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Traquenoir
Roger Martin (traduit par)
Collection : Polar
Date de parution : 17/05/2023
Éditeurs :
10/18

Traquenoir

Roger Martin (traduit par)
Collection : Polar
Date de parution : 17/05/2023
Un roman noir aussi précurseur que son auteur. 
Engagé comme détective pour retrouver l’auteur d’un crime oublié dont l’arrestation constitue le clou d’une émission de téléréalité à gros budget, Toussaint Marcus Moore doit pister un pauvre Blanc, lequel,... Engagé comme détective pour retrouver l’auteur d’un crime oublié dont l’arrestation constitue le clou d’une émission de téléréalité à gros budget, Toussaint Marcus Moore doit pister un pauvre Blanc, lequel, malgré la filature serrée dont il est l’objet, se fait assassiner. Moore devient alors le premier suspect… et il est... Engagé comme détective pour retrouver l’auteur d’un crime oublié dont l’arrestation constitue le clou d’une émission de téléréalité à gros budget, Toussaint Marcus Moore doit pister un pauvre Blanc, lequel, malgré la filature serrée dont il est l’objet, se fait assassiner. Moore devient alors le premier suspect… et il est Afro-américain ! Si on l’arrête, il est bon pour la chaise électrique. Il faut donc absolument qu’il retrouve l’assassin. L’intrigue se déroule dans une Amérique blanche et raciste des années du maccarthysme. Avant les héros de Chester Himes, Ed Cercueil et Fossoyeur-Jones, Toussaint Marcus Moore est le premier personnage noir de détective, faisant de Leonard Zinberg alias Ed Lacy un pionnier au talent incontestable.

 
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EAN : 9782264081599
Code sériel : 05862
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 240
Format : 108 x 177 mm
EAN : 9782264081599
Code sériel : 05862
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 240
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • lousalinger 17/05/2024
    Un destin bien singulier que celui de Len Zinberg. Écrivain très engagé, opposant à toute forme d'inégalité raciale et sociale et en plus communiste revendiqué. Le tiercé gagnant pour intégrer la liste noire des artistes mis au ban de toute activité pendant les années 50. Loin de remiser la plume au tiroir, Zinberg veut continuer à écrire sous un autre nom (Ed Lacy ou Steve April). Et comme les choses ne sont pas si mal faîtes, il jette son dévolu sur le roman noir. Une évidence. Nombre de ses pairs ont fait de cette "littérature de gare" leur genre de prédilection, qui leur donnera plus d'une fois l'occasion d'affirmer un style et de livrer un regard sans concession sur le pays de la liberté. De par son expérience et son tempérament, l'auteur s'inscrit dans la lignée d'un Hammett ou d'un McCoy où la prose est éthérée et percutante. Son petit plaisir, offrir la vedette à ceux qui n'ont jamais droit au premier rôle. Sous sa plume, le détective privé est noir. Un changement qui n'a rien de cosmétique, la couleur de peau de Toussaint Marcus Moore donne littéralement une autre couleur à l'intrigue. Un choix donc parfaitement réfléchi, aucunement dirigé avec un regard paternaliste. Zinberg vit à Harlem, il est marié à une femme afro-américaine et s'est beaucoup investi dans la lutte pour les droits civiques. C'est dire s'il a une petite idée des épreuves subies par la communauté noire aux U.S.A à cette époque. Et s'il se projette un peu dans son personnage principal (intègre jusqu'au bout des ongles), le romancier entend surtout restituer les regards lourds de sens, les attitudes condescendantes et injustices que Toussaint affronte au quotidien. Et ça ne se résume pas seulement à du racisme frontal mais aussi à une forme plus insidieuse. Celle d'une assimilation qui finit par retourner les populations opprimées les unes contre les autres (la petite amie de Toussaint, Sybil, en est un bon exemple), et il ne s'agit plus ici seulement de couleur de peau. À mesure que Toussaint remonte le fil de son enquête, chacun de ses interlocuteurs va ajouter un couche à cette peinture consacrée aux oubliés de l'Amérique, nés dans la misère, poussés à la désespérance et finalement jouets d'un programme TV cynique où leur sort sera réduit à un spectacle crapoteux et immoral. Ça aurait pu en rester à une toile de fond, mais cet aspect politique s'intègre logiquement à un récit qui se montre en plus prophétique dans ce qu'il annonce des dérives de la téléréalité. Encore un bel exemple de ce qu'un roman noir d'à peine 250 pages peut capter de son temps. Diablement en avance ce Len Zinberg. Mais il est toujours temps de le rattraper.Un destin bien singulier que celui de Len Zinberg. Écrivain très engagé, opposant à toute forme d'inégalité raciale et sociale et en plus communiste revendiqué. Le tiercé gagnant pour intégrer la liste noire des artistes mis au ban de toute activité pendant les années 50. Loin de remiser la plume au tiroir, Zinberg veut continuer à écrire sous un autre nom (Ed Lacy ou Steve April). Et comme les choses ne sont pas si mal faîtes, il jette son dévolu sur le roman noir. Une évidence. Nombre de ses pairs ont fait de cette "littérature de gare" leur genre de prédilection, qui leur donnera plus d'une fois l'occasion d'affirmer un style et de livrer un regard sans concession sur le pays de la liberté. De par son expérience et son tempérament, l'auteur s'inscrit dans la lignée d'un Hammett ou d'un McCoy où la prose est éthérée et percutante. Son petit plaisir, offrir la vedette à ceux qui n'ont jamais droit au premier rôle. Sous sa plume, le détective privé est noir. Un changement qui n'a rien de cosmétique, la couleur de peau de Toussaint Marcus Moore donne littéralement une autre couleur à l'intrigue. Un choix donc parfaitement réfléchi, aucunement dirigé...
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  • cleophas35 24/01/2024
    Voici un roman noir, dans la grande tradition des Hammett, Himes ou Chandler. Traquenoir (Room to swing) est paru en 1957, et les éditions 10-18 nous en offrent une nouvelle traduction, signée Roger Martin, qui fait l'honneur d'expliquer au lecteur certains de ses choix et d'ajouter de bien judicieuses notes. Traquenoir c'est l'histoire d'un privé assez minable, noir, qui se laisse embarquer dans une sombre histoire qui le prend au piège. Nous sommes à New York dans les années 1950. Le style est incisif, direct, sans ce gras psychologique ou émotionnel qu'on retrouve trop souvent dans les textes contemporains. L'auteur fait monter la tension, sans s'étendre sur l'inutile, c'est le moins que l'on puisse dire. Par ailleurs Ed Lacy (pseudonyme de Leonard Zinberg), écrivain blanc qui avait épousé une femme noire est un fin connaisseur du problème racial américain. Il restitue une ambiance d'autant plus glaçante qu'elle n'est pas manichéenne et qui donne un éclairage complémentaire sur le racisme systémique au USA, l'un des sujets les plus féconds de la littérature américaine.
  • tesla 11/11/2023
    Dans ce 10/18, il est certes question d'une enquête policière mais aussi d'une analyse de la société américaine des années 50. Le pitch ? un privé est recruté pour mener une enquête. Il va devoir évoluer dans le monde des blancs, à une époque où dans certains états, les afro-américains comme lui, étaient relégués au fond du bus... A une période de notre histoire où nombreux sont ceux à avoir perdu la mémoire (ou n'en avoir jamais eu...), ce livre ne peut que faire réfléchir...
  • JIEMDE 18/07/2023
    Back to basics C’est marrant comme en lisant Traquenoir de Ed Lacy (traduit par Roger Martin), t’as l’impression d’avoir déjà lu séparément et à de multiples reprises les différents éléments de ce roman, mais jamais assemblés de cette façon. Cette histoire de privé à la p’tite semaine ; ce détective noir plongé dans une déségrégation de texte et non de faits ; ce milieu du cinéma Manatthano-Hollywwodien où louvoient scénaristes véreux et jolies pépées ; cette confrontation Nord-Sud de l’Amérique des années 50 doublée d’une vision sociétale sans concession. Et c’est là que tu reconnais le talent de ces précurseurs du roman noir US dans la lignée des Chandler ou Thompson : tout fonctionne, tout s’assemble, tout glisse ou passe crème dans une facilité en mode « sans les mains » qui étonne à chaque page. Alors j’te ferai ni pitch en détail, ni paragraphe sur l’étonnant parcours de l’auteur détaillé dans la belle préface du traducteur, mais si t’aimes le noir chiadé et sans faux col et qu’t’as un peu confiance dans ce que j’écris, alors fonce ! Et reviens m’en causer…
  • LeblogUSAdeDom 17/06/2023
    🔸Le détective afro-américain Toussaint Marcus Moore est engagé pour surveiller un homme qui a commis un crime des années plus tôt et n'a jamais été arrêté. Mais ce criminel se fait assassiner à son domicile et le détective devient le principal suspect. Il doit alors rapidement trouver le coupable pour sauver sa peau. 🔸Voici un roman noir vintage passionnant et brillamment écrit. L'auteur, Ed Lacy, de son véritable nom Leonard Zinberg (1911-1968) nous entraîne dans le New-York du début des années 1950, puis dans une petite ville de campagne de l'Ohio. 🔸L'écriture est efficace, sobre, sans fioritures, plantant rapidement le décor et les rebondissements, ne laissant aucun temps mort. 🔸Ce polar vintage est un véritable plaisir de lecture. À noter la qualité de la traduction de Roger Martin qui est resté fidèle au texte d'origine et n'a pas essayé de moderniser ce roman de 1957. 🔸Couronné par le Prix Edgar Allan Poe du meilleur roman policier de l'année 1957.
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