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10/18
EAN : 9782264048677
Code sériel : 4335
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 320
Format : 108 x 177 mm

Le tigre blanc

Annick Le Goyat (traduit par)
Date de parution : 01/04/2010

Confession d'un intouchable qui a réussit l'impensable.

Dans les « Ténèbres », vaste région au cœur d’une Inde miséreuse et violente, chacun sait que la Shining India ne brille pas pour tous ! Balram Halwai, surnommé le "tigre blanc" pour son intelligence hors norme, est pourtant décidé à conquérir sa place au soleil. Immoral et cynique, il...

Dans les « Ténèbres », vaste région au cœur d’une Inde miséreuse et violente, chacun sait que la Shining India ne brille pas pour tous ! Balram Halwai, surnommé le "tigre blanc" pour son intelligence hors norme, est pourtant décidé à conquérir sa place au soleil. Immoral et cynique, il ne reculera devant aucun moyen, quitte à y perdre son âme… Un premier roman couronné par le Booker Prize en 2008.

« Loué, vraiment, soit ce petit chef-d’œuvre… »
Philippe Trétiack - Elle

Traduit de l'anglais (Inde)
par Annick Le Goyat

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EAN : 9782264048677
Code sériel : 4335
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 320
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Papou64 Posté le 20 Mai 2021
    Édifiant ! Que serait devenu Rastignac, s’il était né de nos jours dans une famille pauvre du nord de l’Inde ? La réalité évoquée est assez dure, le héros est cynique, parfois décourageant, mais le roman est très intéressant, agréable et facile à lire.
  • sceptic Posté le 11 Avril 2021
    Ce livre vous fait l'effet d'un coup de poing au ventre. Il est sans concession.La trame est impeccable et le héros tellement humain qu'on finis par être perdu entre morale et instinct de survie. À lire et à relire et aussi à voir sur Netflix. Le film est sympa aussi.
  • Hilde Posté le 10 Mars 2021
    Une narration à la première personne, le Tigre Blanc s’adresse au premier ministre chinois. Recherché par la police pour meurtre, il raconte sa vie et partage sa vision de l’Inde. Deux mondes, « la Lumière » et « les Ténèbres », les riches et les pauvres. Il dépeint tout ça avec humour, un humour noir parfois glaçant et grinçant. Intelligent, il écoute, il surveille, il attend son heure, tapi dans l’ombre, espérant échapper à sa condition. Les chapitres sont découpés en nuit. Le style n’est pas déplaisant. Les propos de Balram sont percutants. Ses maîtres le prennent pour un idiot, sans voir que la colère monte, après tant d’injustices, de mépris. J’ai trouvé le temps un peu long par moment à New Delhi mais ça valait le coup d’attendre. J’ai ressenti cette sensation de liberté à la fin et on comprend que cette liberté à un coût, un coût élevé et cruel.
  • katell Posté le 27 Février 2021
    Qui est le tigre blanc ? Il s'agit du héros du roman épistolaire électronique, Balram Halwai, surnommé par un de ses professeurs impressionné par son intelligence et sa vivacité d'esprit, aussi rares dans les classes que le félin en question. Balram devenu « entrepreneur » important, écrit des courriels au Premier ministre chinois dont la visite diplomatico-économico-politique à Bangalore est proche. Le but de cette visite ? Apprendre comment s'est construite la réussite des entrepreneurs de la ville. Chaque nuit, Balram alias Ashok Sharma, lui écrit un courriel, chaque nuit il dévoile une part de l'envers du tableau, chaque nuit Balram, dict Ashok Sharma dict Le Tigre blanc, se raconte et raconte l'Inde d'aujourd'hui, celle qui brille aux yeux de l'Occident et celle qui sombre dans la misère la plus insupportable, chaque nuit il s'épanche dans un récit hypnotique et obsédant. La part d'ombre de la réussite indienne est décortiquée au scalpel avec minutie : ce qui est mis à nu est insoutenable. Reprenons le cours de l'histoire... Balram ne peut continuer l'école et doit travailler dans un tea-shop, au village. Le Bihar est une région pauvre, plus exactement miséreuse où le Gange n'est plus le fleuve mythique mais un cours d'eau boueux et... Qui est le tigre blanc ? Il s'agit du héros du roman épistolaire électronique, Balram Halwai, surnommé par un de ses professeurs impressionné par son intelligence et sa vivacité d'esprit, aussi rares dans les classes que le félin en question. Balram devenu « entrepreneur » important, écrit des courriels au Premier ministre chinois dont la visite diplomatico-économico-politique à Bangalore est proche. Le but de cette visite ? Apprendre comment s'est construite la réussite des entrepreneurs de la ville. Chaque nuit, Balram alias Ashok Sharma, lui écrit un courriel, chaque nuit il dévoile une part de l'envers du tableau, chaque nuit Balram, dict Ashok Sharma dict Le Tigre blanc, se raconte et raconte l'Inde d'aujourd'hui, celle qui brille aux yeux de l'Occident et celle qui sombre dans la misère la plus insupportable, chaque nuit il s'épanche dans un récit hypnotique et obsédant. La part d'ombre de la réussite indienne est décortiquée au scalpel avec minutie : ce qui est mis à nu est insoutenable. Reprenons le cours de l'histoire... Balram ne peut continuer l'école et doit travailler dans un tea-shop, au village. Le Bihar est une région pauvre, plus exactement miséreuse où le Gange n'est plus le fleuve mythique mais un cours d'eau boueux et noirâtre. La violence et la corruption enlisent chaque famille paysanne dans la pauvreté ou l'indigence. Notre héros ne souhaite qu'une chose : quitter le village et monter à la ville, à la Capitale Delhi, là où il pourrait devenir « quelqu'un » comme le chauffeur de car et le poinçonneur dont il regarde avec envie situation et costume. Balram est un débrouillard aussi sait-il utiliser à bon escient les leviers pour obtenir des leçons de conduite. Il devient chauffeur chez Monsieur Ashok revenu des Etats-Unis avec son épouse. Mr Ashok fait partie d'une famille de propriétaires terriens exploitant les paysans du Bihar, cependant son séjour aux States lui a émoussé le caractère : il n'est pas violent comme ses frères et cousins, il ne regarde pas son chauffeur comme un moins que rien. Il en est presque humain du moins pour un temps. Balram coule des jours, non heureux mais tranquilles, au volant d'une des voitures du couple. Il devient un observateur discret et perspicace des us et coutumes des familles riches : dîners opulents, sorties, visites chez les ministres ou chefs de parti pour acheter leurs faveurs à coups de millions de roupies. Balram se rend peu à peu compte qu'il est prisonnier de la « cage à poules », cette cage qui compartimente en caste, instille les envies d'émancipation, de richesses chez les plus démunis, infuse le devoir de pérennisation des biens chez les plus riches. Chaque étage de la société est fait de cages dont les occupants veulent s'échapper. Seul, le sommet de la pyramide se bat dans le sens inverse : celui de la domination sur les plus faibles, ceux qui fournissent les roupies de la corruption à la sueur de leur front. Balram franchit un jour la ligne rouge : il commence à « voler » son employeur en conservant, avec ironie, son air de soumission. Lorsque l'épouse de Mr Ashok quitte l'Inde pour retourner aux Etats-Unis, tout bascule : le maître devient odieux au point que notre héros en arrive au meurtre et atteint un point de non-retour. Avec cynisme Balram devient Ashok Sharma pour le quotidien et le Tigre blanc pour ses affaires plus occultes . Il a beaucoup appris au contact de ses employeurs et met en pratique ce qu'il a observé pour devenir, lui aussi, un entrepreneur. A coup de bakchichs, il créé son entreprise de service auprès de la personne, en l'occurrence auprès des entreprises occidentales sous-traitant une partie de leurs opérations administratives en Inde : il organise le « ramassage » en taxi des employés à la sortie de leur travail de nuit. Aravind Adiga n'est pas tendre quand il peint les deux Indes : les « Ténèbres » et la « Lumière » se côtoient, rarement se mélangent et pourtant l'une ne peut vivre sans l'autre en raison du cercle peu vertueux de l'opulence qui ne laisse que d'infinitésimales miettes à l'indigence. La rudesse de son propos est sublimée par l'ironie ou le burlesque de certaines situations. Parfois le pathos affleure pour happer le lecteur tétanisé devant le tableau sans concession dressé par Adiga. Le texte est puissant dans le sens où il implique le lecteur dans le sillage du héros et qu'il met en place une force d'évocation dotée d'un palpable lyrisme. Le sordide en devient magnifique tandis que la splendeur revêt des habits mortuaires. L'Inde de l'ombre a la beauté des ténèbres alors que l'Inde de la lumière est le reflet d'un égoïsme froid. Ce que j'avais pu entrevoir avec « Les ombres de Kittur » est incisé puis mis à nu avec une constance presque diabolique : l'auteur n'épargne rien à son lecteur qui se demande si Balram parviendra à quitter la « cage à poules ». Nous sommes loin des images d'Epinal sur l'Inde et nous nous engageons de l'autre côté du miroir. Nous en revenons chamboulés d'avoir approché le côté sombre de la force économique de l'Inde moderne.
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  • Sak71 Posté le 5 Février 2021
    Construction impeccable, atmosphere authentique, personnages consistants et crédibles, écriture nerveuse et fluide, ce petit roman très maîtrisé, entre conte et polar social, sort du lot des livres exotiques et se lit d’une traite sans une once d’ennui pour un voyage en eaux troubles et croupies dans le sud de l’Inde.
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