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            Le Sympathisant

            10/18
            EAN : 9782264072948
            Code sériel : 5373
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 552
            Format : 108 x 177 mm
            Le Sympathisant

            Clément BAUDE (Traducteur)
            Date de parution : 16/08/2018
            Avril 1975, Saïgon est en plein chaos. À l’abri d’une villa, entre deux whiskies, un général de l’armée du Sud Vietnam et son capitaine dressent la liste de ceux qui pourront quitter le pays par les derniers avions. Mais ce que le général ignore, c’est que son capitaine est un... Avril 1975, Saïgon est en plein chaos. À l’abri d’une villa, entre deux whiskies, un général de l’armée du Sud Vietnam et son capitaine dressent la liste de ceux qui pourront quitter le pays par les derniers avions. Mais ce que le général ignore, c’est que son capitaine est un agent double au service des communistes. Arrivé en Californie, tandis que le général et ses compatriotes exilés tentent de recréer un petit bout de Vietnam sous le soleil de L.A., notre homme observe et rend des comptes dans des lettres codées à son meilleur ami resté au pays. Dans ce microcosme où chacun soupçonne l’autre, notre homme lutte pour ne pas dévoiler sa véritable identité, parfois au prix de décisions aux conséquences dramatiques. Et face à cette femme dont il pourrait bien être amoureux, sa loyauté vacille…

            « Un point de vue inédit sur la guerre du Viêtnam. Un roman d’espionnage féroce, drôle et profondément ambivalent. »
            Marguerite Baux – ELLE

            Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Clément Baude
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            EAN : 9782264072948
            Code sériel : 5373
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 552
            Format : 108 x 177 mm
            10/18
            9.10 €
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            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • sweetie Posté le 5 Juillet 2019
              « Était-ce un imbécile ou était-il trop intelligent pour son propre bien? Avait-il choisi le bon ou le mauvais côté de l'Histoire? » Le sympathisant à la double origine (vietnamienne par sa mère et française par un père absent) se justifie dans une longue confession, relatant ses actions subversives lors de l'interminable conflit opposant le Viêt Nam Nord au Viêt Nam Sud. Agent de renseignement pour les Viêtcongs, infiltré dans l'armée vietnamienne combattant aux côtés des Américains, il quitte avec ces derniers, dans une débandade épique, la ville de Saigon tombée aux mains des communistes de l'armée populaire vietnamienne en avril 1975. Viet Thanh Nguyen incarne dans ce personnage toute l'ambiguïté et la versatilité d'un homme tentant de s'extraire d'une enfance sans figure paternelle, rejeté par ses concitoyens et dont le travail d'espion l'entraîne dans des actions continuellement contradictoires. Sa voix est forte, teintée d'humour et même si on n'apprend jamais son nom, sa personnalité transcende son récit. Un prix Pulitzer amplement mérité pour ce roman au propos percutant et à l'écriture élégante.
            • Esorlecram Posté le 26 Juin 2019
              Inclassable. Ce n'est pas un roman d'espionnage, même si le personnage principal est une taupe : il y est très peu question d'espionnage. Ce n'est pas un livre de guerre : il débute après la fin des hostilités, lors de la reconquête de Saïgon par les Viet Congs en 1975. C'est une oeuvre très dense, dans laquelle le personnage principal se livre à une réflexion profonde sur bien des sujets : la responsabilité de nos actes, qui entraîne la culpabilité, la valeur de nos théories intellectuelles face aux réalités de l'existence, l'amitié, le sens de la guerre, la justification de la torture… Le narrateur ne se nomme jamais, comme il ne nomme pas davantage les gens qu'il côtoie, sauf ses amis d'enfance. Il est « je » qui ne dévoile que très lentement des bribes de ses origines, de sa qualité d'espion. Capitaine, attaché à un général sud-vietnamien, il fuit avec lui aux USA comme tant d'autres après la victoire des communistes. Seules quelques lettres « à sa tante » écrites en langage codé montrent qu'il n'est pas vraiment du côté occidental. Mais qu'est-il vraiment ? Il se dit un homme au visage double et il l'est à plus d'un... Inclassable. Ce n'est pas un roman d'espionnage, même si le personnage principal est une taupe : il y est très peu question d'espionnage. Ce n'est pas un livre de guerre : il débute après la fin des hostilités, lors de la reconquête de Saïgon par les Viet Congs en 1975. C'est une oeuvre très dense, dans laquelle le personnage principal se livre à une réflexion profonde sur bien des sujets : la responsabilité de nos actes, qui entraîne la culpabilité, la valeur de nos théories intellectuelles face aux réalités de l'existence, l'amitié, le sens de la guerre, la justification de la torture… Le narrateur ne se nomme jamais, comme il ne nomme pas davantage les gens qu'il côtoie, sauf ses amis d'enfance. Il est « je » qui ne dévoile que très lentement des bribes de ses origines, de sa qualité d'espion. Capitaine, attaché à un général sud-vietnamien, il fuit avec lui aux USA comme tant d'autres après la victoire des communistes. Seules quelques lettres « à sa tante » écrites en langage codé montrent qu'il n'est pas vraiment du côté occidental. Mais qu'est-il vraiment ? Il se dit un homme au visage double et il l'est à plus d'un titre : fils bâtard d'une vietnamienne et d'un prêtre français, intellectuel aux idées communistes mais viscéralement occidental, son cerveau bouillonne en permanence pour essayer de comprendre le sens de la vie. Quand il tue de sang-froid des innocents, son intelligence accepte sans broncher mais ses tripes font qu'il en aura des cauchemars toute sa vie. « Je » se moque avec ironie des USA et de son capitalisme, mais son regard sur le régime de l'Est n'est pas plus positif. Y a-t-il une issue dans ce monde en dehors du mot « rien » qu'il finit par éructer. « le sympathisant » est donc une oeuvre forte, qui mérite d'être lue avec attention, mais qui possède toutefois quelques défauts : l'auteur tire souvent son récit en longueur et certains passages sont peu clairs. Mais « Je » pouvait-il être clair ? Le style, très personnel, fait de ce roman un long monologue. Les dialogues ne se traduisent pas par un passage à la ligne avec un tiret, mais sont insérés dans le texte, isolés par une simple virgule. Cela peut sembler assez lourd mais ne m'a pas dérangé.
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            • Komboloi Posté le 14 Mai 2019
              Viet Thanh Ngyen nous livre ici un roman dense, plutôt atypique et il faut le dire assez savoureux. Ce livre prend la forme d'une confession rédigée par un agent communiste infiltré auprès d'un général du sud pendant la guerre du viêtnam. Obligé de s'expatrier aux États-Unis, le général tente d'organiser une sorte de reconquête face aux communistes du nord sans savoir qu'il y a une taupe auprès de lui. Un livre assez complexe, cette confession est rédigée un peu sur le mode "j'écris comme je pense", il y a donc des tours, des détours, des retours, bref, pas toujours simple de recoller les morceaux. Malgré ce style un peu "lourd", et quelques longueurs, c'est bien écrit et on est vraiment immergé dans les pensées du protagoniste principal qui est particulièrement bien travaillé. On est dans sa tête et on partage ses états d'âme. Ce roman offre un point de vue très intéressant. Il nécessite très clairement un effort de la part du lecteur pour "rentrer dedans" mais pour moi, cet effort est mérité. J'ai vraiment apprécié cette lecture qui mélange un peu les genres. J'ai par ailleurs trouvé la fin assez magistrale et elle m'a vraiment tenu en haleine. Je recommande cette lecture... Viet Thanh Ngyen nous livre ici un roman dense, plutôt atypique et il faut le dire assez savoureux. Ce livre prend la forme d'une confession rédigée par un agent communiste infiltré auprès d'un général du sud pendant la guerre du viêtnam. Obligé de s'expatrier aux États-Unis, le général tente d'organiser une sorte de reconquête face aux communistes du nord sans savoir qu'il y a une taupe auprès de lui. Un livre assez complexe, cette confession est rédigée un peu sur le mode "j'écris comme je pense", il y a donc des tours, des détours, des retours, bref, pas toujours simple de recoller les morceaux. Malgré ce style un peu "lourd", et quelques longueurs, c'est bien écrit et on est vraiment immergé dans les pensées du protagoniste principal qui est particulièrement bien travaillé. On est dans sa tête et on partage ses états d'âme. Ce roman offre un point de vue très intéressant. Il nécessite très clairement un effort de la part du lecteur pour "rentrer dedans" mais pour moi, cet effort est mérité. J'ai vraiment apprécié cette lecture qui mélange un peu les genres. J'ai par ailleurs trouvé la fin assez magistrale et elle m'a vraiment tenu en haleine. Je recommande cette lecture surprise en conseillant toutefois de se renseigner un peu sur le contexte historique, c'est assez essentiel pour comprendre certaines choses.
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            • Kirzy Posté le 17 Mars 2019
              Voici les confessions d'un agent communiste infiltré qui retrace sa vie à partir de la chute de Saigon en 1975 et de sa fuite du pays vers les Etats-Unis dans les bagages du général de l'armée sud-vietnamienne dont il était le conseiller. Non, ce n'est pas un énième livre sur la guerre du Vietnam, mais tellement plus que cela, complètement affranchi des genres habituels, ni roman d'espionnage, ni roman de guerre. Avant tout, une réflexion puissante sur l'ambiguité de l'histoire, tour à tour tragédie et farce ; une méditation quasi existentialiste sur la solitude de l'existence humaine, l'engagement idéologique, la légitimité de la violence et la place de l'immigré. Très dense, forcément.. L'auteur, lui-même Américain d'origine vietnamienne ( famille de boat-people ), évite tout manichéisme grâce à un personnage profondément ambiguë, né sous le signe de l'ambivalence, fils illégitime d'un prêtre et d'une très jeune Vietnamienne, brillant étudiant aux Etats-Unis après une vie de misère. Ce qui m'a le plus étonné dans ce roman, c'est son mélange percutant de farce et de tragédie, qu'il s'agisse de décrire le sort des exilés vietnamiens aux Etats-Unis, déclassés et mal considérés ou les camps de rééducation communistes. de nombreux passages sont magistraux comme l'épisode... Voici les confessions d'un agent communiste infiltré qui retrace sa vie à partir de la chute de Saigon en 1975 et de sa fuite du pays vers les Etats-Unis dans les bagages du général de l'armée sud-vietnamienne dont il était le conseiller. Non, ce n'est pas un énième livre sur la guerre du Vietnam, mais tellement plus que cela, complètement affranchi des genres habituels, ni roman d'espionnage, ni roman de guerre. Avant tout, une réflexion puissante sur l'ambiguité de l'histoire, tour à tour tragédie et farce ; une méditation quasi existentialiste sur la solitude de l'existence humaine, l'engagement idéologique, la légitimité de la violence et la place de l'immigré. Très dense, forcément.. L'auteur, lui-même Américain d'origine vietnamienne ( famille de boat-people ), évite tout manichéisme grâce à un personnage profondément ambiguë, né sous le signe de l'ambivalence, fils illégitime d'un prêtre et d'une très jeune Vietnamienne, brillant étudiant aux Etats-Unis après une vie de misère. Ce qui m'a le plus étonné dans ce roman, c'est son mélange percutant de farce et de tragédie, qu'il s'agisse de décrire le sort des exilés vietnamiens aux Etats-Unis, déclassés et mal considérés ou les camps de rééducation communistes. de nombreux passages sont magistraux comme l'épisode du tournage en Philippines d'un film type Apocalypse Now sur lequel le Sympathisant est «  conseiller en authenticité », dénonçant au karcher mais avec subtilité l'emprise d'Hollywood sur l'Histoire ou comment les Etats-Unis qui ont perdu la guerre du Vietnam ont remporté la guerre culturelle en imposant leur vision. Ces passages m'ont presque fait pensé au M.A.S.H d'Altman ( sur la guerre de Corée lui ), réjouissants donc mais terrible dans ce qu'ils disent. En fait, ce qui est très impressionnant, c'est qu'on sent à quel point ce roman n'est pas écrit pour plaire, ni aux Américains, ni aux immigrés vietnamiens ( souvent tendrement ridicules ), ni même aux lecteurs dilettantes ou distraits tant ce premier roman est exigeant et demande une lecture attentive. «  La plupart des Américains nous regardaient avec ambivalence, sinon avec dégoût, car nous étions le rappel vivant de leur défaite cuisante. Nous menacions la sacro-sainte symétrie d'une Amérique noir et blanc, dont la politique raciale du yin et du yang ,e laissait place à aucune autre couleur, notamment ces petits jaunes pathétiques qui venaient piquer dans la caisse. Nous étions d'étranges étrangers, réputés avoir un petit faible pour le fido americanus, le chien domestique qui coûtait, par tête, plus que le revenu annuel d'une famille de crève-la-faim bengalis. » Viet Thanh Nguyen est en train d'écrire une suite, elle se déroulera en France, une réflexion sur la diaspora vietnamienne et la colonisation. Intéressant de voir ce qu'il fera de la guerre d'Indochine qui a une image très romantique en France entre Catherine Deneuve du film Indochine et les mots de Duras dans l'Amant. Lu dans le cadre de l'US Book Challenge Lire un Pulitzer ( ici 2016 ) https://www.facebook.com/groups/294204934564565/
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            • svecs Posté le 22 Février 2019
              Le narrateur de ce roman est une taupe, un espion, un agent double et un batard. D'une mère vietnamiene et de père occidental, prêtre de surcroît, il aura toujours navigué entre 2 mondes. Est-il donc étonnant de la retrouver comme aide de camp du général de la police secrète de la police sud-vietnamienne alors que Saïgon menace de tomber aux griffes des communistes nord-vietnamiens ? Pas plus que de le retrouver en tant que taupe infiltrée par les libérateurs communistes auprès d'un ponte du régime pro-américain. Saïgon est libérée/capturée et la narrateur doit fuir avec le Général. C'est en tout cas la mission qui lui est confiée par sa cellule. Il doit accompagner les exilés pour les surveiller et tenir le parti au courant des activités du régime en fuite. Cette confession est celle d'un homme double, habitué à mentir mais qui ne sait plus trop où est a place. A trop jouer la comédie, il se perd. D'autant que son statut de batard en fait de toute façon un individu qui ne sera jamais pleinement intégré nulle part. Il analyse d'autant mieux la difficulté de s'intégrervpour cette communauté d'exilés qui tente de prendre racineaux USA tut en espérant secrètement pouvoir faire le... Le narrateur de ce roman est une taupe, un espion, un agent double et un batard. D'une mère vietnamiene et de père occidental, prêtre de surcroît, il aura toujours navigué entre 2 mondes. Est-il donc étonnant de la retrouver comme aide de camp du général de la police secrète de la police sud-vietnamienne alors que Saïgon menace de tomber aux griffes des communistes nord-vietnamiens ? Pas plus que de le retrouver en tant que taupe infiltrée par les libérateurs communistes auprès d'un ponte du régime pro-américain. Saïgon est libérée/capturée et la narrateur doit fuir avec le Général. C'est en tout cas la mission qui lui est confiée par sa cellule. Il doit accompagner les exilés pour les surveiller et tenir le parti au courant des activités du régime en fuite. Cette confession est celle d'un homme double, habitué à mentir mais qui ne sait plus trop où est a place. A trop jouer la comédie, il se perd. D'autant que son statut de batard en fait de toute façon un individu qui ne sera jamais pleinement intégré nulle part. Il analyse d'autant mieux la difficulté de s'intégrervpour cette communauté d'exilés qui tente de prendre racineaux USA tut en espérant secrètement pouvoir faire le chemin inverse et revenir au pays natal, si possiblee tant que conquérant. Roman d'espionnage féroce et cynique qui se double d'une réflexion sur l'appartenance, ce sympathisant est une belle réussite qui démonte le cynisme d'une époque et d'un système. De plus, la double appartenance de son narrateur lui permet de dénoncer les travers des 2 camps avec un mépris égal. Roman brillant couronné du Pulitzer 2016, mais le denier quart comporte quelques passages très durs. Il vaut mieux être prévenu !
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