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10/18
EAN : 9782264034830
Code sériel : 3267
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 192
Format : 108 x 177 mm

Le livre de Dina

Luce HINSCH (Traducteur)
Date de parution : 19/09/2002

Veuve silencieuse du domaine de Reinsnes, au nord de la Norvège, Dina, le ventre arrondi, règne au mépris des convenances, asservissant le monde à sa justice implacable ou sa passion féroce. Pourtant, sous l’éternel poids de ses morts et de ses démons, Dina l’insatiable change peu à peu. L’arrivée d’un...

Veuve silencieuse du domaine de Reinsnes, au nord de la Norvège, Dina, le ventre arrondi, règne au mépris des convenances, asservissant le monde à sa justice implacable ou sa passion féroce. Pourtant, sous l’éternel poids de ses morts et de ses démons, Dina l’insatiable change peu à peu. L’arrivée d’un visiteur la ramènera à la vie…

« Herbjorg Wassmo dirige son tumultueux personnage d’une plume rapide, sensuelle, vertigineuse. Elle dompte les mots, les images, les sens, tout comme sa Dina asservit son étalon ou ses amants, assouvit sa rage de vivre. Sans palabres. » Martine Laval, Télérama

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EAN : 9782264034830
Code sériel : 3267
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 192
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • CarolineCF Posté le 21 Juin 2020
    2 tome du livre de Dina. L'histoire piétine un peu, à l'image d DIna qui marche, piétine dans sa salle. Dina est une femme, elle devient mère, elle est veuve. Elle est toujours accompagnée de ses morts. Les vivants aussi l'accompagnent, l'aiment, l'estiment et la redoutent encore. Tomas, Oline, Mère Karen, Johan.. ces personnages gagnent en densité, en présence. Dina n'est plus la sauvageonne qu'elle était mais reste libre, résolue. Elle mène son monde. Les saisons, les animaux, le froid, les repas et leur préparation, les rituels de la vie dans une grande maison rythment cette partie. La naissance de son enfant, un incendie, une partie de chasse, le retour du violoncelle... l'histoire va à son rythme plus tranquille, comme une pause, jusqu'à l'arrivée d'un voyageur. Je sens que le tome 3 va retrouver l'énergie du tome 1. En tout cas je l'espère! j'aime toujours autant cette écriture franche, directe et tellement évocatrice, poétique aussi. Les personnages sont attachants et rudes, comme le pays dans lequel ils vivent.
  • meknes56 Posté le 2 Septembre 2019
    Un tome deux qui, comme le premier, nous emmène dans le sillage de Dina. Toujours enthousiaste à lire ce récit.
  • Moccha Posté le 22 Janvier 2019
    Dina semble toujours aussi froide et dénuée de sentiments. Non ! Comment le pourrait-elle, alors qu'elle s'émeut sur la condition des plus modestes, sur la mort de son maître de musique, et soupçonne certains quant à leur malhonnêteté. Mais alors qui est vraiment Dina ? J'espère la découvrir totalement dans le 3ème tome.
  • mumuboc Posté le 25 Novembre 2018
    Je continue mon voyage dans le grand nord, pour retrouver Dina qui va devenir mère. Est-elle heureuse ? Impossible de le savoir. Dina n’est pas une femme qui se livre, qui s’épanche. Elle reste le plus souvent dans sa salle, muette, à boire, jouer de la musique ou chevaucher Lucifer, cheveux au vent, toujours hantée par ses démons, ses morts, sa conscience. Dina, assise sur le plancher plein d’échardes, hurlait. Comme un loup abandonné et furieux. Sans retenue et sans vergogne. Un loup assis sur son derrière en plein soleil, psalmodiant son chant effrayant. (p66) Elle n’est pas maternelle et laisse le soin à Stine, la lapone, de nourrir et d’élever Benjamin, son fils dont certains doutent de l’identité du père. Une tendre relation se noue entre le petit garçon et la fille de Stine, Hanna Leur affection et leur solidarité étaient inattaquables. Hanna trottait derrière quand il allait devant. S’il tombait dans le ruisseau, Hanna y tombait aussi. S’il se couronnait le genou, c’était elle qui pleurait. Si Oline pensait que Benjamin était un païen, elle pleura jusqu’à ce qu’Oline admette qu’elle était aussi païenne que lui. (p93) A l’auberge, au rythme des bateaux qui accostent, des rencontres se font en particulier deux... Je continue mon voyage dans le grand nord, pour retrouver Dina qui va devenir mère. Est-elle heureuse ? Impossible de le savoir. Dina n’est pas une femme qui se livre, qui s’épanche. Elle reste le plus souvent dans sa salle, muette, à boire, jouer de la musique ou chevaucher Lucifer, cheveux au vent, toujours hantée par ses démons, ses morts, sa conscience. Dina, assise sur le plancher plein d’échardes, hurlait. Comme un loup abandonné et furieux. Sans retenue et sans vergogne. Un loup assis sur son derrière en plein soleil, psalmodiant son chant effrayant. (p66) Elle n’est pas maternelle et laisse le soin à Stine, la lapone, de nourrir et d’élever Benjamin, son fils dont certains doutent de l’identité du père. Une tendre relation se noue entre le petit garçon et la fille de Stine, Hanna Leur affection et leur solidarité étaient inattaquables. Hanna trottait derrière quand il allait devant. S’il tombait dans le ruisseau, Hanna y tombait aussi. S’il se couronnait le genou, c’était elle qui pleurait. Si Oline pensait que Benjamin était un païen, elle pleura jusqu’à ce qu’Oline admette qu’elle était aussi païenne que lui. (p93) A l’auberge, au rythme des bateaux qui accostent, des rencontres se font en particulier deux hommes vont apparaître: Pedro Pagelli, le peintre qui va faire les portraits de Hjertrud, la mère de Dina ainsi que le portrait de celle-ci avec son violoncelle et Léo Zjukovski, un russe assez énigmatique qui va provoquer chez Dina une montée de sentiments, elle ne sera, face à lui, plus celle qui décide mais celle qui demande. Dans ce deuxième tome les personnages secondaires prennent de l’ampleur : Tomas, le palefrenier qui rôde, qui s’interroge et espère, Niels qui travaille à sa propre richesse, Johan, le fils de Jacob, qui revient après des études de théologie mais dont les sentiments pour sa belle-mère ne sont pas que familiaux. Mais tout cela est distillé au compte goutte…. Le premier tome relatait les circonstances étranges de la mort de Jacob, l’enfance et la vie de Dina jusqu’à cet événement, les zones d’ombre sans réponse mais soulevées, les fantômes rôdant autour d’elle. Dans celui-ci Dina est devenue une femme adulte, déterminée que tout le monde craint, respecte même si son attitude parfois déroute. A l’image des couvertures des Editions 10/18, une facette du portrait de Dina apparaît, l’ensemble reconstituant la totalité de son aspect. Elle est toujours aussi froide, n’éprouve guère de sentiments, elle vit dans son monde peuplé d’ombres, de voix, celles de sa mère, de son mari qui apparaît à chaque fois qu’un homme s’approche d’elle, le voyant comme un adversaire, mais par petites touches l’auteure commence à lever le voile sur elle. Je suis très partagée entre être admirative par cette femme à la détermination sans faille, avec une sorte de modernité dans son attitude, qui se moque des conventions, du regard des autres, qui ne respecte aucune règle de bien-vivre mais qui peut s’émouvoir sur la condition des plus modestes, sur la justice pour les autres, être soupçonneuse sur l’honnêteté de certains. On comprend qu’elle agit en prenant son temps, elle n’hésite d’ailleurs pas à modifier le cours des choses, à son avantage ou à ce qu’elle croit juste. On la pense incapable de sentiments et pourtant la mort de Lorch, son maître de musique et l’arrivée de son héritage ainsi que la rencontre avec Léo, vont la révéler sous un autre jour. On découvre la vie dans cette région au climat rude, où chaque arrivée de bateau est attendue comme source de revenus, de commerce mais aussi de rencontres de l’étranger, du monde lointain. L’auteure décrit avec soin les plats, les traditions comme Noël par exemple. J’ai trouvé que la narration ressemblait parfois à un chant poétique, rythmé par les frasques de cette femme indomptable mais qui va ployer devant plus fort qu’elle. Elle va être pousser dans ses retranchements, comprendre que pour une fois c’est elle qui va devoir attendre, quémander. J’attends la lecture du tome 3 (très prochainement) pour découvrir comment l’auteure, après avoir mis en place tous les personnages, les intrigues, va avoir choisi d’orienter son récit. On commence à comprendre la construction, l’orientation de celui-ci, les caractères des différents protagonistes, en particulier la dureté de cette femme, son égoïsme et son manque d’intérêt pour les autres qui ne sont bons qu’à assouvir ses besoins et en particulier pour son fils (il est pratiquement absent du récit). Mais qui est vraiment Dina, que veut-elle réellement : pouvoir, liberté, amour ? Est-elle folle ? Herbjorg Wassmo tient son lecteur en suspension, à travers un roman qui oscille entre découverte d’un pays polaire, froid, rude et des énigmes sur le devenir des différents personnages, le mystère est habilement entretenu et on a qu’une hâte c’est d’en découvrir le dénouement.
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  • Errant Posté le 27 Avril 2018
    La maternité n'aura pas amélioré le caractère de Dina qui s'impose en maîtresse absolue du domaine Reinsnes, acquis par héritage, après avoir trituré quelque peu le testament de son défunt mari. Par contre elle se rapproche du « petit peuple » ce qui contrebalance sa réputation peu enviable. Malgré son asociabilité, elle réussit à tisser des liens fonctionnels avec ses beaux-frères et surtout mère Karen, la belle-mère ultra conservatrice. Mais le veuvage sied mal à ses appétits sexuels et le pauvre Thomas devient son jouet occasionnel, beaucoup trop occasionnel à son goût d'ailleurs. Un incendie au domaine permettra à Dina de faire preuve de sang-froid et surtout de rencontrer Léo qui déclenchera plus tard un autre type d'incendie... Tout au long de ce deuxième tome de la saga, on découvre graduellement une Dina rusée, férocement indépendante, mais aussi très perspicace dans la gestion qui lui incombe. Le personnage reste fascinant, surtout pour l'époque. La narration est impeccable, le rythme excellent et on en redemande.
Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…