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            Le camp des autres

            10/18
            EAN : 9782264072672
            Code sériel : 5354
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 192
            Format : 108 x 177 mm
            Le camp des autres

            Collection : Domaine Français
            Date de parution : 06/09/2018
            Gaspard fuit dans la forêt avec son chien. Il a peur, il a froid, il a faim, il court, trébuche, se cache, il est blessé. Un homme le recueille. L’enfant s’en méfie : ce Jean-le-blanc, est-ce un sorcier, un contrebandier ? En 1907, Georges Clemenceau crée les Brigades du Tigre... Gaspard fuit dans la forêt avec son chien. Il a peur, il a froid, il a faim, il court, trébuche, se cache, il est blessé. Un homme le recueille. L’enfant s’en méfie : ce Jean-le-blanc, est-ce un sorcier, un contrebandier ? En 1907, Georges Clemenceau crée les Brigades du Tigre pour en finir avec « ces hordes de pillards, de voleurs et même d’assassins, qui sont la terreur de nos campagnes ». Au mois de juin, la toute nouvelle police arrête une soixantaine de voleurs, bohémiens et déserteurs réunis sous la bannière d’un certain Capello qui terrorisait la population en se faisant appeler la Caravane à Pépère. C’est avec eux, que Gaspard, l’enfant insoumis, partira un matin sur les routes.

            « Et si la quintessence de cet ouvrage tenait non dans sa narration, magique, mais dans sa force métaphorique? […] Une pépite. »
            Psychologies Magazine
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            EAN : 9782264072672
            Code sériel : 5354
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 192
            Format : 108 x 177 mm
            10/18
            7.10 €
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            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • lelivredapres Posté le 26 Décembre 2018
              aspard est un jeune garçon en fuite dans la forêt. Privé d’amour, maltraité, apeuré, il a préféré prendre la tangente en compagnie du bâtard, un chien blessé lui-aussi. Ils ont besoins de soins, au cœur et au corps. L’homme qui les recueille est Jean-Le-Blanc, mais Gaspard ne sait pas s’il peut lui faire confiance. Il a déjà tant souffert. Jean-Le-Blanc « travaille le serpent », il en « apprivoise le venin ». Qu’il s’agisse des plantes, des animaux, des champignons, il sait que « c’est la dose qui fait le poison » et sous ses airs de sorciers, il s’avère finalement être un homme rationnel, de ceux qui réfléchissent avant de parler : « Tout est là justement, dans la différence entre croire et savoir. C’est là qu’habite la peur, pas loin de l’ignorance ». Jean-le-Blanc ne demande qu’une chose à Gaspard, si celui-ci veut rester : qu’il travaille et apprenne. Gaspard choisit de rester dans « le camp des autres », le camp des exclus, de tous ceux qui vivent en marge de la société. « Tirailleurs, déserteurs, romanichels, bagnards ou brigands », ils ont faim, ils souffrent, ils sont rejetés. Dans « l’eau du bain sale », depuis leur naissance.... aspard est un jeune garçon en fuite dans la forêt. Privé d’amour, maltraité, apeuré, il a préféré prendre la tangente en compagnie du bâtard, un chien blessé lui-aussi. Ils ont besoins de soins, au cœur et au corps. L’homme qui les recueille est Jean-Le-Blanc, mais Gaspard ne sait pas s’il peut lui faire confiance. Il a déjà tant souffert. Jean-Le-Blanc « travaille le serpent », il en « apprivoise le venin ». Qu’il s’agisse des plantes, des animaux, des champignons, il sait que « c’est la dose qui fait le poison » et sous ses airs de sorciers, il s’avère finalement être un homme rationnel, de ceux qui réfléchissent avant de parler : « Tout est là justement, dans la différence entre croire et savoir. C’est là qu’habite la peur, pas loin de l’ignorance ». Jean-le-Blanc ne demande qu’une chose à Gaspard, si celui-ci veut rester : qu’il travaille et apprenne. Gaspard choisit de rester dans « le camp des autres », le camp des exclus, de tous ceux qui vivent en marge de la société. « Tirailleurs, déserteurs, romanichels, bagnards ou brigands », ils ont faim, ils souffrent, ils sont rejetés. Dans « l’eau du bain sale », depuis leur naissance. Et ils rejettent aussi : « Et quoi ?! Votre guerre. Votre champ. Votre messe. Votre progrès, votre empereur, votre république. Rien n’est à nous à part le vent dans les ventres et le noir dans les dents. » L’enfant est vif, intelligent, débrouillard. Il apprend à lire. « C’est bien, petit. Il faut un grand courage pour attaquer ses chaînes avec de l’encre mais c’est à ce prix que tu pourras sortir de la geôle où tu es né ». Jean-Le-Blanc lui apprend à retrouver la confiance qu’il n’a plus, lui enseigne à refuser, à être libre, à compenser par ses choix l’amour que ses parents ne lui ont pas donné. Et puis bientôt il l’emmènera à la grande foire annuelle de la Tremblade où le « camp des autres » côtoie chaque année les marchands, les paysans… C’est à la fin du livre seulement que l’on prend connaissance du contexte historique et social de l’époque. Et que l’on apprend que la « Caravane à pépère » a bel et bien existé et qu’il s’agissait d’une bande organisée qui commettait des vols et escroqueries. Une partie de ses membres a été arrêtée par les Brigades du Tigre, première brigades mobiles créées par Clémenceau. Et le récit prend là un tour plus tranché. On ne retrouvera Gaspard à grands regrets, avec tout l’espoir qu’il porte en lui, que dans l’épilogue. Le message de l’auteur est très actuel et il établit d’ailleurs lui-même un parallèle avec les exclus de nos sociétés contemporaines. Il y a de très belles pages prônant la liberté que devrait connaître tout homme et pas seulement les plus chanceux. On en peut qu’adhérer et pourtant la position si absolue de l’auteur, opposant les « bourgeois » et « les gueux » m’a quelque peu dérangée. Lorsqu’il moque le besoin de « sécurité, propriété, moralité et santé publique » des bourgeois (les ouvriers et les paysans ne ressentent-ils pas eux aussi ces besoins et n’ont-ils pas eux aussi été terrorisés par ces bandes de brigands ?), il m’a empêchée d’éprouver de l’empathie pour « le camp des autres ». Un léger manque de nuances qui a son importance, car il dessert la cause plaidée. En revanche, l’écriture de Thomas Vinau est magnifique ! Le récit foisonne : ça bouillonne, ça grouille, ça suinte. Les odeurs, les remugles, les bruits, la fange et la violence nous montrent l’humanité dans toute son animalité. L’écriture est dure et rude, nerveuse et parfois tendue. On s’accroche à ses angles saillants. Elle nous malmène et nous dérange : elle adhère si bien au récit…
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            • spleen Posté le 12 Décembre 2018
              L'enfant fatigué avance dans les bois, portant son chien blessé dans ses bras, il quitte la ferme familiale et sait qu'il n'y retournera . La forêt l'accueille et le protège mais elle est aussi source de peurs et de dangers de toute sorte en cette année 1907, il y a encore des loups et des bandes de brigands s'y réfugient . Gaspard, l'enfant, est recueilli par Jean le Blanc, guérisseur, braconnier ou sorcier , mais un homme bon . Il croise alors la route de marginaux, Sarah la belle prostituée , Capello et Fata , membres de la caravane à Pépère, une troupe hétéroclite vivant de rapines et de boniments , pourchassée par la Maréchaussée ... C'est un hymne, à la fois à la nature avec une forêt généreuse et à la liberté même si elle est chèrement gagnée et à la solidarité entre les hommes que Thomas Vinau exprime en phrases courtes, à la musicalité envoutante et à la sensibilité sans fards . Un très beau roman que je vais offrir en cette fin d'année comme un hommage à ceux qui se battent contre les inégalités et choisissent des chemins escarpés .
            • Bibliozonard Posté le 4 Décembre 2018
              Noir, brutal, percutant. « La nature, donc ! La nature et la vérité » déclame Hugo. La souffrance de Gaspard le gosse tabassé et de son chien le bâtard violenté qui fuient la maison après avoir riposté contre son père à la main légère. Ils se réfugient dans la forêt avant d’être adoptés par un nouveau groupe. La forêt, les gens du voyage et autres, « ces camps des autres » deviennent sa nouvelle famille. Des gueules cassées, les débrouillards unis dans une communauté sans injustice et égalitaire. Noirceur baudelairienne, personnage Dickensien, un ouvrage réaliste avant tout. Thomas Vinau émerge comme un Fédor Dostoïevski ou un Balzac avec la particularité de cracher un texte court de 183 feuillets qui dégagent la même puissance d’évocation que ses pères sur des milliers de pages.
            • MAPATOU Posté le 31 Octobre 2018
              Ce n’est pas tellement l’histoire qui m’a plu dans « Le camp des autres » . C’est le style. Dès la première phrase, je suis tombée sous le charme de l’écriture de Thomas Vinau : « Le givre fait gueuler la lumière. » Au début du 20ème siècle, un jeune garçon prénommé Gaspard s’enfuit de la ferme familiale accompagné de son chien bâtard. On comprend vite qu’il a commis un acte irrépar able pour échapper à la violence de son paternel, brute épaisse. C’est dans la forêt qu’il se réfugie et tente de survivre. Là, il va être recueilli et soigné par un « homme des bois », un dénommé Jean-le-Blanc qui vit seul dans une cabane plutôt confortable. Gaspard va reprendre des forces et se laisser apprivoiser : « Ils ont continué à parler à l’aplomb cru du soleil de mai. Ils ont continué à jongler leurs méfiances, leurs silences, leurs regards, sans jamais être certains de savoir s’ils jouaient finalement dans la même équipe ou l’un contre l’autre. » Quand plus tard, une troupe de marginaux viendra rendre visite à Jean-le-Blanc, Gaspard sera subjugué … » La clarté que l’on nous refuse, nous la volerons avec le feu. (…) La... Ce n’est pas tellement l’histoire qui m’a plu dans « Le camp des autres » . C’est le style. Dès la première phrase, je suis tombée sous le charme de l’écriture de Thomas Vinau : « Le givre fait gueuler la lumière. » Au début du 20ème siècle, un jeune garçon prénommé Gaspard s’enfuit de la ferme familiale accompagné de son chien bâtard. On comprend vite qu’il a commis un acte irrépar able pour échapper à la violence de son paternel, brute épaisse. C’est dans la forêt qu’il se réfugie et tente de survivre. Là, il va être recueilli et soigné par un « homme des bois », un dénommé Jean-le-Blanc qui vit seul dans une cabane plutôt confortable. Gaspard va reprendre des forces et se laisser apprivoiser : « Ils ont continué à parler à l’aplomb cru du soleil de mai. Ils ont continué à jongler leurs méfiances, leurs silences, leurs regards, sans jamais être certains de savoir s’ils jouaient finalement dans la même équipe ou l’un contre l’autre. » Quand plus tard, une troupe de marginaux viendra rendre visite à Jean-le-Blanc, Gaspard sera subjugué … » La clarté que l’on nous refuse, nous la volerons avec le feu. (…) La nuit est notre règne, la forêt notre patrie. Nous sommes les fils des bois perdus, de la route, de la boue des chemins. Nous sommes les fauves en exil. Les apatrides. Les moins que chien. (…)Nous sommes la famille de vos sacrifices, les cornus, les sauvages, les bouffeurs d’ombre, les récalcitrants. Nous sommes le vent qui souffle sur les braises, les morts pour rien dans la brume de l’Empire, la rage des chiens. Venez avec moi, je vous offre l’outrage, la brûlure, la ruade, le galop. Je vous offre la liberté des flammes sans lumière ». Sauf que pour stopper cette caravane composée de voleurs, bohémiens, déserteurs, chauffeurs (ceux qui brûlaient les plantes de pied pour faire avouer où se trouve le magot caché, Georges Clémenceau va créer une toute nouvelle police : « Les Brigades du Tigre ».
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            • eprisedeparoles Posté le 14 Octobre 2018
              C’est à travers une prose vibrante et pandémique que Thomas Vilnau lègue une ode à la forêt, au vertige et à la liberté. Le récit, frappant, notamment grâce à une scénographie ficelée et maîtrisée, injecte dans les veines du-de la lecteur-rice une nature providentielle qui s’accompagne d’une fresque de portraits marginalisés et emblématiques du début du siècle dernier. L’auteur offre ainsi une échappée belle poétique et historique qui est infiniment sensorielle et lumineuse. Un véritable souffle végétal, aux senteurs emplies d’humanité !
            Lisez inspiré avec 10/18 !
            Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…