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EAN : 9782264033048
Code sériel : 2978
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 416
Format : 108 x 177 mm

Un étranger dans le miroir

Roxane AZIMI (Traducteur)
Collection : Grands Détectives
Date de parution : 03/05/2001

« William Monk, inspecteur de police chevronné, se réveille à l'hôpital. Violemment agressé il y a quelques semaines, il a perdu la mémoire. Ce qu'il s'empresse bien de taire à ses supérieurs, qui auraient tôt fait de l'exclure manu militari de la police londonienne. Revenu à la vie professionnelle, il...

« William Monk, inspecteur de police chevronné, se réveille à l'hôpital. Violemment agressé il y a quelques semaines, il a perdu la mémoire. Ce qu'il s'empresse bien de taire à ses supérieurs, qui auraient tôt fait de l'exclure manu militari de la police londonienne. Revenu à la vie professionnelle, il mène parallèlement une enquête sur le meurtre d'un jeune aristocrate, survivant de la bataille de Crimée, et sur lui-même. Il découvre d'abord qu'il n'était ni très sympathique ni très aimé, et qu'il avait laissé tomber sa famille, d'origine trop modeste, pour mieux réaliser ses ambitions. Il se rend compte aussi qu'il avait été mêlé de très près au meurtre sur lequel son supérieur, qui veut sa peau, le laisse investiguer. »

      Josiane Guéguen, Ouest-France

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EAN : 9782264033048
Code sériel : 2978
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 416
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Polars_urbains Posté le 8 Novembre 2019
    Au-delà de l’intrigue policière – des morts très suspectes dans le milieu de l’aristocratie et de la haute bourgeoisie anglaise – Un étranger dans le miroir, le premier roman d’Anne Perry de la série William Monk, est une inestimable source d’information sur la période victorienne du milieu du 19e siècle. En premier lieu, la guerre de Crimée (1853-1856) est omniprésente à travers le personnage d’Hester Latterly, infirmière sur le front avec Florence Nightingale, qui a connu l’horreur et ne ménage pas ses critiques vis-à-vis du commandement des forces armées anglaises. Les principaux protagonistes du roman, tout aussi liés à cette période sombre, sont les victimes des agissements d’individus sans scrupules profitant de la douleur du deuil pour en tirer de substantiels bénéfices. Un thème que reprendra Pierre Lemaire – dans un autre contexte et pour un autre conflit –dans Au revoir là-haut, prix Goncourt 2013. La description de la société victorienne, de son moralisme, parfois de façade, et du puritanisme étouffant sur lequel elle s’appuyait est également bien cernée, tout comme les relations entre maîtres et serviteurs, dans ce premier roman mais aussi et surtout dans Un deuil dangereux qui le suit, avec une description minutieuse de la maison et de... Au-delà de l’intrigue policière – des morts très suspectes dans le milieu de l’aristocratie et de la haute bourgeoisie anglaise – Un étranger dans le miroir, le premier roman d’Anne Perry de la série William Monk, est une inestimable source d’information sur la période victorienne du milieu du 19e siècle. En premier lieu, la guerre de Crimée (1853-1856) est omniprésente à travers le personnage d’Hester Latterly, infirmière sur le front avec Florence Nightingale, qui a connu l’horreur et ne ménage pas ses critiques vis-à-vis du commandement des forces armées anglaises. Les principaux protagonistes du roman, tout aussi liés à cette période sombre, sont les victimes des agissements d’individus sans scrupules profitant de la douleur du deuil pour en tirer de substantiels bénéfices. Un thème que reprendra Pierre Lemaire – dans un autre contexte et pour un autre conflit –dans Au revoir là-haut, prix Goncourt 2013. La description de la société victorienne, de son moralisme, parfois de façade, et du puritanisme étouffant sur lequel elle s’appuyait est également bien cernée, tout comme les relations entre maîtres et serviteurs, dans ce premier roman mais aussi et surtout dans Un deuil dangereux qui le suit, avec une description minutieuse de la maison et de la famille de Sir Basil Moidore. Ceux qui sont familiers de Downtown abbey s'y retrouveront plus facilement dans la hiérarchie du personnel pléthorique, ceux d’en bas, employé dans ce que l’on appelait alors une « grande maison ». Un étranger dans le miroir pose le décor des aventures – 24 à ce jour avec Marée funèbre, publié en 2018 – mettant en scène William Monk, inspecteur de la police métropolitaine de Londres puis enquêteur privé avant de prendre la tête de la brigade fluviale, entêté et ambitieux, qui a perdu la mémoire à la suite d’un accident de fiacre, et Hester Latterly, infirmière aux compétences médicales réelles mais non reconnues dans un monde dominé par les hommes, et dont la personnalité affirmée et la révolte contre une société pudibonde préfigurent les mouvements féministes que connaîtra l’Angleterre cinquante ans plus tard. N’oublions pas Oliver Rathbone, avocat humaniste talentueux, ami des deux précédents à qui il apporte l’éclairage du juriste. Car on fréquente beaucoup les prétoires dans les romans d’Anne Perry, même si la série des Monk ne rentre pas vraiment dans le genre du roman policier juridique qu’elle développe avec talent dans les aventures de Charlotte Ellison et de Thomas Pitt (32 titres à ce jour). Un étranger dans le miroir mêle habilement whodunit et étude de mœurs. L’intrigue est serrée et rigoureuse et Anne Perry est habile à lancer fausses pistes et rebondissements. Certains trouveront peut-être un peu lancinant les apartés et les monologues intérieurs de Monk, autant obsédé par la recherche de la vérité que par celle de son passé et de sa propre histoire. Le final le convaincra que certaines de ses inquiétudes n’étaient pas fondées et qu’il peut repartir rassuré vers de nouvelles enquêtes. Je suggère donc à ceux souhaitant découvrir cette série de lire, sinon les 24 volumes, du moins les premiers dans l’ordre de parution. Cela afin de bien s’imprégner de la période et également de suivre Monk dans la recherche de sa mémoire disparue.
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  • olivierpla Posté le 24 Juin 2019
    L'inspecteur Monk se retrouve aux prises d'un double problème: réveil amnésique suite à un accident et poursuite d'une enquête sur un meurtre dont certains éléments semblent avoir déjà été travaillés par lui auparavant. Les descriptions de cet inspecteur qui découvre sa personnalité passée avec laquelle il ressend de l'aversion sont très intéressantes. Son jeune collègue avec lequel il se prend d'amitié et auquel il apprend les bases de son métier precipite sa prise de conscience de ce qu'il ne veut plus être. Tandis que les représentants des classes sociales privilégiées lui font sentir qu'il n'est pas de leur monde et que son chef veut l'humilier, son enquête avance malgré tout. Un livre qui allie les descriptions et le suspens de manière fort agréable.
  • Marylou26 Posté le 27 Avril 2019
    La prémisse est intéressante. Londres, 1856. William Monk ne sait plus qui il est, à la suite d’un grave accident de cab. D’où arrivait-il ? Quelle sorte d’homme et d’inspecteur de police est-il, à la lumière de la réaction des autres à son égard ? Quelles sont ses relations avec son entourage ? A-t-il seulement un entourage ? Car ce qu’il constate lui renvoie une image bien peu flatteuse: froid, ambitieux, abrupt, condescendant, craint, méprisé... Il reprend l’enquête sur laquelle il travaillait avant de se réveiller à l’hôpital, dans un rapport de force avec son supérieur malveillant, tel qu’il le perçoit, tout en enquêtant sur lui-même. Peut-être que l’auteure a voulu faire ressortir la position de vulnérabilité dans laquelle il se trouve, dans son amnésie, et des symptômes de traumatisme crânien, mais j’ai été irritée tout au long de ma lecture par du sentimentalisme, sa tendance à rougir de honte ou d’humiliation, en contradiction somme toute avec sa nature, et par des incohérences dans ses réactions et changements d’humeur, par exemple tenant la main d’un personnage qui l’aide en lui transmettant des informations oubliées, et la rejetant sans raison expliquée... La prémisse est intéressante. Londres, 1856. William Monk ne sait plus qui il est, à la suite d’un grave accident de cab. D’où arrivait-il ? Quelle sorte d’homme et d’inspecteur de police est-il, à la lumière de la réaction des autres à son égard ? Quelles sont ses relations avec son entourage ? A-t-il seulement un entourage ? Car ce qu’il constate lui renvoie une image bien peu flatteuse: froid, ambitieux, abrupt, condescendant, craint, méprisé... Il reprend l’enquête sur laquelle il travaillait avant de se réveiller à l’hôpital, dans un rapport de force avec son supérieur malveillant, tel qu’il le perçoit, tout en enquêtant sur lui-même. Peut-être que l’auteure a voulu faire ressortir la position de vulnérabilité dans laquelle il se trouve, dans son amnésie, et des symptômes de traumatisme crânien, mais j’ai été irritée tout au long de ma lecture par du sentimentalisme, sa tendance à rougir de honte ou d’humiliation, en contradiction somme toute avec sa nature, et par des incohérences dans ses réactions et changements d’humeur, par exemple tenant la main d’un personnage qui l’aide en lui transmettant des informations oubliées, et la rejetant sans raison expliquée au moment de la revoir pour résoudre l’affaire. La description des sentiments me semblait parfois manquer de justesse: par exemple, comment une personne qui exprime de la concupiscence peut, dans la phrase suivante, glousser sottement ? La plupart des personnages qu’il rencontre le traite d’incompétent, s’en est redondant, alors qu’on pourrait peut-être mieux comprendre que lui se sente de la sorte... Sans être tenue en haleine, j’ai quand même persévéré, voulant savoir comment ça allait se terminer, et j’ai quand même apprécié l’intrigue. Assez pour poursuivre les aventures de Monk ? Pas maintenant en tout cas.
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  • Livrepoche Posté le 3 Avril 2019
    Un étranger dans le miroir, c’est avant tout, pour moi, la découverte d’un univers, celui de l’autrice Anne Perry. Je ne m’attendais pas à une révolution stylistique et on est effectivement dans une sorte de classique de genre. L’attrait de ce premier tome de la série William Monk est déjà dans l’état amnésique de l’enquêteur qui, en plus de stimuler la narration, ajoute du piment et de l’intérêt aux relations habituellement basiques entre les éléments de la hiérarchie policière ou autres. L’intérêt vient aussi du contexte social et culturel d’une Londres victorien du XIXe siècle que je ne connaissais pas. Entre une guerre de Crimée et son corollaire de malheur et une grande prégnance donnée à l’importance des classes sociales, Anne Perry tisse une enquête intéressante. Avec un peu d’expérience, on peut deviner vers qui tendre ses soupçons même si les mobiles restent opaques. L’ensemble est convaincant. De plus, Anne Perry se tire très bien des nombreux personnages qu’elle met en scène et je me demande bien ce qu’ils vont devenir dans les prochaines enquêtes de William Monk. La suite sur le blog…
  • cassie56 Posté le 1 Février 2019
    Dès le départ, le lecteur est plongé dans l’ambiance. Monk se réveille à l’hôpital, sans aucun souvenir personnel. J’ai essayé de me mettre à sa place, ce doit être terrible de se réveiller, sans mémoire, sans rien savoir de soi, de son passé, de ses relations. Il doit être terrifié, se dire qu’il peut croiser des gens qui le connaissent sans les reconnaitre, sans leur adresser un signe. Comment peut-on gérer une telle situation ? D’autant plus qu’il décide de garder cela pour lui, par crainte de perdre son travail. La façon dont Monk appréhende le monde extérieur, dont il se voit à travers le regard peu flatteur de ses collègues, et même la surprise qu'il provoque chez sa sœur simplement en lui rendant visite, nous pousse à nous demander comment il pouvait bien être avant. Même si on avance avec lui petit à petit, se découvrir comme quelqu'un de pas sympathique ne doit pas être facile. Comment se reconnaître, s'accepter ou même s'aimer, dans ces conditions? J'aime beaucoup la façon dont Monk se découvre et on voit que l'inconscient joue un grand rôle dans cette histoire et j'avoue qu'il me plait bien Monk. Lorsqu’il se trouve en face de... Dès le départ, le lecteur est plongé dans l’ambiance. Monk se réveille à l’hôpital, sans aucun souvenir personnel. J’ai essayé de me mettre à sa place, ce doit être terrible de se réveiller, sans mémoire, sans rien savoir de soi, de son passé, de ses relations. Il doit être terrifié, se dire qu’il peut croiser des gens qui le connaissent sans les reconnaitre, sans leur adresser un signe. Comment peut-on gérer une telle situation ? D’autant plus qu’il décide de garder cela pour lui, par crainte de perdre son travail. La façon dont Monk appréhende le monde extérieur, dont il se voit à travers le regard peu flatteur de ses collègues, et même la surprise qu'il provoque chez sa sœur simplement en lui rendant visite, nous pousse à nous demander comment il pouvait bien être avant. Même si on avance avec lui petit à petit, se découvrir comme quelqu'un de pas sympathique ne doit pas être facile. Comment se reconnaître, s'accepter ou même s'aimer, dans ces conditions? J'aime beaucoup la façon dont Monk se découvre et on voit que l'inconscient joue un grand rôle dans cette histoire et j'avoue qu'il me plait bien Monk. Lorsqu’il se trouve en face de personnes de la haute-société, il sait d’instinct comment agir, il sait ce qu’on pense de lui, ce qu’il peut ou ne peut pas dire. Ces situations amènent toutes sortes de réflexions sur l’amnésie et le rôle qu’elle joue chez les personnes qui en sont atteintes. L’auteure a trouvé un excellent moyen pour captiver le lecteur. Anne Perry nous dépeint la haute société anglaise sans concession. On découvre des gens engoncés dans leurs préjugés, persuadés d’avoir raison, hautains et se considérant comme le centre du monde. Le contraste entre la haute société et les bas-fonds de Londres, que Monk côtoie également, est vraiment frappant. Les personnages secondaires sont bien marqués, bien dépeints, on identifie facilement qui est qui. Certains reviendront dans la saga. L’intrigue policière patine un peu au début, il faut du temps à Monk pour reprendre ses marques et aussi pour nous lecteurs de comprendre de quoi il retourne. J’ai compris à un moment le pourquoi, tout du moins, j’ai relevé des « coïncidences » qui n’en étaient pas vraiment et qui m’ont donnée une idée du mobile. Concernant l’identité de l’assassin, je ne la connaissais pas mais je soupçonnais tout le monde. Comme je le disais à My, j’ai eu plus d’empathie pour l’assassin que pour la victime. Le contexte historique, sur la guerre de Crimée, n’est pas qu’un simple décor, c’est bien construit, j’ai eu personnellement envie d’en savoir plus puisque je ne connais pas grand-chose de cette période. Vous retrouverez l’avis de Mypianocanta, je la remercie pour ces échanges enrichissants. En bref : un polar à l’anglaise, qui vaut surtout pour la construction de ses personnages, pour le mystère qui entoure Monk et pour une immersion dans la société anglaise du 19ème siècle, franchement, un vrai régal, je lirai la suite avec plaisir !!
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