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            The Girls

            10/18
            EAN : 9782264066336
            Code sériel : 5230
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 360
            Format : 108 x 177 mm
            The Girls

            Jean ESCH (Traducteur)
            Date de parution : 17/08/2017
            En se penchant non sur le mythe macabre Manson mais sur les anonymes qui l’ont suivi, Emma Cline signe un premier roman très remarqué.
            Californie, fin des années 1960. Evie Boyd, quatorze ans, vit seule avec sa mère. Lorsqu'elle se dispute avec sa seule amie, Evie se tourne vers un groupe de filles dont la liberté et l'atmosphère d'abandon qui les entoure la fascinent. Séduite par l'aînée, Suzanne, elle se laisse entraîner dans une... Californie, fin des années 1960. Evie Boyd, quatorze ans, vit seule avec sa mère. Lorsqu'elle se dispute avec sa seule amie, Evie se tourne vers un groupe de filles dont la liberté et l'atmosphère d'abandon qui les entoure la fascinent. Séduite par l'aînée, Suzanne, elle se laisse entraîner dans une secte au leader charismatique, Russell. Leur ranch est aussi étrange que délabré, mais, aux yeux de l'adolescente, il est exotique, électrique, et elle veut à tout prix s’intégrer. Son obsession pour Suzanne grandissant, Evie ne s'aperçoit pas qu'elle s'approche inéluctablement d'une violence impensable.

            « Emma Cline signe un roman envoûtant sur les tourments de l'adolescence. » Les Inrockuptibles
             
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            EAN : 9782264066336
            Code sériel : 5230
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 360
            Format : 108 x 177 mm
            10/18
            8.10 €
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            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • elodiekretz Posté le 14 Mai 2019
              Encore une jeune auteure extrêmement talentueuse. J'ai décidément beaucoup de chance après avoir découvert en un an et demi seulement Jax Miller, Emily St John Mandel, Jennifer Clément. Et maintenant Emma Cline dont c'est le premier roman (je l'écris pour parvenir à y croire !!!) Ce livre est à la fois d'une totale justesse et d'une remarquable maîtrise. En s'inspirant de l'assassinat, par les filles de la Manson Family, de Sharon Tate dans sa villa de Los Angeles, en 1969 alors qu'elle s'apprêtait à accoucher, Emma Cline s'efforce de décrypter, de décortiquer même l'inimaginable : comment une adolescente américaine lambda issue d'un milieu aisé, scolarisée, peut-elle basculer au point de se rapprocher d'un acte de sauvagerie totalement gratuit contre des personnes qui ne lui ont causé aucun tort et qu'elle ne connaît même pas ? Evie a 14 ans, elle n'a pas de problème au sens social du terme mais elle cherche sa place dans la société américaine. Elle ne sent incomprise par sa mère, ignorée des autres ados, qu'elle trouve tellement plus flamboyants qu'elle. N'étant pas désirée par les garçons ou les filles populaires, elle est à l'écart, en marge, laissée de côté. Suzanne, qu'elle aperçoit par hasard, a quelques années... Encore une jeune auteure extrêmement talentueuse. J'ai décidément beaucoup de chance après avoir découvert en un an et demi seulement Jax Miller, Emily St John Mandel, Jennifer Clément. Et maintenant Emma Cline dont c'est le premier roman (je l'écris pour parvenir à y croire !!!) Ce livre est à la fois d'une totale justesse et d'une remarquable maîtrise. En s'inspirant de l'assassinat, par les filles de la Manson Family, de Sharon Tate dans sa villa de Los Angeles, en 1969 alors qu'elle s'apprêtait à accoucher, Emma Cline s'efforce de décrypter, de décortiquer même l'inimaginable : comment une adolescente américaine lambda issue d'un milieu aisé, scolarisée, peut-elle basculer au point de se rapprocher d'un acte de sauvagerie totalement gratuit contre des personnes qui ne lui ont causé aucun tort et qu'elle ne connaît même pas ? Evie a 14 ans, elle n'a pas de problème au sens social du terme mais elle cherche sa place dans la société américaine. Elle ne sent incomprise par sa mère, ignorée des autres ados, qu'elle trouve tellement plus flamboyants qu'elle. N'étant pas désirée par les garçons ou les filles populaires, elle est à l'écart, en marge, laissée de côté. Suzanne, qu'elle aperçoit par hasard, a quelques années mais surtout tout de plus qu'Evie : une totale liberté, une capacité à faire fi des autres et de leur regard pour être totalement elle-même. Ce que le monde ne lui donne pas, elle s'en empare. Même sa servitude à l'égard de Russell, l'avatar de Charles Manson, patriarche du Ranch dans lequel la bande vit en marge de tout et affranchie de toute convention, séduit Evie car Suzanne l'a choisi. Plus que Russell, c'est Suzanne pour moi le personnage central du roman. Et surtout Suzanne à travers le regard d'Evie. Toute adolescente à un moment donné se sent terriblement vulnérable et cherche un modèle. Malheureusement, Evie se fourvoie mais on ne peut que la comprendre car la dérive, l'escalade se fait pas à pas, petit à petit, sans y penser, laissant ainsi tout loisir à Evie de justifier tout écart entre les actes de Russell, Suzanne et les autres (qui révèlent au mieux leur indifférence au pire leur inhumanité) et l'idéal affiché d'amour et de tolérance. Le décalage est glaçant comme est terrifiante la manière dont Evie justifie toujours son groupe d'appartenance. Evie aime Suzanne et en a besoin comme d'une drogue. La réciproque est plus complexe, très subtilement traitée par l'auteure. Suzanne accepte cette adoration, utilise Evie mais voit aussi en elle celle qu'elle était encore quelques années auparavant. Ceci explique beaucoup de choses dans leur relation. La justesse du constat et la maîtrise du roman sont accentués encore par le regard que porte Evie, environ 40 ans, solitaire et traumatisée encore, sur la jeune fille qu'elle était et au-delà sur le statut de la jeune fille américaine, qui semble encore et toujours, ne pouvoir exister qu'à travers le regard des hommes et de la société. Attention, aucun propos sentencieux ou leçon de morale simpliste. Emma Cline observe et c'est imparable. J'ai pensé à l'appât de Bertrand Tavernier qui nous livrait un portrait aussi juste et dérangeant de sa jeune héroïne dans un contexte tout aussi travaillé (film inspiré d'un fait divers authentique également). Je lis avant tout pour tenter de mieux comprendre l'être humain et ce livre, à l'écriture et à la traduction éblouissantes, sert parfaitement cette ambition. Le plus terrible est que chaque "girl" aurait pu à un moment donné devenir Evie. Rien n'est blanc ou noir et il est parfois si facile de basculer. Une lecture que je ne suis pas prête d'oublier et je lirai tout ce qu'écrira Emma Cline.
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            • les_lectures_de_marion Posté le 13 Mai 2019
              Inspirée de faits réels qui ont secoué les USA dans les années 60, ce roman traite de l’embrigadement dans une secte et des ravages que cette dernière peut causer. - Evie est une jeune fille de 14 ans qui croise la route d’une bande de filles un peu plus âgées qu'elle. Cette bande la fascine, en particulier Suzanne, qui fait naître en elle un sentiment amoureux. Evie se retrouve embarquée par cette troupe, qui se révèle être gouvernée par Russell, un homme à la fois charismatique et dangereux. - Difficile de décrire cette lecture, elle m’a happée, perturbée, hantée. On a peur pour Evie qu'on veut protéger, mettre en garde. On tremble, on redoute la page suivante, on perçoit la dégringolade qui se profile à l’horizon. Si cette lecture est aussi puissante, c’est aussi grâce à l’écriture de l’auteure qui est acérée, vive, et même parfois poétique. - Il y a tellement de choses à dire sur ce livre… si je devais finir par un mot, c’est foncez, ce livre est une pépite !
            • LeoLabs Posté le 29 Avril 2019
              Connaissant l'histoire de la Famille Manson pour m'y être intéressé de près, j'ai été plutôt déçu par un récit trop survolé. Trop de généralité et pas assez d'anecdotes historiques en somme. L’héroïne est agaçante. Qu'elle ait 14 ans ou bien qu'elle soit adulte, on ne fait pas (ou presque) la différence de maturité. Néanmoins, l'écriture de l’autrice est superbe, à la limite du poétique parfois.
            • nadiouchka Posté le 5 Avril 2019
              Avec son premier roman, « The Girls », Emma Cline, jeune écrivaine américaine, nous entraîne dans le nord de la Californie, à la fin des années 1960. Evie Boyd est la narratrice pour son passé particulier tout en y mêlant sa vie actuelle dont certains ont entendu parler de ce qu’elle a vécu. Les héroïnes sont des bien jeunes filles (des girls). Evie Boyd a 14 ans et une seule amie, Connie. Elle s’ennuie avec sa mère (le père est parti avec une autre femme, Tamar). Pourtant Evie a tout ce qu’elle peut désirer - elle habite dans un quartier chic à Morning Star Lane - elle n’est pas dans le besoin car sa mère dispense largement son argent mais Evie manque d’amitié quand Connie la lâche. En observant un groupe de filles qui attiraient vraiment l’attention par leurs tenues, l’une d’entre elles se détache, une fille aux longs cheveux noirs, Suzanne. Fascinée par elles, Evie recherche leur amitié et elle les suit dans le ranch où elles vivent, débraillées, paumées et recherchant une certaine liberté (on se demande de quelle liberté il s’agit puisqu’elles vivent sous la coupe des hommes et surtout d’un). En effet, dans ce ranch, un certain Russell est le... Avec son premier roman, « The Girls », Emma Cline, jeune écrivaine américaine, nous entraîne dans le nord de la Californie, à la fin des années 1960. Evie Boyd est la narratrice pour son passé particulier tout en y mêlant sa vie actuelle dont certains ont entendu parler de ce qu’elle a vécu. Les héroïnes sont des bien jeunes filles (des girls). Evie Boyd a 14 ans et une seule amie, Connie. Elle s’ennuie avec sa mère (le père est parti avec une autre femme, Tamar). Pourtant Evie a tout ce qu’elle peut désirer - elle habite dans un quartier chic à Morning Star Lane - elle n’est pas dans le besoin car sa mère dispense largement son argent mais Evie manque d’amitié quand Connie la lâche. En observant un groupe de filles qui attiraient vraiment l’attention par leurs tenues, l’une d’entre elles se détache, une fille aux longs cheveux noirs, Suzanne. Fascinée par elles, Evie recherche leur amitié et elle les suit dans le ranch où elles vivent, débraillées, paumées et recherchant une certaine liberté (on se demande de quelle liberté il s’agit puisqu’elles vivent sous la coupe des hommes et surtout d’un). En effet, dans ce ranch, un certain Russell est le gourou, le leader dont toutes sont amoureuses et prêtes à tout pour lui plaire – d’ailleurs tout cela fait penser à la tragique secte de Charles Manson – une atmosphère glauque et malsaine y règne. Mais Evie est aux anges : enfin on s’intéresse à elle. Pourtant leur condition n’est pas toute rose. En fait elles ne sont que des « choses » destinées à satisfaire les désirs de certains : « Cela faisait partie du rôle d’une fille, vous deviez accepter les réactions que vous provoquiez. Si vous vous mettiez en colère, vous étiez une folle, et si vous ne réagissiez pas, vous étiez une salope. La seule chose que vous pouviez faire, c’était sourire dans le coin où ils vous avaient acculée. Et vous impliquer dans la plaisanterie, même si c’était toujours vous la cible. » (p.55) Emma Cline a réussi à écrire un roman en prenant sur fonds de toile ce fait divers (en 1969) qui a fait le tour du monde par sa sauvagerie, son horreur : l’assassinat de la femme de Roman Polanski, Sharon Tate enceinte et de quelques amis dans sa demeure. Elle a par contre changé les noms mais cela saute aux yeux, c’est flagrant. Dans cette histoire, c’est le vécu insalubre quotidien de ces filles – leur acharnement à rester ainsi des paumées à la botte d’un être immonde. Stupéfaction aussi de voir combien la jeune Evie désire et accepte TOUT pour être intégrée et cela va la mener loin. Avec sa perversité, le répugnant Russell incite à « l’amour libre » : un signe de tête et une fille se lève. La volonté de ces « girls » est mise à néant avec les drogues qui circulent en toute impunité dans ce ranch pourri, pourri comme ce gourou qui va toujours pieds nus, qui se juge au-dessus de tout et de tous. Que sa volonté soit faite … Avec ces portraits d’adolescentes, femmes avant l’heure, qui recherchent leur propre identité, c’est une quête initiatique dans un milieu dépravé de cette Amérique où régnaient la drogue, les hippies, l’ambiguïté des personnages. A la lecture de ce roman tellement saisissant car dès le début la tension est présente et ne fait qu’augmenter, l’histoire va devenir un vrai cauchemar. Emma Cline nous décrit cette communauté décadente et j’ai ressenti une immense aversion envers ce Russell et les quelques autres hommes présents - pour leur attitude - un dégoût envers le Grand Seigneur qui n’a qu’un geste à faire pour que « ses filles » lui obéissent corps et âme. C’est un ouvrage qui se lit très vite tout en appréciant la perspicacité de l’écrivaine pour la psychologie des personnages. Dire que j’ai passé « un bon » moment  ne convient pas très bien étant donné le thème qui n’est pas du tout divertissant. Mais je peux certifier que ce fut une lecture saisissante, un vrai coup de poing donné par la jeune Emma Cline. Je crois avoir déjà dit que j’avais été passionnée (sinon je le redis), d’autant plus que le sujet est difficile en faisant resurgir une horrible tragédie. C’est tout le talent de l’auteure qui rythme le récit avec cette plongée dans un enfer – l’étude du manque de confiance en soi (avec Evie) – la vulnérabilité – l’éveil des sens – l’envie de découvrir autre chose quitte à participer à une grande violence – une violence de la part de ces filles qui se l’infligent d’abord à elles-mêmes mais aussi celle qu’elles réservent aux autres : « Ah les filles, Ah les filles ! .. mais ici cela n’a rien d’une chanson...et même pas une chanson douce...» Un roman très fort, émouvant, un cheminement poignant qu’a bien maîtrisé Emma : un vrai coup de génie et tous les éloges sont justifiés pour cette sacrée découverte. Il ne me reste plus qu’à dire un grand « Bravo » à #EmmaCline pour son livre #TheGirls paru aux #EditionsQuaiVoltaire.
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            • ilonaisreading Posté le 8 Février 2019
              Un roman très intéressant qui traite de l'adolescence et de ses faiblesses qui sont exploitées par une secte.
            Lisez inspiré avec 10/18 !
            Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…