond, ces idée ne lui font pas grand chose. La seule chose qu'il recherche sans arrêt c'est de sauver sa peau et (il faut l'admettre car c'est tout de même assez récurrent dans l'intrigue) sauver la peau des quelques personnes qu'il aime (ou croit aimer). Mais cela le jette dans des situations de trahison odieuse. Il y a 2 choses qui, dans ce roman, tendent à déshumaniser Koja : plusieurs dilemmes moraux auxquels il sera confronté et qui se solderont en infamie. Certaines bonnes décisions auraient presque pu racheter sa vie entière tellement les conséquences auraient été représentatives : je pense à une en particulier : [masquer] dénoncer ce texte de loi fallacieux qui a sauvé bon nombre d'anciens nazis [\masquer]. Oui, je sais qu'il était menacé (des 2 côtés de toute façon) mais ce geste courageux n'aurait-il pas sauver le peu de salut que pouvait espérer son âme ? Deuxièmement, son comportement vis à vis du hippie : cette histoire est un curatif pour le conteur, et une destruction pour le receveur. Encore une fois, Koja agit de manière incroyablement égoïste et cet outrage fait à la santé mentale de son voisin atteint son apothéose à la fin du roman. J'ai espéré. Durant toute ma lecture, j'ai espéré que Koja se rende compte que ce n'est pas les circonstances qui l'ont menées là, qu'il n'est pas innocent mais que c'est à cause de ces choix tout à fait douteux qu'il vit ces expériences horribles. J'ai tant espéré qu'il se repente parce qu'on fond, il n'a pas l'air mauvais non ? Le livre brisent une par une ces flammes d'espoir et, contrairement au message qu'on pensait que l'auteur passerait, il dépeint une formidable preuve que l'Homme ne change pas. Qu'il est mauvais, qu'il le reste, qu'il en ferait profiter la Terre entière tant que ses miches sont sauvées. Sous un scénario des plus épique digne d'un très bon roman d'action, le sous texte est pour moi éloquent. Pessimiste, mais puissant. Merci infiniment Chris Kraus pour cette lecture stupéfiante et très divertissante.
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  • Clenie Posté le 2 Mai 2021
    Ce roman fleuve suit la vie de Koja, un jeune allemand aux aspirations artistiques, vivant en Lituanie. Son frère va l'entrainer peu à peu dans les jeunes hithlériennes, au point d'en faire, les années passant, un membre à part entière du mouvement nazi. Nazi malgré lui ? C'est ce que le héros veut faire croire au hippie contraint de partager sa chambre d'hôtel, lorsqu'en 1970, il revient sur son passé chargé. Entre chemins de vie qu'il n'a pas forcément choisis, actes de sang froid et amours impossibles avec sa soeur adoptive... Et surtout, ses différentes missions avec les plus grands services secrets : KGB, CIA, Mossad. A travers lui, s'enchaînent quelques uns des grands moments du 20e siècle. Un roman riche en Histoire, mais dont la longueur se fait parfois ressentir.
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