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EAN : 9782264073730
Code sériel : 5468
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 168
Format : 108 x 177 mm
Nouveauté

Play boy

Collection : Domaine Français
Date de parution : 16/01/2020
L'autobiographie sans filtre de Constance Debré. Le play-boy, c’est elle, une femme qui met sa vie sur papier sans épargner personne.
« J’ai même pas osé mettre la langue la première fois que j’ai embrassé une fille. C’était après Laurent. Avant je savais mais c’était théorique. J’ai fait un effort pour la deuxième. Je lui ai roulé une vraie pelle. Ça m’avait flattée comme un mec qu’elle soit mannequin. On progressait. J’avais... « J’ai même pas osé mettre la langue la première fois que j’ai embrassé une fille. C’était après Laurent. Avant je savais mais c’était théorique. J’ai fait un effort pour la deuxième. Je lui ai roulé une vraie pelle. Ça m’avait flattée comme un mec qu’elle soit mannequin. On progressait. J’avais toujours peur, mais moins. Sauf qu’à chaque fois on en était restées là. Ou plutôt elles en étaient restées là avec moi. Des hétéros qui se posaient vaguement la question et qui avaient calé. Des filles plus jeunes que moi, mais des filles comme moi. »
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EAN : 9782264073730
Code sériel : 5468
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 168
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • UntitledMag Posté le 24 Février 2020
    Dans un roman autobiographique, Constance Debré raconte sa découverte des amours féminines. Femme, mère, épouse, avocate, fille de, Parisienne,… autant de qualificatifs que d’étiquettes dont Constance Debré essaye de se défaire en se racontant. « Ce n’est pas sur moi, c’est à partir de moi » : c’est que dans ce roman, elle veut raconter la vie, pas sa vie, mais la vie en partant d’elle. Elle part de soi pour décrire les choses qui touchent chacun : l’argent, le travail, le logement, les enfants, la vie sentimentale et le sexe. Constance Debré est avocate, elle a notamment défendu les jeunes djihadistes revenus de Syrie. Cette maîtrise de l’oralité, elle la met au service de l’écriture. Dans une langue orale sévère, son écriture est tranchée, ses phrases sonnent comme des couperets. Elle ne s’embarrasse pas de politesses en trop, ni de mettre les formes, c’est une écriture crue qui prend au corps, qui surprend et qui peut mettre mal à l’aise. Pourtant, Constance Debré maîtrise à la perfection cette brutalité du langage qui donne ce souffle particulier au roman. De plus, c’est par cette force qu’elle réussit à insérer la beauté du texte, force qui devient douceur et qui nous émeut.
  • sandra_etcaetera Posté le 24 Février 2020
    " Moi c'est les vies normales que je ne comprends pas". Constance Debré a une vie bordélique, et elle aime ça. Le goût de l'inattendu, le politiquement incorrect, les rencontres hors des codes... Alors elle écrit un livre décomplexé, libéré de toute forme de conformisme, dans une langue et pour un propos parfois incisifs- ça provoque, c'est brut et ça lui ressemble. A 40 ans, l'âge des premiers bilans, elle interroge son corps, sa sexualité, le corps de l'autre. Le corps féminin à apprivoiser car nouveau- corps étranger à explorer. Et son propre corps de plus en plus androgyne mais toujours femme- un entre deux comme elle dit. A 40 ans elle interroge l'amour et le désir, pour mieux se comprendre elle-même. Le désir au féminin qui peu à peu éclot, lentement puis explose. Des relations qu'elle perçoit et prévoit chaque fois comme temporaires voire éphémères. Un amour sans limites qui malgré un désir ardent finit par l'épuiser, la lasser. L'amour est pour elle quelque chose de fulgurant. Elle aime et désaime aussi facilement. A 40 ans Constance interroge sa vie chamboulée et celle qui ne changera pas: sa situation sociale, sa famille, fille et petite fille de... une bourgeoisie décalée, névrosée, un héritage... " Moi c'est les vies normales que je ne comprends pas". Constance Debré a une vie bordélique, et elle aime ça. Le goût de l'inattendu, le politiquement incorrect, les rencontres hors des codes... Alors elle écrit un livre décomplexé, libéré de toute forme de conformisme, dans une langue et pour un propos parfois incisifs- ça provoque, c'est brut et ça lui ressemble. A 40 ans, l'âge des premiers bilans, elle interroge son corps, sa sexualité, le corps de l'autre. Le corps féminin à apprivoiser car nouveau- corps étranger à explorer. Et son propre corps de plus en plus androgyne mais toujours femme- un entre deux comme elle dit. A 40 ans elle interroge l'amour et le désir, pour mieux se comprendre elle-même. Le désir au féminin qui peu à peu éclot, lentement puis explose. Des relations qu'elle perçoit et prévoit chaque fois comme temporaires voire éphémères. Un amour sans limites qui malgré un désir ardent finit par l'épuiser, la lasser. L'amour est pour elle quelque chose de fulgurant. Elle aime et désaime aussi facilement. A 40 ans Constance interroge sa vie chamboulée et celle qui ne changera pas: sa situation sociale, sa famille, fille et petite fille de... une bourgeoisie décalée, névrosée, un héritage lourd à porter, un besoin de s'en affranchir... Constance Debré écrit comme elle est- il n'y a que du vrai, du brut, du sans filtre. Les phrases souvent courtes fusent et s'accumulent comme s'accumulent les questions et les bouleversements dans sa vie. Une approche et un style qui sentent bon l'anticonformisme dont la littérature a parfois besoin. Une langue orale et un propos qui claquent- ça bouscule et j'aime ça!
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  • Ismou Posté le 22 Février 2020
    Une écriture qui claque comme le bouleversement de la vie de Constance. Des mots crus à la hauteur de l'intensité des sentiments. A l'abri d'une vie terne et proprette, l'auteure s'ouvre à ses envies profondes, se met en danger comme elle aime à vivre. Ce récit m'a prise aux tripes et m'a embarquée dans cette aventure.
  • ATOS Posté le 27 Janvier 2020
    Il y a l'ordre des choses, l'ordre des mots, l'ordre des livres. le premier n'a de valeur qu'au regard du désordre nécessaire qu'il impose et de sa belle intelligence qui nous grandit, le second n'a réellement de valeur qu'à la hauteur de la jouissance littéraire qu' il produit, quant au troisième, il relève, quant à lui , que d'un simple désir pulsionnel et personnel de lecture. Après « love me tender » ( 2020) , après «  Manuel pratique de l'idéal : (Abécédaire de survie) » (2007), j'entreprends la relecture de Play Boy ( 2018) . J'aime les inconstances de mes ordres non établis…. Voilà donc trois ordres en ce livre, ici, merveilleusement bien servis. Play Boy fait désordre sans pour autant l'être. Et c'est heureux. C'est rythmé, cadencé, jamais chaloupé. Drôle, incisif, mordant, vrai, cru , jamais cruel, frappant, jamais violent. Jamais hors cadre, ni hors temps, toujours intense, ça trace, ça marque comme des empreintes sur votre route. « action simple, soutenue de la violence des passions, de la beauté des sentiments et de l'élégance de l'expression » déclare Racine. Il est effectivement des tragédies. Roman autobiographique, soit, mais avant tout roman d'apprentissage, récit d'une fulgurante traversée. "Un peu là beaucoup ailleurs » (2004), le... Il y a l'ordre des choses, l'ordre des mots, l'ordre des livres. le premier n'a de valeur qu'au regard du désordre nécessaire qu'il impose et de sa belle intelligence qui nous grandit, le second n'a réellement de valeur qu'à la hauteur de la jouissance littéraire qu' il produit, quant au troisième, il relève, quant à lui , que d'un simple désir pulsionnel et personnel de lecture. Après « love me tender » ( 2020) , après «  Manuel pratique de l'idéal : (Abécédaire de survie) » (2007), j'entreprends la relecture de Play Boy ( 2018) . J'aime les inconstances de mes ordres non établis…. Voilà donc trois ordres en ce livre, ici, merveilleusement bien servis. Play Boy fait désordre sans pour autant l'être. Et c'est heureux. C'est rythmé, cadencé, jamais chaloupé. Drôle, incisif, mordant, vrai, cru , jamais cruel, frappant, jamais violent. Jamais hors cadre, ni hors temps, toujours intense, ça trace, ça marque comme des empreintes sur votre route. « action simple, soutenue de la violence des passions, de la beauté des sentiments et de l'élégance de l'expression » déclare Racine. Il est effectivement des tragédies. Roman autobiographique, soit, mais avant tout roman d'apprentissage, récit d'une fulgurante traversée. "Un peu là beaucoup ailleurs » (2004), le premier roman de Constance Debré sera, prochainement, ma quatrième lecture choisie….Je sais ...ce n'est pas dans l'ordre…. Astrid Shriqui Garain
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  • Marti94 Posté le 7 Décembre 2019
    Voilà une fille qui met les pieds dans le plat et ça ne fait pas de mal. Ça m'a même beaucoup amusée ce dénigrement de la grande bourgeoisie dont Constance Debré est issue. Parce qu'avec un grand-père qui a rédigé la constitution de la cinquième République qu'elle ne porte pas dans son cœur, un père héroïnomane qu'elle traite de bourgeois coincé, son pédigrée aurait pu être un poids lourd à porter. Mais elle jette cet héritage sans concession pour raconter son homosexualité assumée alors qu'elle vient de se séparer du père de son fils de neuf ans. Avec "Play Boy" elle propose un roman très autobiographique dans lequel elle leur dit Je vous emmerde. Même si son métier d'avocate pourrait la mettre à l’abri du besoin, son travail passe après ses amours féminines qu'elle décrit avec finesse. Une écriture brute qui donne un livre brûlant. Lu en décembre 2019
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