Lisez! icon: Search engine
10/18
EAN : 9782264040848
Code sériel : 1830
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 384
Format : 108 x 177 mm

L'Élu

Jean BLOCH-MICHEL (Traducteur)
Date de parution : 02/12/2004

Tandis que l’Amérique vit au rythme de l’avancée alliée en Europe, une partie de base-ball acharnée précipite la rencontre de Danny et Reuven, deux adolescents du quartier de Brooklyn issus de communautés juives radicalement opposées. Malgré leurs différences, naît entre eux une amitié profonde et sincère, défiant un monde que...

Tandis que l’Amérique vit au rythme de l’avancée alliée en Europe, une partie de base-ball acharnée précipite la rencontre de Danny et Reuven, deux adolescents du quartier de Brooklyn issus de communautés juives radicalement opposées. Malgré leurs différences, naît entre eux une amitié profonde et sincère, défiant un monde que les logiques communautaires étouffent.

« En affirmant qu’il faut donner un sens à ce qui semble absurde, Potok propose un judaïsme œcuménique qui donne au monde moderne le supplément d’âme qui lui manque. »
Jacques Cabau, Le Point

Traduit de l'américain par Jean Bloch-Michel

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782264040848
Code sériel : 1830
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 384
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • cvd64 Posté le 2 Septembre 2020
    Le meilleur C. Potok lu à ce jour; tout y est , l'histoire des ces enfants leur respect mutuel bien que d'origine , de culture, d'éducation différente, , le rythme donné au récit, la place de la religion ....
  • Courrielle Posté le 14 Novembre 2019
    Encore un livre que j’ai adoré il y a au moins 6 ans et dont je n’avais pas fait le critique et pourtant c’est l’un des romans que je recommande souvent. L’amitié de 2 jeunes garçons juifs issus pour l’un d’une famille très très religieuse et rigide et l’autre d’une famille qui croit en la religion mais,beaucoup plus libérale. L’étude de la Torah est le quotidien de l’un, l’ouverture au monde et la discussion le quotidien de l’autre. Ils vont rester soudés. À travers ce roman on comprend mieux le judaisme et des divergences sur la création de l’état d’Israel. Ne pas avoir peur, ça se lit d’une traite. C’est passionnant.
  • Bobby_The_Rasta_Lama Posté le 19 Juin 2019
    " On ne peut donner que deux choses à ses enfants : des racines et des ailes." (proverbe juif) Mais parfois les ailes poussent dans la douleur, comme on va le découvrir dans ce beau livre de Chaïm Potok. Potok écarte le rideau sur un monde dont je suis presque complètement ignorante - celui de la communauté juive new-yorkaise des années 40. Le monde qui sort, en apparence, de la même matrice, mais qui démontre bien que même le judaïsme n'est pas un monolithe. Qui sont les "élus" ? Les orthodoxes coiffés de papillotes qui attendent toujours la venue de leur messie, ou les sionistes avec leur désir d'émancipation ? Ou sont-ce leurs enfants : leurs fils qui essayent de trouver leur propre chemin, tout en s'efforçant de respecter leurs familles et leurs traditions ? Et c'est un chemin épineux et plein de déceptions, même si au bout, les ailes vont se déployer... Cette histoire d'amitié de deux garçons a quelque chose de presque shakespearien. Danny est le fils brillant d'un tzaddik, un grand chef spirituel hassidique. Il grandit en silence, destiné, lui aussi, à devenir tzaddik. Son père ne lui adresse la parole uniquement lors des études... " On ne peut donner que deux choses à ses enfants : des racines et des ailes." (proverbe juif) Mais parfois les ailes poussent dans la douleur, comme on va le découvrir dans ce beau livre de Chaïm Potok. Potok écarte le rideau sur un monde dont je suis presque complètement ignorante - celui de la communauté juive new-yorkaise des années 40. Le monde qui sort, en apparence, de la même matrice, mais qui démontre bien que même le judaïsme n'est pas un monolithe. Qui sont les "élus" ? Les orthodoxes coiffés de papillotes qui attendent toujours la venue de leur messie, ou les sionistes avec leur désir d'émancipation ? Ou sont-ce leurs enfants : leurs fils qui essayent de trouver leur propre chemin, tout en s'efforçant de respecter leurs familles et leurs traditions ? Et c'est un chemin épineux et plein de déceptions, même si au bout, les ailes vont se déployer... Cette histoire d'amitié de deux garçons a quelque chose de presque shakespearien. Danny est le fils brillant d'un tzaddik, un grand chef spirituel hassidique. Il grandit en silence, destiné, lui aussi, à devenir tzaddik. Son père ne lui adresse la parole uniquement lors des études du Talmud. Reuven vit à Brooklyn dans une famille bien plus modérée. Son père enseigne dans une yeshiva et rêve d'un futur Etat d'Israël. Chacun va montrer à l'autre comment fonctionne son monde, mais c'est surtout Danny qui va découvrir des pensées et des livres qui lui donneront envie d'étudier la psychologie, et le mèneront à la rébellion contre son père. J'ai d'abord l'impression de lire un livre sur un conflit entre deux conceptions de judaïsme, puis sur le conflit des deux pères à travers leurs fils, mais finalement c'est surtout du conflit entre la raison et le coeur dont je vais me souvenir. Je changeais sans cesse d'attitude envers les protagonistes, tous admirables et excellents dans leur raisonnement; je n'étais pas d'accord, je ne comprenais pas certaines choses, mais j'ai fini la lecture avec un sentiment que, malgré tout, j'ai peut-être saisi une part de leurs vérités. L'histoire se passe au moment où la guerre se finit, et les camps de concentration de l'autre côté de l'Atlantique livrent leur témoignage d'horreur. Au moment où le nouvel Etat d'Israël voit le jour... Le livre de Potok permet de comprendre comment certaines choses qui paraissent importantes ici et maintenant (comme un match de baseball) peuvent avec le temps devenir dérisoires. Que les choses qui nous sont naturelles ne sont pas forcément évidentes, et quelle tragédie peut devenir leur perte. C'est une histoire sur les incroyables efforts, volonté, dévouement, amour et amitié à toute épreuve. Mais aussi sur la sagesse humaine, et comme c'est dur, voire impossible, de ne pas juger les autres et essayer de les comprendre. On voit les deux côtés de ce qu'est capable l'obstination: fonder des états, mais aussi détruire délibérément les rapports humains et les amitiés, faire preuve des grandes prouesses d'esprit, mais perdre irrémédiablement la santé, penser au salut du monde entier, et, en même temps, blesser ses proches. ............................................................ Quand les Juifs en Amérique ont appris ce qui se passait pendant l'holocauste en Europe, ils finissaient chaque discours par ces mots, à peu près : "Que le nom d'Hitler soit damné et oublié à jamais; que sa mémoire soit effacée de la surface de la terre..." Qu'en est-il aujourd'hui ? Et même, serait-il sage d'oublier ?
    Lire la suite
    En lire moins
  • Perlaa Posté le 4 Mars 2019
    Ce roman avait bien mal débuté pour moi. Quoi de plus rédhibitoire qu'un long match de baseball, discipline à laquelle je ne comprends rien et qui m'ennuie profondément ? Au lendemain de l'entrée en guerre des États-Unis un match est organisé à Williamsburg, quartier de Brooklyn, entre une école de juifs russes traditionnels hassidiques et une école de juifs "délivrés de la mentalité de ghetto". Si les actions sportives m'ont laissée de marbre je fus de suite captée par la description des acteurs, l'ambiance, le milieu et l'écriture très fluide de Chaïm Potok. Ce match fut le point de départ d'une amitié entre 2 adolescents juifs dont les pères étaient rabbins. Le père de Danny, appartenant à la communauté hassidique est rigide, silencieux, fermé au monde séculier. Le père du narrateur, Reuben, intellectuel sioniste est plus ouvert et plus "moderne". L'élu c'est Danny, héritier d'une famille de tzaddicks, religieux orthodoxes et son aspiration aux disciplines modernes. Le même dilemme traverse les 2 garçons, brillants et assidus aux études talmudiques, lors de la découverte des disciplines profanes, mathématique, mais surtout psychologie et psychanalyse avec la découverte de Freud. Au delà de ce qui oppose les 2 garçons, éducations opposées, appétences... Ce roman avait bien mal débuté pour moi. Quoi de plus rédhibitoire qu'un long match de baseball, discipline à laquelle je ne comprends rien et qui m'ennuie profondément ? Au lendemain de l'entrée en guerre des États-Unis un match est organisé à Williamsburg, quartier de Brooklyn, entre une école de juifs russes traditionnels hassidiques et une école de juifs "délivrés de la mentalité de ghetto". Si les actions sportives m'ont laissée de marbre je fus de suite captée par la description des acteurs, l'ambiance, le milieu et l'écriture très fluide de Chaïm Potok. Ce match fut le point de départ d'une amitié entre 2 adolescents juifs dont les pères étaient rabbins. Le père de Danny, appartenant à la communauté hassidique est rigide, silencieux, fermé au monde séculier. Le père du narrateur, Reuben, intellectuel sioniste est plus ouvert et plus "moderne". L'élu c'est Danny, héritier d'une famille de tzaddicks, religieux orthodoxes et son aspiration aux disciplines modernes. Le même dilemme traverse les 2 garçons, brillants et assidus aux études talmudiques, lors de la découverte des disciplines profanes, mathématique, mais surtout psychologie et psychanalyse avec la découverte de Freud. Au delà de ce qui oppose les 2 garçons, éducations opposées, appétences pour des disciplines différentes, ils aspirent à une autre vision du monde et malgré des interdits familiaux ils restent soudés et amis. De la révélation des 6 millions de juifs exterminés à la fin de la guerre à la création de l'état d'Israël , controversée également violemment par les hassidiques, le livre s'inscrit dans une passionnante page d'histoire. Chaïm Potok, que l'on peut retrouver dans les personnages du roman, nous donne une leçon de tolérance. Le père de Reuben, sorte d'autorité morale, ne dira t-il pas dans les dernières pages "on ne devrait combattre les idées qu'avec les idées, et non par une passion aveugle"? Un roman dans un milieu très éloigné du mien qui évite l'écueil de l'ésotérisme, et du roman pour initié. Une très belle découverte dans la PAL de pompimpom.
    Lire la suite
    En lire moins
  • Bruidelo Posté le 13 Novembre 2018
    A travers l’amitié de deux adolescents et les relations qu’ils ont avec leur père, Chaïm Potok nous fait découvrir deux communautés juives new-yorkaises, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, et c’est très intéressant, attachant, plein de finesse. Il y a quand même quelque chose qui m’a mis un peu mal à l’aise: dans les débats entre sionistes et anti-sionistes juifs la présence des Arabes sur la terre où sera établi l’Etat hébreu est complètement occultée, ils en parlent comme si c’était une terre sans peuple, ou comme si l’existence des Palestiniens n’était pas une donnée à prendre en compte. Bon, au moins ça fait réfléchir et ça donne envie d’en lire plus sur le sujet.
Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…