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EAN : 9782264073730
Code sériel : 5468
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 168
Format : 108 x 177 mm

Play boy

Collection : Domaine Français
Date de parution : 16/01/2020
L'autobiographie sans filtre de Constance Debré. Le play-boy, c’est elle, une femme qui met sa vie sur papier sans épargner personne.
« J’ai même pas osé mettre la langue la première fois que j’ai embrassé une fille. C’était après Laurent. Avant je savais mais c’était théorique. J’ai fait un effort pour la deuxième. Je lui ai roulé une vraie pelle. Ça m’avait flattée comme un mec qu’elle soit mannequin. On progressait. J’avais... « J’ai même pas osé mettre la langue la première fois que j’ai embrassé une fille. C’était après Laurent. Avant je savais mais c’était théorique. J’ai fait un effort pour la deuxième. Je lui ai roulé une vraie pelle. Ça m’avait flattée comme un mec qu’elle soit mannequin. On progressait. J’avais toujours peur, mais moins. Sauf qu’à chaque fois on en était restées là. Ou plutôt elles en étaient restées là avec moi. Des hétéros qui se posaient vaguement la question et qui avaient calé. Des filles plus jeunes que moi, mais des filles comme moi. »
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EAN : 9782264073730
Code sériel : 5468
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 168
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Ellana1978 Posté le 22 Septembre 2021
    Constance Debré a largué son ancienne vie, mari, boulot, appart, et découvert son attirance pour le femmes, toutes les transformations et les ruptures qui découlent de ses choix. Play Boy se concentre sur ses relations amoureuses et sexuelles naissantes, mais on retrouve aussi comme dans Love me tender, son rapport à sa famille, à son père, à sa mère, à son milieu, à la sexualité, à la vie, à ce qui compte, à ce qui ne compte pas. Accepter les pertes, les sentiments et le désir qui s'estompent, trouver ce qui nous fait tenir. Les phrases sont toujours aussi courtes, crues, quasi orales. Pas de faux-semblant, pas de recherche du beau. Du vrai, du juste, du brut. J'aurais dû lire Play boy avant Love me tender pour sentir la montée en puissance de l'autrice, car son dernier livre m'a semblé plus abouti. Mais celui-ci est tout aussi intéressant et même complémentaire 🖤
  • TousleslivresdeLouise Posté le 19 Février 2021
    Constance est issue d’une famille bourgeoise française, connue en médecine et politique. Elle est avocate et depuis l’enfance garçon manqué. Son coming out déclenche un livre où elle raconte le poids familial, le carcan bourgeois et son envie d’être libre. Mais de façon décomplexée, sans filtre aucun, comme au détour d’une conversation avec une copine proche. J’ai apprécié le style brut mais pourtant beau et poétique. On sent l’urgence dans le récit, le besoin de raconter et de dévoiler. Dévoiler ce poids familial, qu’ont certainement subi ses parents aussi, qui plombe une existence et avec lequel on ne se sent peut-être pas libre et vraiment soi. Néanmoins le livre n’est pas un flot de paroles incontrôlées et sans début ni fin. Il est construit et on sent la formation aux discours du passé d’avocate de Constance Debré. La fin ramène tout le monde sur terre quant à l’homosexualité, dossier clos. J’ai aimé ma lecture, impressionnée de tout ce que raconte l’auteure et amusée d’imaginer la réaction de la famille lisant le livre. Plus que le coming out en lui même, que les histoires d’amour lesbiennes, je retiens l’héritage familial, les conventions qui l’ont empêchées d’être elle-même dès le départ. Mais en toute... Constance est issue d’une famille bourgeoise française, connue en médecine et politique. Elle est avocate et depuis l’enfance garçon manqué. Son coming out déclenche un livre où elle raconte le poids familial, le carcan bourgeois et son envie d’être libre. Mais de façon décomplexée, sans filtre aucun, comme au détour d’une conversation avec une copine proche. J’ai apprécié le style brut mais pourtant beau et poétique. On sent l’urgence dans le récit, le besoin de raconter et de dévoiler. Dévoiler ce poids familial, qu’ont certainement subi ses parents aussi, qui plombe une existence et avec lequel on ne se sent peut-être pas libre et vraiment soi. Néanmoins le livre n’est pas un flot de paroles incontrôlées et sans début ni fin. Il est construit et on sent la formation aux discours du passé d’avocate de Constance Debré. La fin ramène tout le monde sur terre quant à l’homosexualité, dossier clos. J’ai aimé ma lecture, impressionnée de tout ce que raconte l’auteure et amusée d’imaginer la réaction de la famille lisant le livre. Plus que le coming out en lui même, que les histoires d’amour lesbiennes, je retiens l’héritage familial, les conventions qui l’ont empêchées d’être elle-même dès le départ. Mais en toute modestie, j’espère ne pas trahir l’intention de Constance Debré. J’ai été très amusée de lire les critiques sur Babélio qui traitent son livre de torchon, eh oui, c’est pénible pour certains quand les conventions sont bousculées, quand on dit crûment ce que l’on pense, quand on choisit un autre chemin que celui qu’on nous trace. Et c’est dur d’écrire de la non-fiction!
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  • 94sophie947708 Posté le 15 Décembre 2020
    Un roman choc, car c'est écrit comme une catharsis, une nouvelle page d'une histoire personnelle de la protagoniste. Cette héroïne est courageuse, son récit est d'une violence intérieure forte, qui aurait pu être destructrice, car la révélation à soi-même est un choc. C'est un choc, un écrasement et un étouffement intérieur, qui ne se voit pas, mais qu'il faut extérioriser sous peine d'en mourir. La confirmation de son homosexualité détruit beaucoup de bases de sa vie, de son image, son rapport à soi-même et aux autres. Pour ne pas sombrer, elle nage, nage, tous les jours, s'astreint à cet exercice et elle met peu à peu en place, les fondements de sa vraie vie, la sienne, en quittant son emploi, son mari, mais surtout pas son fils. Elle écrit, nage, pour se sauver, par chance, ne sombre pas dans la toxicomanie, et marque sa peau de tatouages, comme pour marquer sa nouvelle identité, ses douleurs intérieures. Son apparence change, cheveux courts, pantalons, style, c'est tout ce cheminement intérieur qui nous est raconté, pas à pas, sans fards et sans secrets. C'est un roman intéressant, car il montre combien est difficile l'affirmation de soi et de son identité personnelle, loin des codes sociétaux, familiaux, qu'il... Un roman choc, car c'est écrit comme une catharsis, une nouvelle page d'une histoire personnelle de la protagoniste. Cette héroïne est courageuse, son récit est d'une violence intérieure forte, qui aurait pu être destructrice, car la révélation à soi-même est un choc. C'est un choc, un écrasement et un étouffement intérieur, qui ne se voit pas, mais qu'il faut extérioriser sous peine d'en mourir. La confirmation de son homosexualité détruit beaucoup de bases de sa vie, de son image, son rapport à soi-même et aux autres. Pour ne pas sombrer, elle nage, nage, tous les jours, s'astreint à cet exercice et elle met peu à peu en place, les fondements de sa vraie vie, la sienne, en quittant son emploi, son mari, mais surtout pas son fils. Elle écrit, nage, pour se sauver, par chance, ne sombre pas dans la toxicomanie, et marque sa peau de tatouages, comme pour marquer sa nouvelle identité, ses douleurs intérieures. Son apparence change, cheveux courts, pantalons, style, c'est tout ce cheminement intérieur qui nous est raconté, pas à pas, sans fards et sans secrets. C'est un roman intéressant, car il montre combien est difficile l'affirmation de soi et de son identité personnelle, loin des codes sociétaux, familiaux, qu'il faut braver pour suivre son chemin personnel.
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  • slowlife Posté le 17 Octobre 2020
    Il suffit de quelques pages pour comprendre qu'on est dans une littérature coup de poing avec des mots casse-gueule , violents. La langue est hachée, forte, des phrases brèves et taillées au couteau, un langage volontairement au-dessous de la ceinture. Constance Debré a la volonté de provoquer la gêne chez le lecteur. L'ancienne bourgeoisie en rupture de ban a la ferme volonté de renvoyer tous les pendants d’une société dos à dos . une littérature à l'estomac : superbe !
  • JulietteBnz Posté le 28 Juillet 2020
    J’ai quelque fois perdu le file de ma lecture je pense avoir compris le « message » globale du livre. Peu importe qui on aime, l’amour reste une chose complexe.
Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…