RÉSULTATS POUR VOTRE RECHERCHE «»
Résultats pour livres
    Résultats pour auteurs
      Résultats pour catégories
        Résultats pour collection / série
          Résultats pour actualités

            Le meilleur des mondes

            Pocket
            EAN : 9782266283038
            Code sériel : 1438
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 320
            Format : 108 x 177 mm
            Le meilleur des mondes

            Jules CASTIER (Traducteur)
            Date de parution : 17/08/2017
            LES GRANDS TEXTES DU XXe SIÈCLE

            Voici près d'un siècle, dans d'étourdissantes visions, Aldous Huxley imagine une civilisation future jusque dans ses rouages les plus surprenants : un État Mondial, parfaitement hiérarchisé, a cantonné les derniers humains « sauvages » dans des réserves. La culture in vitro des fœtus a engendré le...
            LES GRANDS TEXTES DU XXe SIÈCLE

            Voici près d'un siècle, dans d'étourdissantes visions, Aldous Huxley imagine une civilisation future jusque dans ses rouages les plus surprenants : un État Mondial, parfaitement hiérarchisé, a cantonné les derniers humains « sauvages » dans des réserves. La culture in vitro des fœtus a engendré le règne des « Alphas », génétiquement déterminés à être l'élite dirigeante. Les castes inférieures, elles, sont conditionnées pour se satisfaire pleinement de leur sort. Dans cette société où le bonheur est loi, famille, monogamie, sentiments sont bannis. Le meilleur des mondes est possible. Aujourd'hui, il nous paraît même familier...
            Lire la suite
            En lire moins
            EAN : 9782266283038
            Code sériel : 1438
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 320
            Format : 108 x 177 mm
            Pocket
            4.95 €
            Acheter

            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • samaudruz Posté le 26 Avril 2019
              Voilà, je l’ai relu. Je ne pouvais en effet pas complètement affirmer que j’avais lu un ouvrage lu à haute voix par un prof en classe (de religion… intéressant sujet pour la classe de religion). Bien sûr il y avait eu discussion, débat ou juste le prof qui répondait seul à ses questions - je ne m’en souviens plus. Mais il me restait l’impression d’avoir lu l’ouvrage, de savoir de quoi il parlait… et de ne pas le connaître. 30 ans plus tard (je crois), relecture donc, et d’une traite en deux jours. Je ne vais pas résumer l’histoire, c’est déjà fait ailleurs. Plutôt ma surprise: j’étais complètement passée à côté de l’humour. Ce livre est une immense blague tragique. Même les vers de Shakespeare, continuellement jetés à la figure des civilisés en réponse à leurs ritournelles - ces vers puisés dans toute son oeuvre mais complètement décontextualisés, appris par coeur comme des versets bibliques, sont burlesques. On a l’impression de reprendre 1984 peint en rose - sauf que ça a été écrit 17 ans avant, en 1932, ce qui est le plus étonnant (mais dans les années folles, toutes les folies étaient permises, non?) Le plus effrayant, c’est qu’en redécouvrant cette... Voilà, je l’ai relu. Je ne pouvais en effet pas complètement affirmer que j’avais lu un ouvrage lu à haute voix par un prof en classe (de religion… intéressant sujet pour la classe de religion). Bien sûr il y avait eu discussion, débat ou juste le prof qui répondait seul à ses questions - je ne m’en souviens plus. Mais il me restait l’impression d’avoir lu l’ouvrage, de savoir de quoi il parlait… et de ne pas le connaître. 30 ans plus tard (je crois), relecture donc, et d’une traite en deux jours. Je ne vais pas résumer l’histoire, c’est déjà fait ailleurs. Plutôt ma surprise: j’étais complètement passée à côté de l’humour. Ce livre est une immense blague tragique. Même les vers de Shakespeare, continuellement jetés à la figure des civilisés en réponse à leurs ritournelles - ces vers puisés dans toute son oeuvre mais complètement décontextualisés, appris par coeur comme des versets bibliques, sont burlesques. On a l’impression de reprendre 1984 peint en rose - sauf que ça a été écrit 17 ans avant, en 1932, ce qui est le plus étonnant (mais dans les années folles, toutes les folies étaient permises, non?) Le plus effrayant, c’est qu’en redécouvrant cette société idéale, il m’est arrivé de me dire: « pourquoi pas, s’ils sont heureux » ou de me rappeler les fois où en ayant assez de mon métier (je suis prof, y’a des moments où je rêve de prendre du soma!) je rêve d’une planque simple et ennuyeuse. J’essaie de me souvenir combien mes heures de bureau pendant les études étaient soporifiques et combien mon métier est… plein de surprises. Et voilà ce que je vais me répéter chaque fois que l’envie me reprendra: « - La population optima ; dit Mustapha Menier, est sur le modèle de l’iceberg : huit neuvièmes au-dessous de la ligne de flottaison, un neuvième au-dessus – Et ils sont heureux, au-dessous de la flottaison ? — Plus heureux qu’au-dessus. Plus heureux que vos amis que voici, par exemple. – Il les désigna du doigt. — En dépit de ce travail affreux ? — Affreux ? Ils ne le trouvent pas tel, eux. Au contraire, il leur plaît. Il est léger, il est d’une simplicité enfantine. Pas d’effort excessif de l’esprit ni des muscles. Sept heures et demie d’un travail léger, nullement épuisant, et ensuite la ration de soma, les sports, la copulation sans restriction, et le Cinéma Sentant. Que pourraient-ils demander de plus ? » Ou un petit gramme de soma de temps en temps? Non pas que les gens ne se goinfrent pas déjà de tranquillisants, antidépresseurs et autres « somas » moins parfaits…. En fait les arguments du sauvage ne pèsent pas bien lourd et c’est surtout l’aspect éthique, social qui choque. Le désir de bonheur à tout prix reste un grand sujet de débat. Une amie chinoise m’avait dit un jour: « Qu’est-ce que tu préfères, être un philosophe malheureux ou un cochon heureux? » Il paraît que c’est une question normale en Chine que l’on adresse à ceux qui se posent trop de questions… Sur le moment je l’avais trouvée idiote - mais elle m’est restée car je me suis souvenue de mes années de militantisme durant lesquelles j’en ai croisé par foule des gens qui « ne veulent pas savoir » - la « Vérité qui dérange », très bon titre, des foules qui se mobilisent pour le foot plus volontiers que pour des causes humanitaires même proches… Finalement, pas si bête cette histoire de cochon…. Huxley en a fait tout un roman… Ils dansent en se tapant sur le cul… Orgy, porgy….
              Lire la suite
              En lire moins
            • Pluume_Lectures Posté le 14 Avril 2019
              Imaginez un futur sans déviance, sans violence, sous contrôle. Une société où chacun serait prédestiné à appartenir à une classe sociale précise dès l'état d'embryon. Où les centres d'intérêt, l'intelligence et le degré de soumission dépendraient de quelques gouttes versées dans une éprouvette et d'une bonne dose de conditionnement dès l'enfance. Un monde qui formerait des être vivants socialisés sous forme d'Alphas, Deltas... C'est précisément cette civilisation futuriste que nous dépeint l'auteur. Ici, les Alphas sont beaux, instruits et destinés à être des élites. Les Deltas quant à eux auront une haine instinctive envers les livres, car bébés on leur aura inculqué (à force de leçons à répétition) que s'approcher d'un livre entraine une secousse électrique. Un conditionnement Pavlovien qui les fera détester la lecture et rester à leur rang inférieur. Parce qu'il ne faudrait pas que les Deltas puissent un jour ressentir le désir de s'instruire et potentiellement celui de se rebeller. Dans ce monde imaginé par Huxley chacun a sa place, sa tâche, son but. Sauf que ça a un prix. Celui de la liberté et du libre arbitre. C'est dans ce contexte qu'on rencontre Bernard, un Alpha qui de par son physique étrangement différent de ses pairs se... Imaginez un futur sans déviance, sans violence, sous contrôle. Une société où chacun serait prédestiné à appartenir à une classe sociale précise dès l'état d'embryon. Où les centres d'intérêt, l'intelligence et le degré de soumission dépendraient de quelques gouttes versées dans une éprouvette et d'une bonne dose de conditionnement dès l'enfance. Un monde qui formerait des être vivants socialisés sous forme d'Alphas, Deltas... C'est précisément cette civilisation futuriste que nous dépeint l'auteur. Ici, les Alphas sont beaux, instruits et destinés à être des élites. Les Deltas quant à eux auront une haine instinctive envers les livres, car bébés on leur aura inculqué (à force de leçons à répétition) que s'approcher d'un livre entraine une secousse électrique. Un conditionnement Pavlovien qui les fera détester la lecture et rester à leur rang inférieur. Parce qu'il ne faudrait pas que les Deltas puissent un jour ressentir le désir de s'instruire et potentiellement celui de se rebeller. Dans ce monde imaginé par Huxley chacun a sa place, sa tâche, son but. Sauf que ça a un prix. Celui de la liberté et du libre arbitre. C'est dans ce contexte qu'on rencontre Bernard, un Alpha qui de par son physique étrangement différent de ses pairs se sent isolé des autres Alphas et rejeté. Il éprouve de la solitude et de la tristesse, sentiments qu'il n'aurait pas du ressentir ; tout étant fait dans cette civilisation pour abolir le malheur et les émotions trop fortes. Sa différence l'amène à prendre conscience d'être un individu à part entière. Si j'ai trouvé la lecture des 40 premières pages un peu compliquée avec tous les termes inventés par l'auteur pour décrire la société, j'ai apprécié la suite. J'aime la vision de l'auteur qui nous fait remettre en question l'idée d'une société stable et sans malheur. A quelle fin ? Un bonheur lisse et fade sans passion ni émotions ? Non merci. Bref, une très bonne lecture !
              Lire la suite
              En lire moins
            • Cer45Rt Posté le 10 Avril 2019
              Les dystopies de George Orwell ( 1984 ), de Ray Bradbury ( Fahreneït 451 ), d'Amélie Nothomb ( Péplum ) ont été à mon sens, des lectures fort intéressantes et fort enrichissantes ; Le Meilleur des Mondes, d'Aldous Huxley, le fut aussi. Tous ces auteurs ne sont pas visionnaires, en ce sens qui regardent juste le présent avec un peu de clairvoyance pour deviner l'avenir ; mais quand même... Quelle capacité à regarder le présent et à deviner ce qui sera bientôt, ce qui se prépare en ce moment-même ! Et quels écrivains, aussi ! Quel envoûtement que ce roman d'Aldous Huxley et quelle clarté dans les idées ! Un roman passionnant, sans temps morts. Et des idées claires et précises sur notre futur probable. D'une intelligence rarement égalée.
            • Thomasthink Posté le 19 Mars 2019
              Si vous n'avez jamais lu Aldous Huxley, un des plus grand auteur d'anticipation sociale de notre temps, je vous invite à le faire dans les plus brefs délais. Bien que cet écrivain "visionnaire" se soit éteint au début des années 1960, cet homme laisse une trace indélébile dans ma mémoire. Il est aisé d’imaginer que le titre est une antiphrase, "Le meilleurs des monde" n'en est en réalité pas un... Il décrit une société "parfaite" reflétant l’illusion du bonheur, générant des besoins afin de pouvoir vendre plus. La condition sine qua non à ce pseudo paradis, est de rester prisonnier volontaire de cette prison dorée ou père et mère n'ont plus d'existence... J'arrête ici afin de ne pas spoiler. Visionnaire comme je le dis plus haut, il l'était incontestablement dans ses romans et jusque dans ses interviews, ce Monsieur était capable dès les années 30 de décrire des concepts qui le succèderaient. Avec "Le meilleur des mondes", Aldous Huxley est parvenu au travers de la science-fiction à s'approcher de notre réalité d'aujourd'hui, et laisse à réfléchir sur l'avenir de nos sociétés.
            • LacosseCeline Posté le 17 Mars 2019
              Un livre marquant et profondément dérangeant ! Publié en 1932 et pourtant terriblement réaliste encore aujourd'hui. J'ai vraiment aimé plonger dans cette histoire, m'interroger sur le bonheur, m'indigner devant cette société de bébés éprouvettes, sans libre arbitre, conditionnés à être heureux quelque soit leur place dans la société, leur travail... Un livre choc bien écrit, avec un dialogue final magistral entre deux des personnages. Un livre qui finalement rend hommage à l'éducation, à l'esprit critique et à la lecture. :) J'ai adoré !
            Avec la newsletter Pocket, trouvez le livre dont vous rêviez !
            Chaque semaine, riez, pleurez et évadez-vous au rythme de vos envies et des pages que nous vous conseillons.