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        Le Bleu du Ciel

        10/18
        EAN : 9782264000972
        Code sériel : 465
        Façonnage normé : POCHE
        Format : 177 x 108 mm
        Le Bleu du Ciel

        Date de parution : 01/04/1985

        « J'ai voulu m'exprimer lourdement. Mais je n'insinue pas qu'un sursaut de rage ou que l'épreuve de la souffrance assurent seuls aux récits leur pouvoir de révélation. J'en ai parlé ici pour arriver à dire qu'un tourment qui me ravageait est seul à l'origine des monstrueuses anomalies du Bleu du...

        « J'ai voulu m'exprimer lourdement. Mais je n'insinue pas qu'un sursaut de rage ou que l'épreuve de la souffrance assurent seuls aux récits leur pouvoir de révélation. J'en ai parlé ici pour arriver à dire qu'un tourment qui me ravageait est seul à l'origine des monstrueuses anomalies du Bleu du Ciel.

        Mais je suis si éloigné de penser que ce fondement suffit à la valeur que j'avais renoncé à publier ce livre, écrit en 1935. Aujourd'hui, en 1957, des amis qu'avait émus la lecture du manuscrit m'ont incité à sa publication. Je m'en suis à la fin remis à leur jugement. »

            Georges Bataille

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        EAN : 9782264000972
        Code sériel : 465
        Façonnage normé : POCHE
        Format : 177 x 108 mm
        10/18
        6.10 €
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        Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

        • chartel Posté le 26 Juillet 2017
          Ecrit en 1935, mais paru en 1957, Le Bleu du Ciel annonce la Seconde Guerre mondiale qui ébranlera encore une fois toute l'Europe. On suit le narrateur, Henry Troppman, dans ses pérégrinations à travers l'Europe et ses désirs morbides, ses souffrances nauséeuses. Des bouges de Londres aux cabarets de Paris, des insurrections communistes de Barcelone aux défilés nazis de l'Allemagne, ce roman est un long cauchemar parsemé de quelques lueurs d'espoir. Henry Troppman annonce le Meursault de Camus ou le Corentin de Sartre, des êtres un peu perdus face à l'absurdité du monde, dégoûtés par les horreurs de la réalité. Mais plus qu'un simple regard lucide et froid sur notre condition, le personnage de Bataille fusionne les pulsions de mort et de vie, allie Éros et Thanatos.
        • Entournantlespages Posté le 13 Octobre 2015
          Si je trouvais Les carnets du sous-sol de Dostoevski assez spécial dans le genre, je ne sais que dire pour ce livre-ci. Car si l'auteur y apporte des références, il va beaucoup plus loin pour ce qui est des fantasmes glauques de son personnage principal. Ce livre conte l'histoire de Jean qui erre entre France et Espagne (lors de la guerre civile) entouré de Dirty, Xénie et Lazare, trois femmes très différentes qui vivent à peu près les mêmes déchéances que le narrateur. Car cet homme ne sait que faire pour s'élever parmi les siens. Il n'ose s'attacher à quiconque par peur, voire lâcheté, et à ces moments-là du récit, je n'ai pu que détester ce personnage qui n'essaye même pas de se battre, qui se flagelle en n'essayant nullement d'évoluer. En plus de cela, il s'adonne à des fantasmes assez spéciaux, dû en partie à son grand intérêt des cadavres et des travers humains. Les trois femmes vont lui apporter chacune des choses différentes. Lazare le met hors de lui, il n'arrive pas forcément à la cerner et se sent toujours inférieur face à elle, même s'il essaye toujours de la représenter uniquement par sa laideur pour avoir quelque ascendant. Dirty... Si je trouvais Les carnets du sous-sol de Dostoevski assez spécial dans le genre, je ne sais que dire pour ce livre-ci. Car si l'auteur y apporte des références, il va beaucoup plus loin pour ce qui est des fantasmes glauques de son personnage principal. Ce livre conte l'histoire de Jean qui erre entre France et Espagne (lors de la guerre civile) entouré de Dirty, Xénie et Lazare, trois femmes très différentes qui vivent à peu près les mêmes déchéances que le narrateur. Car cet homme ne sait que faire pour s'élever parmi les siens. Il n'ose s'attacher à quiconque par peur, voire lâcheté, et à ces moments-là du récit, je n'ai pu que détester ce personnage qui n'essaye même pas de se battre, qui se flagelle en n'essayant nullement d'évoluer. En plus de cela, il s'adonne à des fantasmes assez spéciaux, dû en partie à son grand intérêt des cadavres et des travers humains. Les trois femmes vont lui apporter chacune des choses différentes. Lazare le met hors de lui, il n'arrive pas forcément à la cerner et se sent toujours inférieur face à elle, même s'il essaye toujours de la représenter uniquement par sa laideur pour avoir quelque ascendant. Dirty qui se complaît dans ce style de vie et qui s'adonne à certains penchants communs avec Jean. J'ai eu l'impression qu'elle avait plus le contrôle d'elle-même que notre personnage, qu'elle était maître de sa vie. Et enfin Xénie, la gentille fille qui essaye d'aider Jean. On se demande pourquoi elle se retrouve mêlée à cette histoire sordide, moi qui l'est vu comme l'agneau blanc réuni avec les loups. Mais elle apporte une certaine douceur et un petit espoir pour Jean et toute cette vie dévastatrice. Donc, malgré toute cette atmosphère poreuse et noire, cette fin sans grand espoir, j'ai réussi à être captivée par ce récit. Les pensées parfois floues, parfois glauques de ce personnages m'ont intéressé, j'ai eu envie de le connaître davantage pour en comprendre toute sa psychologie (ce que j'aurais aimé si ça fait été encore plus approfondi). Ce livre a su se montrer intriguant, et le sera pour ceux qui aiment ce genre (littéraire ou autre). À ne pas laisser cet ouvrage entre toutes les mains. Mais si j'ai apprécié ce livre, je recommande largement Les carnets du sous-sol, référant du genre !
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        • GuillaumeTM Posté le 21 Novembre 2013
          « Le bleu du ciel », écrit en 1935 mais publié dans son intégralité qu'en 1957, est un récit assez étrange parce qu'il n'y a pas de réelle évolution de la narration entre le début et le dénouement de l'histoire. On est très loin, ici, d'autres de ses œuvres obscènes tel que « Histoire de l'œil ». On pourrait penser justement, en lisant l'introduction, que l'auteur succomberait encore une fois à ses vieux démons d'écriture, lors de cette soirée d'ivresse dans la chambre d'un bouge des plus crasseux d'un quartier de Londres, entre le narrateur Troppmann et sa femme surnommée Dirty. Puis arrive la première partie et l'intrigue se resserre uniquement sur Troppmann à Paris et de sa rencontre avec Lazare, une femme pour laquelle il ne ressent aucune attirance aux premiers abords mais avec qui va finalement se nouer une amitié si l'on peut dire. Enfin, Il rencontrera, lors d'un dîner, Xénie. Son dégoût de lui-même ainsi que son instinct bilieux le mèneront jusqu'à Barcelone, en pleine guerre civile, là où sa femme le rejoindra dans un état aussi misérable que lui. Étrangers en partie de ce qui approche à grand pas, l'horreur de la seconde guerre mondiale, mais sous la nécessité de subir... « Le bleu du ciel », écrit en 1935 mais publié dans son intégralité qu'en 1957, est un récit assez étrange parce qu'il n'y a pas de réelle évolution de la narration entre le début et le dénouement de l'histoire. On est très loin, ici, d'autres de ses œuvres obscènes tel que « Histoire de l'œil ». On pourrait penser justement, en lisant l'introduction, que l'auteur succomberait encore une fois à ses vieux démons d'écriture, lors de cette soirée d'ivresse dans la chambre d'un bouge des plus crasseux d'un quartier de Londres, entre le narrateur Troppmann et sa femme surnommée Dirty. Puis arrive la première partie et l'intrigue se resserre uniquement sur Troppmann à Paris et de sa rencontre avec Lazare, une femme pour laquelle il ne ressent aucune attirance aux premiers abords mais avec qui va finalement se nouer une amitié si l'on peut dire. Enfin, Il rencontrera, lors d'un dîner, Xénie. Son dégoût de lui-même ainsi que son instinct bilieux le mèneront jusqu'à Barcelone, en pleine guerre civile, là où sa femme le rejoindra dans un état aussi misérable que lui. Étrangers en partie de ce qui approche à grand pas, l'horreur de la seconde guerre mondiale, mais sous la nécessité de subir ses aléas, ils voguent de-ci de-là sur un torrent d'amertume et de douleur d'où ils se sortiront par la seule force de leur courage à vivre malgré tout. On peut s'apercevoir que chaque protagoniste possède son lieu, son décor de prédilection : pour Troppmann et Xénie il s'agit de Paris, pour Dirty c'est toujours à l'étranger que ce soit Londres ou l'Allemagne et Barcelone pour Lazare. L'un des meilleurs romans de Georges Bataille, et on comprend également pourquoi le cinéaste Jean Eustache s'en est inspiré en filigrane dans son film fleuve "La maman et la putain" car la mort, la terre et la cendre y sont présents à chaque page.
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        • DanR Posté le 6 Août 2013
          La quête d'amour, de soi, au travers d'une vie de "débauché" entre alcool, sexe, guerre. Une superbe écriture rythmée, une langue parfaite. J'ai beaucoup aimé. Je dois lire d'autres œuvres de Georges Bataille.
        • vik Posté le 5 Avril 2013
          Bataille dans toute sa splendeur, sa fougue et sa jeunesse. Rien à ajouter !
        Lisez inspiré avec 10/18 !
        Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…
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