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La Découverte
EAN : 9782348037146
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 544
Format : 154 x 240 mm

Comment l'Empire romain s'est effondré

Le climat, les maladies et la chute de Rome

Philippe PIGNARRE (Traducteur), Benoît ROSSIGNOL (Préface)
Date de parution : 03/01/2019
Ce livre monumental propose un autre récit de la chute de Rome, faisant des puissances de la nature un acteur essentiel de son destin. Changements climatiques, éruptions et bactéries ont largement pesé dans la décimation de l’Empire, marquant la période qui s’étend du VIe au VIIe siècle, comme la plus grande régression de toute l’histoire de l’humanité en matière de population.
Comment Rome est-elle passée d’un million d’habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s’est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ?
On ne peut plus désormais raconter l’histoire de la chute de Rome...
Comment Rome est-elle passée d’un million d’habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s’est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ?
On ne peut plus désormais raconter l’histoire de la chute de Rome en faisant comme si l’environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L’Empire tardif a été le moment d’un changement décisif : la fin de l’Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l’évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais « les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d’une écologie des maladies qui ont assuré leur perte ». Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l’Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d’Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé.
Face à ces catastrophes, les habitants de l’Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l’islam, ont alors triomphé des religions païennes.
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EAN : 9782348037146
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 544
Format : 154 x 240 mm

Ils en parlent

Pourquoi Rome est-elle tombée ? La question a longtemps hanté les nuits des historiens. […] Dans Comment l’Empire romain s’est effondré, Kyle Harper remet tout à plat en introduisant deux acteurs jusqu’ici négligés : le changement climatique conjugué à l’arrivée des premières grandes pandémies. Professeur d’histoire à l’Université d’Oklahoma, Harper reconstitue l’histoire d’un empire invincible en apparence, miné puis anéanti par des facteurs écologiques insurmontables. Passionnante démonstration de ce que la vie et la mort d’une civilisation ne tiennent pas uniquement aux intrigues de palais ou aux affrontements militaires mais tout autant, si ce n’est plus, à des facteurs non humains.
Emmanuel Gehrig / Le Temps

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • RikoPedral Posté le 3 Janvier 2020
    Ecoutée en version audio américaine de "The fate of Rome" j'ai apprécié le point de vue original de ce livre sur la (longue) fin de l'empire romain. Aux explications habituelles qu'il ne conteste pas l'auteur ajoute les conditions climatiques et épidémiologigues commes facteurs essentiels. Il s'appuie sur les recherchent les plus récentes pour étayer son propos. Au delà de la connaissance du passé, ce livre a un intérêt par rapport aux changements climatiques actuels et aux défis qu'ils posent à nos civilisations.
  • Passemoilelivre Posté le 16 Décembre 2019
    Trés gros travail d’analyse et de compilations scientifiques diverses (archéologie, carottages glaciaires, astronomie, anthropologie, histoire des climats, chronodendrologie, biologie , virologie…….) pour expliquer le déclin de l’empire romain. Dommage que cet ouvrage présente un aspect un peu trop universitaire et exhaustif qui rend sa lecture difficile. Néanmoins, très bonne mise en perspective de tous les aspects de ce déclin qui en autorise une bonne compréhension globale.
  • Anne578869 Posté le 13 Décembre 2019
    L’évolution des sciences et techniques a permis aux historiens d’avoir accès à de nouvelles données fiables, encore peu ou pas utilisées : les archives naturelles. Kyle Harper et son équipe ont analysé ces données, puis, les ont confrontés avec les faits connus. Ainsi, propose-il cette nouvelle théorie sur la fin de l’empire romain d’occident : des changements climatiques et des maladies pandémiques comme source et / ou amplificateur de crise. Un livre qui fait débat au sein des universitaires, pour certain, ce ne sont que des hypothèses farfelues et pour d’autres de nouvelles pistes à travailler, Faite votre idée, lisez le ! Un livre passionnant, prenant
  • Frederic524 Posté le 13 Décembre 2019
    "Comment l'Empire romain s'est effondré", une question qui a suscité débats et controverses chez les historiens depuis très longtemps déjà. Auparavant, les facteurs politiques, militaires et économiques prédominaient dans l'analyse des faits. Depuis une quinzaine d'années, les progrès fantastiques de l'archéologie alliés à une approche pluridisciplinaire, permettent d'analyser un faisceau d'éléments qui ne pouvaient l'être auparavant. Kyle Harper est professeur d'histoire à l'université d'Oklahoma (États-Unis) et il nous convie à une nouvelle histoire de la chute de l'Empire le plus puissant jamais constitué. Kyle Harper rajoute aux facteurs traditionnels, celui du climat, des éruptions et des maladies, des bactéries. L'Empire tardif a vu un changement décisif : la fin de l'OCR ou Optimum climatique romain, qui plus humide avait favorisé le développement des cultures notamment celle des céréales. de façon concomitante, des germes ont muté comme celui de la peste bubonique transmise par le biais des puces. Les égouts qui stagnaient en ville, les bains publics, les greniers à blé étaient autant de facteurs susceptibles de provoquer des épidémies catastrophiques sur le plan démographique. Les rats étaient parmi les vecteurs principaux eux aussi de pandémies au niveau encore jamais atteint jusque là. Cette réflexion alliant analyse du climat et des... "Comment l'Empire romain s'est effondré", une question qui a suscité débats et controverses chez les historiens depuis très longtemps déjà. Auparavant, les facteurs politiques, militaires et économiques prédominaient dans l'analyse des faits. Depuis une quinzaine d'années, les progrès fantastiques de l'archéologie alliés à une approche pluridisciplinaire, permettent d'analyser un faisceau d'éléments qui ne pouvaient l'être auparavant. Kyle Harper est professeur d'histoire à l'université d'Oklahoma (États-Unis) et il nous convie à une nouvelle histoire de la chute de l'Empire le plus puissant jamais constitué. Kyle Harper rajoute aux facteurs traditionnels, celui du climat, des éruptions et des maladies, des bactéries. L'Empire tardif a vu un changement décisif : la fin de l'OCR ou Optimum climatique romain, qui plus humide avait favorisé le développement des cultures notamment celle des céréales. de façon concomitante, des germes ont muté comme celui de la peste bubonique transmise par le biais des puces. Les égouts qui stagnaient en ville, les bains publics, les greniers à blé étaient autant de facteurs susceptibles de provoquer des épidémies catastrophiques sur le plan démographique. Les rats étaient parmi les vecteurs principaux eux aussi de pandémies au niveau encore jamais atteint jusque là. Cette réflexion alliant analyse du climat et des maladies est passionnante et érudite. C'est une somme bien écrite sur un sujet dont on pensait connaître les tenants et les aboutissants. Force est de reconnaître que ce que l'on nous enseignait en fac d'histoire il y a quinze - vingt ans doit être sérieusement compléter par ces nouvelles avancées de la recherche. Mais il y a un mais.. Kyle Harper m'a paru pousser un peu trop loin sa théorie de l'impact du changement climatique et des maladies lorsqu'il aborde dans sa dernière partie sur les VIème et VIIème siècle, la question des religions. En effet, il y défend l'idée que face aux catastrophes qui se multipliaient, les habitants de l'Empire, croyant la fin du monde approchée à grand pas, se seraient réfugiés dans le christianisme et l'islam parce qu'elles sont des religions eschatologiques. C'est oublié le lent processus qui a permis la conversion de l'empereur Constantin et des élites à la religion chrétienne pour des raisons multiples et complexes magnifiquement expliquées par Marie Françoise Baslez. C'est ma seule réserve sur ce livre qui par ailleurs se lit très bien. Si vous aimez les approches différentes sur ce sujet, je ne peux que vous inviter à lire le dernier livre de Kyle Harper qui a le mérite de susciter le débat.
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  • Marie987654321 Posté le 5 Décembre 2019
    Les recherches historiques disposent de moyens scientifiques et techniques qui ont été longtemps inimaginables, ceux issus de sciences de la vie et du climat. On peut séquencer l'ADN des restes biologiques issus des fouilles archéologiques et suivre l'évolution des virus; on peut déterminer les maladies qu'a connu un homme à partir de son squelette. Les cernes de croissance d'un arbre ou les carottes glaciaires nous renseignent sur l'évolution du climat. On peut dater des explosions volcaniques à partir de minuscules résidus archéologiques. Ecrire cette histoire nécessite de croiser de nombreuses données issues de sciences que l'historien classique ne maîtrise pas . Cela nécessite prudence et modestie. Mais combien cela est fascinant. L'histoire n'est pas que le fait des hommes et des structures qu'il a placé à la surface du globe, l'histoire est aussi celle de Yersinia pestis et de l'oscillation nord atlantique. La grandeur de Rome est survenue pendant une période climatique appelé l'optimum climatique romain, un climat chaud et humide qui a favorisé les cultures et l'expansion romaine. La crise du IIIème siècle est corrélée avec une épidémie dite "peste de Cyprien" (une forme de fièvre hémorragique). Attila et ses hommes ont déferlé... Les recherches historiques disposent de moyens scientifiques et techniques qui ont été longtemps inimaginables, ceux issus de sciences de la vie et du climat. On peut séquencer l'ADN des restes biologiques issus des fouilles archéologiques et suivre l'évolution des virus; on peut déterminer les maladies qu'a connu un homme à partir de son squelette. Les cernes de croissance d'un arbre ou les carottes glaciaires nous renseignent sur l'évolution du climat. On peut dater des explosions volcaniques à partir de minuscules résidus archéologiques. Ecrire cette histoire nécessite de croiser de nombreuses données issues de sciences que l'historien classique ne maîtrise pas . Cela nécessite prudence et modestie. Mais combien cela est fascinant. L'histoire n'est pas que le fait des hommes et des structures qu'il a placé à la surface du globe, l'histoire est aussi celle de Yersinia pestis et de l'oscillation nord atlantique. La grandeur de Rome est survenue pendant une période climatique appelé l'optimum climatique romain, un climat chaud et humide qui a favorisé les cultures et l'expansion romaine. La crise du IIIème siècle est corrélée avec une épidémie dite "peste de Cyprien" (une forme de fièvre hémorragique). Attila et ses hommes ont déferlé sur l'Empire peut être en raison d'une forte sécheresse dans les grandes plaines centrales liée à l'oscillation nord atlantique. Il a finalement quitté Rome pour protéger ses hommes des maladies et infections qui sévissaient dans ce bouillon de culture et contre lesquelles ils n'étaient pas immunisés. Une relecture fascinante et très instructive de l'histoire romaine !
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