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La saison du soleil
Marcel Giuglaris (postface de), Kuni Matsuo (traduit par)
Collection : Belfond Vintage
Date de parution : 27/01/2022
Éditeurs :
Belfond

La saison du soleil

Marcel Giuglaris (postface de), Kuni Matsuo (traduit par)
Collection : Belfond Vintage
Date de parution : 27/01/2022
Lauréat du prestigieux prix Akutagawa en 1955, objet d’un véritable culte au Japon, La Saison du soleil a été l’œuvre de référence de la génération d’après-guerre qui s’est reconnue dans les portraits dressés par Shintarō Ishihara. Un texte singulier, paru en France chez Julliard en 1958, jamais réédité depuis.
Riches et désœuvrés, des adolescents se baladent sur les plages affublés de lunettes noires et de chemises hawaïennes ; ils passent leurs journées à boire et à courir les filles, leurs... Riches et désœuvrés, des adolescents se baladent sur les plages affublés de lunettes noires et de chemises hawaïennes ; ils passent leurs journées à boire et à courir les filles, leurs nuits à se bagarrer ; ils s’adonnent à la violence, au sexe, au vol. Défiant leurs parents, ils réclament d’être libres,... Riches et désœuvrés, des adolescents se baladent sur les plages affublés de lunettes noires et de chemises hawaïennes ; ils passent leurs journées à boire et à courir les filles, leurs nuits à se bagarrer ; ils s’adonnent à la violence, au sexe, au vol. Défiant leurs parents, ils réclament d’être libres, oisifs et insouciants, pour mieux masquer leurs angoisses et leur désespoir.
Une jeunesse en quête d’elle-même, en révolte ouverte contre l’autorité, les générations précédentes et la société dans son ensemble, où ils ne trouvent pas leur place.
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EAN : 9782714495891
Code sériel : 46
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 192
Format : 140 x 205 mm
EAN : 9782714495891
Code sériel : 46
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 192
Format : 140 x 205 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Fauve41 03/09/2022
    les 4 nouvelles se lisent d'une traite, j'aurai apprécié que la psychologie des personnages soient plus détaillées même si l'on comprend ce mélange de violence, (im)puissance qui les anime. Également, les femmes sont seulement présentes en ombres chinoises, on en sait encore moins sur ce qui les anime, leur motivation, alors qu'une société, notamment de celle qui prend le contre-pied de la génération précédente se fait ensemble (enfin je dois être naïve sur cette question). Cela m'a fait pensé au roman de Ba Jin "la famille" ou la nouvelle génération se dresse, peut-être un peu moins de manière véhémente certes, contre les carcans traditionnels qu'ils jugent hypocrite et lâche. La postface rédigé par un certain Marcel Giuglaris est pertinente et intéressante, elle rend compte de ce phénomène "taiyo-zoku", la race du soleil, qui fut inventer pour critiquer cette jeunesse dépravée. On y apprend aussi que pas moins de 5 films furent tirés en quelques mois des nouvelles du recueil avec des gros succès commerciaux à la clé preuve si il en est du phénomène.
  • JessicAlister 31/05/2022
    Une lecture surprenante ! Je ne m'attendais pas à une lecture aussi riche. Des nouvelles de longueur et de qualité inégales, dans lesquelles on découvre une jeunesse à la fois désabusée et survoltée. Les jeunes hommes se cherchent, testent et franchissent bon nombre de limites. J’ai trouvé dans ce recueil ce que j’aime et ce que j’attends en lisant des nouvelles : des histoires vives, savoureuses, et à chute. Elles ne plairont pas à tout le monde. Elles ont un côté subversif et sacrément immoral qui aujourd’hui porte atteinte à beaucoup de valeurs “acquises” pour la plupart des gens. Certains passages m’ont semblé mal traduits ou mal corrigés, mais peut-être est-ce dû à la jeunesse de l’auteur au moment de l’écriture. Les adolescents s’adonnent à la violence gratuite, au chantage et au sexe pas toujours consenti. Finalement rien de plus que le quotidien d’une bonne partie de la jeunesse aujourd’hui. Pourtant écrites dans les années 50' au Japon, l'état d'esprit de ces jeunes révélé par ces nouvelles m'est familier. J’ai compris cette jeunesse qui n’a plus de bases solides pour construire son avenir et qui se réfugie dans les drogues, le sexe et la violence. Peut-être font-ils fonctionner leurs instincts primitifs pour se... Une lecture surprenante ! Je ne m'attendais pas à une lecture aussi riche. Des nouvelles de longueur et de qualité inégales, dans lesquelles on découvre une jeunesse à la fois désabusée et survoltée. Les jeunes hommes se cherchent, testent et franchissent bon nombre de limites. J’ai trouvé dans ce recueil ce que j’aime et ce que j’attends en lisant des nouvelles : des histoires vives, savoureuses, et à chute. Elles ne plairont pas à tout le monde. Elles ont un côté subversif et sacrément immoral qui aujourd’hui porte atteinte à beaucoup de valeurs “acquises” pour la plupart des gens. Certains passages m’ont semblé mal traduits ou mal corrigés, mais peut-être est-ce dû à la jeunesse de l’auteur au moment de l’écriture. Les adolescents s’adonnent à la violence gratuite, au chantage et au sexe pas toujours consenti. Finalement rien de plus que le quotidien d’une bonne partie de la jeunesse aujourd’hui. Pourtant écrites dans les années 50' au Japon, l'état d'esprit de ces jeunes révélé par ces nouvelles m'est familier. J’ai compris cette jeunesse qui n’a plus de bases solides pour construire son avenir et qui se réfugie dans les drogues, le sexe et la violence. Peut-être font-ils fonctionner leurs instincts primitifs pour se retrouver et se construire dans le monde que leurs parents leur ont laissé et qui ne leur correspond pas. Ou peut-être simplement que mon cœur en révolte en reconnaît d’autres. La postface m’a fait drôle. Datée de la sortie de l’ouvrage en 1957, cette critique de Marcel Giuglaris indique notamment que l’auteur écrit mal et dénigre cette jeunesse. J’aurais apprécié une postface de la postface. En effet, est-ce ce que pensent les éditeurs d’aujourd’hui en republiant ce texte ? Elle est toutefois intéressante, car elle contextualise le recueil, elle tente d’analyser la jeunesse et enrichit notre culture personnelle ; grâce à elle, j’ai appris le terme de « taiyo-zoku », terme inventé par un journaliste pour décrire cette jeunesse décadente. Sans prétention aucune, pour ma part les jeunes de ce texte souffrent à leur manière du Mal du Siècle décrit par Musset, où ils se cherchent par tous les moyens dans un monde d’après-guerre. En ce qui me concerne, c’était donc une bonne lecture et je chercherai bientôt à lire davantage de cet auteur.
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  • Sagweste 30/03/2022
    Ce recueil fait la part belle à une jeunesse japonaise des années 50, dont la principale occupation est une certaine tendance à la violence, aux comportements déviants, aux prises d'alcools inconsidérées. La plupart sont riches, mais aiment à se couler au cœur des bagarres, des coups montés, des trahisons. Ils veulent se faire de l'argent pour le fun, pas vraiment par besoin. Ces jeunes se heurtent aux principes moraux que leurs parents voudraient les voir respecter, ils se soulèvent contre cela, voulant vivre sans regret, même des situations folles. Le racket, les brimades, les humiliations les rendent forts. Que restera t'il d'eux une fois à l'âge adulte? Quels regards porteront-ils sur leurs incartades? Ils jouissent du plaisir immédiat, sans aucun égard pour les sentiments de autres, encore moins du corps des femmes. Ces jeunes ne peuvent reconnaitre un quelconque penchant pour une jeune fille, ce serait admettre une faiblesse que jamais ils ne concèderont. Ils préfèrent les abimer, les dominer puis les jeter. Elles tombent enceintes de leurs œuvres, elles se font avorter, et pour certaines elles y meurent. Aucun pleur, aucun chagrin assumé, les femmes passent à un moment T de leur vie et eux se tournent vers d'autres... Ce recueil fait la part belle à une jeunesse japonaise des années 50, dont la principale occupation est une certaine tendance à la violence, aux comportements déviants, aux prises d'alcools inconsidérées. La plupart sont riches, mais aiment à se couler au cœur des bagarres, des coups montés, des trahisons. Ils veulent se faire de l'argent pour le fun, pas vraiment par besoin. Ces jeunes se heurtent aux principes moraux que leurs parents voudraient les voir respecter, ils se soulèvent contre cela, voulant vivre sans regret, même des situations folles. Le racket, les brimades, les humiliations les rendent forts. Que restera t'il d'eux une fois à l'âge adulte? Quels regards porteront-ils sur leurs incartades? Ils jouissent du plaisir immédiat, sans aucun égard pour les sentiments de autres, encore moins du corps des femmes. Ces jeunes ne peuvent reconnaitre un quelconque penchant pour une jeune fille, ce serait admettre une faiblesse que jamais ils ne concèderont. Ils préfèrent les abimer, les dominer puis les jeter. Elles tombent enceintes de leurs œuvres, elles se font avorter, et pour certaines elles y meurent. Aucun pleur, aucun chagrin assumé, les femmes passent à un moment T de leur vie et eux se tournent vers d'autres si peu qu'elles s'attachent. Ces textes sont souvent choquants mais magnifiquement écrits. Choquants car ils heurtent notre considération de l'Autre, l'estime que l'on peut porter, les valeurs auxquelles on se réfère. Chaque nouvelle est une histoire complète, avec une fin qui peut scandaliser ou bien interroger. C'était à la fois émouvant aussi bien qu'offensant. L'auteur reste sur la ligne médiane entre les deux. Une postface explique le contexte de ce recueil, ce que l'auteur a voulu démontrer. Je comprends maintenant pourquoi il a été admiré lors de sa première parution au Japon en 1955. Cette génération avait quelque chose à dire à ses aînés, Shintaro Ishihara l'a mis en mots. L'auteur est décédé le 1er février 2022, soit 4 jours après la nouvelle édition en France de son recueil, RIP. Enjoy!
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  • kevindio 05/03/2022
    Un recueil de nouvelles d’une époque bien particulière où la jeunesse japonaise tentait de vivre selon ses propres règles, et tentait de grandir sans réellement avoir toutes les clés en main. Ma nouvelle préférée de ce recueil est la nouvelle éponyme, La saison du soleil, dans laquelle on suit Tatsuya qui va se lancer dans la boxe, sa passion, et qui va vivre une relation particulièrement cruelle avec Eiko. En effet, celle-ci est persuadée d’être maudite et va donc s’éloigner de Tatsuya après avoir couché avec lui, et lui va voir cette relation comme un match de boxe, et ne va pas s’interdire de fréquenter d’autres filles… Les nouvelles La classe grise et Le yacht et le jeune homme ont également été un plaisir à lire, mais j’ai un peu moins apprécié La chambre des tortures.
  • Zazaboum 01/03/2022
    Voici une lecture difficile et parfois répugnante du fait du comportement des protagonistes ! Nouvelles écrites après la guerre dans un Japon qui cherche à se reconstruire mais que la jeune génération refuse, ne voulant pas se réfugier dans les carcans de la tradition. Cette jeunesse ne se met aucune entrave, se permet tout et en premier lieu la violence au quotidien, les trafics, l’utilisation des femmes comme seul objet sexuel, l’humiliation, allant jusqu’au meurtre ! Comme un préquel des yakuzas modernes ! L’auteur, âgé de 23 ans au moment de l’écriture, n’a pas hésité à décrire par le menu les traitements infligés par les jeunes hommes de sa génération à leurs semblables ! J’ai demandé ce titre à Belfond vintage me souvenant avec plaisir de la lecture de Friedo Lampe, je suis vite retombée dans le marasme ! #ShintaroIshihara #lasaisondusoleil #NetGalleyFrance Challenge Riquiqui 2022 Challenge 20ème siècle 2022 Lecture Thématique février 2022 : Les petits livres

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