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Belfond
EAN : 9782714493552
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 304
Format : 134 x 190 mm

Écorces

Collection : Belfond Pointillés
Date de parution : 09/01/2020
« –  Je n’ai pas eu d’enfance au village, Baya.
   –  Tu verras que si ! »
Nour, 23 ans, étudiant en mathématiques, vit avec son arrière-grand-mère, Baya, sa grand-mère, Fatima, et sa mère, Meriem, dans un minuscule appartement d’Alger. Baya, 95 ans, née pendant la colonisation, est une femme courage qui a bravé les interdits et les mœurs de son temps. Jour après jour, elle transmet la mémoire... Nour, 23 ans, étudiant en mathématiques, vit avec son arrière-grand-mère, Baya, sa grand-mère, Fatima, et sa mère, Meriem, dans un minuscule appartement d’Alger. Baya, 95 ans, née pendant la colonisation, est une femme courage qui a bravé les interdits et les mœurs de son temps. Jour après jour, elle transmet la mémoire de la famille à Nour. Élevé dans ce gynécée étouffant, celui-ci s’ouvre au monde et à l’amour, qu’il trouve en Mouna, jeune femme à l’« inquiétante étrangeté ». Pourquoi le trouble-t-elle autant ? Est-elle celle qu’elle prétend être ? À son insu, Nour va se retrouver au cœur d’une incroyable vengeance familiale reposant sur des secrets que Baya avait bien gardés.

Dans ce premier roman qui déjoue les codes de la saga familiale avec ampleur et modernité, Hajar Bali entrecroise les destins de ses personnages et les moments clés de l’histoire de l’Algérie du xxe siècle, explorant avec force et délicatesse la question de l’indicible. Ou comment rendre compte de l’humain, de sa complexité, de ses paradoxes, au-delà du langage et de ses axiomes, dans ce qui ne peut être nommé.
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EAN : 9782714493552
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 304
Format : 134 x 190 mm

Ils en parlent

" D'une plume élégante, Hajar Bali joue avec les époques et dresse à travers le destin de toutes ces femmes le tableau d'une Algérie pleine de non-dits et de tourments. Un roman aussi passionnant qu'émouvant. "
Isabelle Bourgeois / Avantages

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • mimipinson Posté le 19 Avril 2020
    Nour, s’éprend de Mouna, étudiante, elle aussi, plus moderne, plus affranchie. Mouna effraie ; Nour, d’une certaine façon, mais davantage Baya, Fatima et Meryem. Voilà une saga familiale qui se tisse au gré de ces trois femmes, dans une temporalité assez libre, mais dont on perçoit une montée progressive et inéluctable de sa dramaturgie. Nous sommes en Algérie, et chaque génération de femme qui doit se fondre dans un moule façonné par l’histoire, et la Tradition, s’affranchit aussi à sa façon des carcans, révélant des forces inouïes, quitte à en étouffer Nour, et lui faire porter l’impossible fardeau des secrets et des vengeances. Premier roman de l’auteur, j’ai beaucoup aimé l’angle par lequel Hajar Bali a abordé cette saga familiale. J’ai apprécié l’atmosphère entêtante, et pesante de ce roman construit-déconstruit. La modernité de ces femmes s’est façonnée dans la douleur et la soumission, elle n’en est que plus touchante. Je n’aurais qu’une petite réserve, quant à certains passages où il est questions de discussions mathématiques entre étudiants maitrisant le sujet contrairement à la lectrice que je suis ; ces passages n’ont à mon humble avis que trop peu d’intérêt au bon déroulé de cette histoire (mais ça n’est là que mon avis, et n’entache... Nour, s’éprend de Mouna, étudiante, elle aussi, plus moderne, plus affranchie. Mouna effraie ; Nour, d’une certaine façon, mais davantage Baya, Fatima et Meryem. Voilà une saga familiale qui se tisse au gré de ces trois femmes, dans une temporalité assez libre, mais dont on perçoit une montée progressive et inéluctable de sa dramaturgie. Nous sommes en Algérie, et chaque génération de femme qui doit se fondre dans un moule façonné par l’histoire, et la Tradition, s’affranchit aussi à sa façon des carcans, révélant des forces inouïes, quitte à en étouffer Nour, et lui faire porter l’impossible fardeau des secrets et des vengeances. Premier roman de l’auteur, j’ai beaucoup aimé l’angle par lequel Hajar Bali a abordé cette saga familiale. J’ai apprécié l’atmosphère entêtante, et pesante de ce roman construit-déconstruit. La modernité de ces femmes s’est façonnée dans la douleur et la soumission, elle n’en est que plus touchante. Je n’aurais qu’une petite réserve, quant à certains passages où il est questions de discussions mathématiques entre étudiants maitrisant le sujet contrairement à la lectrice que je suis ; ces passages n’ont à mon humble avis que trop peu d’intérêt au bon déroulé de cette histoire (mais ça n’est là que mon avis, et n’entache en rien mon plaisir de lecture) .
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  • ssstella Posté le 22 Mars 2020
    Tout d'abord, merci à Babelio et sa masse critique, ainsi que les éditions Belfond pour l'envoi de ce livre (arrivé plus d'un mois après son expédition). Quatre générations sous le même toit... arrière-grand-mère, grand-mère et mère maternent ensemble Nour, 23 ans, qui se laisse choyer. Nous sommes en Algérie et l'histoire commence autour d'un figuier et se passe de 1935 à 2016, sans ordre chronologique, avec en filigrane... colonisation, massacres de Sétif, guerre d'Algérie, indépendance. Des secrets découlent du destin de chacune de ces femmes et ces dissimulations peuvent gravement compromettre l'avenir de Nour. Jusqu'à presque la moitié du livre, j'ai eu des difficultés à m'adapter au style d'écriture de Hajar Bali... avec ses sauts dans le temps pour divers personnages ; l'intégration d’apartés en italique de l'un ou l'autre des protagonistes (pas toujours évident d'établir rapidement à qui appartiennent ces réflexions) ; les questionnements philosophico-mathématiques et semi-poétiques. Tout cela ne rend pas la lecture très fluide. Mais j'ai fini par m'y faire, j'ai enfin plongé totalement dans le récit et je me suis attachée à cette famille aux fortes personnalités féminines. Vous en déduisez donc que ce fut une lecture mitigée pour moi... et vous avez raison ! Mais... Tout d'abord, merci à Babelio et sa masse critique, ainsi que les éditions Belfond pour l'envoi de ce livre (arrivé plus d'un mois après son expédition). Quatre générations sous le même toit... arrière-grand-mère, grand-mère et mère maternent ensemble Nour, 23 ans, qui se laisse choyer. Nous sommes en Algérie et l'histoire commence autour d'un figuier et se passe de 1935 à 2016, sans ordre chronologique, avec en filigrane... colonisation, massacres de Sétif, guerre d'Algérie, indépendance. Des secrets découlent du destin de chacune de ces femmes et ces dissimulations peuvent gravement compromettre l'avenir de Nour. Jusqu'à presque la moitié du livre, j'ai eu des difficultés à m'adapter au style d'écriture de Hajar Bali... avec ses sauts dans le temps pour divers personnages ; l'intégration d’apartés en italique de l'un ou l'autre des protagonistes (pas toujours évident d'établir rapidement à qui appartiennent ces réflexions) ; les questionnements philosophico-mathématiques et semi-poétiques. Tout cela ne rend pas la lecture très fluide. Mais j'ai fini par m'y faire, j'ai enfin plongé totalement dans le récit et je me suis attachée à cette famille aux fortes personnalités féminines. Vous en déduisez donc que ce fut une lecture mitigée pour moi... et vous avez raison ! Mais ne renoncez pas à lire ce roman, d'autres n'ont pas eu mes difficultés et ont eu un coup de cœur.
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  • Bazart Posté le 10 Mars 2020
    Nour, jeune étudiant algérien de vingt-trois ans, vit avec sa mère ( Meriem), sa grand-mère ( Fatima) et son arrière-grand-mère ( Baya) dans un petit appartement en plein Alger. Bercé par les histoires que leur raconte ces trois femmes de génération différentes qui incarnent chacune à leur manière un pan de l'histoire algérienne , Nour, un peu trop choyé par ces femmes aimantes et possessives a soif de liberté et en même temps ne peut se lasser d'écouter ces récits que lui racontent ces femmes, qui racontent aussi l'histoire tragique et fractionnnée de l'Algérie du 20e siècle. Au film de ces histoires, on voit alors à quel point L histoire de l 'Algérie, pays un peu aux abois se mélange aux histoires et aux souvenirs plus intimes de ces femmes qui prennent leurs sources entre secrets de familles et poussée de l'islamisme, Ce premier roman à la narration ambitieuse, qui mêle les époques et les angles de narration dresse un portrait sensible et singulier de ce pays, à la fois si loin et si proche du notre. On sent bien les odeurs, les senteurs, les sons de cette Algérie assez fascinante. Une narration ambitieuse et... Nour, jeune étudiant algérien de vingt-trois ans, vit avec sa mère ( Meriem), sa grand-mère ( Fatima) et son arrière-grand-mère ( Baya) dans un petit appartement en plein Alger. Bercé par les histoires que leur raconte ces trois femmes de génération différentes qui incarnent chacune à leur manière un pan de l'histoire algérienne , Nour, un peu trop choyé par ces femmes aimantes et possessives a soif de liberté et en même temps ne peut se lasser d'écouter ces récits que lui racontent ces femmes, qui racontent aussi l'histoire tragique et fractionnnée de l'Algérie du 20e siècle. Au film de ces histoires, on voit alors à quel point L histoire de l 'Algérie, pays un peu aux abois se mélange aux histoires et aux souvenirs plus intimes de ces femmes qui prennent leurs sources entre secrets de familles et poussée de l'islamisme, Ce premier roman à la narration ambitieuse, qui mêle les époques et les angles de narration dresse un portrait sensible et singulier de ce pays, à la fois si loin et si proche du notre. On sent bien les odeurs, les senteurs, les sons de cette Algérie assez fascinante. Une narration ambitieuse et fluide qui n'élude jamais un contexte historique pesant et des destinées romanesques ett flamboyantes, cet Écorces est le faire part d'une romancière particulièrement prometteuse .
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  • horline Posté le 3 Mars 2020
    La lecture de Écorces roman qui nous emporte du côté de l'Algérie commence de manière relativement agréable, d'emblée on se laisse envahir par des images de figuiers accablés de chaleur suffocante. Les quelques trois-cent pages sont bien traversées par un feu qui couve mais il s'agit avant tout d'une famille qui manque de l'oxygène que seuls les mots pourraient apporter. Sur quatre générations, Hajar Bali décline un arbre généalogique avec des personnages féminins dévorants, insatiables, au premier rang desquels Baya la matriarche, véritable gardienne de la mémoire familiale. Mais le reflux de celle-ci, l'auteure nous transportant d'une mémoire à l'autre, d'une époque à l'autre, fait apparaître des dissonances, des souvenirs que le silence, l'intransigeance et l'histoire du pays ont dérobé. Le lyrisme d'antan tout comme la force magnétique des femmes s'écaillent rapidement pour se montrer ravageurs pour les hommes de la famille... A travers ce roman sur les générations qui se succèdent et se réincarnent, sur le poids de la transmission et ce que l'on en fait, Hajar Bali montre qu'il n'y a rien de plus impénétrable que les secrets de famille. Les non-dits sont ici bien plus retentissants et révélateurs que les dialogues entre les différents personnages. Si j'ai aimé cette... La lecture de Écorces roman qui nous emporte du côté de l'Algérie commence de manière relativement agréable, d'emblée on se laisse envahir par des images de figuiers accablés de chaleur suffocante. Les quelques trois-cent pages sont bien traversées par un feu qui couve mais il s'agit avant tout d'une famille qui manque de l'oxygène que seuls les mots pourraient apporter. Sur quatre générations, Hajar Bali décline un arbre généalogique avec des personnages féminins dévorants, insatiables, au premier rang desquels Baya la matriarche, véritable gardienne de la mémoire familiale. Mais le reflux de celle-ci, l'auteure nous transportant d'une mémoire à l'autre, d'une époque à l'autre, fait apparaître des dissonances, des souvenirs que le silence, l'intransigeance et l'histoire du pays ont dérobé. Le lyrisme d'antan tout comme la force magnétique des femmes s'écaillent rapidement pour se montrer ravageurs pour les hommes de la famille... A travers ce roman sur les générations qui se succèdent et se réincarnent, sur le poids de la transmission et ce que l'on en fait, Hajar Bali montre qu'il n'y a rien de plus impénétrable que les secrets de famille. Les non-dits sont ici bien plus retentissants et révélateurs que les dialogues entre les différents personnages. Si j'ai aimé cette histoire de filiation encombrante, le rythme du récit, ses ellipses, les chassés-croisés entre présent et passé déterminants pour montrer les imperfections au grand jour, j'ai mis du temps à accepter l'écriture impétueuse qui se raidit parfois dans ce remue-ménage chronologique. En même temps j'ai toujours eu du mal avec la plume des dramaturges qui me prive souvent de la sensation de savourer l'épaisseur tragique des personnages. Tout comme avec l'usage massif des parenthèses, signe que le roman est pour moi très écrit, trop écrit.
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  • Flaubauski Posté le 28 Février 2020
    Ecorces nous mène à la rencontre de quatre générations vivant sous le même toit, dans un appartement qui peine à les contenir, à Alger : Baya, la matriarche de 95 ans ; Fatima, sa fille ; Meriem, sa petite-fille ; Nour, son arrière petit-fils qui a, quant à lui, 23 ans, et qui a bien du mal à se libérer du carcan triplement maternel de sa famille. Jusqu’à sa rencontre avec Mouna, jeune femme qui va immédiatement le troubler, sans qu’il ne comprenne bien pourquoi, et qui va tous les entraîner jusqu’à la découverte progressive d’un secret enfoui depuis des lustres en son sein. Alternant entre passé et présent de tous – et même d’absents, paradoxalement omniprésents dans le cœur et dans l’esprit de certains -, ainsi qu’entre de multiples voix narratives, le récit nous donne assez rapidement les clés du secret qu’il veut bien nous transmettre, car ce qui importe ici, c’est de comprendre le pourquoi de ce secret, et plus encore comment il va être révélé aux principaux intéressés. Et ce récit mettra parfaitement en scène ce climat par l’intermédiaire d’une plume tout en effleurement, en délicatesse, en dévoilement progressif, emplie de poésie lorsqu’il s’agit de raconter l’histoire de... Ecorces nous mène à la rencontre de quatre générations vivant sous le même toit, dans un appartement qui peine à les contenir, à Alger : Baya, la matriarche de 95 ans ; Fatima, sa fille ; Meriem, sa petite-fille ; Nour, son arrière petit-fils qui a, quant à lui, 23 ans, et qui a bien du mal à se libérer du carcan triplement maternel de sa famille. Jusqu’à sa rencontre avec Mouna, jeune femme qui va immédiatement le troubler, sans qu’il ne comprenne bien pourquoi, et qui va tous les entraîner jusqu’à la découverte progressive d’un secret enfoui depuis des lustres en son sein. Alternant entre passé et présent de tous – et même d’absents, paradoxalement omniprésents dans le cœur et dans l’esprit de certains -, ainsi qu’entre de multiples voix narratives, le récit nous donne assez rapidement les clés du secret qu’il veut bien nous transmettre, car ce qui importe ici, c’est de comprendre le pourquoi de ce secret, et plus encore comment il va être révélé aux principaux intéressés. Et ce récit mettra parfaitement en scène ce climat par l’intermédiaire d’une plume tout en effleurement, en délicatesse, en dévoilement progressif, emplie de poésie lorsqu’il s’agit de raconter l’histoire de chacun de nos protagonistes, même lorsque cette histoire est parfois cruelle, voire violente. Car derrière ce secret bien sûr se dévoile aussi une partie, tout aussi secrète, de l’Histoire de l’Algérie du XXème siècle, avec en son centre la guerre pour atteindre à l’indépendance dans les années 1950-1960, et ses conséquences funestes qui vont égrener encore une bonne partie du siècle. Ce foisonnement d’histoires, en lien avec l’Histoire, plutôt que d’être un entrelacs complexe qui pourrait perdre sens, est magistralement imbriqué pour donner, en seulement plus de 200 pages, une image puissamment juste de la Famille, en tout ce qu’elle a de pire comme de meilleur pour chacun, et de sa mémoire qui se conserve, ou non, au fil des générations, pour le bien de tous. Je remercie les éditions Belfond et NetGalley de m’avoir permis de découvrir la plume de Bajar Hali par l’intermédiaire de ce roman. Je vais de ce fait, sous peu, m’intéresser à ses autres œuvres.
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