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La Découverte
EAN : 9782348054877
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 352
Format : 140 x 205 mm

La fabrique des pandémies

Préserver la biodiversité, un impératif pour la santé planétaire

Serge MORAND (Avec la collaboration de, Préface), Serge MORAND (Avec la collaboration de, Préface)
Collection : Cahiers libres
Date de parution : 04/02/2021
« Voir un lien entre la pollution de l’air, la biodiversité et la covid-19 relève du surréalisme, pas de la science ! », affirmait Luc Ferry en mars 2020, accusant les écologistes de « récupération politique ». Voilà un philosophe bien mal informé. Car, depuis les années 2000, des centaines... « Voir un lien entre la pollution de l’air, la biodiversité et la covid-19 relève du surréalisme, pas de la science ! », affirmait Luc Ferry en mars 2020, accusant les écologistes de « récupération politique ». Voilà un philosophe bien mal informé. Car, depuis les années 2000, des centaines de scientifiques tirent la sonnette d’alarme : les activités humaines, en précipitant l’effondrement de la biodiversité, ont créé les conditions d’une « épidémie de pandémies ».
C’est ce que montre cet essai, mobilisant de nombreux travaux et des entretiens inédits avec plus de soixante chercheurs du monde entier. En apportant enfin une vision d’ensemble, accessible à tous, Marie-Monique Robin contribue à dissiper le grand aveuglement collectif qui empêchait d’agir. Le constat est sans appel : la destruction des écosystèmes par la déforestation, l’urbanisation, l’agriculture industrielle et la globalisation économique menace directement la santé planétaire.
Cette destruction est à l’origine des « zoonoses », transmises par des animaux aux humains : d’Ébola à la covid-19, elles font partie des « nouvelles maladies émergentes » qui se multiplient, par des mécanismes clairement expliqués dans ce livre. Où on verra aussi comment, si rien n’est fait, d’autres pandémies, pires encore, suivront. Et pourquoi, plutôt que la course vaine aux vaccins ou le confinement chronique de la population, le seul antidote est la préservation de la biodiversité, impliquant d’en finir avec l’emprise délétère du modèle économique dominant sur les écosystèmes.
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EAN : 9782348054877
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 352
Format : 140 x 205 mm

Ils en parlent

Fidèle à son objectif de rendre accessible au grand public des travaux universitaires méconnus, difficiles et importants pour l’avenir de la planète, la journaliste et réalisatrice Marie-Monique Robin a interrogé 62 scientifiques pour comprendre les causes profondes de la multiplication des pathologies infectieuses depuis le début du XXIème siècle. Car le constat est là : dans les années 1970, on en découvrait une tous les dix-quinze ans ; aujourd’hui au moins cinq par an. Tout le livre le démontre : ce sont nous, les humains, qui en sommes la cause.
Christian Chavagneux / Alternatives Économiques

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Saturnia Posté le 29 Septembre 2021
    Une étude vraiment pertinente et abondamment documentée sur les enjeux environnementaux abordés sur le plan des interdépendances entre systèmes qui conditionnent la survie de notre Humanité. On comprend comment les déséquilibres qui affectent la bio diversité provoquent des pandémies.On comprend comment l’impact de l’Homme , la pression anthropique sur les écosystèmes nous expose à des épidémies de zoonoses ;et on réalise que le Covid 19 n’est que le début de ces catastrophes. On appréhende les liens évidents entre les atteintes à la biodiversité et les pandémies. Ouvrage vraiment bien illustré de descriptions d’expériences qui aident un lecteur novice et non scientifique à comprendre tous les enjeux de la préservation des équilibres des écosystèmes ! Vraiment très éclairant et relativement facile à comprendre pour tous ceux qui sont concernés par la survie de notre planète.
  • Anneetmots Posté le 11 Septembre 2021
    Voilà un livre qui va bien avec l'époque que nous vivons, confinés, vaccinés ( ou pas) masqués et nous savons que nous n'allons pas en sortir de sitôt ! Marie-Monique Robin interviewe un nombre impressionnant de scientifiques (le nombre est précisé dans le texte je ne m'en souviens plus), et tous disent que nous aurions pu éviter cette pandémie si nous avions protégé, les forêts préservé la biodiversité, évité de déplacer les animaux (et les hommes aussi) à travers la planète. Bref protéger notre environnement, ne pas privilégier les intérêts économiques à court terme plutôt que les les intérêts à long terme. Mais ils nous disent aussi qu'il faut surtout et avant tout lutter contre la pauvreté si on veut préserver notre environnement. Tous ces arguments sont expliqués, démontrés, les raisonnements sont clairs, le lecteur n'a pas de mal à suivre même si quelquefois une relecture est nécessaire. Alors on arrive à la fin de la lecture et on se demande pourquoi les gens qui cherchent, travaillent, expérimentent ne sont pas écoutés pourquoi ce gaspillage de matière grise. Je ne voudrais pas être mauvaise langue mais je crois deviner la raison pour laquelle on ne les écoute pas, je pense que certains devraient... Voilà un livre qui va bien avec l'époque que nous vivons, confinés, vaccinés ( ou pas) masqués et nous savons que nous n'allons pas en sortir de sitôt ! Marie-Monique Robin interviewe un nombre impressionnant de scientifiques (le nombre est précisé dans le texte je ne m'en souviens plus), et tous disent que nous aurions pu éviter cette pandémie si nous avions protégé, les forêts préservé la biodiversité, évité de déplacer les animaux (et les hommes aussi) à travers la planète. Bref protéger notre environnement, ne pas privilégier les intérêts économiques à court terme plutôt que les les intérêts à long terme. Mais ils nous disent aussi qu'il faut surtout et avant tout lutter contre la pauvreté si on veut préserver notre environnement. Tous ces arguments sont expliqués, démontrés, les raisonnements sont clairs, le lecteur n'a pas de mal à suivre même si quelquefois une relecture est nécessaire. Alors on arrive à la fin de la lecture et on se demande pourquoi les gens qui cherchent, travaillent, expérimentent ne sont pas écoutés pourquoi ce gaspillage de matière grise. Je ne voudrais pas être mauvaise langue mais je crois deviner la raison pour laquelle on ne les écoute pas, je pense que certains devraient renoncer à faire des profits faramineux pendant que d'autres meurent de faim bref une lecture qui remue !
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  • paulsud09 Posté le 4 Septembre 2021
    pour commencer : un aveu. j’ai du voir la plupart des documentaires et enquêtes de marie monique Morin - que j’ai aussi rencontrée à l’occasion de projections - mais je n’avais rien lu d’elle !! cet essai m’a été conseillé par mon libraire préféré (Le relais de poche - verniolle- ariege !). je ne m’en remercierai jamais assez ! c’est un concentré de l’état des connaissances scientifiques sur un sujet d’actualité (virale !) mais surtout sur les origines des pandémies qui se succèdent depuis des décennies. la première force de l’enquête de l’auteure est d’abord dans la rencontre avec des hommes et des femmes, des scientifiques passionnés et passionnants qui depuis des années et tout autour de la planète crient dans le désert. comme les scientifiques du Geiq ils forment un réseau sur la question majeure de la biodiversité. ils crient mais ils ne sont pas entendus… pas assez en tous cas Marie monique Robin en relayant et amplifiant leurs voix , en faisant surtout des connexions entre leurs publications donne du sens et une extraordinaire visibilité à leurs travaux. a partir d’exemples multiples et concrets elle permet de comprendre les enjeux de s’attaquer enfin aux causes et aux origines des pandémies et non... pour commencer : un aveu. j’ai du voir la plupart des documentaires et enquêtes de marie monique Morin - que j’ai aussi rencontrée à l’occasion de projections - mais je n’avais rien lu d’elle !! cet essai m’a été conseillé par mon libraire préféré (Le relais de poche - verniolle- ariege !). je ne m’en remercierai jamais assez ! c’est un concentré de l’état des connaissances scientifiques sur un sujet d’actualité (virale !) mais surtout sur les origines des pandémies qui se succèdent depuis des décennies. la première force de l’enquête de l’auteure est d’abord dans la rencontre avec des hommes et des femmes, des scientifiques passionnés et passionnants qui depuis des années et tout autour de la planète crient dans le désert. comme les scientifiques du Geiq ils forment un réseau sur la question majeure de la biodiversité. ils crient mais ils ne sont pas entendus… pas assez en tous cas Marie monique Robin en relayant et amplifiant leurs voix , en faisant surtout des connexions entre leurs publications donne du sens et une extraordinaire visibilité à leurs travaux. a partir d’exemples multiples et concrets elle permet de comprendre les enjeux de s’attaquer enfin aux causes et aux origines des pandémies et non uniquement à leurs conséquences. plutôt que dépenser (et gagner pour les labos) des milliards pour développer des vaccins qui seront rapidement obsolètes avec la succession inéluctable des pandémies à venir je vous recommande en particulier la démonstration autour de l’expansion de la maladie de Lyme (les tiques qui prolifèrent). son origine et surtout son développement exponentiel qui sont clairement à relier avec les pertes de biodiversité (faune et flore) dans les prairies et les forêts. avec la multiplication d’une race de souris dites « à patte blanches » qui sont des « porteurs compétents » de la bactérie ´Borrelia burgdorferi’ à l’origine de la maladie de Lyme . Ici Marie monique Robin relaie les travaux de 2 chercheurs Felicia Keesing et Richard Ostfeld qui depuis les années 90 démontrent un concept contre intuitif, celui de « l’effet dilution » avec des développements impossibles à résumer ici. c’est pourtant un principe fondamental qu’il faut intégrer. et que l’on comprend dans cet essai Autres concepts et pistes d’actions concrètes, expliqués avec pédagogie et force exemples, celui de One Ealth (une ´seule santé’ sans distinction entre les humains et les non humains) , le « paradigme de Stockholm » ( la destruction du mythe du concept de l’hôte/pathogène ou de la barrière des espèces) etc vous l’avez compris c’est une lecture indispensable pour comprendre notre monde dans sa globalité et surtout tracer des moyens d’agir collectivement avec des connexions (des convergences !) indispensables entre les luttes environnementales
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  • viou1108_aka_voyagesaufildespages Posté le 15 Juillet 2021
    Quels sont les ingrédients d'une pandémie ? A première vue, on pense : virus très contagieux, porté par un vecteur animal (rat, chauve-souris, moustique, pangolin), transmis à un être humain puis un autre et encore un autre, jusqu'à faire le tour de la planète. Mais d'où sort-il, ce virus ? Fabriqué dans, échappé d'un laboratoire ? Ça reste à démontrer et ce n'est pas l'objet de ce livre, et de toute façon c'est beaucoup plus complexe que cela. L'émergence croissante et accélérée de virus et des zoonoses qu'ils transmettent est largement favorisée par la destruction de la biodiversité. Cette destruction est notamment provoquée par la déforestation, la fragmentation des habitats naturels (par la construction de routes par exemple), les monocultures qui elles-mêmes répondent à des enjeux liés à l'agro-business et au profit, le tout à une échelle exponentielle. Cette destruction provoque, quant à elle, en aval, une "vraie aubaine" pour les agents pathogènes, car "en modifiant dramatiquement les écosystèmes nous leur ouvrons un nombre infini d'opportunités de s'installer dans de nouveaux hôtes. Si vous ajoutez à cela l'urbanisation galopante [...] puis la globalisation effrénée des échanges et, enfin, le dérèglement climatique, vous avez là un cocktail absolument inédit dans l'histoire de l'humanité, qui... Quels sont les ingrédients d'une pandémie ? A première vue, on pense : virus très contagieux, porté par un vecteur animal (rat, chauve-souris, moustique, pangolin), transmis à un être humain puis un autre et encore un autre, jusqu'à faire le tour de la planète. Mais d'où sort-il, ce virus ? Fabriqué dans, échappé d'un laboratoire ? Ça reste à démontrer et ce n'est pas l'objet de ce livre, et de toute façon c'est beaucoup plus complexe que cela. L'émergence croissante et accélérée de virus et des zoonoses qu'ils transmettent est largement favorisée par la destruction de la biodiversité. Cette destruction est notamment provoquée par la déforestation, la fragmentation des habitats naturels (par la construction de routes par exemple), les monocultures qui elles-mêmes répondent à des enjeux liés à l'agro-business et au profit, le tout à une échelle exponentielle. Cette destruction provoque, quant à elle, en aval, une "vraie aubaine" pour les agents pathogènes, car "en modifiant dramatiquement les écosystèmes nous leur ouvrons un nombre infini d'opportunités de s'installer dans de nouveaux hôtes. Si vous ajoutez à cela l'urbanisation galopante [...] puis la globalisation effrénée des échanges et, enfin, le dérèglement climatique, vous avez là un cocktail absolument inédit dans l'histoire de l'humanité, qui crée la base écologique permettant aux maladies infectieuses de se répandre en un temps record n'importe où sur la planète" (D. Brooks, biologiste de l'évolution). Les 61 autres scientifiques interrogés par M.M. Robin dans cet ouvrage ne disent pas autre chose, et certains le disent d'ailleurs avec beaucoup d'amertume, voire parfois de désespoir. Parce que tout cela est connu (c'est en 1968 que sont abordés publiquement pour la première fois les liens entre perte de biodiversité et santé, lors d'une conférence de l'Unesco sur la biosphère à Paris), su, démontré, prévisible, prévu. Pour tous ces chercheurs, la solution existe : préserver la biodiversité, maintenant et tout de suite. Facile à dire. Parce que c'est une solution sur le long terme. Et c'est là tout le problème. La première réaction à la pandémie de Covid a été une réaction "à l'ancienne" : le confinement. Puis on a embrayé sur les vaccins. Tout cela c'est très bien (façon de parler), mais cela ne fait que parer au plus pressé, c'est la solution d'urgence, de facilité, à court terme, cela ne soigne que le symptôme et cela ne traite pas la cause. Les plus optimistes diront qu'une fois la crise passée, tassée, on envisagera les solutions à plus long terme. Mais qui ça, "on" ? les intérêts politiques et économiques (et l'individualisme) sont généralement très myopes, voire aveugles à l'horizon, et semblent avoir bien peu de capacité (de volonté) à penser plus loin : "les mesures que nous devrions prendre [...] impliquent un changement dans les relations que les humains entretiennent avec leur environnement, comme leur rapport à la faune sauvage, ou leur manière d'exploiter les forêts et les océans. Et c'est peut-être ce qui fait peur..." (D. Civitello, biologiste). Cela implique de considérer que l'humain fait partie de cette biodiversité, sans lui être supérieur, contrairement aux tenants de l'écomodernisme : "d'après ses adeptes, l'homme est au-dessus de toutes les autres espèces peuplant la Terre et ne fait pas partie de la nature, qui est « déchaînée et sauvage » [...]. Pour eux, l'utilité de la nature se mesure à l'aune de ce qu'elle nous apporte ou nous inflige : elle nous fait du bien ou du mal. C'est ainsi qu'est né le concept de "service écosystémique" qui réduit la nature à un pourvoyeur de services pour l'humanité". Il serait temps aussi de mettre fin à la logique de "silos" qui a séparé, par exemple, les médecines humaine et vétérinaire au début du 20ème siècle, "une erreur monumentale" (J. Zinsstag, épidémiologiste) à l'origine de la résistance aux antibiotiques. Décloisonner non seulement les différentes disciplines scientifiques, mais plus largement mettre en lien sciences, économie, culture, puisque tout est lié et que le bien-être humain dépend de la santé des écosystèmes : "le fait de bénéficier de bonnes relations sociales, qui peut paraître relever de considérations abstraites, comme le respect, la confiance, le sens de l'éthique ou de la moralité, s'effondre lorsque l'environnement dysfonctionne ou se dégrade, conduisant à des conflits et à des violences contre les plus pauvres et les plus vulnérables" (S. Naeem, écologue et biologiste). Un effondrement causé par "l'uniformisation de la pensée, qui considère la diversité – biologique ou culturelle – non pas comme une richesse, mais comme un obstacle à un type de développement fondé sur l'extraction et la consommation exponentielle des ressources naturelles" (L. Maffi, linguiste et anthropologue). Comme une biodiversité idéale, "La fabrique des pandémies" est un ouvrage très riche, dense, mais fluide à lire et très accessible, fondé sur des entretiens avec des scientifiques renommés dans leurs disciplines respectives, et étayé de références solides (pour autant que je puisse en juger). Un beau travail d'enquête, et un récit bien construit. J'espère que ce livre deviendra un documentaire, qui pourrait avoir bien plus d'impact sur le grand public qu'un essai de 300 pages, aussi lisible soit-il. Un impact qui provoquerait une réaction radicale et nécessaire pour secouer l'infinie inertie des gouvernements. Sans ça (et je ne suis pas une optimiste), l'avenir d' "épidémie de pandémies" que nous annonce ce livre est bien peu réjouissant...
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  • Snail11 Posté le 1 Juillet 2021
    Marie-Monique Robin nous présente cette enquête très intéressante sous forme d’entretiens avec moult chercheurs. Le constat est là, si nous ne changeons pas notre rapport à la Nature, nous allons vivre des confinements chroniques. Trouver des vaccins, c’est bien. Mais préserver la santé humaine passe par une approche holistique en préservant la biodiversité et la santé de la Terre. Sinon les maladies contagieuses émergentes vont s’exprimer avec des fréquences inquiétantes. Pourquoi ? Car nous sommes entrain de détruire les équilibres des écosystèmes et leur effet dilution et de fabriquer des ponts pour les zoonoses avec la déforestation et l’élevage intensif. Des solutions existent. A nous de faire les bons choix. Rapidement… Il y a urgence. Ne franchissons pas certains points limites. Envisageons d’autres solutions que la consommation et le PIB comme choix collectif.
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