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Le Chat, le Général et la Corneille
Rose Labourie (traduit par)
Date de parution : 19/08/2021
Éditeurs :
Belfond

Le Chat, le Général et la Corneille

Rose Labourie (traduit par)
Date de parution : 19/08/2021
Le Chat, le Général et la Corneille débute par une nuit de décembre 1994, durant la première guerre de Tchétchénie. Un récit de violence, passion et culpabilité inextricablement lié à l’histoire de l’Europe contemporaine. Dans la lignée de La Fabrique des salauds, une puissante fresque menée tambour battant par Nino Haratischwili, la nouvelle sensation des lettres allemandes !
Décembre 1994, une troupe des forces armées de la Fédération de Russie est cantonnée dans un petit village musulman du Caucase pour réprimer les séparatistes tchétchènes.
Parmi les soldats se trouve...
Décembre 1994, une troupe des forces armées de la Fédération de Russie est cantonnée dans un petit village musulman du Caucase pour réprimer les séparatistes tchétchènes.
Parmi les soldats se trouve Malisch, jeune homme épris de littérature, qui s’est enrôlé par désespoir amoureux. Très vite, il fait la connaissance de Nura,...
Décembre 1994, une troupe des forces armées de la Fédération de Russie est cantonnée dans un petit village musulman du Caucase pour réprimer les séparatistes tchétchènes.
Parmi les soldats se trouve Malisch, jeune homme épris de littérature, qui s’est enrôlé par désespoir amoureux. Très vite, il fait la connaissance de Nura, une adolescente du village dont la beauté et la fierté le fascinent. Mais la jeune fille ne tarde pas à être arrêtée par d’autres soldats, pour un motif fallacieux. Malisch se retrouve alors témoin, et peut-être même complice, des violences commises par ses camarades. Au cours de cette nuit, Nura sera violée et tuée – mais quelle est précisément la part de responsabilité de Malisch ?
Bouleversé par cet événement, le jeune soldat est devenu « le Général », un homme au cœur dur et à la poigne de fer, prêt à tout pour dominer les autres. À force d’extorsion et de chantage, il parvient à s’enrichir et à gravir les échelons de la société russe jusqu’à devenir un oligarque multimillionnaire. Son seul objectif à présent est de protéger sa fille, Ada. Mais depuis vingt ans, et malgré ses efforts pour étouffer l’affaire, les rumeurs les plus sombres continuent de courir au sujet du Général, alimentées par la Corneille, un journaliste tenace et bien décidé à faire la lumière sur cette histoire.
Lorsqu’il rencontre le Chat, une jeune comédienne qui, sans le savoir, est le sosie de Nura, le Général voit là l’occasion de se venger de ses anciens complices… Et peut-être de soulager sa conscience ?
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EAN : 9782714493354
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 592
Format : 140 x 225 mm
EAN : 9782714493354
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 592
Format : 140 x 225 mm

Ils en parlent

"Des personnages forts et une écriture maîtrisée. Soif de liberté, trahison, fresque historique, passion : le cocktail gagnant !"
Letizia / Librairie Lucioles
« Une fresque romanesque, historique, politique, d’une grande intelligence. »
Laura / Librairie Sauramps Odyssée

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Mamamama06 22/12/2022
    Peut être la deuxième ou troisième meilleure lecture de mon année ! Je ne m'attendais pas à être prise de cette façon dans l'intrigue de ce roman aux allures de thriller qui est en fait très complet. D'abord le sujet de la fin de l'URSS, de la mémoire dans les esprits et dans la chair des guerres de la fin du XXeme et du début du XXIeme dans les zones anciennement (ou toujours d'ailleurs) dominées par l'URSS (mal connues en Europe de l'ouest) est un sujet passionnant. Ensuite les personnages sont complexes, construits sur une histoire que l'auteure prend le temps de dévoiler, attachants malgré leurs faiblesses et parfois même leur monstruosité. Le style est efficace mais dans le bon sens du terme, il est au service de l'ambiance _ qui varie de mélancolique à tendue voire étouffante _ et de la psychologie des personnages avec de nombreuses descriptions, des nuances de ton et la répétition de certains motifs mais voilà vous ne trouverez aucune envolée lyrique. Pour finir, le dénouement est à la hauteur de l'histoire (tragique) que raconte cette superbe fiction, et pour moi ça compte beaucoup
  • Catherine3193 11/06/2022
    Ce livre est à lire. Un conte initiatique mêlant une jeune Géorgienne qui veut devenir comédienne dite le Chat, un journaliste allemand dit la Corneille qui souhaite écrire sur un oligarque et un homme d'affaires russe dit le Général. A des degrés divers, ils sont tous les trois liés à Nura jeune Tchétchène tuée en 1996 en pleine guerre. Il est question de la guerre dans le Caucase, de la Russie d'Elstsine où il était facile de s'enrichir et peut être de rédemption. La fin nous laisse tout imaginer.
  • palamede 03/04/2022
    Nura vit avec sa famille dans la vallée tchétchène de l'Argoun. Nura aime ses montagnes mais rêve de liberté, aussi en cette année 1994 pour financer son voyage vers d'autres cieux, elle vend ses poulets à deux jeunes militaires russes. Des soldats et leur colonel qui après l'enfer des combats de Grozny ont été transférés dans cette zone hors combats. Mais si le calme du lieu apaise les soldats Malich et Aliocha, il n'a aucune incidence sur la paranoïa de leur colonel alcoolique Chouïev et de l'officier Petruchov, qui les conduit à perpétrer un crime aussi gratuit que terrible sur Nura. Un crime resté impuni que Malich n'aura de cesse d'expier, même quand il sera devenu un oligarque riche et puissant. Pour la géorgienne auteure et metteur en scène de théâtre Nino Haratischwili un drame antique qu'on pourrait penser sorti de son imaginaire. Or il n'en est rien puisque l'histoire du colonel est bien réelle — l'auteure a raconté sur RFI l'avoir lue dans un livre d'Anna Politkovskaïa, la journaliste russe, chroniqueuse pour le journal Novaya Gazeta, qui a beaucoup écrit sur le conflit armé en Tchétchénie, assassinée à Moscou, le 7 octobre 2006 — c'est celle de l'ancien colonel Yuri... Nura vit avec sa famille dans la vallée tchétchène de l'Argoun. Nura aime ses montagnes mais rêve de liberté, aussi en cette année 1994 pour financer son voyage vers d'autres cieux, elle vend ses poulets à deux jeunes militaires russes. Des soldats et leur colonel qui après l'enfer des combats de Grozny ont été transférés dans cette zone hors combats. Mais si le calme du lieu apaise les soldats Malich et Aliocha, il n'a aucune incidence sur la paranoïa de leur colonel alcoolique Chouïev et de l'officier Petruchov, qui les conduit à perpétrer un crime aussi gratuit que terrible sur Nura. Un crime resté impuni que Malich n'aura de cesse d'expier, même quand il sera devenu un oligarque riche et puissant. Pour la géorgienne auteure et metteur en scène de théâtre Nino Haratischwili un drame antique qu'on pourrait penser sorti de son imaginaire. Or il n'en est rien puisque l'histoire du colonel est bien réelle — l'auteure a raconté sur RFI l'avoir lue dans un livre d'Anna Politkovskaïa, la journaliste russe, chroniqueuse pour le journal Novaya Gazeta, qui a beaucoup écrit sur le conflit armé en Tchétchénie, assassinée à Moscou, le 7 octobre 2006 — c'est celle de l'ancien colonel Yuri Boudanov, un participant à l'opération militaire en Tchétchénie, condamné en 2003 en Russie à 10 ans de prison pour l'enlèvement et le meurtre d'Elza Koungaeva, une Tchétchène de 18 ans. Inspiré de ce fait réel, un roman marquant pas toujours aisé à lire, où l'on se perd parfois parmi les époques, les lieux et les personnages, qui mérite qu'on s'y attelle. D'abord pour ce qu'il dit de ce qu'il advint dans cette partie du monde après la fin de l'URSS, et pour évidemment ses résonances avec la guerre actuelle initiée par le chef du Kremlin en Ukraine. Mais pas seulement. Nino Haratischwili montre à quel point pour les hommes la culpabilité ne s'efface pas avec le temps, rendant la rédemption presqu'impossible. Elle montre aussi, et cela me paraît essentiel, comment les conflits armés les façonnent en bien comme en mal, et qu'on aurait tort de penser que d'un côté il y a les bons et de l'autre les méchants...
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  • luocine 18/03/2022
    J’avais choisi ce gros roman dans ma médiathèque préférée en pensant au mois « les feuilles allemandes » de Patrice et Eva. Mais le choc incroyable que m’a procuré ce livre, est tel que je veux partager avec vous au plus vite cette lecture. Saurais-je rendre toutes la variété des émotions par lesquelles je suis passée en lisant ce roman ? Cette auteure est d’origine géorgienne et est, d’après la quatrième de couverture, déjà très connue en Allemagne. Le roman commence par l’évocation de la vie dans une région montagneuse en Tchétchénie, avant les deux guerres qui ont détruit à jamais cette région qui n’a pas pu devenir un pays indépendant. En 1999 une jeune fille Nura, cherche à s’extraire de traditions qui l’étouffent, elle décide de fuir son pays et pour cela doit réunir de l’argent. Les pages du prologue qui lui sont consacrées nous permettent de connaître un peu mieux cette superbe région montagneuse et isolée aux mœurs assez rudes très influencées par la religion musulmane et les lois claniques de l’honneur. Nous allons repartir en 1995 avec un jeune Russe qui est élevé par une femme veuve de guerre. Son père officier de l’armée soviétique a été tué... J’avais choisi ce gros roman dans ma médiathèque préférée en pensant au mois « les feuilles allemandes » de Patrice et Eva. Mais le choc incroyable que m’a procuré ce livre, est tel que je veux partager avec vous au plus vite cette lecture. Saurais-je rendre toutes la variété des émotions par lesquelles je suis passée en lisant ce roman ? Cette auteure est d’origine géorgienne et est, d’après la quatrième de couverture, déjà très connue en Allemagne. Le roman commence par l’évocation de la vie dans une région montagneuse en Tchétchénie, avant les deux guerres qui ont détruit à jamais cette région qui n’a pas pu devenir un pays indépendant. En 1999 une jeune fille Nura, cherche à s’extraire de traditions qui l’étouffent, elle décide de fuir son pays et pour cela doit réunir de l’argent. Les pages du prologue qui lui sont consacrées nous permettent de connaître un peu mieux cette superbe région montagneuse et isolée aux mœurs assez rudes très influencées par la religion musulmane et les lois claniques de l’honneur. Nous allons repartir en 1995 avec un jeune Russe qui est élevé par une femme veuve de guerre. Son père officier de l’armée soviétique a été tué en Afghanistan, son fils est élevé dans le souvenir de la gloire du grand héros. Il ne se sent nullement l’âme d’un soldat malgré la volonté de sa mère, lui, il aime la littérature et les doux baisers de Sonia. Ce personnage nous permet de découvrir la vie d’un jeune sous l’ère Brejnev et entre autre, la division très forte entre les classes sociales qui se dissimule sous une égalité de façade. Sa mère et lui appartiennent à la classe des dirigeants communistes avec tous les privilèges qui vont avec dont un niveau culturel très élevé. Sonia est une enfant qui grandit dans l’immeuble d’en face, immeuble occupé par des gens pauvres qui se débrouillent pour survivre, et qui sont violents et le plus souvent délinquants. Ensuite nous serons en 2016 avec des personnages qui vont se croiser à Berlin, Le Chat est le surnom d’une jeune actrice d’origine géorgienne (comme l’auteure), grâce à elle nous découvrirons la vie des exilés venant des anciennes républiques soviétiques et vivant à Berlin. C’est passionnant, j’ai rarement lu des pages qui racontent aussi bien la nostalgie du pays que les exilés ont dû fuir. Puis nous découvrirons la Corneille qui est un ancien journaliste allemand et qui semble fuir un passé très lourd. Enfin le personnage appelé le Général, celui qui tire les ficelles de toute cette histoire . Nous retournerons en Tchtchénie car c’est bien là que l’intrigue de cet incroyable roman se noue. L’auteure décrit la conduite de l’armée soviétique, certaines scènes sont absolument insoutenables, en particulier celle qui sera le coeur du roman et amènera le dramatique dénouement. Je ne veux pas vous en dire plus car cette écrivaine de très grand talent sait mêler les différents fils de l’intrigue et la découverte peu à peu des différents périodes de la décomposition de l’ancien régime soviétique et ce qui s’est passé dans les anciennes républiques. Depuis ma lecture de Svetlana Alexievitch je sais que l’armée soviétique est une horreur pas seulement pour ses ennemis mais aussi par sa façon de traiter ses propres soldats. La destruction des familles en particulier des pères à cause de ce qu’ils ont vécu pendant la guerre est un des fils conducteur de ce roman. La misère du peuple russe et l’enrichissement d’une petite poignée d’hommes qui ont su mettre la main basse sur les oripeaux du régime soviétique est très bien raconté, ainsi que celle de la montée en puissance de truands capables de toutes les atrocités que l’on peut imaginer et même pire ! Enfin ce livre nous pose le problème de notre bonne conscience, c’est si facile lorsque nous n’avons pas eu à nous confronter à une guerre civile, à la faim, à la peur. Le confort d’une vie sans soucis peut nous rendre si facilement intransigeants et si sûrs de nos principes moraux. Le souffle qui parcourt tout ce roman nous entraine sans nous laisser une minute de répit, Nino Haratischwili donne à tous ses personnages une profondeur et une complexité qui correspond aux lieux dans lesquels ils évoluent, pour une fois je comprends et j’accepte que cela ne puisse s’exprimer que dans un pavé de six cent pages que j’ai avalé d’une traite. Le long désespoir dans lequel elle nous fait entrer nous oblige à nous souvenir de l’indifférence avec laquelle nous avons entendu parler de guerres qui se déroulaient dans des pays que nous imaginions si loin de nous. Les chars de Poutine ont de nouveau envahi un pays de l’ex-union soviétique, j’imagine que tous les exilés qui ont connu les méfaits de cette armée doivent suivre avec rage et fatalisme le renouveau de la fierté du grand frère russe. Je trouve que ce roman (bien qu’écrit par une auteure allemande) a sa place dans « le mois de l ‘ Europe de l’Est » initié par Patrice Eva et Goran
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  • AnitaMillot 01/02/2022
    1994. Nura vit dans un village en Tchétchénie, avec sa mère et sa petite soeur Esma. Sa soeur ainée (Malika) est mariée et vit à Ourous-Martan. Leur père les a quittées dans des conditions infamantes … Nura n’a qu’un seul but : garder son indépendance et fuir son village pour devenir actrice et voyager de par le monde … 1995. Le père de Malich était un héros de l’armée russe et sa mère n’a de cesse de lui faire embrasser la carrière du défunt, par un odieux chantage affectif si nécessaire … Alors qu’il est amoureux de Sonia, sa génitrice l’acculera à l’obéissance puis à la révolte et c’est en simple soldat (qui fuit des représailles …) qu’il s’engagera dans la guerre contre la Tchétchénie. Berlin, 2016. Sesili (surnommée « Le chat ») adore le théâtre qu’elle exerce à Berlin. Elle porte le même prénom que sa grand-mère géorgienne (la famille est réfugiée en Allemagne) et ses relations avec sa mère et sa soeur sont très difficiles … Onno, un journaliste allemand raté (dont le pseudo est « La Corneille ») ne parvient pas à effacer de sa mémoire une histoire d’amour et surtout de trahison, provoquée par un de ses articles... 1994. Nura vit dans un village en Tchétchénie, avec sa mère et sa petite soeur Esma. Sa soeur ainée (Malika) est mariée et vit à Ourous-Martan. Leur père les a quittées dans des conditions infamantes … Nura n’a qu’un seul but : garder son indépendance et fuir son village pour devenir actrice et voyager de par le monde … 1995. Le père de Malich était un héros de l’armée russe et sa mère n’a de cesse de lui faire embrasser la carrière du défunt, par un odieux chantage affectif si nécessaire … Alors qu’il est amoureux de Sonia, sa génitrice l’acculera à l’obéissance puis à la révolte et c’est en simple soldat (qui fuit des représailles …) qu’il s’engagera dans la guerre contre la Tchétchénie. Berlin, 2016. Sesili (surnommée « Le chat ») adore le théâtre qu’elle exerce à Berlin. Elle porte le même prénom que sa grand-mère géorgienne (la famille est réfugiée en Allemagne) et ses relations avec sa mère et sa soeur sont très difficiles … Onno, un journaliste allemand raté (dont le pseudo est « La Corneille ») ne parvient pas à effacer de sa mémoire une histoire d’amour et surtout de trahison, provoquée par un de ses articles … Alexander Orlov, oligarque russe que tout le monde appelle « Le Général » est obsédé par un drame et n’a qu’une idée en tête : revivre ce terrible évènement vieux de plus de vingt ans, qui s’est déroulé en Tchétchénie … Il parviendra à ses fins (de gré ou de force !) en utilisant les « fantômes du passé » de Sesili et Onno … Nino Haratischwili a vraiment le chic pour laisser ses lecteurs dans un « flou artistique » le plus longtemps possible ! Leur jetant quelques bribes d’information, au fil des chapitres : et ça marche ! Vous voulez absolument connaitre le fin mot de l’histoire. Quel rapport entre nos trois compères, dans le Berlin de 2016 et Nura la Tchétchène (1994) ou Malich le russe (1995) ??? Le chemin sera fort long, sur les routes d’Europe, avant d’atteindre l’épilogue … Une somptueuse intrigue que nous offre – une fois encore, pour notre plus grand plaisir – cette très talentueuse écrivaine ! Ses qualités de conteuse ne sont plus à démontrer ! Toutefois, cette lecture m’a semblé plus ardue que la précédente (« La Huitième vie ») Je ne saurais dire si cela est dû au style, au phrasé ou au changement de traductrice … J’ai eu – à plusieurs reprises – quelques difficultés à m’y retrouver dans la narration …
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