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EAN : 9782266116916
Code sériel : 4075
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 384
Format : 108 x 177 mm

La saga de Youza

Denise YOCCOZ-NEUGNOT (Traducteur)
Date de parution : 06/09/2001

Au bout d'un champ de seigle, une rivière. Plus loin, la forêt puis les marais du Kaïrabalé, une longue étendue de vasières noires prêtes à engloutir tout intrus...
Un seul homme sait contourner ces marécages : Youza le passeur solitaire, qu'un terrible chagrin d'amour a conduit à vivre là. Mais l'histoire...

Au bout d'un champ de seigle, une rivière. Plus loin, la forêt puis les marais du Kaïrabalé, une longue étendue de vasières noires prêtes à engloutir tout intrus...
Un seul homme sait contourner ces marécages : Youza le passeur solitaire, qu'un terrible chagrin d'amour a conduit à vivre là. Mais l'histoire de son pays, la Lituanie, le rattrape dans son sanctuaire. Les révolutions se succèdent, et qu'ils soient russes blancs, bolcheviks, fascistes ou partisans, tous viennent se réfugier dans sa cabane.

« On entre dans ce livre admirablement traduit comme dans une terre inconnue et son charme étrange opère aussitôt. Ce livre est grave et porteur de vérité. »
Catherine David – L'Obs

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EAN : 9782266116916
Code sériel : 4075
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 384
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

"On entre dans ce livre admirablement traduit comme dans une terre inconnue et son charme étrange opère aussitôt (...). Ce livre est grave et porteur de vérité." Catherine David - Le Nouvel Observateur

"(...) Une prose pleine de sève, de saveurs et de senteurs de l'Europe du Nord, de personnages de chair et de sang (...) mais qui semblent sortis tout droit du monde des contes et des épopées." Nicole Zand - Le Monde

PRESSE

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • JeanPierreV Posté le 24 Juillet 2020
    Quoi de plus banal que de se partager les biens des parents après leur décès....mais ce qui l'est moins c'est l’attitude de Youza....difficile de ne pas s'entendre avec lui...il ne demande qu'un bout de terrain au milieu des marais, un cheval, une paire de poules. Alors son frère Adomas qui a reçu bien plus lui offre des outils afin que Youza puisse travailler cette terre ingrate. Il lui donne également une vache, un cheval, des brebis. Sa femme lui offre des volailles... Ainsi ils se donnent bonne conscience et laissent vivre Youza au milieu de ces vasières noires dont il faut connaître les petits chemins secrets permettant de les traverser sans se faire engloutir à jamais, sans laisser aucune trace. Alors Youza, le taiseux, le solitaire va s'employer à construire sa maison de rondins aidé par Adomas, à creuser un puits. Et en le creusant, il tombe sur des ossements humains. Il s'agit des restes d'un soldat russe du tsar et aussi les restes d'un soldat allemand. Puis sur des armes. Youza le paysan, économise, se moque des bijoux en or, de l'apparat...pour lui, l'or doit se cacher derrière les poutres...et il sait que l'argent se gagne difficilement sur les marchés, œuf... Quoi de plus banal que de se partager les biens des parents après leur décès....mais ce qui l'est moins c'est l’attitude de Youza....difficile de ne pas s'entendre avec lui...il ne demande qu'un bout de terrain au milieu des marais, un cheval, une paire de poules. Alors son frère Adomas qui a reçu bien plus lui offre des outils afin que Youza puisse travailler cette terre ingrate. Il lui donne également une vache, un cheval, des brebis. Sa femme lui offre des volailles... Ainsi ils se donnent bonne conscience et laissent vivre Youza au milieu de ces vasières noires dont il faut connaître les petits chemins secrets permettant de les traverser sans se faire engloutir à jamais, sans laisser aucune trace. Alors Youza, le taiseux, le solitaire va s'employer à construire sa maison de rondins aidé par Adomas, à creuser un puits. Et en le creusant, il tombe sur des ossements humains. Il s'agit des restes d'un soldat russe du tsar et aussi les restes d'un soldat allemand. Puis sur des armes. Youza le paysan, économise, se moque des bijoux en or, de l'apparat...pour lui, l'or doit se cacher derrière les poutres...et il sait que l'argent se gagne difficilement sur les marchés, œuf après œuf, pain après pain. Et le bonhomme est rusé ! On sympathiserait presque avec lui, Youza est travailleur et courageux mais les temps changent, les Rouges prennent le pouvoir, les juifs sont maltraités, il seront encore bien plus, plus tard dans le roman, mais Youza les cache, les nourrit...Il a aménagé sa maison et sait flairer, bien avant les autres, les bons coups, les bonnes affaires, les bonnes occasions de gagner quelques pièces. Et il est si difficile de rejoindre sa maison, si on ne connaît pas les passages traversant les marais. Et sa petite affaire prospère, l'agent se cache. Et l'argent appelle l'argent...Le bonhomme refuse même de payer ses impôts. Quant au lecteur, parfois irrité par le bonhomme (et admiratif aussi), il prend du plaisir à la découverte de cette saga familiale, surtout parce qu'il s'agit également, et surtout, d'une autre saga, bien plus passionnante, celle de la Lituanie, confrontée à l'arrivée et au pouvoir des Rouges, aux départs de certains vers les Etats-Unis. Puis les nazis envahissent le pays, les exactions succèdent aux exactions, aux drames qui suivent d'autres drames. Tout ça c'est aussi la Lituanie, son Histoire Ah! les guerres ! "Et l'amour dans tout ça?" me direz-vous....À suivre... Belle découverte sur le rayons de la médiathèque ...il y a des hasards qui par bonheur attirent la main du lecteur.
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  • gonewiththegreen Posté le 22 Avril 2020
    Sacré Youza. Qu'est ce que tu as pu m'énerver ! Je t'ai trouvé insupportable les 3/4, de ta saga. Alors , certes , t'es vaillant, on ne peut pas te le reprocher. S'établir sur un marais insalubre, le Kaïrabalé, fuyant la civilisation , ton frère, ta soeur et surtout t'éloigant de ton amour perdu, Vintsiuoné qui s'est refusée à toi, ce n'était pas donné à tout le monde . Tu as tout labouré , tu as construit ta maison, tu as élevé tes animaux , tout cela sur à peu près 100 pages où les mots inconnus se succédaient sous mes yeux. Des mots d'un autre temps , qui traduisent ce qu'étaient l'agriculture en Lituanie au début du XXème , mais aussi ailleurs . Des mots qui malgré le lexique de fin d'ouvrage m'ont déjà vaguement refroidi. Mais ton attitude , Youza, elle me fut insupportable . Avec ta famille, les femmes , les gentils , les méchants. Alors évidemment , ça altère un peu l'opinion sur ton récit. Il est historiquement intéressant, on traverse la première moitié du siècle dernier et l'on voit des prussiens , des nazis, des koulaks, les bolchéviks.... Et l'on se rend compte que les uns te... Sacré Youza. Qu'est ce que tu as pu m'énerver ! Je t'ai trouvé insupportable les 3/4, de ta saga. Alors , certes , t'es vaillant, on ne peut pas te le reprocher. S'établir sur un marais insalubre, le Kaïrabalé, fuyant la civilisation , ton frère, ta soeur et surtout t'éloigant de ton amour perdu, Vintsiuoné qui s'est refusée à toi, ce n'était pas donné à tout le monde . Tu as tout labouré , tu as construit ta maison, tu as élevé tes animaux , tout cela sur à peu près 100 pages où les mots inconnus se succédaient sous mes yeux. Des mots d'un autre temps , qui traduisent ce qu'étaient l'agriculture en Lituanie au début du XXème , mais aussi ailleurs . Des mots qui malgré le lexique de fin d'ouvrage m'ont déjà vaguement refroidi. Mais ton attitude , Youza, elle me fut insupportable . Avec ta famille, les femmes , les gentils , les méchants. Alors évidemment , ça altère un peu l'opinion sur ton récit. Il est historiquement intéressant, on traverse la première moitié du siècle dernier et l'on voit des prussiens , des nazis, des koulaks, les bolchéviks.... Et l'on se rend compte que les uns te tuent sans discernement tandis que les autres te piquent ta montre pour te filer l'heure. Alors , c'est peut être toi qui a eu raison de fuir la civilisation et de te construire tout seul dans ton malheur de coeur. Il n'empêche que tu as été insupportable et énervant au possible .
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  • fredaillesagu Posté le 21 Mars 2020
    Dire que le protagoniste est un être définitivement misanthrope serait réducteur. Alternativement généreux et égoïste, ce personnage se laisse porter par les évènements de l'histoire, sans pour autant s'écarter de son mode de vie de paysan. Mesdames messieurs : à vos dicos ! Ce roman se déroule dans le monde agricole lituanien. Le vocabulaire agronomique et botanique est très riche tout au long des descriptions des méthodes agricoles et de l'observation de la nature.
  • valamars Posté le 10 Juin 2019
    Et voilà une plongée pour moi dans la saga de Youza grâce au choix de mon club de lecture pour la dernière réunion de l'année avant les grandes vacances. Une découverte totale pour cet auteur lituanien et même pour la littérature lituanienne dans son ensemble. J'ai déjà des difficultés à situer ce pays sur une carte alors sa culture est encore plus étrangère pour moi. une belle découverte que ce livre une fois la barrière de la langue passée. En effet il faut s'habituer à un style un peu désuet, avec des termes vieillis qui sont inconnus de moi dans ma vie de citadine. Alors il faut se laisser bercer par la magie des saisons et entrer peur à peu dans la découverte de ce personnage. Homme colossal, à l'image que l'on se fait des habitants de ces pays lointains perdus dans des immensités qui doivent apprivoiser jour après jour la nature. Leur destin est fortement lié aux caprices de celle-ci. Nous découvrons les traditions de ces contrées rurales, les fêtes qui viennent égayer une dure vie de labeur. L’alcool qui permet de s'évader un instant, les fêtes de mariage qui viennent redonner espoir dans le futur. Mais cet amour... Et voilà une plongée pour moi dans la saga de Youza grâce au choix de mon club de lecture pour la dernière réunion de l'année avant les grandes vacances. Une découverte totale pour cet auteur lituanien et même pour la littérature lituanienne dans son ensemble. J'ai déjà des difficultés à situer ce pays sur une carte alors sa culture est encore plus étrangère pour moi. une belle découverte que ce livre une fois la barrière de la langue passée. En effet il faut s'habituer à un style un peu désuet, avec des termes vieillis qui sont inconnus de moi dans ma vie de citadine. Alors il faut se laisser bercer par la magie des saisons et entrer peur à peu dans la découverte de ce personnage. Homme colossal, à l'image que l'on se fait des habitants de ces pays lointains perdus dans des immensités qui doivent apprivoiser jour après jour la nature. Leur destin est fortement lié aux caprices de celle-ci. Nous découvrons les traditions de ces contrées rurales, les fêtes qui viennent égayer une dure vie de labeur. L’alcool qui permet de s'évader un instant, les fêtes de mariage qui viennent redonner espoir dans le futur. Mais cet amour si fort qui vous permet d'abattre des montagnes peut aussi anéantir un homme et l'empêcher de se relever. Il continue certes son bout de chemin, digne mais rongé au plus profond de lui par un mal immense. En amour il faut être deux et si l'un choisit une autre perspective l'autre reste avec son chagrin immense qui lui fait oublier toutes les autres. Et puis la guerre surgit, brusquement, incompréhensible. Pour quoi tuer des hommes parce qu’ils sont différents, c'est tellement absurde que l'on n'y croit pas, que Youza se sent perdu devant la bêtise humaine. Lui qui a été logique tout au long de sa vie se demande où va l'humanité, sa vie, celle de son village qu'il ne reconnait plus. Comment va-t-il se comporter et réagir face à cette guerre qu'il ne comprend pas.C'est une belle incursion dans le monde rural lituanien juste avant la guerre et face à cette dernière.
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  • Ingannmic Posté le 7 Juin 2019
    A la mort de leur père, Youza demande à son frère Adomas de disposer du domaine familial situé sur le Kaïrabalé, au grand étonnement de ce dernier : que va faire Youza sur ce marécage où personne n'a jamais eu l'idée de s'installer, où les familles qui y détiennent des parcelles ne se rendent qu'à la belle saison pour y ramasser des canneberges et aux premiers gels pour y récupérer le foin qu'ils y ont laissé à sécher ? Comment compte-t-il tirer sa subsistance de ces collines envahies de genévriers noirs et de pins rachitiques, de ces petits îlets bombés entourés d'eaux prises, l'hiver, par les glaces ? Et quelles sont les obscures raisons qui le poussent à s'éloigner de la communauté des hommes ? Est-ce le dépit provoqué par les noces de la belle Vintsiouné, dont il est épris, avec Stonkous, un riche paysan ? Peu importe. Youza emporte, sur l'insistance de son frère -car lui ne réclamait que les vieilles rosses que compte leur héritage-, l'un des meilleurs chevaux et l'une des meilleures vaches du cheptel familial sur le Kaïrabalé, et commence à y construire sa maison. Travaillant sans relâche, doué pour tirer le meilleur parti de cette terre... A la mort de leur père, Youza demande à son frère Adomas de disposer du domaine familial situé sur le Kaïrabalé, au grand étonnement de ce dernier : que va faire Youza sur ce marécage où personne n'a jamais eu l'idée de s'installer, où les familles qui y détiennent des parcelles ne se rendent qu'à la belle saison pour y ramasser des canneberges et aux premiers gels pour y récupérer le foin qu'ils y ont laissé à sécher ? Comment compte-t-il tirer sa subsistance de ces collines envahies de genévriers noirs et de pins rachitiques, de ces petits îlets bombés entourés d'eaux prises, l'hiver, par les glaces ? Et quelles sont les obscures raisons qui le poussent à s'éloigner de la communauté des hommes ? Est-ce le dépit provoqué par les noces de la belle Vintsiouné, dont il est épris, avec Stonkous, un riche paysan ? Peu importe. Youza emporte, sur l'insistance de son frère -car lui ne réclamait que les vieilles rosses que compte leur héritage-, l'un des meilleurs chevaux et l'une des meilleures vaches du cheptel familial sur le Kaïrabalé, et commence à y construire sa maison. Travaillant sans relâche, doué pour tirer le meilleur parti de cette terre en réalité généreuse, il en fait peu à peu un petit paradis, sa ferme simple mais spacieuse et confortable s'entourant de cultures et de bétail fertiles, qui lui permettent non seulement de subvenir à ses besoins mais aussi de produire avec suffisamment d'abondance miels, fromages, confitures, beurre, lin, seigle..., pour se constituer d'importantes réserves, tout en vendant ses produits au marché. Les années passent. La solitude de plus en plus grande de Youza, qui était déjà taiseux, à l'instar de tous les hommes de la famille, entretient sa misanthropie et son mutisme. Il devient, pour ceux du village qu'il a quitté, une sorte de curiosité, électron libre car totalement autonome, se soumettant à l'unique loi du labeur, sa vie étant rythmée par le travail, le cycle des saisons, et par le souvenir de Vinstiouné qui régulièrement le hante. Son cœur s'assèche, la vision qu'il a des hommes et des femmes, ne se nourrissant plus d'échanges avec ses semblables, en devient parfois étriquée. Son incapacité à communiquer est à l'origine de malentendus dramatiques, d’incompréhensions, notamment avec son frère auquel, pris d'une avarice qui semble difficilement excusable, il refuse de venir en aide lors du remembrement des terres puis de la collectivisation imposés par les soviétiques, ce qui le ronge ensuite de remords. Et c'est avec une brutalité non moins atterrante qu'il repousse la jeune Karoussé, qui s'est curieusement pris pour lui d'une passion qui la perdra... Il faut dire qu'au-delà du Kaïrabalé, l'agitation des hommes provoque de nombreuses mutations, dont les conséquences sont parfois tragiques pour les lituaniens, qui subissent à la fois luttes intestines et occupations diverses des années 20 à celles qui suivront la seconde guerre mondiale. Devenu pour certains l'ultime refuge, le foyer de Youza accueille alors les fuyards que les bouleversements historiques mettent en danger... Lui qui vit comme hors du temps se retrouve alors confronté, contre son gré, à la frénésie du monde, dont il ne comprend ni les enjeux ni les mécanismes. Il ne se soumet qu'à ses propres principes, à sa propre logique, qui peut de prime abord paraître un peu simpliste, mais qui se révèle d'une salvatrice droiture pour les victimes des haines et des combats que déterminent des intérêts et des idéologies auxquels il oppose son bon sens abrupt mais dénué de toute malveillance, et finalement humaniste. C'est ainsi que l'on s'attache à cet homme rustre et parfois avare qui, s'il rumine ses erreurs, ne se glorifie jamais de ses courages et de ses générosités, un homme simple qui trouve avec une raisonnable naïveté son contentement dans sa participation à un ordre naturel auquel il s'est parfaitement adapté, et dans la récompense qu'il tire de son travail. Porté par une écriture limpide, mais que rend foisonnante l’omniprésence d'un règne végétal et animal dont Youozas Baltouchis nous imprègne par ses sons, ses odeurs, ses images, "La Saga de Youza" est l'occasion d'une dépaysante incursion aux côtés d'un héros que je n'oublierai pas de sitôt...
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