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La Femme mystifiée

Belfond
EAN : 9782714479976
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 560
Format : 140 x 225 mm
La Femme mystifiée

Yvette ROUDY (Préface, Traducteur), Yvette ROUDY (Préface, Traducteur)
Date de parution : 07/03/2019
Événement ! La Femme mystifiée, le livre qui a changé la vie des femmes, est pour la première fois réédité depuis sa parution en France en 1964, dans la traduction originale de celle qui n’était pas encore madame la ministre Yvette Roudy.
Quand il paraît aux États-Unis en 1963, La Femme mystifiée fait l’effet d'une bombe.
Dans cet essai passionnant, fruit d’innombrables entretiens et d’une longue et minutieuse enquête, la journaliste féministe Betty Friedan met des mots sur l’indicible malaise féminin : loin de la plénitude de la femme au foyer célébrée par...
Quand il paraît aux États-Unis en 1963, La Femme mystifiée fait l’effet d'une bombe.
Dans cet essai passionnant, fruit d’innombrables entretiens et d’une longue et minutieuse enquête, la journaliste féministe Betty Friedan met des mots sur l’indicible malaise féminin : loin de la plénitude de la femme au foyer célébrée par l’American Way of Life, la femme noie ses frustrations, intellectuelles, culturelles, sexuelles, dans l’alcool et les psychotropes, réduite au rôle de procréatrice silencieuse par un système patriarcal sournoisement oppressant, coupable d’être malheureuse dans une société qui prétend tout faire pour la combler.

Plus de cinquante ans plus tard, la voix de Betty Friedan résonne toujours. Une lecture essentielle pour mesurer le chemin parcouru et comprendre les enjeux de notre époque. Le combat n’est pas terminé !
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EAN : 9782714479976
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 560
Format : 140 x 225 mm

Ils en parlent

"Ce livre n'a pas pris une ride". 
Laure Adler / France Inter, L'heure bleue

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Chronicroqueuse Posté le 15 Mai 2019
    J’avais déjà entendu parler de ce livre à plusieurs reprises, je connaissais de nom mais n’avais jamais été chercher plus loin, quand j’ai eu la possibilité de le découvrir, je n’ai pas hésité, c’est une lecture vraiment intéressante et informative pour laquelle je remercie chaleureusement les éditions Belfond ainsi que Netgalley. Ce livre est considéré comme un classique de la littérature féministe, c’est un texte fondateur aux Etats-Unis; dans cet essai, l’auteure nous parle de la condition de la femme américaine dans les années soixante. Elle explique qu’avec la guerre, les femmes avaient avancé dans l’égalité et l’indépendance mais dans les années soixante, elles semblent amorcer un mouvement de recul, de retour vers une position inférieure. Ce texte est extrêmement bien documenté (extraits de magazines, témoignages de femmes, de sociologues, psychanalyse…) peut être même trop parfois car les extraits de magazines et témoignages cités par l’auteure, bien qu’importants et intéressants, apportent aussi quelques longueurs je trouve. L’auteure se livre à une analyse méthodique de la condition de la femme, elle explique ce qui a pu mener à cette condition: dans les années soixante aux USA, les femmes aspirent au mariage et la vie de famille. Pourtant, ces femmes font des études, elles... J’avais déjà entendu parler de ce livre à plusieurs reprises, je connaissais de nom mais n’avais jamais été chercher plus loin, quand j’ai eu la possibilité de le découvrir, je n’ai pas hésité, c’est une lecture vraiment intéressante et informative pour laquelle je remercie chaleureusement les éditions Belfond ainsi que Netgalley. Ce livre est considéré comme un classique de la littérature féministe, c’est un texte fondateur aux Etats-Unis; dans cet essai, l’auteure nous parle de la condition de la femme américaine dans les années soixante. Elle explique qu’avec la guerre, les femmes avaient avancé dans l’égalité et l’indépendance mais dans les années soixante, elles semblent amorcer un mouvement de recul, de retour vers une position inférieure. Ce texte est extrêmement bien documenté (extraits de magazines, témoignages de femmes, de sociologues, psychanalyse…) peut être même trop parfois car les extraits de magazines et témoignages cités par l’auteure, bien qu’importants et intéressants, apportent aussi quelques longueurs je trouve. L’auteure se livre à une analyse méthodique de la condition de la femme, elle explique ce qui a pu mener à cette condition: dans les années soixante aux USA, les femmes aspirent au mariage et la vie de famille. Pourtant, ces femmes font des études, elles vont à l’université, mais l’auteure constate que lorsque l’on leur demande ce qu’elles veulent faire des connaissances acquises, le malaise s’installe, elles doivent être éduquée mais l’éducation ne sert qu’à trouver un mari. Ce malaise ne disparait pas une fois la question de l’avenir écarté, lorsqu’elles ont ce qu’elles désiraient, la parfaite vie de famille auprès d’un gentil mari, elles constateront qu’un sentiment de vide s’est installé. Ce sentiment, ce syndrome propre aux femmes au foyer et cette insatisfaction vont être constatés dans les témoignages et analysés par Betty Friedan. C’est donc un essai fondateur, percutant et extrêmement documenté, il est long mais ce comprends très bien. J’ai vraiment aimé découvrir ce texte, c’est une très bonne lecture qui m’a appris des choses et fait réfléchir.
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  • cathulu Posté le 6 Avril 2019
    Voilà longtemps que j'avais envie de lire ce classique de la littérature féministe, ce pavé de 560 pages, extrêmement documenté, nourri de témoignages variés, qui analyse avec méthode  la manière dont les femmes, après la Seconde Guerre Mondiale, aux États-Unis (mais, on a envie d'ajouter, pas que dans ce pays), ont été plus ou moins insidieusement incitées à abréger leurs études pour ne plus croire qu'aux valeurs familiales. Se marier jeune, faire des enfants, et seconder leur époux, tel était l'unique horizon que la culture patriarcale, via les magazines féminins, mais aussi les sociologues, psychanalystes et autres spécialistes parfois autoproclamés, réservaient aux femmes, faisant fi de leur intelligence . Évidemment, cette situation ne pouvait générer que des frustrations, se manifestant par un mal être diffus. Paru pour la première fois en France en 1964 et traduit par celle qui allait devenir ministre, Yvette Roudy, La femme mystifiée permet d'évaluer le chemin parcouru mais aussi, tout ce qui reste encore à faire pour dégager la femme des stéréotypes dans laquelle on veut toujours l’enfermer.
  • CharlotteL Posté le 19 Novembre 2014
    Un texte fondateur du féminisme. A lire absolument
  • LulamaeA Posté le 26 Mars 2014
    The feminine mystique est un essai rédigé dans les années 60 par Betty Friedan, une journaliste américaine qui devait par cette oeuvre participer au renouveau du mouvement féministe aux Etats-Unis à partir des années 60. En tant que journaliste, Friedan mène dès 1957 une enquête auprès d'étudiants diplômés depuis plusieurs années afin de conduire une étude sur leur emploi et leur satisfaction générale. C'est alors qu'elle met le doigt sur ce qu'elle appellera plus tard "le problème sans nom". Parmi les nombreuses personnes qu'elle interroge, le cas des femmes attire son attention. Nombre d'entre elles ont suivi des études à l'université mais très peu exercent un métier en rapport avec leurs diplômes. Pire, elles sont nombreuses à ne pas avoir obtenu de diplôme à cause d'un arrêt brutal de leurs études. Ces femmes sont toutes mères au foyer, voilà leur métier, et pourtant il n'existe aucune case sur aucun formulaire pour leur permettre de le revendiquer comme tel. Elles ont abandonné leurs études, n'ont d'ailleurs jamais été encouragées à en faire pour une autre raison que celle de trouver un mari, et n'aspirent qu'à enfanter afin d'incarner ce modèle de femme épanouie, souriante et toujours dévouée à sa famille que l'on voit... The feminine mystique est un essai rédigé dans les années 60 par Betty Friedan, une journaliste américaine qui devait par cette oeuvre participer au renouveau du mouvement féministe aux Etats-Unis à partir des années 60. En tant que journaliste, Friedan mène dès 1957 une enquête auprès d'étudiants diplômés depuis plusieurs années afin de conduire une étude sur leur emploi et leur satisfaction générale. C'est alors qu'elle met le doigt sur ce qu'elle appellera plus tard "le problème sans nom". Parmi les nombreuses personnes qu'elle interroge, le cas des femmes attire son attention. Nombre d'entre elles ont suivi des études à l'université mais très peu exercent un métier en rapport avec leurs diplômes. Pire, elles sont nombreuses à ne pas avoir obtenu de diplôme à cause d'un arrêt brutal de leurs études. Ces femmes sont toutes mères au foyer, voilà leur métier, et pourtant il n'existe aucune case sur aucun formulaire pour leur permettre de le revendiquer comme tel. Elles ont abandonné leurs études, n'ont d'ailleurs jamais été encouragées à en faire pour une autre raison que celle de trouver un mari, et n'aspirent qu'à enfanter afin d'incarner ce modèle de femme épanouie, souriante et toujours dévouée à sa famille que l'on voit sur les publicités pour électroménager de l'époque. Ce que Betty Friedan découvre dépasse le simple cadre de son enquête et le nombre de lettres qu'elle reçoit de femmes vivant la même chose ne fait qu'augmenter alors que la journaliste s'intéresse à ces oubliées pour parler de leur sort dans ses articles. Elle découvre le mal-être de ces femmes insatisfaites, dépressives, malheureuses, qui en viennent à détester leurs enfants, aigries par des corvées ménagères dont la récurrence inlassablement quotidienne les use nerveusement. Ces femmes n'ont pas de passion, pas de métier, peu d'éducation, elles n'ont que leurs enfants et leurs maris, ceux là mêmes qui mènent leur vie palpitante loin d'elles dans leur école ou à leur travail. Toute la journée ces femmes organisent la construction d'un modèle de femme parfaite, prévenante et aux petits soins pour les siens. Mais comment ces femmes peuvent-elles désirer cette condition alors que leurs propres mères ont combattu pour les droits des femmes ? C'est en effet le rêve de toutes les adolescentes de trouver un mari réussissant professionnellement, d'avoir un pavillon à soi, équipé de beaux objets modernes, et de construire une famille qui leur apportera le bonheur et le sentiment d'avoir réussi leur vies en tant que mères. Les réponses qu'apportent Friedan pour expliquer ce paradoxe s'attachent à décrire le fonctionnement général d'une société qui a établi comme un fait la prééminence de l'homme sur la femme. Cette dernière, réduite à sa destinée biologique de procréatrice n'a pas vocation à réclamer des prérogatives masculines. Le travail, l'argent qu'il permet de gagner, l'extérieur (collègues, occupations, loisirs etc) sont des attributs masculins que la femme est découragée par tous de réclamer pour elle. Elle veut faire des études ? Très bien, mais elle doit se trouver un mari à l'université. Elle veut travailler ? Très bien, mais aucun homme ne voudra d'elle. Personne ne voudrait d'une de ces femmes ambitieuses, masculines et rebutantes que l'on dépeint dans les magazines. Elle veut gagner sa vie ? Mais pourquoi faire alors qu'un homme le ferait mieux qu'elle ? Alors que la seule carrière valable pour une femme est celle de mère ? C'est au final tout un travail de sape de l'ambition féminine qui s'organise à tous les niveaux de la société : famille, magazines, scientifiques, entreprises. Ces dernières ont en effet tout intérêt à voir les femmes rester à la maison, et elles exploitent d'ailleurs sans vergogne les recoins de la psychologie de la femme au foyer. Un chapitre entier est ainsi consacré à ces marques d'électroménager qui jouent sur l'affect d'une mère en lui montrant comment ses enfants seront plus heureux et son mari plus fier d'elle quand elle fera son pain elle-même et son repassage avec la marque X. Les femmes au foyer n'identifient par la source de leur insatisfaction et leur surconsommation de nouveautés en est l'illustration : elles compensent. Cet essai réussit formidablement bien à monter ce qu'il y a de sournois et de tragique dans la destinée de ces femmes dont le sentiment de vide ne fait que s'accentuer au fur et à mesure que les journées se répètent, identiques, inlassablement, sans attente ni perspectives d'avenir. Il y a celles qui font des enfants à la chaine pour n'être jamais seules, celles qui maltraitent leurs enfants par vengeance, celles qui se suicident ou s'enfuient... Chacune est isolée dans son pavillon de banlieue, entourée de gadgets qui ne font qu'allonger le temps qu'elle passe à vouloir tout faire de ses mains, persuadée qu'elle a tout pour être heureuse et ne comprend pas pourquoi elle ne l'est pas. Cet essai est un monument du mouvement féministe des années 60 aux Etats-Unis pour l'éclairage qu'il apporte sur l'abandon dont les femmes sont victimes de la part de la société. C'est au-delà de ça un témoignage poignant et d'une limpidité incroyable sur toute la construction sociale d'un pays dont nous continuons de vénérer le modèle et les réussites. En oubliant parfois les revers de la médaille.
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  • bilodoh Posté le 5 Octobre 2013
    Publié aux États-Unis en 1963, le « livre qui a changé la vie des femmes » a eu un impact considérable. Écrit par la journaliste Betty Friedan, le texte est bien documenté et comporte une foule de citations et prend des positions bien tranchées. En le lisant, on peut mesurer le chemin parcouru depuis les années soixante, mais aussi ce qu’il reste à faire…
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