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EAN : 9782264076267
Code sériel : 5562
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 1104
Format : 108 x 177 mm
La fabrique des salauds
Rose Labourie (traduit par)
Date de parution : 13/08/2020
Éditeurs :
10/18

La fabrique des salauds

Rose Labourie (traduit par)
Date de parution : 13/08/2020
Une magnifique fresque historique et familiale qui nous emporte à travers les plus sombres années du XXe siècle.
Dans un hôpital bavarois, Koja Solm, vieil homme avec une balle nichée dans la tête, décide de raconter sa vie à son voisin de chambre, un jeune hippie pacifiste. Son... Dans un hôpital bavarois, Koja Solm, vieil homme avec une balle nichée dans la tête, décide de raconter sa vie à son voisin de chambre, un jeune hippie pacifiste. Son enfance à Riga, dans les années 1920, sa carrière dans l'Allemagne nazie, puis comme espion dans la jeune République fédérale.... Dans un hôpital bavarois, Koja Solm, vieil homme avec une balle nichée dans la tête, décide de raconter sa vie à son voisin de chambre, un jeune hippie pacifiste. Son enfance à Riga, dans les années 1920, sa carrière dans l'Allemagne nazie, puis comme espion dans la jeune République fédérale. Sa relation destructrice avec son frère aîné, Hubert. Leur amour commun, dévastateur, pour leur sœur adoptive, Ev, d’origine juive. Un ménage à trois électrique nourri de sang, de passion et de larmes, une histoire qui va épouser tout un pan du XXe siècle, de Riga à Tel Aviv en passant par Auschwitz et Paris.

« Un roman-fleuve qui charrie les ombres de l’histoire. » L’Express
 « Fresque historique, roman d’espionnage, fable politique, on se perd avec délectation dans ce labyrinthe littéraire. » Lire
« La Fabrique des salauds est le roman, mené avec un rare brio, d’une métamorphose monstrueuse, celle qui transforme un homme en nazi. » Transfuge
Traduit de l’allemand par Rose Labourie
 
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EAN : 9782264076267
Code sériel : 5562
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 1104
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Olymp Posté le 25 Février 2022
    Livre que j'ai lu en deux fois, à le milieu du livre je commencais au le trouver long et j'ai décrocher, mais c'était pour mieux le reprendre.ensuite et j'ai bien fais de ne pas l'avoir abandonner car je ne me .suis plus ennuyer et c'est un livre que je vais mettre dans une boîte à livre pour qu'il fasse un heureux
  • Thrillarhist Posté le 5 Février 2022
    Je crois que rarement j'ai lu un roman aussi humain que « La fabrique des salauds ». Vous sentez déjà la puissance du livre ? xD C'est donc parti pour le premier roman traduit en France de Chris Kraus ! Pour moi, c'était un roman puissant et terrible d'horreurs, de justesse de caractères humains et de morale. C'est un récit de vie raconté à la première personne par Koja, un narrateur qui ne vous lâchera pas une seconde sur les 1 100 pages, qui vous interpellera même avec des "tu". C'est un narrateur qui commence son récit en 1910, pour aller jusqu'en 1974 et qui traversera tous les grands et sombres moments historiques de cette période, tout en peignant sa relation avec son frère Hub et sa sœur Ev. Vous le sentez, c'est un roman très sombre… Le titre est aussi parfaitement évocateur xD Tous les personnages sont des salauds finis, chacun dans leur genre, on veut les frapper et leur faire des câlins en alternant. On les voit dans leurs relations, évoluer, s'empirer, en pleine rédemption, mais en fait non… J'ai trouvé ces personnages extrêmement humains. Avec tous leurs défauts, leurs idées, leurs volontés, et tout ça est parfaitement gardé tout du long ! C'est un récit... Je crois que rarement j'ai lu un roman aussi humain que « La fabrique des salauds ». Vous sentez déjà la puissance du livre ? xD C'est donc parti pour le premier roman traduit en France de Chris Kraus ! Pour moi, c'était un roman puissant et terrible d'horreurs, de justesse de caractères humains et de morale. C'est un récit de vie raconté à la première personne par Koja, un narrateur qui ne vous lâchera pas une seconde sur les 1 100 pages, qui vous interpellera même avec des "tu". C'est un narrateur qui commence son récit en 1910, pour aller jusqu'en 1974 et qui traversera tous les grands et sombres moments historiques de cette période, tout en peignant sa relation avec son frère Hub et sa sœur Ev. Vous le sentez, c'est un roman très sombre… Le titre est aussi parfaitement évocateur xD Tous les personnages sont des salauds finis, chacun dans leur genre, on veut les frapper et leur faire des câlins en alternant. On les voit dans leurs relations, évoluer, s'empirer, en pleine rédemption, mais en fait non… J'ai trouvé ces personnages extrêmement humains. Avec tous leurs défauts, leurs idées, leurs volontés, et tout ça est parfaitement gardé tout du long ! C'est un récit ultra prenant, avec des dangers lourds et omniprésents au fur et à mesure qu'on plonge dans les services secrets… J'ai vraiment adoré cet ouvrage pour sa profondeur et consistance de personnages et de relations. N'ayez pas peur des 1 100 pages, elles en valent le coup, et vous prendrez dans la tête une bonne dose de pourriture humaine.
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  • tristanledoux Posté le 31 Janvier 2022
    Roman brillant et souvent drôle, bien qu'il relate de sombres événements. Un ex SS cloué sur un lit d'hôpital, avec une balle coincée dans la tête, raconte sa vie à un compagnon de chambre, un hippie converti à l'indouisme, immobilisé dans le lit voisin avec une vis dans le crâne. On traverse le XXème siècle, jusque dans les années 70, en passant par des moments très noirs qui rappellent "Les Bienveillantes". Les événements historiques sont décrits à travers le prisme des relations qu'entretiennent les trois personnages principaux, deux frères entre lesquels circule une soeur adoptive. On ne lâche à aucun moment le fil de cette intrigue complexe et très documentée. Absolument remarquable.
  • Christlbouquine Posté le 11 Décembre 2021
    1970 dans un hôpital munichois. Konstantin (Koja) Solm y est hospitalisé et partage sa chambre avec un jeune hippie à qui il va entreprendre de raconter sa vie. Et quelle vie ! Une véritable épopée qui traverse tout le XXème siècle dans les pas d’un trio improbable : Koja, Hub et Ev. Tous trois frères et sœur (adoptive) mais aussi maris et femme, amants et maîtresse. Et à travers eux se déroule l’histoire d’un siècle où la barbarie s’invite et où les hommes sont capables du pire. Chris Kraus nous conte ici le parcours improbable et pourtant réaliste d’un homme qui de SS devient agent double, voire triple pour le KGB, la CIA, le Mossad. Allant même jusqu’à s’installer avec sa sœur-épouse en Israël alors qu’il a commis des crimes effroyables sous l’uniforme nazi. Cette saga aux rebondissements multiples se dévore malgré ses plus de 800 pages. Impossible de la lâcher. Et on s’interroge en tant que lecteur sur ses propres motivations et sur cette fascination qu’on ne peut s’empêcher d’éprouver pour le destin de cet homme qui a commis les pires des atrocités et qui est capable de trahir toutes les causes sans visiblement éprouver un seul remord. Les... 1970 dans un hôpital munichois. Konstantin (Koja) Solm y est hospitalisé et partage sa chambre avec un jeune hippie à qui il va entreprendre de raconter sa vie. Et quelle vie ! Une véritable épopée qui traverse tout le XXème siècle dans les pas d’un trio improbable : Koja, Hub et Ev. Tous trois frères et sœur (adoptive) mais aussi maris et femme, amants et maîtresse. Et à travers eux se déroule l’histoire d’un siècle où la barbarie s’invite et où les hommes sont capables du pire. Chris Kraus nous conte ici le parcours improbable et pourtant réaliste d’un homme qui de SS devient agent double, voire triple pour le KGB, la CIA, le Mossad. Allant même jusqu’à s’installer avec sa sœur-épouse en Israël alors qu’il a commis des crimes effroyables sous l’uniforme nazi. Cette saga aux rebondissements multiples se dévore malgré ses plus de 800 pages. Impossible de la lâcher. Et on s’interroge en tant que lecteur sur ses propres motivations et sur cette fascination qu’on ne peut s’empêcher d’éprouver pour le destin de cet homme qui a commis les pires des atrocités et qui est capable de trahir toutes les causes sans visiblement éprouver un seul remord. Les seuls moments où on trouvera un peu d’humanité dans ce personnage, c’est dans sa relation amoureuse avec Maja et dans son rapport avec Anna, la fille qu’il a eue avec Ev. En dehors de cela, ce personnage plein d’arrogance, cynique, amoral, souvent lâche et plein de contradictions illustre ce qu’il y a de pire en l’être humain. Chris Kraus entremêle l’histoire personnel de Koja et de sa famille et celle de personnages historiques bien réels créant un récit formidablement réaliste et terriblement effrayant. La lumière de ce sombre roman vient des femmes présentes au fil de l’histoire. Ev tout d’abord, petite fille recueillie par la famille Solm qui cherchera à racheter les fautes de ses frères ; Maja au destin si tragique et la petite Anna. Mais toutes paieront le prix fort tandis que Koja tire son épingle du jeu en trichant et en s’inventant des personnalités pour se mettre au service d’entités différentes. Cette fresque magistrale et parfois complexe est absolument passionnante, extrêmement riche par les sujets qu’elle aborde et les émotions qu’elle fait naître chez le lecteur. A lire au plus vite !
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  • Ingannmic Posté le 24 Novembre 2021
    Deux hommes dans une chambre d’hôpital munichois, années 1970. L’un est un hippie convaincu de la bonté de l’humanité. L’autre va briser ses illusions. Il doit son hospitalisation à la présence d’une balle dans sa tête. Nous ne saurons comment elle s’y est logée que dans les ultimes pages de ce pavé qui en compte plus de 1000. Entretemps nous aurons traversé plus de la 1ère moitié du XXème siècle aux côtés de Constantin Solm, appelé Koja, qui raconte sa vie à un voisin de chambre dont la sympathie va peu à peu se transformer en répulsion. Le narrateur est né en 1909 en Lettonie, d’une famille noble mais désargentée d’origine allemande, portée sur le pathos et la dramaturgie, ayant érigé en mythe le souvenir d’un grand-père lynché dans son verger par des Bolcheviques qu’il avait bombardés de pommes, élevant ainsi involontairement le fruit au statut d’hostie familiale. Le premier fils Solm -Hubert, dit Hubsi- hérita du patronyme du glorieux aïeul, mais aussi de toutes les qualités dont Koja était dépourvu, son insignifiance et sa sensibilité s’opposant au charisme et à la beauté de son brillant aîné. L’adoption d’Ev, que l’exécution de ses parents a rendu orpheline, complète le trio dont la... Deux hommes dans une chambre d’hôpital munichois, années 1970. L’un est un hippie convaincu de la bonté de l’humanité. L’autre va briser ses illusions. Il doit son hospitalisation à la présence d’une balle dans sa tête. Nous ne saurons comment elle s’y est logée que dans les ultimes pages de ce pavé qui en compte plus de 1000. Entretemps nous aurons traversé plus de la 1ère moitié du XXème siècle aux côtés de Constantin Solm, appelé Koja, qui raconte sa vie à un voisin de chambre dont la sympathie va peu à peu se transformer en répulsion. Le narrateur est né en 1909 en Lettonie, d’une famille noble mais désargentée d’origine allemande, portée sur le pathos et la dramaturgie, ayant érigé en mythe le souvenir d’un grand-père lynché dans son verger par des Bolcheviques qu’il avait bombardés de pommes, élevant ainsi involontairement le fruit au statut d’hostie familiale. Le premier fils Solm -Hubert, dit Hubsi- hérita du patronyme du glorieux aïeul, mais aussi de toutes les qualités dont Koja était dépourvu, son insignifiance et sa sensibilité s’opposant au charisme et à la beauté de son brillant aîné. L’adoption d’Ev, que l’exécution de ses parents a rendu orpheline, complète le trio dont la destinée, entre amour, haine et trahisons, sera irrémédiablement, et souvent pour le pire, liée aux abominations de l’Histoire. Ev et Koja, subjugués par l’autorité naturelle et la supériorité de leur frère, se laissent emporter dans son sillage. Fasciné par l’idéologie nazie, Hub y entraîne ainsi son cadet. A 24 ans, Koja devient chef des jeunesses nationales-socialistes, et intègre bientôt l’école des cadres des jeunesses hitlériennes. Pendant la guerre, Hubsi mettra sa détermination et son énergie au service de la SS, et Koja suivra, toujours dans l’ombre, chargé d’observer et de surveiller pour le compte de la Gestapo, puis relégué pour cause d’incompétence à d’ingrates missions, son frère lui sauvant la mise à plusieurs reprises. C’est finalement son talent pour le dessin qui le fait remarquer par Himmler, et le fait entrer dans les rouages du dessein que le chef nazi fomente pour le monde. Quant à Ev, elle devient médecin. Son expérience, au début de la guerre, au camp d’Auschwitz, la confronte à l’horreur et ouvre une fissure qui deviendra béance. Déchirée entre son amour pour ses frères et son refus du Mal, elle se laisse convaincre, au moins pour un temps, par les mensonges qu’ils opposent à l’évidence, et qui maintiennent, cahin-caha, une cohésion familiale que l’accumulation de secrets menace d’ébranler en permanence. Maître dans l’art du louvoiement, Koja s’intègre naturellement, après-guerre, dans les jeux de manipulations et de rivalités auxquelles se livrent les services secrets des puissances occidentales, mais en paie parfois aussi le prix fort, pris dans un réseau de plus en plus dense et paralysant d’intrigues et de conspirations. La relation de cette nouvelle phase de sa carrière est l’occasion de prouver à son naïf et trop bienveillant voisin de chambre l’éternel cynisme d’un monde gouverné par un intolérable opportunisme, en évoquant la facilité avec laquelle les anciens nazis ont trouvé à se reconvertir dans les différents organes de renseignements, quand ils n’ont pas tout simplement réintégré la vie politique. Koja déroule son incroyable destin en y imprimant une dimension profondément intime, pris dans une entreprise de justification laissant soupçonner, malgré l’assurance et l'immoralité de son argumentation, son besoin de rédemption. Son histoire est celle d’un homme ordinaire d’abord subjugué, comme tant d'autres prétend-il, par les interrogations de son temps et l’imminence de la guerre, porté par le goût du danger et du mystère, qui s’est tourné vers un avenir dont il n’a pas saisi la teneur "car tant que cet avenir n’est pas le merdier du présent, il ne s’agit que d’un espoir". Mis face à l’horrible réalité de ce qu’impliquait la doctrine nazie, il y a participé sans conviction, guidé avant tout par ses intérêts personnels, passant sa vie à faire des compromissions à une éthique dont il a finalement réalisé n’être pas si imprégné que ça. Il précise ne pas s’être fait d’illusions sur lui-même, avoir eu conscience de ce qu’il est devenu, mais que c’est arrivé malgré lui, par hasard, à son insu. Il a réagi au déclin du monde et non l’inverse, hypocrite pour les besoins de son "travail", mais restant sincère vis-à-vis de lui-même, persuadé de n’avoir pas laissé le mensonge s’introduire jusque dans ses entrailles. Comme s’il avait su, au fond, rester fidèle à sa propre idée d'une intégrité pourtant contestable, malgré la tourmente et les ignominies dont il garde le souvenir mais dont il ne semble pas se repentir vraiment, davantage torturé par les douleurs personnelles qui ont ponctué sa vie. Sont-ce l’époque et les circonstances qui fabriquent les salauds ? Est-il permis de se dédouaner de ses lâchetés et de ses acquiescements, même passifs, en invoquant la barbarie ambiante, et le manque de recul qu’induit le présent ? A la fois chronique familiale, récit historique, roman d’espionnage, "La fabrique des salauds", porté par la désespérante philosophie de son narrateur, est un texte formidablement maîtrisé, dont le rythme lent instille avec une douloureuse prégnance la certitude que la mécanique barbare du monde est à la fois protéiforme et éternelle.
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