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La Découverte
EAN : 9782707160065
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 252
Format : 135 x 220 mm

Éloge du carburateur

Essai sur le sens et la valeur du travail

Marc SAINT-UPÉRY (Traducteur)
Collection : Cahiers libres
Date de parution : 25/03/2010

« La génération actuelle de révolutionnaires du management considère l’éthos artisanal comme un obstacle à éliminer. On lui préfère de loin l’exemple du consultant en gestion, vibrionnant d’une tâche à l’autre et fier de ne posséder aucune expertise spécifique. Tout comme le consommateur idéal, le consultant en gestion projette une...

« La génération actuelle de révolutionnaires du management considère l’éthos artisanal comme un obstacle à éliminer. On lui préfère de loin l’exemple du consultant en gestion, vibrionnant d’une tâche à l’autre et fier de ne posséder aucune expertise spécifique. Tout comme le consommateur idéal, le consultant en gestion projette une image de liberté triomphante au regard de laquelle les métiers manuels passent volontiers pour misérables et étriqués. Imaginez à côté le plombier accroupi sous l’évier, la raie des fesses à l’air. »
Matthew B. Crawford était un brillant universitaire, bien payé pour travailler dans un think tank à Washington. Au bout de quelques mois, déprimé, il démissionne pour ouvrir… un atelier de réparation de motos.
À partir du récit de son étonnante reconversion professionnelle, il livre dans cet ouvrage intelligent et drôle l’une des réflexions les plus fines qu’il nous ait été donné de lire sur le sens et la valeur du travail dans les sociétés occidentales.
Mêlant anecdotes, récit et réflexions philosophiques et sociologiques, il montre que ce « travail intellectuel », dont on nous rebat les oreilles depuis que nous sommes entrés dans l’« économie du savoir », se révèle pauvre et déresponsabilisant. De manière très fine, à l’inverse, il restitue l’expérience de ceux qui, comme lui, s’emploient à fabriquer ou réparer des objets – ce qu’on ne fait plus guère dans un monde où l’on ne sait plus rien faire d’autre qu’acheter, jeter et remplacer. Il montre que le travail manuel peut même se révéler beaucoup plus captivant d’un point de vue intellectuel que tous les nouveaux emplois de l’« économie du savoir ».
« Retour aux fondamentaux, donc. Le carter moteur est fêlé, on voit le carburateur. Il est temps de le démonter et de mettre les mains dans le cambouis… »

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EAN : 9782707160065
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 252
Format : 135 x 220 mm

Ils en parlent

Très remarqué aux États-Unis, car il remet en question la hiérarchie du travail dans les sociétés « du savoir », ce livre a fait de l’atelier un lieu où souffle l’esprit. Matthew B. Crawford, chercheur de l’université de Virginie, diplômé en physique et en philosophie politique, exerce, en parallèle, le beau métier de réparateur de motocyclettes vintage. Dans cet essai en forme de témoignage, il tire la leçon de son parcours de transfuge partiel des carrières intellectuelles auxquelles ses études le destinaient.
Nicolas Journet / Sciences Humaines

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • nanouche Posté le 20 Juin 2021
    Matthew B. Crawford a passé une partie de son enfance dans une communauté, il a été déscolarisé et a travaillé dès 14 ans comme électricien. Il a fait ensuite des études de philosophie puis a cherché un emploi correspondant aux diplômes obtenus. Il a occupé des postes de petite main du travail intellectuel, rédigeant des rapports ou des résumés d'articles selon des consignes bien précises. Finalement il a quitté tout cela pour devenir mécanicien, réparateur de motos anciennes. Il s'appuie sur son expérience personnelle et sur des auteurs philosophiques pour présenter un plaidoyer en faveur du travail manuel de l'artisan opposé ici à des emplois communément jugés plus prestigieux de l'économie mondialisée : consultant en gestion, employé de start up... Les études technologiques ne sont plus à la mode, on pousse les jeunes à faire des études universitaires avec l'argument que dans l'économie contemporaine cela leur permettra plus facilement de trouver un emploi bien rémunéré. Au contraire, remarque l'auteur, les emplois intellectuels sont plus facilement délocalisables que les manuels. L'architecte peut concevoir ses plans depuis la Chine, on aura toujours besoin de maçons pour construire les bâtiments. De trop nombreux diplômés de l'université ne trouvent pas d'emploi qui corresponde à leur... Matthew B. Crawford a passé une partie de son enfance dans une communauté, il a été déscolarisé et a travaillé dès 14 ans comme électricien. Il a fait ensuite des études de philosophie puis a cherché un emploi correspondant aux diplômes obtenus. Il a occupé des postes de petite main du travail intellectuel, rédigeant des rapports ou des résumés d'articles selon des consignes bien précises. Finalement il a quitté tout cela pour devenir mécanicien, réparateur de motos anciennes. Il s'appuie sur son expérience personnelle et sur des auteurs philosophiques pour présenter un plaidoyer en faveur du travail manuel de l'artisan opposé ici à des emplois communément jugés plus prestigieux de l'économie mondialisée : consultant en gestion, employé de start up... Les études technologiques ne sont plus à la mode, on pousse les jeunes à faire des études universitaires avec l'argument que dans l'économie contemporaine cela leur permettra plus facilement de trouver un emploi bien rémunéré. Au contraire, remarque l'auteur, les emplois intellectuels sont plus facilement délocalisables que les manuels. L'architecte peut concevoir ses plans depuis la Chine, on aura toujours besoin de maçons pour construire les bâtiments. De trop nombreux diplômés de l'université ne trouvent pas d'emploi qui corresponde à leur niveau d'étude et finissent par accepter des postes pour lesquels ils sont surqualifiés et sous payés pendant que le plombier gagne mieux sa vie. Enfants et adolescents étudient et s'amusent sur des ordinateurs, ils n'y sont pas confrontés aux limites que le réel impose. Cela peut leur donner un sentiment de toute puissance ou au contraire générer de la frustration face à des objets qui résistent. L'enseignement technologique, les métiers manuels permettent d'apprendre à accepter cette frustration. Dans l'économie numérisée les choix humains ont souvent été remplacés par ceux d'algorithmes et on prétend que l'intelligence artificielle est plus fiable que l'intuition humaine. Cependant le mécanicien chevronné constate que la pièce défectueuse est loin de se comporter comme la théorie le prévoyait. Dans la vraie vie l'usure est irrégulière et l'expérience humaine nécessaire. Quand le véhicule contemporain, truffé d'électronique embarquée, tombe en panne, le réparateur s'aperçoit que les signaux lumineux sensés indiquer l'origine du problème ne sont parfois d'aucune aide. C'est alors la propre intelligence du technicien qui est utile. On oppose facilement travail manuel et travail intellectuel. Le bon artisan est au contraire celui qui est capable de réfléchir à ce qu'il fait, de mettre "la pensée en action". Pendant ce temps, dans les grandes entreprises, les employés sont décérébrés par la mise en oeuvre de la "culture d'entreprise". Les salariés sont déstabilisés. Il s'agit, leur dit-on, de lutter contre leurs routines obsolètes. Il s'agit en fait d'obtenir plus d'eux et de les débarrasser de leur sens critique. Je retrouve la même idée dans la série d'Arte "Travail, salaire, profit" dont je visionne au même moment les deux premiers épisodes : les changements permanents dans les entreprises ou la fonction publique ont pour résultat que les salariés les plus anciens ne peuvent plus se prévaloir de leur expérience. Je trouve tout cela intéressant et plutôt facile d'accès si je ne tiens pas compte des citations de Heidegger, assez incompréhensibles pour moi. C'est un ouvrage qui me donne matière à réflexion. Quelques bémols cependant : - entre, à un bout, les emplois de la société post-industrielle et, à l'autre, le travail manuel de l'artisan, il me semble qu'il existe encore quantité de métiers où on peut exercer son intelligence. Ils sont peu évoqués. - à l'atelier on crée du lien en racontant des blagues de cul et l'apprenti s'intègre à l'équipe de travail en faisant la preuve de son sens de la répartie dans ce domaine. Pas beaucoup de recul sur ce qui nous est présenté comme une saine ambiance virile, opposée au politiquement correct artificiel des grandes entreprises (saine ambiance virile est mon expression : il me semble que si l'apprenti n'est pas un homme hétérosexuel il va avoir un peu plus de mal à s'intégrer).
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  • pierreeoot Posté le 8 Avril 2021
    Faire de grandes études en philosophie politique, travailler dans un bureau d’étude, être bien payé, déprimer, pour finalement monter un atelier de réparation de moto … Bon …. Avec cet essai, l’auteur interroge son parcours, pourquoi a-t-il décidé de s’engager dans des études universitaires longues et pénibles, pour au final, revenir à ses premiers amours et faire de la mécanique son métier ? Par une approche philosophique, psychologique, mais aussi historique et politique, l’auteur nous parle du travail manuel et du travail intellectuel, les processus cognitifs et sociologiques qu’ils impliquent et interroge sur les “forces” qui ont amenées à ce délaissement du travail manuel, au profit du travail intellectuel. Ponctuées de belles histoires, d’anecdotes croustillantes et d’une touche d’humour, l’auteur pose un diagnostic très intéressant et nous questionne sur notre rapport au travail, aux objets, aux autres ...
  • crochette Posté le 9 Janvier 2021
    Une réflexion profonde sur la valeur du travail mené par quelqu'un qui a fait à la fois du conseil et de la mécanique auto c'est pas banal. Et c'est profond. Même si comme moi la mécanique auto n'est pas votre tasse de thé, vous suivrez une démonstration claire et issue d'un vécu.
  • LesPetitesAnalyses Posté le 9 Octobre 2020
    — T'as regardé auto-moto hier matin ? — Oh putain oui, la nouvelle GLX-13 a l'air terrible !! — À fond ma biche. C'est la seule de sa catégorie à avoir les têtes de delco à injections inversées en plus ! — Sans parler de ses suspensions à hydrogène et de son vilebrequin multi-thermique. J'me réjouis trop de la voir au salon de l'auto ! — On ira ensemble trouduc. Enfin, après l'émission, j'ai continué à retaper ma vieille R5. L'intérieur est complètement désossé. J'y ai passé tout l'après midi, j'suis cassé en deux comme un axe de timonerie ! — … C'est vrai, j'avais presque oublié que t'avais une R5 toute pourrie dans ton garage de tapette. — Hé bouffon, au moins je ne suis pas obligé de me cacher de ma femme pour réparer ma bagnole, MOI ! — Mais ta gueule, tu connais pas ma vie ! Bref. Et toi, Jo qu'est-ce que t'as fait hier ? — j'ai lu un bouquin, connard, une chose que tu n'as jamais vu d'ta vie. Répondais-je en avalant la dernière bouchée de mon sandwich. — T'as que ça à foutre de tes week-end, lire un livre, hahaha ! Quelle vie de merde ! Bon, la pause est... — T'as regardé auto-moto hier matin ? — Oh putain oui, la nouvelle GLX-13 a l'air terrible !! — À fond ma biche. C'est la seule de sa catégorie à avoir les têtes de delco à injections inversées en plus ! — Sans parler de ses suspensions à hydrogène et de son vilebrequin multi-thermique. J'me réjouis trop de la voir au salon de l'auto ! — On ira ensemble trouduc. Enfin, après l'émission, j'ai continué à retaper ma vieille R5. L'intérieur est complètement désossé. J'y ai passé tout l'après midi, j'suis cassé en deux comme un axe de timonerie ! — … C'est vrai, j'avais presque oublié que t'avais une R5 toute pourrie dans ton garage de tapette. — Hé bouffon, au moins je ne suis pas obligé de me cacher de ma femme pour réparer ma bagnole, MOI ! — Mais ta gueule, tu connais pas ma vie ! Bref. Et toi, Jo qu'est-ce que t'as fait hier ? — j'ai lu un bouquin, connard, une chose que tu n'as jamais vu d'ta vie. Répondais-je en avalant la dernière bouchée de mon sandwich. — T'as que ça à foutre de tes week-end, lire un livre, hahaha ! Quelle vie de merde ! Bon, la pause est finie mes petites chattes poilues, faut retourner travailler. Salut les nazes. Je me rappelle de ce genre de conversation comme si c'était hier. Je faisais partie d'une société, et plus particulièrement d'un département, où la plupart des mecs vouaient un culte au sport moteur. Cette vénération atteignait son paroxysme sur le temps de midi, quand nous étions tous réunis à table, où la philosophie des grosses cylindrées côtoyait les insultes graveleuses pour le plus grand plaisir de mes oreilles. Ils se foutaient de ma poire et je leur rendais la pareille, c'était de bonne guerre. Il y avait quelque-chose de surréaliste dans cette manière de s'envoyer des volées de bois vert à consonance automobile afin d'avoir un vrai, et pur, moment de liberté alors que le reste de la journée se passait sous la pression sournoise du management. L'éloge du carburateur de Matthew B. Crawford, sorti en 2009 (sous le titre anglais “Shop Class as Soulcraft: An Inquiry Into the Value of Work”) m'a toujours fait penser à cette bande de joyeux lurons au langage fleuri. Et quand je vis, l'autre jour, la couverture de ce livre derrière la vitrine de ma librairie favorite, une soudaine envie d'en savoir plus sur cet étrange mélange de bécanes et de philo m'envahit. Je vous propose une petite analyse de ce rutilant essai. Souvenez-vous d'abord de cette année 2009. Nous nous enfoncions un peu plus dans une crise économique, communément appelé crise des subprimes. le monde entier vacillait entre faillites en cascade et découverte des effets pervers de l'ultralibéralisme. Il n'y a pas de hasard si des langues ont commencé à se délier suite à cette crise. Qui n'a jamais eu vent des révélations de Wikileaks par exemple ? le monde du travail ne fut pas en reste non plus, les pratiques managériales douteuses occupaient soudainement le devant de la scène avec la vague de suicides qui toucha la société France-Télécom. L'horizon indépassable du management moderne se fissurait sous nos yeux. le succès du livre Éloge du carburateur a participé à montrer la transformation qui s'est opérée, depuis l'éducation jusqu'à la réalité des postes de travail, où l'on ne demandait plus de penser mais d'appliquer des procédures : “ Une bonne partie de la rhétorique futuriste qui sous-tend l'aspiration à en finir avec les cours de travaux manuels et à envoyer tout le monde à la fac repose sur l'hypothèse que nous sommes au seuil d'une économie postindustrielle au sein de laquelle les travailleurs ne manipuleront plus que des abstractions. le problème, c'est que manipuler des abstractions n'est pas la même chose que penser. Les cols blancs sont eux aussi victimes de la routinisation et de la dégradation du contenu de leurs tâches, et ce en fonction d'une logique similaire à celle qui a commencé à affecter le travail manuel il y a un siècle. La part cognitive de ces tâches est “expropriée” par le management, systématisée sous forme de procédures abstraites, puis réinjectée dans le process de travail pour être confiée à une nouvelle couche d'employés moins qualifiés que les professionnels qui les précédaient. Loin d'être en pleine expansion, le véritable travail intellectuel est en voie de concentration aux mains d'une élite de plus en plus restreinte. " Matthew Crawford puise dans son expérience personnelle où il voue une passion sans nom à la mécanique. Son atelier de motos est son antre, chaque bécane demande du temps et de l'expérience. Il faut apprivoiser la bête, comprendre le fonctionnement des pièces qui la composent. Connaître ses limites et puis s'engager dans la réparation d'un moteur qui peut vite s'avérer fastidieuse. Mais la récompense est au bout. Certes il y a la rétribution financière mais il y a surtout le sentiment profond d'être à sa place et d'avoir fait quelque-chose de concret qui est visible aux yeux de tous : la moto est réparée et elle roule. De l'autre côté, l'auteur est aussi doctorant en philosophie et a connu le travail de bureau. Son premier job lui fit l'effet d'une gifle tant ses attentes n'étaient pas en accord avec ce qu'il faisait réellement. Il imaginait pouvoir s'immerger corps et âme dans un travail et utiliser ses capacités de discernement alors que tout ce qu'on lui demandait était d'appliquer bêtement des procédures. le monde du travail intellectuel n'était plus qu'un mirage. En plus de son expérience personnel, Crawford n'hésite pas à étayer ses propos par des pistes d'explications qui lorgnent du côté de la philosophie, psychologie ou de la sociologie. Il brasse large tout en essayant de trouver les points de convergence qui permettraient de répondre à la question “Pourquoi en sommes-nous là ?” Une des clés est peut-être à chercher dans l'extrême différence qui existe entre un artisan qui chérit sa création et un consommateur qui met constamment au rebut des objets qui peuvent encore fonctionner afin d'assouvir sa quête fébrile du nouveau. Il y a un lien entre notre manière de consommer et le travail qui a permis que la création du produit. 😉 À ce titre, il me semblait important de noter une citation de Josie Appleton reprise dans l'ouvrage, et qui nous dit: “Le problème n'est pas tellement l'éthique consumériste en tant que telle, mais le fait qu'elle est devenue, par défaut, une des dernières expériences significatives de notre existence. Il y a dans le fait d'acheter un nouveau produit et de le rapporter chez soi, une tangibilité et une satisfaction qui impliquent que le shopping devient pour les individus une confirmation de leur capacité de produire des effets dans le monde …” En conclusion, Éloge du carburateur est un livre qui ne mâche pas ses mots quant à la nouvelle économie mais qui a aussi l'intelligence d'argumenter ses avis. En faisant une ode aux sens et à la passion dans le monde du travail, Crawford nous donne des pistes afin de questionner notre rapport au travail. Certes le bouquin a déjà 10 ans mais il n'en est pas moins pertinent pour la cause. Son témoignage en deux temps, sur son expérience de travail classique et celle de son atelier de réparation de motos, continue d'être au centre de la préoccupations de beaucoup de travailleurs : Comment s'épanouir dans le monde professionnel ? Comment obtenir un emploi sans renier ses valeurs et ses envies? Comment créer son propre travail et faire en sorte qu'il subvienne à nos besoins?
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  • Olloix Posté le 10 Juillet 2020
    J'ai lu "Eloge du carburateur" à la suite de "Contact" du même auteur. On y retrouve les mêmes thèmes, avec un abord plus proche du reportage et du témoignage. Je n'ai pas été passionné par cette lecture, mais néanmoins intéressé.

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