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EAN : 9782264066336
Code sériel : 5230
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 360
Format : 108 x 177 mm
The Girls
Jean Esch (traduit par)
Date de parution : 17/08/2017
Éditeurs :
10/18

The Girls

Jean Esch (traduit par)
Date de parution : 17/08/2017
En se penchant non sur le mythe macabre Manson mais sur les anonymes qui l’ont suivi, Emma Cline signe un premier roman très remarqué.
Californie, fin des années 1960. Evie Boyd, quatorze ans, vit seule avec sa mère. Lorsqu'elle se dispute avec sa seule amie, Evie se tourne vers un groupe de filles dont... Californie, fin des années 1960. Evie Boyd, quatorze ans, vit seule avec sa mère. Lorsqu'elle se dispute avec sa seule amie, Evie se tourne vers un groupe de filles dont la liberté et l'atmosphère d'abandon qui les entoure la fascinent. Séduite par l'aînée, Suzanne, elle se laisse entraîner dans une... Californie, fin des années 1960. Evie Boyd, quatorze ans, vit seule avec sa mère. Lorsqu'elle se dispute avec sa seule amie, Evie se tourne vers un groupe de filles dont la liberté et l'atmosphère d'abandon qui les entoure la fascinent. Séduite par l'aînée, Suzanne, elle se laisse entraîner dans une secte au leader charismatique, Russell. Leur ranch est aussi étrange que délabré, mais, aux yeux de l'adolescente, il est exotique, électrique, et elle veut à tout prix s’intégrer. Son obsession pour Suzanne grandissant, Evie ne s'aperçoit pas qu'elle s'approche inéluctablement d'une violence impensable.

« Emma Cline signe un roman envoûtant sur les tourments de l'adolescence. » Les Inrockuptibles
 
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EAN : 9782264066336
Code sériel : 5230
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 360
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Lou_Knox 30/06/2022
    The Girls c'est un secret que je peux pas raconter. C'est pas à moi de le faire, j'ai pas le sexe pour. Je suis un garçon et j'ai pas envie de dire des choses juste pour faire l'intéressant alors que je pourrai jamais les comprendre, des fois faut juste accepter que c'est pas à nous de raconter. Si t'es un garçon peut-être que tu détesteras, peut-être que tu t'en voudras. Tu peux aussi adorer hein, moi j'ai adoré tu vois ? Tu pourrais passer aussi à côté parce que forcément y'a plusieurs lectures. Moi je me tais, j'ai pas le bon sexe pour en parler. (mais quand même c'est super génial)
  • Toscane22 11/04/2022
    Deux portées dissemblables aux notes en harmonie ou en désaccord. Deux tonalités alternatives, modes majeur et mineur. Deux clefs distinctes pour instrumentalisation plurielle. Californie, fin années 90, et trente ans auparavant fin années 60 : deux lyriques pour une alto-soprano, qui se répondent avec art, leurs modulations s'entremêlant plutôt harmonieusement. Le passé de Evie, dévoilé par elle adulte, déroule sous nos yeux médusés, page après page, sa solitude, ses actes, ses excès, enthousiasmes, amours, haines, espoirs, qui ne pourront que la conduire sur la voie de dérives sexuelles et sectaires. Passage obligé, à hauts risques, qu'est ce sas intemporel, universel, qui doit fermer le monde de l'enfance afin d'ouvrir celui des adultes. Le témoin-lecteur plonge avec Evie dans les différents enfers qui s'accentuent en se succédant, enfers inhérents à ses acceptations irréfléchies, ses bravades, ses coups de tête et ses coups de gueule. Impuissants que nous sommes à la protéger, constamment partagés entre l'envie de la consoler et celle de lui botter fermement l'arrière-train, nous devons nous contenter de subir les situations malsaines, les pentes raides, les chutes vertigineuses, jusqu'au gouffre abyssal. Pourtant Evie-ado ne manque de rien : école, amie, vie plutôt aisée, liberté, bonne éducation; mais sa... Deux portées dissemblables aux notes en harmonie ou en désaccord. Deux tonalités alternatives, modes majeur et mineur. Deux clefs distinctes pour instrumentalisation plurielle. Californie, fin années 90, et trente ans auparavant fin années 60 : deux lyriques pour une alto-soprano, qui se répondent avec art, leurs modulations s'entremêlant plutôt harmonieusement. Le passé de Evie, dévoilé par elle adulte, déroule sous nos yeux médusés, page après page, sa solitude, ses actes, ses excès, enthousiasmes, amours, haines, espoirs, qui ne pourront que la conduire sur la voie de dérives sexuelles et sectaires. Passage obligé, à hauts risques, qu'est ce sas intemporel, universel, qui doit fermer le monde de l'enfance afin d'ouvrir celui des adultes. Le témoin-lecteur plonge avec Evie dans les différents enfers qui s'accentuent en se succédant, enfers inhérents à ses acceptations irréfléchies, ses bravades, ses coups de tête et ses coups de gueule. Impuissants que nous sommes à la protéger, constamment partagés entre l'envie de la consoler et celle de lui botter fermement l'arrière-train, nous devons nous contenter de subir les situations malsaines, les pentes raides, les chutes vertigineuses, jusqu'au gouffre abyssal. Pourtant Evie-ado ne manque de rien : école, amie, vie plutôt aisée, liberté, bonne éducation; mais sa solitude, peut-être plus ressentie que réelle, voie royale aux défis contraires, lui fait rechercher l'inverse de son quotidien, la provocation continuelle; et elle le fait sans tenir aucun compte de cette petite alarme récurrente qui clignote dans sa tête. Les mini-drames décidés s'accumulent jusqu'au drame final. Et 30 ans plus tard, Evie-adulte, est en butte aux mêmes questionnements, aux mêmes peurs, autant désarmée devant les autres qu'elle l'a été auparavant vis-à-vis d'elle-même. Nonobstant, les lignes finales vibrent, porteuses d'un tout fragile espoir; signe de renouveau ?
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  • Bartzella 18/03/2022
    Titre qui colle parfaitement à son contexte. Nous sommes quelque part en Californie, dans les années « peace and love ». Evie Boyd a quatorze ans lorsqu'elle rencontre « les filles ». Vivant seule avec sa mère cocue divorcée, elle est insatisfaite de sa vie bien que ne manque pas de grand-chose excepté d'attention, peut-être. Elle s'est brouillée avec sa seule amie Connie et nous ne sommes qu'au début de l'été. Evie souffre. Jeune adolescente mal dans sa peau, en quête d'identité, en mal d'amour et d'acceptation, ferait n'importe quoi pour faire partie de quelque chose, de quelqu'un. Elle a soif d'appartenance. Soif d'appréciation. « On. Cette fille faisait partie d'un on, et j'enviais son aisance, et le fait qu'elle savait où elle irait en quittant ce parking. Ces deux autres filles avec qui je l'avais vue dans le parc, toutes les autres personnes avec qui elle vivait. Des personnes qui remarqueraient son absence et s'exclameraient en la voyant revenir. » Sa rencontre avec les filles (Donna, Helen, Roos, mais surtout Suzanne – la plus âgée de la bande puis celle qui deviendra immédiatement son idole, son obsession) lui permettra d'expérimenter une panoplie de choses; vol, sexe en groupe, drogues, rock'n'roll... Titre qui colle parfaitement à son contexte. Nous sommes quelque part en Californie, dans les années « peace and love ». Evie Boyd a quatorze ans lorsqu'elle rencontre « les filles ». Vivant seule avec sa mère cocue divorcée, elle est insatisfaite de sa vie bien que ne manque pas de grand-chose excepté d'attention, peut-être. Elle s'est brouillée avec sa seule amie Connie et nous ne sommes qu'au début de l'été. Evie souffre. Jeune adolescente mal dans sa peau, en quête d'identité, en mal d'amour et d'acceptation, ferait n'importe quoi pour faire partie de quelque chose, de quelqu'un. Elle a soif d'appartenance. Soif d'appréciation. « On. Cette fille faisait partie d'un on, et j'enviais son aisance, et le fait qu'elle savait où elle irait en quittant ce parking. Ces deux autres filles avec qui je l'avais vue dans le parc, toutes les autres personnes avec qui elle vivait. Des personnes qui remarqueraient son absence et s'exclameraient en la voyant revenir. » Sa rencontre avec les filles (Donna, Helen, Roos, mais surtout Suzanne – la plus âgée de la bande puis celle qui deviendra immédiatement son idole, son obsession) lui permettra d'expérimenter une panoplie de choses; vol, sexe en groupe, drogues, rock'n'roll et plus encore. Quelques garçons font partie de la bande également, dont Guy (plus en arrière-plan) et Russell, bien plus âgé qu'eux tous. L'adolescente, à un âge facilement impressionnable, entrera dans le cercle de Suzanne et la suivra comme son ombre. Tous vivent ensemble dans un ranch crasseux et décrépit, dans la pauvreté, subsistant de larcins et de riens. Leur avenir n'est pas voué à de grandes espérances. C'est l'engrenage du monde sectaire qui commence lentement. Russell est un genre de gourou pour ces filles, elles boivent ses paroles, s'imprégnant de tout ce qu'il dit; lui prêchant l'amour libre, le partage et le bien commun. Ça paraît beau, formidable, c'est de l'abus facile. Il profite de leurs faiblesses, suite à quoi leur jugement est peu à peu altéré. Tout se fait très subtilement. « Il avait ce pouvoir. de s'adapter en fonction de l'autre, à l'instar de l'eau qui prend la forme du récipient dans lequel on la verse. » C'est perturbant, consternant, de voir à quel point un être influençable peut se laisser entraîner facilement lorsqu'une personne qui a un certain talent pour embobiner et manipuler l'esprit s'y met. On peut voir toutes les ficelles que ces profiteurs tirent, ils savent exactement laquelle tirer et quand la tirer. C'est fort choquant d'être témoin d'abus de confiance de la sorte. On a pitié de ces filles, faibles et sans défense, au fond. Leur monde s'emprisonne comme dans une bulle, autour de Russell, du ranch et du groupe de filles alors les perceptions extérieures sont de moins en moins existantes. Elles ne se rendent vraiment compte de rien. Et plus le temps passe en compagnie de Russell, plus elles s'enfoncent dans la décadence. Aucun éclair de conscience ne semble apparaître, jamais (ou en tous cas, rarement). Au début, Evie voit bien quelques incohérences mais finit toujours par trouver une excuse à ce qui se passe...tout plutôt que de retourner dans le monde vide et fade auquel elle appartenait auparavant. La soif d'amour et d'appartenance, d'illusion est plus exutoire que n'importe quoi d'autre. « Je revoyais Russell gifler Helen et cela refaisait surface comme un petit accroc à l'arrière-plan de certaines pensées, un souvenir de méfiance. Mais je trouvais toujours un moyen de donner un sens aux choses. » C'est à la fois fascinant, pitoyable et dégoûtant de voir jusqu'où quelqu'un est capable d'aller pour obtenir ce qu'il veut, juste pour assouvir son besoin d'exercer son pouvoir. Quant à la personne qui est prête à n'importe quoi juste pour recevoir une once d'attention, ce n'est pas tellement plus admirable. Surtout lorsque les choses dérapent vraiment grave. « Ce serait étrange, par la suite, de repenser avec quelle facilité je me laissais tenter. (...) Je voulais que Russell soit gentil, alors il l'était. (...) Je recyclais les paroles que j'avais entendues dans la bouche de Russell, je les façonnais sous forme d'explication. Parfois, il devait nous punir afin de nous exprimer son amour. Il n'avait pas voulu faire ça, mais il était obligé pour nous inciter à aller de l'avant, dans l'intérêt du groupe. Ça lui avait fait mal à lui aussi. » « The Girls », c'est un roman où l'on perçoit toutes ces ficelles cachées derrière le rideau. Pour nous, lecteurs, la chose est évidente. le processus est clair. Pour l'actrice dans le livre, elle ne voit rien aller. L'autrice a très bien su manipuler ses personnages, peu importe de quel côté du gouffre ils se trouvent. Un roman sans faille que j'ai adoré pour sa crédibilité. On sent que cette situation peut, pourrait et a pu exister, sans aucun doute. On entre dans l'histoire et nous avons l'impression de connaître les personnages à fond, de comprendre leurs états d'âmes. Ceci dit, je les ai détestés. Tous, sans exception. Je n'ai ni partagé leur façon de voir la vie, ni approuvé leurs choix, mais cela reste une lecture que je ne regrette pas du tout ! Elle vaut la peine d'être lue parce qu'elle remue et choque. Un sans-faute à recommander ! Bravo à Emma Cline ! CHALLENGE PLUMES FÉMININES CHALLENGE USA
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  • Litteratureandco 03/02/2022
    Evie est une adolescente en mal d'amour, en recherche d'attention. Elle va rencontrer par hasard un groupe de filles, différentes de celles qu'elle côtoie. Elles sont libres, uniques, pas comme les autres. Surtout Suzanne, qui va l'obséder. Rapidement, Evie se fait remarquer, et sans s'en rendre réellement compte, juste en suivant ce groupe de filles qu'elle admire, elle va se retrouver au coeur d'une secte. Dans ce ranch où chacun est libre, ou l'amour et la sexualité sont débridés, où l'argent et la nourriture manquent. J'ai beaucoup aimé l'écriture de l'autrice, c'était très envoutant, cela m'a fait penser à la plume de Daisy Jonhson dans Soeurs, que j'ai adoré. Toutefois, j'ai trouvé quelques passages lents, j'aurai aimé un peu plus d'action, plutôt que de lire la contemplation de cette jeune adolescente à laquelle je n'ai pu m'attacher. J'aurai aimé entrer plus en détail dans la secte, avoir le point de vue de Suzanne par exemple. Ce fut une bonne lecture, même si j'ai mis du temps à entrer dans l'histoire et ne me suis pas sentie concernée par cette dernière.
  • Lucrese1 15/01/2022
    Dans son premier roman, The Girls, Emma Cline décrit minutieusement la psychologie sombre des adolescents, leurs amitiés intenses et les atrocités dont ils sont capables. Pour cela, elle s'est librement inspirée de la secte autour du criminel Charles Manson. "La familiarité de la journée a été troublée par les filles qui ont perturbé l'ordre établi. Souple et insouciant, comme des requins qui sautent dans l'eau". Dès la première page, Emma Cline entraîne le lecteur dans les montagnes russes émotionnelles d'incertitude et d'admiration tellement typiques aux relations entre adolescents. Nous sommes à L.A, été 1969. Les parents d'Evie, 14 ans, viennent de divorcer. Le père vit loin avec sa nouvelle petite amie. La mère tente de reprendre sa vie en main, mais elle a plus d'yeux pour ses gourous et ses amants potentiels que pour sa fille. Evie traîne surtout avec son amie d'école, Connie. Elles fument de la marijuana, lèchent des piles pour les chocs métalliques sur leur langue "dont on dit qu'ils procurent la sensation d'un dix-huitième d'orgasme" et attendent l'avenir. Jusqu'au jour où elle rencontre Suzanne, la belle et Suzanne qui a l'air tellement bien dans sa peau, tellement libre, un peu sauvage. Suzanne vit dans une commune avec... Dans son premier roman, The Girls, Emma Cline décrit minutieusement la psychologie sombre des adolescents, leurs amitiés intenses et les atrocités dont ils sont capables. Pour cela, elle s'est librement inspirée de la secte autour du criminel Charles Manson. "La familiarité de la journée a été troublée par les filles qui ont perturbé l'ordre établi. Souple et insouciant, comme des requins qui sautent dans l'eau". Dès la première page, Emma Cline entraîne le lecteur dans les montagnes russes émotionnelles d'incertitude et d'admiration tellement typiques aux relations entre adolescents. Nous sommes à L.A, été 1969. Les parents d'Evie, 14 ans, viennent de divorcer. Le père vit loin avec sa nouvelle petite amie. La mère tente de reprendre sa vie en main, mais elle a plus d'yeux pour ses gourous et ses amants potentiels que pour sa fille. Evie traîne surtout avec son amie d'école, Connie. Elles fument de la marijuana, lèchent des piles pour les chocs métalliques sur leur langue "dont on dit qu'ils procurent la sensation d'un dix-huitième d'orgasme" et attendent l'avenir. Jusqu'au jour où elle rencontre Suzanne, la belle et Suzanne qui a l'air tellement bien dans sa peau, tellement libre, un peu sauvage. Suzanne vit dans une commune avec Russell, un leader spirituel charismatique, et une foule d'autres filles. Evie est fascinée et tente de se rapprocher de Suzanne qu'elle admire. Avant de s'en rendre compte, elle intègre la secte et vit dans un réseau de sexe, de crime et de mensonges. L'histoire est racontée par la même Evie, aujourd'hui sexagénaire, mais toujours déracinée, en marge de la société. Parfois, elle vit avec des gens en tant que servante, parfois elle s'occupe d'une maison vide. C'est ainsi qu'elle a vécu pendant des années. Dans un monde intermédiaire, inaperçu. Jusqu'à ce qu'elle rencontre la jeune femme Sasha, la copine du fils d'un ami dont elle s'occupe de la maison. Sacha apprend qu'Evie était l'une des "filles" impliquées dans le meurtre du célèbre musicien Mitch Lewis. Avec un respect croissant, Sasha écoute l'histoire d'Evie, qui est en fait animée par l'attention qu'on lui porte, et lui parle de sa relation avec Suzanne et Russell, et de ce qu'elle a dû faire pour faire partie du groupe. Un très bon premier roman, une jeune écrivaine très talentueuse dont on entendra encore parler!
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