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Belfond
EAN : 9782714457707
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 272
Format : 140 x 225 mm

Harold Cummings prend la tangente

Catherine GIBERT (Traducteur)
Date de parution : 18/10/2018
Le Iain McEwan sud-africain frappe encore. À soixante ans, Harold Cummings cultive l’ennui comme d’autres les hortensias. Et un jour : tatouage coquin, bagarres violentes, démêlés avec un maquereau… Lancé sur l’autoroute de la rébellion, Harold retrouvera-t-il le chemin vers son canapé ? Drôle, savoureux et rock’n’roll, un morceau de bravoure et de style, hautement délectable.
Midwest américain, de nos jours.
Harold Cummings a toujours mené une vie rangée, carrée, sans excès ni frissons. Une femme agréable. Deux enfants. Une maison de banlieue. Un chien. Une retraite bien méritée. Mais depuis l’enterrement d’un ami de fac, emporté à soixante ans, quelque chose le hante, lui noue l’estomac,...
Midwest américain, de nos jours.
Harold Cummings a toujours mené une vie rangée, carrée, sans excès ni frissons. Une femme agréable. Deux enfants. Une maison de banlieue. Un chien. Une retraite bien méritée. Mais depuis l’enterrement d’un ami de fac, emporté à soixante ans, quelque chose le hante, lui noue l’estomac, lui torture les méninges : c’est ça, la vie ? Rien d’autre ? Voilà donc la récompense pour être toujours resté du bon côté du chemin ? Une femme qui ne frétille plus pour rien ; des enfants qui se comportent comme des étrangers ; des soirées animées par le programme télé ? Et la faucheuse qui nous happe à peine la retraite commencée ? Sans blague !
La prise de conscience est aussi soudaine que ravageuse. Harold veut vivre ! Gonflé à bloc, le jeune retraité se lance sur les routes du grand frisson. Osera, osera pas ? Descendre des whiskies secs dans les bars malfamés ;  rafler les lunettes et le téléphone d’un inconnu ; se faire tatouer « Millie » sur la fesse gauche ; inviter une prostituée à dîner…
Au risque de tout perdre, de voir sa vie dérailler dans les grandes largeurs, Harold envoie tout balader et se découvre un don pour l’aventure qu’il ne soupçonnait pas. Pourra-t-il jamais retrouver ses pantoufles ? L’histoire nous le dira, peut-être…
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EAN : 9782714457707
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 272
Format : 140 x 225 mm

Ils en parlent

À propos de Borowitz broie du noir :
« Comédie burlesque et roman noir, saillies philosophiques et bagarre de comptoir, Steven Boykey Sidley a l’art de manier les univers les plus inconciliables pour nous emporter dans des aventures qui sollicitent nos zygomatiques. »
 
François Lestavel, Paris Match

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Cynthia_56 Posté le 20 Septembre 2019
    En ouvrant ce livre, je pensais qu'il s'agissait d'une comédie de type "Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire". Mais en réalité, ce livre n'est pas drôle. L'auteur raconte l'histoire d'un retraité qui se rend compte, après une vie exemplaire et rangé, qu'il n'est pas heureux et n'a jamais repoussé aucunes limites. Il décide de profiter de l'absence de sa femme pour faire quelques folies : tatouage, drogue, prostituée, bagarre... Avec ce roman, l'auteur nous propose de réfléchir de façon intelligente sur le bonheur, la façon de mener sa vie et porte un regard cynique sur la société et l'hypocrisie qui, parfois, dirige le monde. Une jolie pépite qui mériterait d'être lue.
  • bagus35 Posté le 8 Septembre 2019
    Merci à NetGalley et aux éditions Belfond de m'avoir permis la lecture de ce roman plein d’humour. Harold ,retraité pantouflard heureux en mariage et à l'abri du besoin prend conscience de la platitude de sa vie et décide d'y remédier de façon radicale.Une bonne tranche de rires.
  • Artemissia Posté le 5 Février 2019
    Je dois dire que je ne savais pas trop à quoi m’attendre avec ce titre. Ma rencontre avec Harold fut une belle surprise couplé d’une aventure pleine de folie insensée. Après avoir été à l’enterrement de son ex-meilleur ami de fac, le vieil Harold Cummings fait une rétrospective juste et cynique sur sa vie passée avec sa douce épouse, Millie. Le constat est là, effrayant : rien d’extraordinaire à l’horizon. Alors, Harold n’a pas pris de coca cola pour décider de se payer une seconde jeunesse (vous savez la pub avec le vieillard qui fait les pires folies…). Harold n’a plus rien à perdre, sa vie est derrière lui, mais cela le mine alors il décide de remédier à cela et ses coups de folies lui offriront une seconde jeunesse inespérée ! Dans un sens, on pourrait penser que la vie de ce personnage est pathétique, mais n’est-ce pas ce qui nous effraie tous au fond ? Arriver à un âge où l’on se demande ce que l’on a fait de sa vie et d’arriver à ce terrible constat : rien. Harold a réussi sa vie simplement, il a une épouse qu’il apprécie et avec qui il s’est habitué à vivre,... Je dois dire que je ne savais pas trop à quoi m’attendre avec ce titre. Ma rencontre avec Harold fut une belle surprise couplé d’une aventure pleine de folie insensée. Après avoir été à l’enterrement de son ex-meilleur ami de fac, le vieil Harold Cummings fait une rétrospective juste et cynique sur sa vie passée avec sa douce épouse, Millie. Le constat est là, effrayant : rien d’extraordinaire à l’horizon. Alors, Harold n’a pas pris de coca cola pour décider de se payer une seconde jeunesse (vous savez la pub avec le vieillard qui fait les pires folies…). Harold n’a plus rien à perdre, sa vie est derrière lui, mais cela le mine alors il décide de remédier à cela et ses coups de folies lui offriront une seconde jeunesse inespérée ! Dans un sens, on pourrait penser que la vie de ce personnage est pathétique, mais n’est-ce pas ce qui nous effraie tous au fond ? Arriver à un âge où l’on se demande ce que l’on a fait de sa vie et d’arriver à ce terrible constat : rien. Harold a réussi sa vie simplement, il a une épouse qu’il apprécie et avec qui il s’est habitué à vivre, et des enfants qui en devenant adultes ont été décevants. Dans l’ordre général des choses, il n’attend plus rien. Et c’est justement en se rendant compte de cela qu’il aura un regain d’énergie. Harold se réveille, sort de sa léthargie et ce pour notre plus grand bonheur. Cela donne une comédie loufoque et sinistre aussi. Harold va faire des choix et faire des choses complètement folle, mais avec cœur et beaucoup de plaisir. Et c’est là que ce couple parfait et sans problème vacille et se fissure, car sa femme Millie n’est pas si exemplaire que cela non plus. Là encore, j’ai lu quelques révélations qui m’ont fait sourire jaune. Je me suis beaucoup attachée à Harold, moins à Millie, mais je pense que c’était voulu. Tout comme les rebondissements la concernant. Comme si cela excusait certaines des dernières folies de son mari. Je dois dire, que cela m’a fait quelques peu grincer des dents. La plume de Steven Boykey Sidley est prenante, acidulée et cash. Il n’y a pas de censure et l’on suit le vieil homme avec curiosité, amusement et… la gorge serrée aussi.
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  • Christlbouquine Posté le 9 Décembre 2018
    Sous des aspects de comédie ce livre pose des questions sur le sens de la vie et sur la façon dont on la mène. Harold Cummings est un retraité pour qui la vie semble, apparemment, avoir été clémente. Une femme dévouée et aimante, deux enfants, une jolie maison, une vie paisible, un travail qui lui permet d’avoir une vie et une retraite confortables. Mais Harold se pose des questions. N’est-il pas passé à côté de sa vie et d’expériences intéressantes à force de ne pas oser sortir du droit chemin ? Alors Harold se lance des défis ! Profitant de l’absence de sa femme, Millie, il part en quête d’un autre lui, son double moins prévisible, moins sage. Son vrai moi ? Nous le suivons donc d’expérience en expérience (se faire tatouer, avoir des rapports tarifés, fumer du crack, voler, se battre...), enchaînant en un laps de temps record tout ce qu’il n’a jamais osé faire. Drôle, incisif, cynique, le roman de Steven Boykey Sidley raconte le temps qui passe, les chemins qu’on choisit de prendre, notre rapport aux événements et aux personnes. Harold est un père qui pense avoir fait ce qu’il fallait pour élever ses enfants, mais les connait-il vraiment, ont-ils créé... Sous des aspects de comédie ce livre pose des questions sur le sens de la vie et sur la façon dont on la mène. Harold Cummings est un retraité pour qui la vie semble, apparemment, avoir été clémente. Une femme dévouée et aimante, deux enfants, une jolie maison, une vie paisible, un travail qui lui permet d’avoir une vie et une retraite confortables. Mais Harold se pose des questions. N’est-il pas passé à côté de sa vie et d’expériences intéressantes à force de ne pas oser sortir du droit chemin ? Alors Harold se lance des défis ! Profitant de l’absence de sa femme, Millie, il part en quête d’un autre lui, son double moins prévisible, moins sage. Son vrai moi ? Nous le suivons donc d’expérience en expérience (se faire tatouer, avoir des rapports tarifés, fumer du crack, voler, se battre...), enchaînant en un laps de temps record tout ce qu’il n’a jamais osé faire. Drôle, incisif, cynique, le roman de Steven Boykey Sidley raconte le temps qui passe, les chemins qu’on choisit de prendre, notre rapport aux événements et aux personnes. Harold est un père qui pense avoir fait ce qu’il fallait pour élever ses enfants, mais les connait-il vraiment, ont-ils créé de vrais liens ? Il semble que non. Et Millie, sa femme, la connait-il si bien qu’il le pense, n’aspire-t-elle pas elle aussi à autre chose ? J’ai trouvé ce livre profondément mélancolique sous des dehors amusants. Les situations cocasses se succèdent mais laissent chaque fois un fond d’amertume car finalement Harold remet en question toute son existence. Et peut-il vraiment rattraper le temps perdu et revenir sur ce qu’il lui semble avoir raté ?
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  • Bazart Posté le 30 Novembre 2018
    Est-ce si excitant d’arriver à la soixantaine, en bonne santé, avec une femme que l’on aime, deux enfants à qui l’on a tout donné, que l’on ne voit qu’une fois par an, ayant eux-mêmes des enfants qui leur font vivre ce qu’ils ont fait vivre à leurs parents ? Une retraite qui tombe tous les mois, une maison dans une banlieue sans problème est-ce vraiment ce à quoi doit aspirer tout américain moyen ? Mais alors pourquoi ta conduite irréprochable ne te rend-t-elle pas heureux, Harrold Cummings ? Harold Cummings, si Millie ta chère et tendre épouse s’est absentée quelques jours, ce n’est certainement pas pour que tu deviennes un garnement. Hé oui Harold, quand un homme de soixante ans passés fait une bêtise, il n’y a personne pour l’envoyer dans sa chambre et le priver de sortie. Prends gaffe, Harold, si ton surmoi s’absente un peu trop longtemps, tu vas au-devant de graves ennuis. Dieu, la vie, l’amour, les putes, et cette frontière poreuse entre le légal et le délictuel que notre héros va découvrir en même temps que quelques contusions et ecchymoses. Si la vie est un roman, c’est un roman tragique où tout le monde fait des choses moches. Un roman... Est-ce si excitant d’arriver à la soixantaine, en bonne santé, avec une femme que l’on aime, deux enfants à qui l’on a tout donné, que l’on ne voit qu’une fois par an, ayant eux-mêmes des enfants qui leur font vivre ce qu’ils ont fait vivre à leurs parents ? Une retraite qui tombe tous les mois, une maison dans une banlieue sans problème est-ce vraiment ce à quoi doit aspirer tout américain moyen ? Mais alors pourquoi ta conduite irréprochable ne te rend-t-elle pas heureux, Harrold Cummings ? Harold Cummings, si Millie ta chère et tendre épouse s’est absentée quelques jours, ce n’est certainement pas pour que tu deviennes un garnement. Hé oui Harold, quand un homme de soixante ans passés fait une bêtise, il n’y a personne pour l’envoyer dans sa chambre et le priver de sortie. Prends gaffe, Harold, si ton surmoi s’absente un peu trop longtemps, tu vas au-devant de graves ennuis. Dieu, la vie, l’amour, les putes, et cette frontière poreuse entre le légal et le délictuel que notre héros va découvrir en même temps que quelques contusions et ecchymoses. Si la vie est un roman, c’est un roman tragique où tout le monde fait des choses moches. Un roman à l’américaine, simple et efficace qui, sans en avoir l’air, nous dit quelque chose de la triste condition humaine de l’homo erectus dans ce début de siècle. Steven Boykey Sidley, ancien scénariste d’Hollywood, vient d’écrire un livre qui pourrait être adapté par Woody Allen et Martin Scorcèce réunis : Travis Bickle vs Alvy Singer. Un anti « Pretty woman » salutaire.
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