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Belfond
EAN : 9782714473905
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 224
Format : 140 x 225 mm

La Tanche

Isabelle Rosselin (traduit par)
Date de parution : 17/08/2017
Couronné par le Bronze Owl, nommé cinq fois livre de l’année par la presse, finaliste des plus grands prix littéraires, un premier roman qui a semé le trouble aux Pays-Bas en s’attaquant à un sujet tabou : entrer dans la tête d’un homme en lutte contre lui-même et contre ses pulsions pédophiles. Sombre et captivante, une lecture choc et pourtant nécessaire.
Dans un village de la banlieue d’Amsterdam, au bord de la mer, de nos jours.
Jonathan, la trentaine, sort de prison. Dans le bus qui l’emmène chez sa mère, il se répète ce que le psychologue lui a enseigné : s’il organise rigoureusement ses journées, il sera un homme meilleur.
Jonathan se...
Dans un village de la banlieue d’Amsterdam, au bord de la mer, de nos jours.
Jonathan, la trentaine, sort de prison. Dans le bus qui l’emmène chez sa mère, il se répète ce que le psychologue lui a enseigné : s’il organise rigoureusement ses journées, il sera un homme meilleur.
Jonathan se le promet : il va s’occuper de sa mère, faible, asthmatique, retourner travailler à l’usine de poissons, promener le chien, aller à la pêche. Il restera seul, il ne parlera à personne, il va s’occuper les mains, l’esprit, tout pour ne pas replonger.
Car Jonathan est un pédophile. Il est sorti de prison, faute de preuves. Le psychologue lui a parlé d’un taux de récidive de 80 %. Il sait qu’il ne doit pas se laisser déborder par ses pulsions.
Or, dans ce quartier en démolition où vit sa mère, vivent aussi une mère célibataire et sa fillette… 
 
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EAN : 9782714473905
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 224
Format : 140 x 225 mm

Ils en parlent

"Jusqu'à la dernière page, Inge Schilperoord surprend. De bout en bout, elle aura tenu la barre d'un récit piégé jusqu'à la moelle. La force des grands."
Fabrice Colin / Le Canard Enchaîné

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • lisa_n_books Posté le 10 Septembre 2021
    « Maintenant je dois faire bien attention. Cela commence maintenant. » Voilà ce que se répète Jonathan dans le bus qui le ramène chez lui. Il se fait la promesse de devenir un homme meilleur, de s’occuper davantage de sa mère asthmatique, de superviser leur déménagement, de retourner travailler dans l’usine à poissons, de continuer à faire les exercices préconisés par le psychologue… Car Jonathan pense qu’un emploi du temps rigoureusement organisé l’empêchera de récidiver et de retourner en prison. Or dans son quartier promis à la démolition, où il pensait qu’il ne restait que lui et sa mère, vit une fillette délaissée par sa mère. Après m’être demandée ce qui pouvait bien se cacher derrière « La tanche », en lisant le résumé j’avoue que j’ai hésité à le lire. Il y a des sujets qui vous hérissent l’épiderme. Mais assurément je serai passée à côté d’une claque littéraire comme je ne m’en suis pas prise depuis longtemps ! Inge Schilperoord réussit l’exploit d’emmener son lecteur dans la tête d’un homme qui lutte contre ses pulsions sans empathie ni voyeurisme. Elle instaure une tension accentuée par l’atmosphère irrespirable d’une été caniculaire qui trouve son dénouement dans une pluie tragiquement libératrice. Un premier roman remarquable qui... « Maintenant je dois faire bien attention. Cela commence maintenant. » Voilà ce que se répète Jonathan dans le bus qui le ramène chez lui. Il se fait la promesse de devenir un homme meilleur, de s’occuper davantage de sa mère asthmatique, de superviser leur déménagement, de retourner travailler dans l’usine à poissons, de continuer à faire les exercices préconisés par le psychologue… Car Jonathan pense qu’un emploi du temps rigoureusement organisé l’empêchera de récidiver et de retourner en prison. Or dans son quartier promis à la démolition, où il pensait qu’il ne restait que lui et sa mère, vit une fillette délaissée par sa mère. Après m’être demandée ce qui pouvait bien se cacher derrière « La tanche », en lisant le résumé j’avoue que j’ai hésité à le lire. Il y a des sujets qui vous hérissent l’épiderme. Mais assurément je serai passée à côté d’une claque littéraire comme je ne m’en suis pas prise depuis longtemps ! Inge Schilperoord réussit l’exploit d’emmener son lecteur dans la tête d’un homme qui lutte contre ses pulsions sans empathie ni voyeurisme. Elle instaure une tension accentuée par l’atmosphère irrespirable d’une été caniculaire qui trouve son dénouement dans une pluie tragiquement libératrice. Un premier roman remarquable qui démontre sans conteste une rare maîtrise des mots. D’ailleurs, il faut ici souligner la traduction irréprochable du néerlandais par Isabelle Rossellini.
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  • mandarinegirl Posté le 26 Juin 2021
    Sacré exercice pour une femme auteure d'imaginer une telle histoire mettant en scène une mère et son fils pédophile, luttant contre ses démons. Faut le faire pour coucher sur le papier les tourments d'un criminel de cette trempe et que le rendu soit crédible. Mission accomplie... Je ne dirais pas que c'est une super histoire car le thème est plus que glauque mais j'avoue que l'écriture est poignante, la tension palpable et c'est tout ce que je demande à mes lectures.
  • christian06 Posté le 6 Octobre 2020
    Lorsque j'ai commencé ce livre ce Jonathan me répugnait au plus je le lisais au pire c'était. A la fin du bouquin j'ai eu de la'peine pour lui Mais attention je condamne ce pourquoi il a fait de la tôle. Livre très bien écrit d'une force pour le lecteur qui fait qu'il est obligé de lire de lire et de lire un très bon livre a mon gout bien sûr
  • Jodyane Posté le 19 Avril 2020
    C'est dans la tête d'un pédophile que l'on va découvrir les pensées de Jonathan . Après sa sortie de prison il vit chez sa mère et son chien Mick. Un jour une petite fille, sa voisine, lui rend visite et ils vont se lier d'amitié . C'est alors une lutte acharnée qu'il va livrer contre lui-même , ses pulsions qui se manifestent et qui l'empêchent de rester le garçon gentil comme le pense la fillette . L'auteur aborde un sujet tabou avec un rythme saccadé et des phrases courtes . L'atmosphère est pesante .Jonathan essaie de résister en faisant les exercices donner par son psychologue. On tourne les pages avec l'appréhension de ce qui va arriver .Et la fin est très loin de ce que j'avais imaginé . L'auteur a bien su nous transmettre les angoisses, les peurs, la culpabilité de ce pédophile..
  • monocle Posté le 21 Décembre 2019
    Un coup de poing ! Couronné par le Bronze Owl, nommé cinq fois livre de l'année par la presse, finaliste des plus grands prix littéraires, un premier roman qui a semé le trouble aux Pays-Bas en s'attaquant à un thème tabou : entrer dans la tête d'un homme en lutte contre lui-même et contre ses pulsions pédophiles. Sombre et captivante, une lecture choc et pourtant nécessaire qui parvient à ne pas sombrer dans le voyeurisme. Notre société ne se remet toujours pas de l'affaire Dutroux, relayée avec ferveur par la presse de l'hexagone trop contente de faire oublier Michel Fourniret (sept meurtres avérés et d'autres non encore élucidés). En Belgique l'incroyable "marche blanche" en 1996 et en France la pitoyable affaire d'Outreau en 1997 ont créé un mouvement de pensées radicales. Sujet sensible qui provoque des attitudes extrêmes, ce livre publié dans le pudibond pays batave a soulevé un halo de mépris. Chez nous tentez de le chercher dans le catalogue des bibliothèques et il vous faudra autant de perspicacité que pour les "versets sataniques". Le succès de cette édition a été pour le moins timide, J'ai souvenir de la période où... Un coup de poing ! Couronné par le Bronze Owl, nommé cinq fois livre de l'année par la presse, finaliste des plus grands prix littéraires, un premier roman qui a semé le trouble aux Pays-Bas en s'attaquant à un thème tabou : entrer dans la tête d'un homme en lutte contre lui-même et contre ses pulsions pédophiles. Sombre et captivante, une lecture choc et pourtant nécessaire qui parvient à ne pas sombrer dans le voyeurisme. Notre société ne se remet toujours pas de l'affaire Dutroux, relayée avec ferveur par la presse de l'hexagone trop contente de faire oublier Michel Fourniret (sept meurtres avérés et d'autres non encore élucidés). En Belgique l'incroyable "marche blanche" en 1996 et en France la pitoyable affaire d'Outreau en 1997 ont créé un mouvement de pensées radicales. Sujet sensible qui provoque des attitudes extrêmes, ce livre publié dans le pudibond pays batave a soulevé un halo de mépris. Chez nous tentez de le chercher dans le catalogue des bibliothèques et il vous faudra autant de perspicacité que pour les "versets sataniques". Le succès de cette édition a été pour le moins timide, J'ai souvenir de la période où chacun suspectait son voisin des pires abus, des horreurs pratiquées par des notables dans des souterrains et chacun y allait de sa plus belle version. Un climat de médisance collective. Un jour à la radio j'entendis un témoignage émouvant, anonyme, à contre-courant (j'allais écrire à "contre-coran") de l'immense vague. il s'agissait d'un homme, marié, père de famille qui décrivait son attirance irrésistible envers les enfants. Il disait n'être jamais passé à l'acte mais il parlait de sa souffrance. je repense souvent à cette séquence radiophonique en me disant que finalement il est bon de ne pas se muer en juge, même si l'acte en soi doit être réprimé. Je n'irai pas plus avant dans un résumé d'un roman qui ne se résume pas. Si vous vous sentez la force de lire un texte dur malgré la bouffée de sentiments contradictoires qu'il inspire tentez cette curieuse expérience.
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