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La part des nuages

10/18
EAN : 9782264069436
Code sériel : 5189
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 120
Format : 108 x 177 mm
La part des nuages

Collection : Domaine Français
Date de parution : 16/03/2017
Le récit de l’errance poétique d’un homme après que sa femme l’ait quitté. Universel.
Joseph, 37 ans, mène sa barque comme il peut. Comme tout le monde. Atteindre le soir, le lendemain. La fin du mois. Les prochains congés. Finalement rien n’a changé depuis l’enfance. Mais il n’est plus un enfant, il en a un, Noé, et le bateau prend l’eau. La mère de... Joseph, 37 ans, mène sa barque comme il peut. Comme tout le monde. Atteindre le soir, le lendemain. La fin du mois. Les prochains congés. Finalement rien n’a changé depuis l’enfance. Mais il n’est plus un enfant, il en a un, Noé, et le bateau prend l’eau. La mère de l’enfant s’en va puis l’enfant à son tour – le temps des vacances. Joseph déboussolé prend le maquis. Le baron perché se serait réfugié dans son arbre, Alexandre le Bienheureux dans son lit, Robinson dans la boue de ses sangliers. Joseph, lui, commence par grimper dans la cabane qu’il a construite dans un arbre du jardin. Object : ranimer ses rêves. Puis il découvre un second refuge : les autres, leurs histoires, leur présence...
 
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EAN : 9782264069436
Code sériel : 5189
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 120
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • berni_29 Posté le 13 Août 2019
    La part des nuages, c'est la part qui nous manque, celle laissée au bord de l'enfance, là-bas sur l'autre rive de nous-même. Pourquoi nous a-t-il fallu un jour quitter ce rivage ? C'est en quelque sorte la question que se pose et nous pose ici Thomas Vinau. Regarder les nuages est pour l'auteur un prétexte. Au fond nous ne sommes pas dupes. Regarder les nuages, c'est regarder nos vies en dedans, c'est prendre le temps de cela... Ici un homme Joseph se prend justement le temps d'une pause sur sa vie. Son fils Noé est tout pour lui. Noé s'en va chez sa mère, Joseph est divorcé. C'est une absence qui durera une semaine. C'est le temps d'une pause pour éviter le naufrage, Joseph accroche son rêve au sommet d'un cerisier. Il va y construire une cabane, le temps d'une semaine, Noé parti sur ce temps là-bas chez sa maman. Ici il y a la peur de grandir, peur de devenir comme tout le monde, vouloir se sentir libre. Regarder les nuages, c'est transgresser, vouloir redevenir libre dans un monde dominé par la servitude volontaire... De temps en temps, Odile traverse le jardin. Odile est une tortue. On aimerait que le temps avance à sa vitesse. C'est... La part des nuages, c'est la part qui nous manque, celle laissée au bord de l'enfance, là-bas sur l'autre rive de nous-même. Pourquoi nous a-t-il fallu un jour quitter ce rivage ? C'est en quelque sorte la question que se pose et nous pose ici Thomas Vinau. Regarder les nuages est pour l'auteur un prétexte. Au fond nous ne sommes pas dupes. Regarder les nuages, c'est regarder nos vies en dedans, c'est prendre le temps de cela... Ici un homme Joseph se prend justement le temps d'une pause sur sa vie. Son fils Noé est tout pour lui. Noé s'en va chez sa mère, Joseph est divorcé. C'est une absence qui durera une semaine. C'est le temps d'une pause pour éviter le naufrage, Joseph accroche son rêve au sommet d'un cerisier. Il va y construire une cabane, le temps d'une semaine, Noé parti sur ce temps là-bas chez sa maman. Ici il y a la peur de grandir, peur de devenir comme tout le monde, vouloir se sentir libre. Regarder les nuages, c'est transgresser, vouloir redevenir libre dans un monde dominé par la servitude volontaire... De temps en temps, Odile traverse le jardin. Odile est une tortue. On aimerait que le temps avance à sa vitesse. C'est sans doute pour cela qu'elle est capable de vivre plus de cent ans... C'est pour cela qu'elle me touche, lente et opiniâtre. L'arbre dans lequel se refugie Joseph est un chemin, un chemin de traverse, une manière de dissidence dans un monde où tout s'agite. Avec la peur de grandir, mais l'arbre protège de cette peur. On pense alors forcément au Baron Perché... Mais Thomas Vinau n'est pas Italo Calvino. Thomas Vinau est un poète du quotidien. Il écrit de très belles phrases. Il m'en fallait peut-être plus pour que ce texte m'émeuve. C'est peut-être la rencontre avec une émotion qui m'a le plus manquée ici dans ces mots cependant magnifiques qui viennent, se forgent peu à peu, apparaissent à nos yeux comme des pépites. J'avais été davantage touché par la découverte d'un autre de ses récits, très beau aussi :"Ici ça va". Cependant, c'est pour moi un texte qui fait du bien, une prose salvatrice, j'aime les mots qui sont dits ici. Ce texte n'est rien de plus que cela. "Repousser ce moment où l'instant capitule. Pousser des pieds la nuit. S'étirer tranquillement et prendre de la place. Se donner de la place. Là. Ici et maintenant. Entre chien et loup. Au mitan de la défaite et des rêves. Quel drôle de pli on prend à attendre de vivre. Quelle drôle de manière de courir ainsi après la fatigue et de laisser demain prendre la place d'aujourd'hui. La peau du temps est comme la membrane élastique d'une bulle de savon. Elle ne s'éprouve vraiment qu'au moment où elle explose. Restent les reflets et la lumière emprisonnée à l'intérieur". Ne cherchons pas ici forcément un grand auteur, mais voilà une respiration consolante dans un temps dominé par le fracas du monde, le bruit qui ne sert à rien. Alors pour cela, Thomas Vinau est peut-être tout simplement un auteur essentiel.
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  • kouette_kouette Posté le 7 Juin 2019
    Ce roman est un joli remède pour relativiser face à ces périodes où on peut se sentir telle une tortue terrestre vivant dans un jardin fermé, entre désarroi, solitude et lenteur, et qu’on n’arrive plus à se créer de l’émerveillement au milieu de nos petits tracas routiniers. Comptez sur Thomas Vinau pour vous offrir cet émerveillement par procuration grâce à ses mots si bien employés et si bien combinés. À la suite de cette lecture, personnellement, j’ai pu recadrer un enfant in extremis aujourd’hui même. Il me demandait si c’était la pluie qui était responsable de la différence de couleur entre un nuage gris et un nuage blanc. Toute pleine de l’ambiance poétique de l’écrivain, je lui ai donc rappelé que l’important n’était pas l’origine de la couleur des nuages mais bien ce qu’ils nous permettaient d’imaginer en leurs formes. Vous l’aurez compris, l’effet Vinau est un remède à libération prolongée.
  • traliloulit Posté le 4 Juin 2019
    Ce livre m'a complètement séduite. L'histoire est à la fois simple et pleine de profondeur. L'auteur nous raconte un père qui se languit de son enfant, qui s'occupe comme il peut, qui rêve, qui réfléchit au sens de la vie. L'écriture est sublime : poétique, émouvante et drôle.
  • charlottelit Posté le 31 Janvier 2019
    toujours fort intéressant et subtil je me joins aux acclamations !!
  • spleen Posté le 31 Décembre 2018
    Je cherchais ce qui pouvait caractériser Thomas Vinau, pour ce roman-ci , je dirais : funambule des mots ... De la description des nuages avec son fils Noé à sa retraite dans la cabane du vieux cerisier , Joseph, le narrateur promène sa mélancolie . Les jours s'étirent alors que l'absence de l'enfant ne dure qu'une semaine -remplir à sa façon le vide qu'il laisse lorsque Noé n'est pas là ... Il faut se laisser porter par le rythme sinon le lecteur pressé sombre dans l'ennui .
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