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EAN : 9782264074676
Code sériel : 1683
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 240
Format : 108 x 177 mm

Été

Date de parution : 07/02/2019

Le village de North Dormer, en Nouvelle Angleterre, abrite une communauté puritaine et étriquée au sein de laquelle la belle Charity vit et, surtout, s’ennuie. Adoptée enfant par le notable du village, le vieux Royall, Charity est née dans la « montagne », un endroit dont on parle tout bas...

Le village de North Dormer, en Nouvelle Angleterre, abrite une communauté puritaine et étriquée au sein de laquelle la belle Charity vit et, surtout, s’ennuie. Adoptée enfant par le notable du village, le vieux Royall, Charity est née dans la « montagne », un endroit dont on parle tout bas et en se signant, un lieu sauvage qui a dû la marquer de son empreinte. Son insaisissable différence attire immédiatement l’attention de Lucius Harney, jeune architecte de la ville venu se perdre à North Dormer pour croquer des habitats traditionnels. Très vite, Charity s’éprend passionnément de lui…

Admiré par Henry James, considéré par Joseph Conrad comme le plus beau roman d’Edith Wharton, parfois comparé à Madame Bovary, Été fit scandale à sa parution, en 1917.

 

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EAN : 9782264074676
Code sériel : 1683
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 240
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • lectiole Posté le 25 Octobre 2020
    Si vous n'avez jamais lu les romans d'Edith Wharton, vous pouvez commencer par celui-ci, qui a fait scandale lors de sa parution en 1917. Parfois comparé à "Madame Bovary", considéré par Joseph Conrad comme le plus beau roman d'Edith Wharton, admiré par Henry James, ce roman est en effet aussi sombre qu'une nouvelle de Maupassant, avec toujours cet art de la romancière de reprendre les codes des romans de Jane Austen, de nous faire croire que son roman est une romance, pour lentement nous faire glisser vers une peinture sans concession de l'humanité, mais sans qu'il y ait de violence, de sang, d'érotisme. Tout est sous-jacent mais l'analyse au scalpel du fonctionnement de toute société, la violence de la pression sociale, le rapport au sexe, à la religion et à la mort font que le lecteur ressent de plein fouet la noirceur à travers les non-dits. Ce texte s'avère mélancolique, féministe et un peu... déprimant : le petit village de North Dormer ne possède qu'une rue, comme l'annonce la première phrase du roman, et l'héroïne, Charity Royall, veut sortir de ce cadre exigu en faisant face à son tuteur, le vieil avocat Royall, qui, comme Arnolphe dans "l'école des femmes"... Si vous n'avez jamais lu les romans d'Edith Wharton, vous pouvez commencer par celui-ci, qui a fait scandale lors de sa parution en 1917. Parfois comparé à "Madame Bovary", considéré par Joseph Conrad comme le plus beau roman d'Edith Wharton, admiré par Henry James, ce roman est en effet aussi sombre qu'une nouvelle de Maupassant, avec toujours cet art de la romancière de reprendre les codes des romans de Jane Austen, de nous faire croire que son roman est une romance, pour lentement nous faire glisser vers une peinture sans concession de l'humanité, mais sans qu'il y ait de violence, de sang, d'érotisme. Tout est sous-jacent mais l'analyse au scalpel du fonctionnement de toute société, la violence de la pression sociale, le rapport au sexe, à la religion et à la mort font que le lecteur ressent de plein fouet la noirceur à travers les non-dits. Ce texte s'avère mélancolique, féministe et un peu... déprimant : le petit village de North Dormer ne possède qu'une rue, comme l'annonce la première phrase du roman, et l'héroïne, Charity Royall, veut sortir de ce cadre exigu en faisant face à son tuteur, le vieil avocat Royall, qui, comme Arnolphe dans "l'école des femmes" de Molière, a des vues sur elle. Arrivent l'été et un jeune architecte, Lucius Harney... Un roman sur la difficile émancipation des femmes et un roman qui a fait scandale à son époque, et qui pourra paraître scandaleux à la nôtre, mais pas pour les mêmes raisons.
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  • marko59 Posté le 14 Juillet 2020
    Le temps d'un été dans une petite ville américaine au pied des montagnes. Une jeune femme s'ennuie dans la bibliothèque déserte dont elle a la charge deux fois par semaine mais un bel architecte de passage entre pour trouver quelques ouvrages sur les vieilles maisons de la région... Ce pourrait être le point de départ d'un roman Harlequin mais on est chez Edith Wharton et l'accroche nous rappelle que ce roman était admiré par Henry James et Joseph Conrad. Et le fait est que j'ai été enchanté par ce récit assez court qu'on pourrait situer quelque part entre Madame Bovary de Flaubert et Une vie de Maupassant. Charity partageant des traits de caractère de chacune d'entre elles. L'appétit d'amour romantique un peu trop idéaliste d'Emma mais aussi la lucidité et l'acceptation de Jeanne. Elle est un personnage complexe et inattendu, rarement prévisible, comme la plupart des autres protagonistes. Mais il y a surtout un style sobre, fluide et élégant qui donne la part belle aux descriptions impressionnistes des paysages en écho aux états d'âme de Charity (comme chez Maupassant d'ailleurs). Il y a de très belles séquences aussi bien à la ville au cours d'un feu d'artifice merveilleusement décrit que... Le temps d'un été dans une petite ville américaine au pied des montagnes. Une jeune femme s'ennuie dans la bibliothèque déserte dont elle a la charge deux fois par semaine mais un bel architecte de passage entre pour trouver quelques ouvrages sur les vieilles maisons de la région... Ce pourrait être le point de départ d'un roman Harlequin mais on est chez Edith Wharton et l'accroche nous rappelle que ce roman était admiré par Henry James et Joseph Conrad. Et le fait est que j'ai été enchanté par ce récit assez court qu'on pourrait situer quelque part entre Madame Bovary de Flaubert et Une vie de Maupassant. Charity partageant des traits de caractère de chacune d'entre elles. L'appétit d'amour romantique un peu trop idéaliste d'Emma mais aussi la lucidité et l'acceptation de Jeanne. Elle est un personnage complexe et inattendu, rarement prévisible, comme la plupart des autres protagonistes. Mais il y a surtout un style sobre, fluide et élégant qui donne la part belle aux descriptions impressionnistes des paysages en écho aux états d'âme de Charity (comme chez Maupassant d'ailleurs). Il y a de très belles séquences aussi bien à la ville au cours d'un feu d'artifice merveilleusement décrit que dans les montagnes arides en quête de ses origines . On passe de l'éblouissement de l'été aux doutes de l'automne et à la sagesse de l'hiver qui débute. C'est très beau.
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  • Amandinegrana Posté le 28 Juin 2020
    La jeune Charity Royall voit ses jours s'écouler dans le morne village de North Dormer. Entre ses heures à la bibliothèque où personne ne vient et son tuteur avec qui elle n'a pas d'affinité, Charity attend. Jusqu'au jour où le jeune Lucius Harney fait son apparition... J'attendais beaucoup de ce roman, j'espérais une histoire à la Jane Austen, prévisible mais pleine d'émotions. Eh bien ça n'a pas été le cas, Edith Wharton a un style très accessible et un vrai talent pour décrire les paysages, ses descriptions bucoliques nous transportent dans cette contrée reculée des États-Unis, mais son histoire ne m'a pas transportée. J'ai trouvé ce roman très plat. Charity est un personnage qui se démarque par sa maturité et son abnégation mais qui ne marque pas les esprits. Les quelques péripéties se devinent bien à l'avance. Selon moi, tout était trop superficiel: les personnages, le contexte de petit village puritain et les événements.
  • Taraxacum Posté le 8 Janvier 2020
    Attention, chef-d'oeuvre! Mais un chef-d'oeuvre qui vous tord le cœur d'inquiétude pour la jeune héroïne, Charity. Isolée, sans ami à qui réellement se confier, la pauvre est aux mains d'un tuteur plus préoccupé de ses propres affaires et de sa solitude que de l'intérêt de la jeune femme, et jamais il ne s'est préoccupé de lui procurer une situation, ou les études nécessaires à celle-ci. Dans son petit village isolé, bien consciente que son sort aurait été encore pire si elle n'avait été recueillie, portant un nom qui ne lui permet même pas d'oublier ces circonstances, Charity s'ennuie, jusqu'à l'arrivée d'un jeune architecte...La seule est vieille comme le monde, et hélas prévisible, mais le temps d'un magnifique été, d'un seul été, Charity sera heureuse. Un texte magnifique, dont la fin m'a tiré des larmes.
  • Swanney Posté le 7 Octobre 2019
    Une belle descente aux enfers d'une femme, qui aurait eu une vie bien plus satisfaisante si elle n'avait pas eu le malheur de naitre femme.
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