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10/18
EAN : 9782264075475
Code sériel : 2795
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 696
Format : 108 x 177 mm

Portrait de femme

Claude BONNAFONT (Traducteur)
Date de parution : 14/08/2019
Comment Isabel Archer, jeune femme romantique et éprise de liberté, tient les rennes de son destin... contre vents et marées.
Belle, libre, intelligente, Isabel n’en reste pas moins orgueilleuse et naïve. Cette Américaine en mal d’aventure va découvrir la vie en accéléré sur les bords de la Tamise. Entre passion et confusion des sentiments, elle entame un voyage initiatique dans la haute société de la fin du XIXe siècle. Parcours intemporel... Belle, libre, intelligente, Isabel n’en reste pas moins orgueilleuse et naïve. Cette Américaine en mal d’aventure va découvrir la vie en accéléré sur les bords de la Tamise. Entre passion et confusion des sentiments, elle entame un voyage initiatique dans la haute société de la fin du XIXe siècle. Parcours intemporel et tragique, Portrait de femme est le monument d’Henry James.

Traduit de l'anglais
par Claude Bonnafont
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EAN : 9782264075475
Code sériel : 2795
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 696
Format : 108 x 177 mm
10/18

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Preuss Posté le 11 Juillet 2020
    J'ai découvert avec Le motif dans le tapis ce que j'aimais et ce que je cherchais dans la littérature. Avec Portrait de femme, j'avoue que j'ai eu un peu de mal à rentrer dans ce livre dont l'écriture est lumineuse, mais on n'écrit plus comme cela au XXIÈME siècle.. Il m'a fallu une bonne centaine de pages pour commencer à me laisser bercer par le rythme de l'écriture de ce livre. Mais une fois embarquer que de plaisir. Proust a certainement lu Henry James avant de se lancer dans la Recherche !
  • taleofacity Posté le 18 Juin 2020
    "The Portrait of a Lady" est avant tout et surtout l'histoire d'une femme libre. Isabel Archer est une jeune américaine que sa tante emmène vivre avec elle en Europe afin de lui faire découvrir le monde. Isabel a tout pour elle, l'intelligence, la fougue, la beauté. Elle est admirée de tous et a de nombreux prétendants. Henry James donne toute les clés à Isabel pour réussir. Elle n'a besoin de se marier, ni pour l'argent, ni pour le statut social, et a le choix de ce qu'elle veut faire et avec qui. Le postulat de départ est donc celui d'une liberté que la protagoniste principale va tenter de conserver, tout en s'engageant dans une institution qui en est décrite comme l'opposé: le mariage. L'intrigue de la première partie se résume à une question : qui va-t-elle choisir ? Une fois l'heureux prétendant élu, le roman aborde les conséquences de cette union et notamment la façon dont Isabel tente de maintenir cette liberté, tout en se consacrant à son mariage. Et pourtant, la chose ne lui est pas rendue aisée par son époux, la menant de désillusion en désillusion. Mais la liberté suprême n'est-elle pas de pouvoir assumer pleinement les choix... "The Portrait of a Lady" est avant tout et surtout l'histoire d'une femme libre. Isabel Archer est une jeune américaine que sa tante emmène vivre avec elle en Europe afin de lui faire découvrir le monde. Isabel a tout pour elle, l'intelligence, la fougue, la beauté. Elle est admirée de tous et a de nombreux prétendants. Henry James donne toute les clés à Isabel pour réussir. Elle n'a besoin de se marier, ni pour l'argent, ni pour le statut social, et a le choix de ce qu'elle veut faire et avec qui. Le postulat de départ est donc celui d'une liberté que la protagoniste principale va tenter de conserver, tout en s'engageant dans une institution qui en est décrite comme l'opposé: le mariage. L'intrigue de la première partie se résume à une question : qui va-t-elle choisir ? Une fois l'heureux prétendant élu, le roman aborde les conséquences de cette union et notamment la façon dont Isabel tente de maintenir cette liberté, tout en se consacrant à son mariage. Et pourtant, la chose ne lui est pas rendue aisée par son époux, la menant de désillusion en désillusion. Mais la liberté suprême n'est-elle pas de pouvoir assumer pleinement les choix que l'on fait, que ceux-ci soient bons ou mauvais ? Il m'a fallu littéralement trois mois pour venir à bout de ce roman. Si le début et la fin m'ont absorbée, j'admet avoir eu une période assez creuse au milieu de l'histoire. Le style de James est moderne. On oublierait à certains passages que les dialogues ont été écrits il y a maintenant 150 ans. Néanmoins, certains chapitres ont été quelques peu redondants. En un mot, l'ouvrage aurait pu être plus court. Toutefois, il valait la peine de s'accrocher. Le personnage d'Isabel est complet. On y retrouve toutes les complexités de l'être humain et ses paradoxes. Que dire des personnages secondaires, si ce n'est qu'on a l'impression d'en être un nous-même. Ralph Touchett ou Miss Stackpole sont des spectateurs des choix d'Isabel au même titre que nous, tout en donnant de la profondeur au contexte du roman. Le parti pris d'un narrateur à la 3e personne nous plonge dans cette histoire comme si nous en étions les confidents. Vous l'aurez compris, cette lecture a été pour moi autant intéressante que stimulante. Maintes fois j'ai voulu lâcher mon livre mais je suis aujourd'hui heureuse d'en être venue à bout. Il y aurait beaucoup de choses à dire du portrait qui est dressé de cette femme. Il ne laisse pas indifférent et c'est là toute sa force !
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  • michelangelo Posté le 8 Mars 2020
    Isabel Archer, jeune et belle américaine éprise de liberté et avide de connaitre le monde part en Europe avec sa tante. Elle va rencontrer nombre d’hommes, souvent fortunés, prêts à l’épouser. Son cousin, aristocrate affligé d’une maladie respiratoire très invalidante, ne sera pas le dernier à soupirer d’amour pour cette jeune femme qui prétend placer sa liberté au-dessus de toute autre considération. Mais le pouvoir des hommes et celui de l’argent mêlé à l’intrigue, la trahison et les mensonges vont rapidement faire comprendre à Isabel qu’il ne suffit pas de décréter les choses pour qu’elles arrivent. Le poids des traditions, la place de la femme dans la société du 19ème siècle, la jalousie et la perfidie vont l’emporter sur ses belles certitudes. Dans la droite ligne des romans anglais de l’époque (Jane Austen, Thomas Hardy) avec un zeste de Pierre Choderlos de Laclos et son formidable ouvrage Les liaisons dangereuses, Portrait de femme met en scène une aristocratie plutôt aisée et oisive dont le souci principal est de chercher un équilibre entre apparence, fortune et pouvoir. Les sentiments amoureux sèment le trouble, la volonté d’indépendance bouscule l’ordre établi, mais globalement rien ne change fondamentalement dans cette société fortunée, sclérosée et bien assise... Isabel Archer, jeune et belle américaine éprise de liberté et avide de connaitre le monde part en Europe avec sa tante. Elle va rencontrer nombre d’hommes, souvent fortunés, prêts à l’épouser. Son cousin, aristocrate affligé d’une maladie respiratoire très invalidante, ne sera pas le dernier à soupirer d’amour pour cette jeune femme qui prétend placer sa liberté au-dessus de toute autre considération. Mais le pouvoir des hommes et celui de l’argent mêlé à l’intrigue, la trahison et les mensonges vont rapidement faire comprendre à Isabel qu’il ne suffit pas de décréter les choses pour qu’elles arrivent. Le poids des traditions, la place de la femme dans la société du 19ème siècle, la jalousie et la perfidie vont l’emporter sur ses belles certitudes. Dans la droite ligne des romans anglais de l’époque (Jane Austen, Thomas Hardy) avec un zeste de Pierre Choderlos de Laclos et son formidable ouvrage Les liaisons dangereuses, Portrait de femme met en scène une aristocratie plutôt aisée et oisive dont le souci principal est de chercher un équilibre entre apparence, fortune et pouvoir. Les sentiments amoureux sèment le trouble, la volonté d’indépendance bouscule l’ordre établi, mais globalement rien ne change fondamentalement dans cette société fortunée, sclérosée et bien assise sur ce qu’il faut bien appeler des privilèges. On est à l’opposé du roman naturaliste à la Victor Hugo ou Emile Zola qui portent très haut les espérances et les combats des classes laborieuses et opprimées. Reste une analyse psychologique rigoureuse et une écriture somptueuse pour mener le lecteur patient au terme d’une histoire de 700 pages d’une grande densité. La jeune Isabel, bien que très cultivée, est d’une naïveté étourdissante et subira les évènements sans jamais les contrôler, sauf peut-être lorsqu’elle décidera de se défaire du joug insupportable de son odieux mari (mais il faudra attendre les cinquante dernières pages pour voir un semblant de rébellion, une révolte à peine assumée). Sa tante, Mrs Touchett ou son amie journaliste Henrietta sont d’une autre trempe et ne cèdent pas à la passivité dévolue à la gent féminine, se faisant ainsi les porte-paroles d’une vraie mais encore balbutiante libération féminine. Isabel fait plutôt figure d’empotée et de victime toute trouvée. Sa grande proximité avec la jeune Pansy, entièrement soumise aux volontés de son père au point d’en devenir transparente, en atteste. Isabel est une héroïne bien mièvre qui va subir les évènements en croyant faire de libres choix. Il en ressort quelque chose de pathétique et nullement propice à l’empathie. Ce portrait de femme est un portrait figé qui ne peut émouvoir de nos jours. Il n’y aurait les grandes qualités de rédaction de l’auteur, je ne suis pas persuadé que le roman aurait été pareillement encensé. Pour ma part, j’ai été déçu car je m’attendais à trouver un roman plus transgressif et plus impertinent. Michelangelo 8/03/2020
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  • Meliane75 Posté le 29 Février 2020
    Chef d'oeuvre du roman psychologique et de Henry James, "Portrait de femme" nous dépeint une jeune fille remarquablement intelligente qui préfèrera le monde des idées et ses projections chimériques à l'amour sincère que lui vouent ses fidèles admirateurs. Dans quelle mesure cette intelligence peut-elle lui être d'une quelconque utilité? Que peut une femme pour se défendre, si intelligente et si remarquable fût-elle, contre l'ambition dénuée de scrupules? C'est dans cette descente en enfer orchestrée par elle seule, que nous suivrons Isabel, à travers ce style parfait de l'écrivain américain qui saisit superbement les moindres nuances de l'âme. Très long , il faut s'accrocher, pas toujours passionnant....
  • manonlitaussi Posté le 31 Juillet 2019
    SI ce livre n’a pas été un coup de coeur, il n’en était pas loin car j’ai eu un coup de coeur pour l’écriture d’Henry James que je lis pour la première fois. Le roman s’ouvre sur trois gentlemen à l’heure du thé. Une scène exquise mise en valeur par une écriture tres fine. J'ai adoré les tournures délicieuses, pleine d’ironie qui décrivent joliment les caractères et les pensées de chaque personnage. L’histoire est classique… pour un classique justement. Isabel se retrouve orpheline après le décès de son père aux Etats- Unis et suit sa tante en Angleterre. Elle a des prétendants, des demandes en mariage mais préfère sa liberté et veut découvrir l’Europe. Une mauvaise rencontre et quelques manipulations plus tard, voici notre héroïne malheureuse en mariage. C’est une lecture exigeante au vu des subtilités à apprécier durant tout le livre mais pour le plus grand bonheur du lecteur.  J'ai failli avoir un coup de cœur pour le personnage principal Isabel mais vers la fin du roman j'ai bien eu envie de la secouer. Un personnage très honnête trop honnête sans vice, un peu naïve et loyale.. Trop loyale. 
Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…