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Les Monades urbaines

Robert Laffont
EAN : 9782221189078
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 352
Format : 122 x 182 mm
Les Monades urbaines

Michel RIVELIN (Traducteur)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 27/10/2016

En 2381, l’humanité a trouvé une solution à la surpopulation : c’est en se développant verticalement dans des monades urbaines, des tours de mille étages, qu’elle continue de croître. L’altitude détermine le niveau social des habitants, qui quittent rarement leur étage. Au sein de cette société, pandémonium sexuel sans tabou,...

En 2381, l’humanité a trouvé une solution à la surpopulation : c’est en se développant verticalement dans des monades urbaines, des tours de mille étages, qu’elle continue de croître. L’altitude détermine le niveau social des habitants, qui quittent rarement leur étage. Au sein de cette société, pandémonium sexuel sans tabou, les hommes semblent nager en plein bonheur. Toutefois, la création, l’imagination et l’individualité y sont considérées comme des notions dangereusement subversives. C’est dans ce monde étrange que vont se croiser les destins de Micael, un électronicien qui rêve d’un monde antérieur, Jason, un historien qui découvre les affres de la jalousie, et Siegmund, un citoyen modèle. Tout se précipite quand Siegmund connaît une « défaillance » suite à une descente dans les bas étages. Bientôt, la situation vire au tragique.

« Ce roman a une originalité, une densité et une espèce de véracité dans l’imaginaire qui lui permettent de traverser impunément les années. » Gérard Klein

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EAN : 9782221189078
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 352
Format : 122 x 182 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • mondesfuturs Posté le 16 Octobre 2019
    L'histoire de ce roman peut se résumer ainsi: Pour sauver l'humanité, les sociétés ont évolué verticalement en créant des civilisations dans des tours (les monades) de plusieurs centaines d'étages. Les habitants n'en sortent jamais. Le problème de la surpopulation étant résolu, la sexualité n'a plus de limites et les humains se multiplient comme des lapins et couchent avec n'importe qui, n'importe comment, sans tabou et sans pudeur et ça ne dérange personne car les valeurs sont différentes de notre société actuelle. Ce livre nous interroge donc sur la raison exacte de la présence de tabous si forts autour de la sexualité dans nos sociétés humaines actuelles alors même que nos besoins sexuels sont réels et pour beaucoup inassouvis (d'où les harcèlements, les viols ???). Pas si surprenant pour un roman écrit au début des années 70. C'est par ailleurs un questionnement sur la notion de liberté et de son lien avec le bien-être et le bonheur qui est posé par cette oeuvre. La lecture m'a été agréable.
  • Gruizzli Posté le 8 Octobre 2019
    Ce livre est une petite merveille d'inventivité dans la dystopie, et je me suis réjoui de la lecture de cette œuvre qui porte beaucoup en lui ! Mais pour autant, je dois bien reconnaitre qu'il souffre de quelques défauts qui ne permettent pas de le considérer à la hauteur d'un livre culte ou immanquable. Silverberg est un auteur qui a des idées originales, mais surtout qui s'en sert d'une façon inventive et très complète. C'est à mon avis là sa plus grande force : le fait d'exploiter jusqu'au bout son idée, en l'auscultant sous toutes les coutures jusqu'à trouver tout ce qui l'intéresse. Et dans ce cas précis, c'est remarquablement bien joué ! Partant de son principe de tours-mondes dans lesquelles l'humanité toute entière est cloîtrée, il va développer une flopée de thèmes qui vont tous tisser une image peu reluisante de cette société sois-disant idéal. Et chaque personnage du roman sera le moyen d'explorer une nouvelle facette de tout ceci : le sexe libre imposé, le tabou de l'extérieur, la ségrégation par niveau, les impératifs de naissance, le poids d'être parfait, la jalousie ... Tout ces thèmes seront vus au travers du prisme des habitants de la monade urbaine, chacun... Ce livre est une petite merveille d'inventivité dans la dystopie, et je me suis réjoui de la lecture de cette œuvre qui porte beaucoup en lui ! Mais pour autant, je dois bien reconnaitre qu'il souffre de quelques défauts qui ne permettent pas de le considérer à la hauteur d'un livre culte ou immanquable. Silverberg est un auteur qui a des idées originales, mais surtout qui s'en sert d'une façon inventive et très complète. C'est à mon avis là sa plus grande force : le fait d'exploiter jusqu'au bout son idée, en l'auscultant sous toutes les coutures jusqu'à trouver tout ce qui l'intéresse. Et dans ce cas précis, c'est remarquablement bien joué ! Partant de son principe de tours-mondes dans lesquelles l'humanité toute entière est cloîtrée, il va développer une flopée de thèmes qui vont tous tisser une image peu reluisante de cette société sois-disant idéal. Et chaque personnage du roman sera le moyen d'explorer une nouvelle facette de tout ceci : le sexe libre imposé, le tabou de l'extérieur, la ségrégation par niveau, les impératifs de naissance, le poids d'être parfait, la jalousie ... Tout ces thèmes seront vus au travers du prisme des habitants de la monade urbaine, chacun explorant une autre facette de ce monde, montrant tout les soucis que celui-ci développe pour les humains. Et la force de ce livre, c'est que chaque personne vivra finalement mal cet univers, mais chacun à sa manière. Il n'y a pas une seule manière d'asservir l'homme, et dans une société il se peut que des dIzaines de normes contribuent à transformer des vies en enfer. Sur ce point, le livre est diablement actuel, d'ailleurs. Mais il y a aussi quelques défauts à ce livre, et je ne peux m'empêcher de les relever tout de même. Le premier est une simple frustration personnelle de n'avoir aucune explication sur l'origine des monades : quel prodige scientifique, quels matériaux nouveaux, quel esprit ingénieux les fit pousser ? Certes, l'absence d'origine empêche de créer une chimère de méchant ou d'image d'antagoniste, mais cela manque un peu dans un livre de science-fiction à mon gout. D'autre part, le style fait quand même daté, et à la lecture on sent que quelques années sont passées depuis l'écriture, donnant un ton parfois vieux à certains passages. D'autre part, le découpage en plusieurs personnages est une bonne idée, mais je l'ai trouvé souvent trop court pour avoir le temps de m'attacher réellement à chaque personne, et de fait leur destin a moins d'impact lorsqu'on les a si peu vu. Un peu plus étoffer le récit n'aurait pas nuit à l'ensemble, je pense. Mais en dehors de ces quelques petits détails, je reste admiratif du talent de Silverberg dans le développement de son idée. Il a une réelle façon de mettre en scène son idée d'un bout à l'autre, jusqu'au moment où l'on à notre tour convaincu de la folie de ces villes-mondes qui ont avalés l'humanité. Certes, y voir une métaphore est tentante, mais à mes yeux ce serait une erreur puisqu'on y perdrait la véritable force du récit : nous représenter un monde qui n'est pas encore existant mais qui peut le devenir.
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  • fanculo Posté le 5 Juin 2019
    Silverberg nous raconte la vie des terriens en l'an 2381. Le problème de surpopulation est résolue par les monades urbaines qui sont des tours de 1000 étages divisés en plusieurs niveaux ou les habitants sont logés suivant leur niveau social, leur métier. Les pauvres dans le bas et les plus riches au plus haut niveau dirigeants et dominants la nomades pour le bien le bonheur de tous. Dans ce monde aseptisé qui ne pense qu'à procréer avec une liberté absolue des moeurs sans la moindre forme de sentiments .les habitants par niveau dans la promiscuité qui semble leur convenir. Ils sont heureux de leur sort. Mais certains habitants s'interrogent sur leur vie ils subissent un lavage de cerveau . D'autres se révoltent contre ce mode de vie. Ils sont désignés comme anomo et sont tout simplement éliminés pour que perdure le bonheur dans la nomade , derrière la liberté se cache le totalitarisme. Silverberg a un style clair et se lit facilement. Un excellent roman d'anticipation dont les chapitres nous font penser à des nouvelles où l'on découvre chaque fois un personnage desnomades Livre à lire un classique de la science fiction.
  • Lololabouquineuse Posté le 27 Avril 2019
    On a tous nos classiques préférés de SF. Celui ci est le mien, brassant mes thèmes favoris : urbanisme et sociabilité dans un monde alternatif.
  • samaudruz Posté le 23 Avril 2019
    Les Monades Urbaines a toujours trôné dans la bibliothèque de ma mère - à côté d'autres livres aux couvertures brillantes et mouvantes de la collection. Je m'amusais beaucoup avec enfant. A l'adolescence, alors que je me mettais à dévorer tout ce qui était fantastique ou science fiction, je l'ai enfin ouvert. Et de tous les mondes étranges visités, celui-ci m'a beaucoup marquée: une monade, c'est un peu comme un gratte-ciel mais en beaucoup plus grand, c'est une cité entière. Pratiquement toute la population humaine se concentre dans ces cités - immeubles dont les habitants ne sortent pas - rares sont les transferts d'une monade à une autre. La civilisation qui y habite vit autour du culte de la procréation - et ne se pose pas beaucoup de question. Il ne vaut mieux pas d'ailleurs car ce petit monde insouciant et gourmand d'érotisme ne souffre pas d'être remis en question et en poser est très mal vu. Pourtant, un homme, s'échappe et ce qu'il va découvrir ferait trembler une monade - voire toutes. Lecture lointaine pour un jeune esprit impressionnable donc mais finalement qui m'a marquée puisque les images restent très fraîches dans mon esprit. Une dystopie qui tire son originalité dans... Les Monades Urbaines a toujours trôné dans la bibliothèque de ma mère - à côté d'autres livres aux couvertures brillantes et mouvantes de la collection. Je m'amusais beaucoup avec enfant. A l'adolescence, alors que je me mettais à dévorer tout ce qui était fantastique ou science fiction, je l'ai enfin ouvert. Et de tous les mondes étranges visités, celui-ci m'a beaucoup marquée: une monade, c'est un peu comme un gratte-ciel mais en beaucoup plus grand, c'est une cité entière. Pratiquement toute la population humaine se concentre dans ces cités - immeubles dont les habitants ne sortent pas - rares sont les transferts d'une monade à une autre. La civilisation qui y habite vit autour du culte de la procréation - et ne se pose pas beaucoup de question. Il ne vaut mieux pas d'ailleurs car ce petit monde insouciant et gourmand d'érotisme ne souffre pas d'être remis en question et en poser est très mal vu. Pourtant, un homme, s'échappe et ce qu'il va découvrir ferait trembler une monade - voire toutes. Lecture lointaine pour un jeune esprit impressionnable donc mais finalement qui m'a marquée puisque les images restent très fraîches dans mon esprit. Une dystopie qui tire son originalité dans son architecture verticale.
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