Lisez! icon: Search engine
10/18
EAN : 9782264065759
Code sériel : 5066
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 128
Format : 108 x 177 mm

Le puits

Zoé VALDES (Préface), Margot NGUYEN BÉRAUD (Traducteur)
Date de parution : 04/05/2016
Deux frères, le Grand et le Petit, sont prisonniers au fond d’un puits, au milieu d’une forêt. Ils tentent de s’échapper, sans succès. Les loups, la soif, les pluies torrentielles : ils survivent à tous les dangers. À leurs côtés, un sac de victuailles donné par leur mère, mais ils... Deux frères, le Grand et le Petit, sont prisonniers au fond d’un puits, au milieu d’une forêt. Ils tentent de s’échapper, sans succès. Les loups, la soif, les pluies torrentielles : ils survivent à tous les dangers. À leurs côtés, un sac de victuailles donné par leur mère, mais ils ont interdiction d’y toucher. Jour après jour, le Petit s’affaiblit. S’il doit sauver son frère, le Grand doit risquer sa vie. Le Petit sortira-t-il? Le Grand survivra-t-il? Comment surtout se sont-ils retrouvés là? Le Puits est un livre indispensable sur l’amour fraternel et la vengeance, un roman «qui a mérité sa place au panthéon des Jules Verne, Alain-Fournier et autres Antoine de Saint-Exupéry » selon Zoé Valdès.
 
 « Je vous demande une minute de silence parce que c’est un chef-d’œuvre concentré sur 110 pages. Ca c’est le genre de livre que vous ne lâchez pas, et vous avez l’estomac serré. » Clara Dupont-Monod, "Si tu écoutes, j’annule tout" , France Inter.

Traduit de l'espagnol par Margot Nguyen Béraud
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782264065759
Code sériel : 5066
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 128
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • audelagandre Posté le 4 Novembre 2020
    Deux frères, le Grand et le Petit sont prisonniers au fond d’un puits. Jour après jour, ils tentent de survivre en se nourrissant de racines et de vers, en buvant l’eau qui s’écoule des murs. Lentement, ils dépérissent… La folie gagne le Petit, la maladie gagne le Grand. Et pourtant, malgré les illusions perdues, le désespoir, le corps qui lâche, la tête qui se perd dans des hallucinations, ils sont en vie. Que font-ils là#8201;? Pourquoi#8201;? Entrez dans le terrier du Grand et du petit et écoutez leur histoire… Recommandé par Maud Mayeras dans le cadre de «#8201;Faisons hurler la culture#8201;», elle donnait une liste de 5 livres dont elle disait ceci «#8201;voilà des claques à lire#8201;». Ce roman, tout petit (128 pages) se lit d’une traite, mais en apnée… Ne lisez pas la 4e de couverture, faites-moi confiance sur ce coup-là, je vous en ai dit bien assez. Préparez-vous à entrer dans une forme de terrier, prison sombre éclairée uniquement par le rythme des journées, humide ou étouffante puisque soumise aux changements climatiques, et d’y laisser votre âme avec celles des deux garçons. Nous sommes ici au paroxysme de la fraternité, au zénith de l’amour pur, à l’apogée du sacrifice par... Deux frères, le Grand et le Petit sont prisonniers au fond d’un puits. Jour après jour, ils tentent de survivre en se nourrissant de racines et de vers, en buvant l’eau qui s’écoule des murs. Lentement, ils dépérissent… La folie gagne le Petit, la maladie gagne le Grand. Et pourtant, malgré les illusions perdues, le désespoir, le corps qui lâche, la tête qui se perd dans des hallucinations, ils sont en vie. Que font-ils là#8201;? Pourquoi#8201;? Entrez dans le terrier du Grand et du petit et écoutez leur histoire… Recommandé par Maud Mayeras dans le cadre de «#8201;Faisons hurler la culture#8201;», elle donnait une liste de 5 livres dont elle disait ceci «#8201;voilà des claques à lire#8201;». Ce roman, tout petit (128 pages) se lit d’une traite, mais en apnée… Ne lisez pas la 4e de couverture, faites-moi confiance sur ce coup-là, je vous en ai dit bien assez. Préparez-vous à entrer dans une forme de terrier, prison sombre éclairée uniquement par le rythme des journées, humide ou étouffante puisque soumise aux changements climatiques, et d’y laisser votre âme avec celles des deux garçons. Nous sommes ici au paroxysme de la fraternité, au zénith de l’amour pur, à l’apogée du sacrifice par conviction. Car ces deux frères ne sont pas seuls dans ce puits, mais vous le découvrirez assez tôt et au-delà de la faim, de la soif, de la crasse, et de la fièvre qui rongent petit à petit les esprits fébriles, l’imaginaire, lui, devient indomptable. Le Petit devient le symbole de ce que l’homme est capable de concevoir pour survivre. Quant au Grand, conscient que la force de son corps est le bras armé de la délivrance, il instille aussi la graine de la révolte dans les esprits. «#8201;Ce puits est un utérus. Nous allons bientôt naître, toi et moi. Nos cris sont la douleur du monde qui accouche.#8201;» De cet enfermement naîtra la révolte. De cette prison accouchera une réelle envie de s’en sortir. De ce temps hors du temps germera l’idée de représailles. Car il faut en avoir subi beaucoup pour oser vouloir rendre les coups… «#8201;Le puits#8201;» prend la forme d’un conte qui aiguise notre humanité. Il déclenche une profonde empathie, exacerbe les émotions, fait choisir un camp : celui de ce qui est juste, pas celui de ce qui est bon. C’est aussi une formidable expérience sensorielle très justement diffusée au gré des pages. Un beau conte cruel… Aurez-vous le courage d’y entrer pour découvrir le fin mot de l’histoire#8201;?
    Lire la suite
    En lire moins
  • karmax211 Posté le 1 Juillet 2020
    Un conte, une fable noire, très noire... aussi noire que "la nuit claire du néant de l'angoisse" dans laquelle déambulent nos vies. Deux frères, le Grand (14 ans) et le Petit (6 ans) sont prisonniers d'un puits haut de sept mètres, sans possibilités d'en sortir, sans nourriture... à l'exception du sac à provisions de leur mère, dans lequel il y a une miche de pain, des tomates séchées, des figues et un morceau de fromage auxquels ils se refusent de toucher.... "choisissant" de se nourrir de larves, d'insectes, de racines... buvant l'eau fangeuse qui, souterrainement, ruisselle au fond de leur prison. Autour du puits, la forêt, les montagnes, les loups qui rôdent guettant leurs proies, et de temps en temps... une présence, des yeux... ceux de la mère ? Condamnés à mourir au milieu du néant, de l'indifférence d'un monde sans amour... il leur reste une indéfectible fraternité qui va entraîner le Grand à s'octroyer les plus grandes parts de "nourriture", à muscler son corps par la pratique quotidienne d'exercices physiques... laissant dépérir son frère, le Petit, qui ne comprend pas l'injustice avec laquelle son aîné le traite... jusqu'au dernier jour où la force accrue de l'un et la légèreté "voulue" de l'autre... Un conte, une fable noire, très noire... aussi noire que "la nuit claire du néant de l'angoisse" dans laquelle déambulent nos vies. Deux frères, le Grand (14 ans) et le Petit (6 ans) sont prisonniers d'un puits haut de sept mètres, sans possibilités d'en sortir, sans nourriture... à l'exception du sac à provisions de leur mère, dans lequel il y a une miche de pain, des tomates séchées, des figues et un morceau de fromage auxquels ils se refusent de toucher.... "choisissant" de se nourrir de larves, d'insectes, de racines... buvant l'eau fangeuse qui, souterrainement, ruisselle au fond de leur prison. Autour du puits, la forêt, les montagnes, les loups qui rôdent guettant leurs proies, et de temps en temps... une présence, des yeux... ceux de la mère ? Condamnés à mourir au milieu du néant, de l'indifférence d'un monde sans amour... il leur reste une indéfectible fraternité qui va entraîner le Grand à s'octroyer les plus grandes parts de "nourriture", à muscler son corps par la pratique quotidienne d'exercices physiques... laissant dépérir son frère, le Petit, qui ne comprend pas l'injustice avec laquelle son aîné le traite... jusqu'au dernier jour où la force accrue de l'un et la légèreté "voulue" de l'autre vont permettre la libération du... grâce au sacrifice du... Ce conte métaphorique, c'est une heure de dégoût, de répugnance, de ravissement et d'admiration face à une telle force de créativité et une telle beauté de la langue. En lisant ce roman, j'ai aussitôt pensé à Maurice Pons et à son chef-d'oeuvre - Les saisons - N'hésitez pas à vous immerger dans "ce puits"... vous n'en ressortirez pas tout à fait comme vous y serez rentré.
    Lire la suite
    En lire moins
  • Christels Posté le 24 Mai 2020
    Petit roman déroutant à l'impact très fort. Deux frères, le Grand et le Petit, sont au fond d'un puits. On ne sait ni pourquoi ni comment ils se sont retrouvés dans cette situation. Ils vont y rester très longtemps, s'appliquant à survivre pour pouvoir sortir de ce trou. L'histoire est sombre et déconcertante : Sombre car le sort insupportable de ces deux enfants est constitué de souffrances et de peurs. La faim les creuse, la soif les assèche, les intempéries les assaillent, le désespoir les envahit, la folie les guette … La mort les imprègne, lente et douloureuse, qui les affaiblit progressivement jusqu'à ne plus leur laisser qu'un corps étique habité d'un espoir infime pour lequel le Grand se bat jusqu'à son dernier souffle de vie. Déconcertante car le récit est énigmatique et ambigu. Par différents aspects, il s'apparente à un conte. Non située dans le temps, l'action concerne des enfants «perdus», isolés au cœur d'une forêt peuplée de loups, observés par un « ogre », cette même « créature néfaste » qui est à l'origine de leur calvaire. Les épreuves renforcent et délitent tour à tour l'attachement que se portent les deux frères. L'auteur décrit leurs sentiments, leurs réactions, et leurs natures si différentes l'une... Petit roman déroutant à l'impact très fort. Deux frères, le Grand et le Petit, sont au fond d'un puits. On ne sait ni pourquoi ni comment ils se sont retrouvés dans cette situation. Ils vont y rester très longtemps, s'appliquant à survivre pour pouvoir sortir de ce trou. L'histoire est sombre et déconcertante : Sombre car le sort insupportable de ces deux enfants est constitué de souffrances et de peurs. La faim les creuse, la soif les assèche, les intempéries les assaillent, le désespoir les envahit, la folie les guette … La mort les imprègne, lente et douloureuse, qui les affaiblit progressivement jusqu'à ne plus leur laisser qu'un corps étique habité d'un espoir infime pour lequel le Grand se bat jusqu'à son dernier souffle de vie. Déconcertante car le récit est énigmatique et ambigu. Par différents aspects, il s'apparente à un conte. Non située dans le temps, l'action concerne des enfants «perdus», isolés au cœur d'une forêt peuplée de loups, observés par un « ogre », cette même « créature néfaste » qui est à l'origine de leur calvaire. Les épreuves renforcent et délitent tour à tour l'attachement que se portent les deux frères. L'auteur décrit leurs sentiments, leurs réactions, et leurs natures si différentes l'une de l'autre. L'amour, le rejet, l'admiration, l'agacement, l'incompréhension, la pudeur, la colère... alternent. Les attitudes protectrices ou agressives, les révoltes et les alliances... se succèdent. Chacun possède son propre univers. Le Grand est fort, il s'attache à la réalité, dont il va extraire tout ce qui peut l'être. Et cette réalité se réduit concrètement à trois choses : lui-même, son frère et le puits (qui est quasiment présenté comme un organisme vivant). Le Petit est faible, il se réfugie dans un imaginaire peuplé de rêves et de cauchemars, de poésie et de folie. Il introduit cependant dans le puits un peu de lumière et de rire. L'issue est d'une grande cohérence. Les symboles et analogies utilisées par l'auteur provoquent néanmoins chez le lecteur un grand nombre d'interrogations. La fratrie représente-t-elle ici l'humanité? En intégrant les différences de chacun dans une large fraternité, les humains parviendraient-ils à sortir du trou dans lequel ils sont embourbés, à renaître plus libres? Qu'est-ce donc qui fait l'homme et qu'il faut absolument effacer car c'est cela qui le précipite au fond du puits ? Ce conte cruel et onirique garde une part de son mystère, dont les réponses sont encore au fond du puits.
    Lire la suite
    En lire moins
  • LouDeBergh Posté le 25 Avril 2020
    Il y a, dans ce puits, une douleur malsaine. Un souffle putride. Une terreur sourde. Il a des parois, trop hautes, qui ne cessent de se resserrer. Des racines puissantes qui étranglent et lacèrent, Une folie douce-amère qui se blottit dans les recoins les plus sombres, Et une force sans nom, tapie sous la terre humide. Il y a, au creux de ces 120 pages, toute la souffrance du monde et la sauvagerie qui lui tient compagnie. Il y a l’angoisse et la peur, formant des croûtes autour des cils. Et l’oubli de tout ce qui fait de l’homme un Homme. Il y a des poumons qui s’emplissent de terre, de la sueur qui coule le long de l’échine et des gorges broyées. Des lèvres serrées et des pleurs retenus. Des yeux trempés et des peaux desséchées. Il y a deux frères, le Grand et le Petit. Prisonniers au fond d’un puits, infini comme l’éternité, au milieu d’une forêt. Tentant de s’échapper. Sans succès. Il y a des loups, la soif, les pluies torrentielles et la faim. A leurs côtés, un sac de victuailles donné par leur mère. Auquel ils ont interdiction de toucher. Jour après jour, le Petit s’affaiblit.... Il y a, dans ce puits, une douleur malsaine. Un souffle putride. Une terreur sourde. Il a des parois, trop hautes, qui ne cessent de se resserrer. Des racines puissantes qui étranglent et lacèrent, Une folie douce-amère qui se blottit dans les recoins les plus sombres, Et une force sans nom, tapie sous la terre humide. Il y a, au creux de ces 120 pages, toute la souffrance du monde et la sauvagerie qui lui tient compagnie. Il y a l’angoisse et la peur, formant des croûtes autour des cils. Et l’oubli de tout ce qui fait de l’homme un Homme. Il y a des poumons qui s’emplissent de terre, de la sueur qui coule le long de l’échine et des gorges broyées. Des lèvres serrées et des pleurs retenus. Des yeux trempés et des peaux desséchées. Il y a deux frères, le Grand et le Petit. Prisonniers au fond d’un puits, infini comme l’éternité, au milieu d’une forêt. Tentant de s’échapper. Sans succès. Il y a des loups, la soif, les pluies torrentielles et la faim. A leurs côtés, un sac de victuailles donné par leur mère. Auquel ils ont interdiction de toucher. Jour après jour, le Petit s’affaiblit. S’il doit sauver son frère, le Grand doit risquer sa vie. Le Petit sortira-t-il ? Le Grand survivra-t-il ? Et comment, surtout, se sont-ils retrouvés là ? Il y a là, la victoire de l’imagination sur la quotidienneté médiocre et étriquée. Une écriture séduisante, lyrique et réaliste, capable de « révéler l’essence même de la littérature », selon Zoé Valdès, son intrinsèque mystère. Il y a surtout un grand roman, bien dissimulé sous un petit format, Un admirable conte sur la fraternité, l’amour, la persévérance et la ténacité. Un grand voyage au centre de la terre, abrité et malmené par cet utérus maternel, aboutissant à la plus belle des renaissances. Une délicieuse vengeance, somme-toute.
    Lire la suite
    En lire moins
  • litteratus Posté le 19 Avril 2020
    Deux frères et un combat pour la vie au fond du puits avec un sac intouchable. La faim, la soif, l’angoisse, le langage et la culture se font pressants. Résister à la folie et au désespoir. Une lutte de tout instant pour rester vivant... Une leçon de courage, d’obstination...
Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…