Lisez! icon: Search engine
10/18
EAN : 9782264058966
Code sériel : 4586
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 96
Format : 108 x 177 mm

Nos cheveux blanchiront avec nos yeux

Collection : Domaine Français
Date de parution : 16/08/2012

Le voyage géographique et intime d’un jeune homme qui devient père. Walther quitte la femme qu’il aime pour aller vagabonder du nord au sud, des Flandres laiteuses jusqu’à l’Espagne éclatante. Un voyage qui finira par le ramener, presque par hasard à l’essentiel, vers celle qui a su le laisser partir...

Le voyage géographique et intime d’un jeune homme qui devient père. Walther quitte la femme qu’il aime pour aller vagabonder du nord au sud, des Flandres laiteuses jusqu’à l’Espagne éclatante. Un voyage qui finira par le ramener, presque par hasard à l’essentiel, vers celle qui a su le laisser partir et attendre leur enfant... 

Composé d’instantanés d’une grande délicatesse, ce roman est conçu en deux parties : les jours d’errance puis la vie à demeure, les lointains dépaysants et l’art des petits riens.

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782264058966
Code sériel : 4586
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 96
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Stelphique Posté le 15 Avril 2020
    Ce que j’ai ressenti: Je voudrai t’écrire une lettre, Walther, parce que des fois, il n’y a que cela qui peut répondre à des mots qui font écho. Je regarde le ciel d’avril, et j’écris à bulle d’air, presque à ras de terre, en fait…Je te cherche Walther, dans tes dehors et puis, t’es dedans. Dans un train, une chambre ou entre deux bleus, près une baignoire, à te perdre dans des dehors éloignés, courant vers un Sud idéalisé… Je devine les grandes bourrasques, mais je ne sors pas de ma chambre, juste je t’écris et je te lis. J’observe comme toi toutes les nuances du ciel. Et si l’on regarde bien, il n’est pas si bleu. Il prend toutes les couleurs du printemps, et il déborde d’heures enfuies. C’est drôle, Walther, parce qu’on a le même avril, la même envie de partir, mais sans doute pas pour les mêmes raisons… C’est dans tes observations perspicaces qu’on sait que tu es en mouvement Walther, mais c’est dans cette sorte de journal intime, entre cahier de poésie et carnet de voyage, qu’on peut lire tes plus belles envolées. Ni dehors ni dedans tu n’es bien, mais dans dedans sans dehors, on est rien.... Ce que j’ai ressenti: Je voudrai t’écrire une lettre, Walther, parce que des fois, il n’y a que cela qui peut répondre à des mots qui font écho. Je regarde le ciel d’avril, et j’écris à bulle d’air, presque à ras de terre, en fait…Je te cherche Walther, dans tes dehors et puis, t’es dedans. Dans un train, une chambre ou entre deux bleus, près une baignoire, à te perdre dans des dehors éloignés, courant vers un Sud idéalisé… Je devine les grandes bourrasques, mais je ne sors pas de ma chambre, juste je t’écris et je te lis. J’observe comme toi toutes les nuances du ciel. Et si l’on regarde bien, il n’est pas si bleu. Il prend toutes les couleurs du printemps, et il déborde d’heures enfuies. C’est drôle, Walther, parce qu’on a le même avril, la même envie de partir, mais sans doute pas pour les mêmes raisons… C’est dans tes observations perspicaces qu’on sait que tu es en mouvement Walther, mais c’est dans cette sorte de journal intime, entre cahier de poésie et carnet de voyage, qu’on peut lire tes plus belles envolées. Ni dehors ni dedans tu n’es bien, mais dans dedans sans dehors, on est rien. Il nous faut trouver du sens à nos riens qui sont tout, alors tu enfiles comme des perles, ces petits riens insignifiants pour qu’ils deviennent poésie pour que certains se perdent dedans…Je m’y suis perdue sans retenue, bousculant mon en-dedans…Mais qu’est-ce que je peux bien en faire moi, de tout ça? On sent peut être le âpre et le doux, on sent surtout Walther, que tu es un homme dépassé par la grandeur du miracle de la vie. Trop conscient, que c’est dans cette vie qu’on est au plus près de la mort…Mais Walther, j’ose à peine balbutier, que dans mon en-dedans, je moissonne l’idée de poèmes, d’histoires et de mon prochain enfant…Et je développe une envie folle de lire tous les livres de Thomas Vinau, mais celui-ci, je vais le garder tout au fond de mon cœur… Au revoir Walther, rendez-vous dans un autre ailleurs, ou le ciel sera débarrassé de ces cendres… Ma Note Plaisir de Lecture 9/10.
    Lire la suite
    En lire moins
  • Blackbooks Posté le 6 Janvier 2020
    Quand tu aimes il faut partir, c'est ce que dit Cendrars, mais c'est aussi ce que se dit Walther. Quitte ta femme quitte ton enfant Quitte ton ami quitte ton amie... fuite en avant pour mieux se perdre, éloignement pour mieux souffrir ton absence. Errer sans but pour se retrouver, être seul pour t'aimer pleinement égoïstement. Walther quitte Sally un beau jour sans raison, uniquement parce que c'était l'heure, le chant libertaire d'une sirène. Il parcourt une partie de l'Europe, sillonne les gens, apprends la vie, la nature par petites touches complétant son propre portrait tel un pointilliste. La vie, petit souffle chaud, être fragile attendu, espéré, cinquante centimètre de concentré de joie, de pleurs, de cris. Cet enfant, cette naissance annoncée qui emplit la seconde partie de ce livre. Walther revenu explore la famille, implore la paternité, visite l’intime, cri son humanité, laisse les émotions influer sur sa raison. De ces petits riens, il nous clame des poèmes, vers de la vie, sève de l’amour. Un petit livre qui nous fait voyager dans l’âme et dans le corps.
  • Cricri124 Posté le 27 Octobre 2019
    « L'idée de partir était comme un petit feu de bois placé au centre de son cerveau. Au bout de quelque temps, il comprit que les flammes ne s'éteindraient pas d'elles-mêmes. » Walther décide donc de partir. Il quitte sa femme enceinte pour aller à la rencontre du monde, de lui-même, de ces petits riens qui sont tout, pour se trouver, retrouver. « le rien, c'est ce qui reste lorsqu'on enlève le superflu. Solide. Blanc. le rien dans la lumière. L'essentiel. » Construit un peu comme un journal de bord, la première partie (le dehors du dedans) décrit des brides du périple géographique de Walther. La seconde partie (le dedans du dehors) est plutôt un voyage intérieur au côté de sa femme et son enfant ; des éclats de pensées à hauteur d'homme, sur le sens et le non-sens de la vie, sur l'amour, l'enfance, la vieillesse ; des marque-pages dans le grand livre du temps, à l'instar de cette paire de chaussettes esseulée sur sa corde à linge, sur laquelle viennent mois après mois s'imprimer les saisons. Malgré de beaux passages, cette lecture aura été en demi-teinte pour moi. Je suis restée étrangement insensible à la première partie, à... « L'idée de partir était comme un petit feu de bois placé au centre de son cerveau. Au bout de quelque temps, il comprit que les flammes ne s'éteindraient pas d'elles-mêmes. » Walther décide donc de partir. Il quitte sa femme enceinte pour aller à la rencontre du monde, de lui-même, de ces petits riens qui sont tout, pour se trouver, retrouver. « le rien, c'est ce qui reste lorsqu'on enlève le superflu. Solide. Blanc. le rien dans la lumière. L'essentiel. » Construit un peu comme un journal de bord, la première partie (le dehors du dedans) décrit des brides du périple géographique de Walther. La seconde partie (le dedans du dehors) est plutôt un voyage intérieur au côté de sa femme et son enfant ; des éclats de pensées à hauteur d'homme, sur le sens et le non-sens de la vie, sur l'amour, l'enfance, la vieillesse ; des marque-pages dans le grand livre du temps, à l'instar de cette paire de chaussettes esseulée sur sa corde à linge, sur laquelle viennent mois après mois s'imprimer les saisons. Malgré de beaux passages, cette lecture aura été en demi-teinte pour moi. Je suis restée étrangement insensible à la première partie, à bayer aux corneilles, ne sachant pas trop où j'allais, ni si j'avais envie d'y aller. Il n'y a guère que Pec qui soit parvenu à éveiller un peu mon intérêt dans cette partie. Et je ne saurai même pas ce qu'il est devenu. En revanche, il en va tout autrement de la seconde partie, plus touchante, plus poétique, plus intime aussi, ne serait-ce que par l'utilisation du « je » narratif. Elle recèle de petits cristaux empreints de mélancolie, de fragilité, de pudeur. J'ai incontestablement préféré cette partie. Dommage que l'ensemble soit un peu trop décousu et inégal à mon goût.
    Lire la suite
    En lire moins
  • Minette29 Posté le 9 Juin 2019
    Pour rentrer dans l’univers de Thomas Vinau, il faut se débarrasser de tout. Savoir recevoir simplement la poésie des petites choses, des instants fugaces. Ce livre est une sorte de journal intime, une suite de réflexions sur la vie qui va. Une vie d’homme avec ses hauts et ses bas. Un livre empli d’une immense délicatesse. Premier livre de Thomas Vinau. Un talent qui ne sera pas démenti par "La part des nuages" et "Ici, ça va" qui en sont la suite. "Je sais qu’écrire c’est se taire. Rester cet adolescent muet qui comprend que la terre est une bille sur la tête d’un boiteux. Je sais aussi qu’écrire c’est déborder. Être une tasse d’eau chaude trop pleine. Déborder de l’infusion de l’espace, de la lumière, de l’environnement, des autres. Déborder de l’infusion de l’enfance aussi. La sienne. Celle d’où l’on vient. Toujours. Reste à ne pas se tromper. À ne pas avoir peur de se taire. Ne pas redouter le silence. Dans des grands gestes de mots et de phrases. Ne pas rajouter du bruit au bruit. Écrire dans la lucidité d’un murmure. Retourner d’où l’on vient. Droit. Les yeux bien en face du grand trou de nos vies. Bâtir. Dans nos balbutiements. Construire.... Pour rentrer dans l’univers de Thomas Vinau, il faut se débarrasser de tout. Savoir recevoir simplement la poésie des petites choses, des instants fugaces. Ce livre est une sorte de journal intime, une suite de réflexions sur la vie qui va. Une vie d’homme avec ses hauts et ses bas. Un livre empli d’une immense délicatesse. Premier livre de Thomas Vinau. Un talent qui ne sera pas démenti par "La part des nuages" et "Ici, ça va" qui en sont la suite. "Je sais qu’écrire c’est se taire. Rester cet adolescent muet qui comprend que la terre est une bille sur la tête d’un boiteux. Je sais aussi qu’écrire c’est déborder. Être une tasse d’eau chaude trop pleine. Déborder de l’infusion de l’espace, de la lumière, de l’environnement, des autres. Déborder de l’infusion de l’enfance aussi. La sienne. Celle d’où l’on vient. Toujours. Reste à ne pas se tromper. À ne pas avoir peur de se taire. Ne pas redouter le silence. Dans des grands gestes de mots et de phrases. Ne pas rajouter du bruit au bruit. Écrire dans la lucidité d’un murmure. Retourner d’où l’on vient. Droit. Les yeux bien en face du grand trou de nos vies. Bâtir. Dans nos balbutiements. Construire. Maçonner des poèmes. Des histoires. Des enfants… "
    Lire la suite
    En lire moins
  • TerrainsVagues Posté le 22 Avril 2019
    Nos cheveux blanchiront avec nos yeux ou comme si à chaque instant où nous perdons le regard d’enfant enfoui plus ou moins profondément en chacun de nous, nous faisions un pas de plus vers l’inéluctable. C’est sans doute la seule véritable définition de la vieillesse. Avec ce premier roman, Thomas Vinau, caché derrière son personnage Walther, traverse une période que certains appelleront « déprime ». Je ressens plutôt une triste lucidité sur le non sens de la vie pour ceux qui comme moi, avec regret, ne croient pas aux belles légendes ni aux gens qui marchent sur l’eau. Quatre vingt onze pages d’instantanés, de pensées qui lient des petits riens du quotidien à un essentiel qui lui échappe. Comment être heureux en étant conscient en permanence que chaque seconde qui passe est morte née ? Chaque respiration est déjà un instant tanné, une photo jaunie. Chaque souffle attise les braises d’un feu de joie où se consument les souvenirs. Ces souvenirs bâtis sur les cendres de la seconde qui vient de s’éteindre. « J’ai l’impression d’être de plus en plus loin de ce que je vois. De plus en plus loin à l’intérieur de moi. De capter la réalité à la longue vue.... Nos cheveux blanchiront avec nos yeux ou comme si à chaque instant où nous perdons le regard d’enfant enfoui plus ou moins profondément en chacun de nous, nous faisions un pas de plus vers l’inéluctable. C’est sans doute la seule véritable définition de la vieillesse. Avec ce premier roman, Thomas Vinau, caché derrière son personnage Walther, traverse une période que certains appelleront « déprime ». Je ressens plutôt une triste lucidité sur le non sens de la vie pour ceux qui comme moi, avec regret, ne croient pas aux belles légendes ni aux gens qui marchent sur l’eau. Quatre vingt onze pages d’instantanés, de pensées qui lient des petits riens du quotidien à un essentiel qui lui échappe. Comment être heureux en étant conscient en permanence que chaque seconde qui passe est morte née ? Chaque respiration est déjà un instant tanné, une photo jaunie. Chaque souffle attise les braises d’un feu de joie où se consument les souvenirs. Ces souvenirs bâtis sur les cendres de la seconde qui vient de s’éteindre. « J’ai l’impression d’être de plus en plus loin de ce que je vois. De plus en plus loin à l’intérieur de moi. De capter la réalité à la longue vue. C’est classique. On se dit tiens il pleut, et il fait déjà beau. On se dit, je l’aime, elle est déjà partie. On se dit c’était bien, c’est fini. A croire que vivre équivaut à s’éloigner lentement du monde. A lui courir après ». Pas facile de ne pas se perdre quand à l’en vie vient toujours s’opposer l’en nuit. L’ennui de ne pas avoir de réponse sur l’utilité d’être là, sur la futilité du quotidien. Notre passage est furtif. Pourquoi, quel intérêt, dans quel but? Pas simple non plus de se poser ce genre de questions quand on va devenir père, quand on se dit qu’on va condamner à perpétuité au non sens, un être qu’on va aimer plus que tout. C’est probablement ça qui le fera fuir quelques temps. Le temps d’aller enfouir ses peurs dans les vapeurs d’un port, dans l’hypnotique roulis d’un train de nuit. La route pour se retrouver ou plus certainement, se trouver. « Walther » a une chance exceptionnelle dont il a conscience. Sally. « Il est incroyable de constater l’endurance avec laquelle tu t’occupes de moi, m’écoutes, me supportes et me comprends. La vraie question est de savoir comment tu peux encore t’intéresser à cette imposture que j’incarne, à ce chat peureux qui se fait passer pour un lion. C’est à croire que tu es sourde au vacarme de mes défaites, que ce n’est pas cette musique là que tu écoutes, ou que tu aimes le bruit déchiré de ma peau lorsque j’enlève les masques. C’est à croire que tu m’aimes bien au-delà de moi ». Et puis « la grande chose ». « On est dans la course. On reste dans la course. On court après les petites choses. On perd. On se débat. On garde le gouffre sans regarder au fond. Les jours nous marchent dessus. On court derrière. (…) On veut croire qu’on ne nous reprendra pas ce qu’on nous a donné. On veut croire à demain. On reste vigilant. On ne peut pas vraiment y croire. Pas totalement. On garde le goût des absents. Le goût des peines. Le goût des pertes. On ne veut pas y penser. La grande chose nous tient debout. La grande chose est minuscule. Elle tient toute entière dans nos bras. Elle tient toute entière dans nos cœurs. On est là. On veut être là. On reste là. On continue ». Sa femme et son fils vont être le sens qu’il va donner à son existence. Un sens qui ne dissipera pas tous ses doutes mais qui au moins lui donnera un but. Ce qu’on appelle , pour se rassurer, la maturité. L’écriture de Thomas Vinau est déjà très contrastée dans ce premier roman. Percutante et douce, cynique et tendre. Des phrases courtes d’où s’échappent souvent de vrais moments de poésie. Beaucoup de mélancolie dans ces pages même si Thomas « Walther » Vinau tente d’apprivoiser quelques trouées dans les nuages de ses pensées. J’ai aimé ce journal intime sans concessions, ce genre qui parle ou pas à chacun, selon son vécu, ses sensations, sa sensibilité. Voilà, la boucle est bouclée puisqu’après « La part des nuages » et « Ici ça va », j’ai enfin lu l’origine du « triptyque ». L’avantage d’avoir lu son tiercé dans le désordre c’est que je suis rassuré quant à la suite puisqu’ensuite vient « Ici ça va » et qu’effectivement, ça allait très bien.
    Lire la suite
    En lire moins
Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…