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10/18
EAN : 9782264048677
Code sériel : 4335
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 320
Format : 108 x 177 mm

Le tigre blanc

Annick LE GOYAT (Traducteur)
Date de parution : 01/04/2010

Confession d'un intouchable qui a réussit l'impensable.

Dans les « Ténèbres », vaste région au cœur d’une Inde miséreuse et violente, chacun sait que la Shining India ne brille pas pour tous ! Balram Halwai, surnommé le "tigre blanc" pour son intelligence hors norme, est pourtant décidé à conquérir sa place au soleil. Immoral et cynique, il...

Dans les « Ténèbres », vaste région au cœur d’une Inde miséreuse et violente, chacun sait que la Shining India ne brille pas pour tous ! Balram Halwai, surnommé le "tigre blanc" pour son intelligence hors norme, est pourtant décidé à conquérir sa place au soleil. Immoral et cynique, il ne reculera devant aucun moyen, quitte à y perdre son âme… Un premier roman couronné par le Booker Prize en 2008.

« Loué, vraiment, soit ce petit chef-d’œuvre… »
Philippe Trétiack - Elle

Traduit de l'anglais (Inde)
par Annick Le Goyat

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EAN : 9782264048677
Code sériel : 4335
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 320
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • alestK Posté le 10 Juillet 2020
    Fabuleux et instructif
  • Bloblo Posté le 24 Mai 2020
    Balram issu d'une basse caste du nord de l'Inde raconte son ascension exceptionnelle jusqu'à devenir un riche entrepreneur de Bangalore au travers de 7 lettres adressées au premier ministre chinois en visite dans la région. Portrait au vitriol d'une Inde coupée en 2: les Ténèbres et la Lumière. Corruption à tous les étages, fraude, exploitation humaine, esclavagisme, dénigrement, violences conjugales et au travail, conditions hygiéniques déplorables, racisme, ...rien absolument rien n'est sanctionné. Un livre qui se dévore et donne un bien sombre éclairage sur ce pays. Je le recommande chaudement!
  • afriqueah Posté le 30 Janvier 2020
    Premier roman d’Aravind Adiga, « Le tigre blanc » est exactement le contraire d’un guide touristique nous invitant à visiter Delhi. Et même, on n’a qu’une idée : ne pas y aller. Deux Indes se côtoient : L ‘Inde des lumières, et celle des ténèbres. Dans l’une, des privilégiés corrompus, dans l’autre des miséreux, serviteurs lorsqu’ils ont la chance d’arriver à cette promotion et esclaves, pour la plupart. Ceci n’est pas nouveau nouveau, nous connaissons le système de castes instauré en Inde. La vraie question est pourquoi ? Pourquoi des chauffeurs transportent ils des valises pleines de millions de roupies, comme les poules dans une cage attendent leur tour de se faire éviscérer, paralysées par la peur ? La plupart des Indiens seraient incapables de voler une mallette remplie d’argent, et si le chauffeur le rapportait à la police, alors, là, il disparaitrait très certainement. Pourquoi cette acceptation résignée ? Bien sûr, il existe des représailles, le massacre de la famille restante. Mais, bref, personne n’ose voler ce qui pourrait pourtant lui permettre de vivre une autre vie, en Australie ou ailleurs. Les castes enferment. Et notre héros, issu des ténèbres d’un petit village, lui, s’adapte, se couche,... Premier roman d’Aravind Adiga, « Le tigre blanc » est exactement le contraire d’un guide touristique nous invitant à visiter Delhi. Et même, on n’a qu’une idée : ne pas y aller. Deux Indes se côtoient : L ‘Inde des lumières, et celle des ténèbres. Dans l’une, des privilégiés corrompus, dans l’autre des miséreux, serviteurs lorsqu’ils ont la chance d’arriver à cette promotion et esclaves, pour la plupart. Ceci n’est pas nouveau nouveau, nous connaissons le système de castes instauré en Inde. La vraie question est pourquoi ? Pourquoi des chauffeurs transportent ils des valises pleines de millions de roupies, comme les poules dans une cage attendent leur tour de se faire éviscérer, paralysées par la peur ? La plupart des Indiens seraient incapables de voler une mallette remplie d’argent, et si le chauffeur le rapportait à la police, alors, là, il disparaitrait très certainement. Pourquoi cette acceptation résignée ? Bien sûr, il existe des représailles, le massacre de la famille restante. Mais, bref, personne n’ose voler ce qui pourrait pourtant lui permettre de vivre une autre vie, en Australie ou ailleurs. Les castes enferment. Et notre héros, issu des ténèbres d’un petit village, lui, s’adapte, se couche, baise les pieds du maitre, lui éponge le vomi avec sa main, le serviteur modèle. Jusqu’à un certain temps. Les descriptions innocentes d’un tout jeune homme, au départ analphabète par nécessité, d’un pays où les malversations sont courantes, l’instituteur qui garde pour lui et revend les uniformes des élèves et leur cantine, le politicien qui promet, les religions différentes qui s’entremêlent, les milliardaires qui payent les politiques, et, partout, la saleté, les cafards et les rats. Le ton est innocent, c’est un jeune de la campagne qui décrit par exemple le cortège funèbre transportant le corps de sa mère jusqu’au Gange : « Sa mort était aussi grandiose que sa vie avait été misérable ». Innocente découverte d’un monde malmené par un petit pauvre. Les musulmans sont connus pour être de grands poètes, dit il plusieurs fois, et pourtant, « tous les musulmans que l’on rencontre sont illettrés, ou couverts de la tête aux pieds d’une burka noire, ou bien en quête d’immeubles à faire exploser. » Plus loin : « Les musulmans sont honnêtes, bien qu’une partie d’entre eux semblent poussés par l’envie irrésistible de faire sauter les trains chaque année. » Il devient chauffeur, et découvre indirectement qu’il est censé rouler sur la voie de gauche, mais le trafic à Delhi est tel qu’il n’a même pas deviné cette loi de la conduite. Autre découverte : aucun riche n’est bon, ce qu’ils donnent n’a rien à voir avec ce qu’ils ont. Et encore : la haine que les pauvres ont des maitres est-elle une façade cachant l’amour, ou inversement ? « La Cage à poule dans laquelle nous sommes emprisonnés nous rend mystérieux à nous mêmes « répond le héros. Alors, de ce roman drôle, dont on veut connaître la fin, bien ficelé, bien analysé, mais qui ne donne pas envie d’aller dans son pays, il ressort l’intelligence de ce jeune issu des Ténèbres…., bon, je n’en dis pas plus.
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  • remygrenier Posté le 28 Janvier 2020
    Mes dix mots inspirés par cette (re)lecture : - Ténèbres/Lumières - Esclavagisme - Corruption - Plafond social (castes) - Crime social - Ironie - Vitriol - Traditions - Conscience - Emancipation
  • Courrielle Posté le 27 Novembre 2019
    Très intéressante description et critique de l’Inde d’aujourd’hui où il semble, d’après l’auteur que le seul moyen de s’échapper de la cage à poules, de la misère et d’avoir enfin l’impression d’être un homme libre avant même d’être un homme riche, soit de commettre un meurtre. Pas n’importe quel meurtre, un meurtre mûrement cogité avec ce seul but. Le héros est très intelligent, d’abord soumis comme le veut sa caste puis peu à peu cynique, s’adaptant aux circonstances il devient sans scrupules. Avait-il le choix ? C’est un prix très lourd à payer....
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