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Belfond
EAN : 9782714457325
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 720
Format : 140 x 205 mm

Le Lys de Brooklyn

Maurice BEERBLOCK (Traducteur)
Collection : Belfond Vintage
Date de parution : 20/03/2014

Un classique de la littérature américaine, roman d’apprentissage sur les jeunes années de Francie Nolan, fillette sensible, assoiffée de culture et de livres, dans le quartier misérable de Williamsburg au début du XXe siècle.

« Mon Dieu, faites que je sois quelque chose, à chaque instant de chacune des heures de ma vie. Faites que je sois gaie ; faites que je sois triste ; que j’aie froid, ou chaud ; que j’aie faim… ou trop à manger ; que je sois en haillons, ou mise avec élégance ; que... « Mon Dieu, faites que je sois quelque chose, à chaque instant de chacune des heures de ma vie. Faites que je sois gaie ; faites que je sois triste ; que j’aie froid, ou chaud ; que j’aie faim… ou trop à manger ; que je sois en haillons, ou mise avec élégance ; que je sois sincère ou perfide ; loyale ou menteuse ; digne d’estime ou pécheresse. Mais faites que je sois quelque chose, à chaque instant ! Et, quand je dors, faites que je ne cesse de rêver, afin que le moindre petit morceau de mon existence ne soit perdu ! »
 
Succès phénoménal jamais démenti depuis sa parution en 1943, un mythe de la littérature américaine, adapté au cinéma par Elia Kazan. Un superbe roman d’apprentissage sur les jeunes années de Francie Nolan, fillette sensible, assoiffée de culture et de livres, dans le quartier misérable de Brooklyn au début du xxe siècle. Un coup de cœur d’une fraîcheur et d’une imagination extraordinaires, un livre-culte publié en France en 1946 et inexplicablement jamais réédité depuis, une redécouverte indispensable.
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EAN : 9782714457325
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 720
Format : 140 x 205 mm
Belfond

Ils en parlent

"On redécouvre avec bonheur toute la drôlerie, la poésie [que Le Lys de Brooklyn] recèle, dans un contexte pourtant peu propice, puisqu'il narre le parcours d'une fillette assoifée de culture dans le quartier misérable de Brooklyn, au début du XXè sicèle. Une belle leçon de joie de vivre."
Laurence Lucchesi / Nice matin

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • MademoiselleBouquine Posté le 20 Juin 2020
    Certains romans se dévorent, frappent, révèlent tous leurs secrets tout à coup. D'autres accompagnent, ne se pressent pas, et ne se dévoilent que sur le temps long. A Tree Grows in Brooklyn fait partie de ceux-là. C'est un roman dont on se dit en le refermant qu'on aimerait le relire dans dix ou quinze ans, puis encore une décennie après ça, pour se laisser ce temps-là justement, celui de grandir, de mûrir, de perdre un peu et de savourer beaucoup. On peut avoir du mal avec A Tree Grows in Brooklyn dans ses premières pages, pour la simple et bonne raison que le roman ne cherche jamais à prendre de gants avec son lecteur, à créer un rythme confortable, prévisible ou évident, à inventer du romanesque là où il n'y a que la réalité du quotidien et de l'enfance et l'adolescence de Francie. On finit cependant par trouver un plaisir fou dans le fait de s'attacher au roman, de le lire sur le temps long, de le savourer anecdote après anecdote. Et on comprend comment A Tree Grows in Brooklyn a pu acquérir son statut de classique indémodable. L'histoire (si on peut la nommer ainsi) est avant tout le récit fidèle des petits rituels... Certains romans se dévorent, frappent, révèlent tous leurs secrets tout à coup. D'autres accompagnent, ne se pressent pas, et ne se dévoilent que sur le temps long. A Tree Grows in Brooklyn fait partie de ceux-là. C'est un roman dont on se dit en le refermant qu'on aimerait le relire dans dix ou quinze ans, puis encore une décennie après ça, pour se laisser ce temps-là justement, celui de grandir, de mûrir, de perdre un peu et de savourer beaucoup. On peut avoir du mal avec A Tree Grows in Brooklyn dans ses premières pages, pour la simple et bonne raison que le roman ne cherche jamais à prendre de gants avec son lecteur, à créer un rythme confortable, prévisible ou évident, à inventer du romanesque là où il n'y a que la réalité du quotidien et de l'enfance et l'adolescence de Francie. On finit cependant par trouver un plaisir fou dans le fait de s'attacher au roman, de le lire sur le temps long, de le savourer anecdote après anecdote. Et on comprend comment A Tree Grows in Brooklyn a pu acquérir son statut de classique indémodable. L'histoire (si on peut la nommer ainsi) est avant tout le récit fidèle des petits rituels de Francie, de l'architecture de sa famille et de la géographie du Brooklyn où elle grandit, de la pauvreté, de la guerre, des estomacs qu'on peine à remplir et de la normalité qui demeure pourtant, en tout cas aux yeux de Francie qui n'a jamais connu rien d'autre. Sa famille est pauvre, elle le sait, mais ne le remarque pas non plus. C'est comme ça. La petite fille n'est pas naïve pour autant, et comprend bien qu'il n'est pas tout à fait rassurant que son père rentre à pas d'heure dans un état bizarre ou que les rides sur le front de sa mère ne cessent de s'approfondir. Mais même dans les périodes de creux, même lorsqu'il devient de moins en moins certain qu'elle pourra continuer à aller à l'école comme elle en rêve, même lorsque la famille se déchire et que l'argent fait défaut, Francie s'accroche. Francie lit, rêve de Manhattan, cueille tous les instants de légèreté dont l'enfance lui permet de profiter sans arrière-pensées, et cultive un sentiment de communauté avec tous les voisins qui connaissent leurs difficultés et partagent leur condition. Le roman n'a cependant absolument pas pour but de romancer la pauvreté ou de déclarer qu'au fond, les pauvres vont très bien et qu'il suffit de beaucoup d'amour et de quelques jeux d'enfants pour rendre acceptables des conditions de vie extrêmement éprouvantes et des horizons plus que limités. C'est même tout le contraire. Le livre va certes décrire avec simplicité et grâce la résilience et l'adaptabilité de Francie, mais ce n'est que pour mieux mettre en valeur la combativité qu'elle se construit au fil des ans, pour aboutir à la féroce conquête de sa propre indépendance à l'adolescence et à l'âge adulte. A Tree In Brooklyn ne cesse en réalité d'asséner le même message, à travers des épisodes troublants, injustes ou déchirants de la vie de Francie. La vie n'est pas juste. La vie n'est pas juste, et ce roman le montre avec une honnêteté, une clarté et même une intransigeance assez inoubliables. La vie n'est pas juste, mais on peut tout de même trouver des moyens de se faire justice. Francie l'apprend vite : quoi qu'elle fasse, les riches seront privilégiés, les garçons passeront en premier, et les filles de Brooklyn comme elle avec leur accent différent, leur allure déchevelée et leur histoire familiale compliquée auront toujours à se battre davantage. Mais ce n'est pas pour autant qu'elle est démunie. Comme le roman l'affirme avec de plus en plus de force et d'émotion, Francie a de la ressource, elle rusera autant qu'il le faudra, avec son frère et sa mère surtout, et elle s'imposera. Ce roman est donc loin d'être une lecture facile, et ce malgré son style en apparence tout simple et son histoire chronologique assez facile à suivre. Le récit regorge de détails dans lesquels on se perd parfois un peu, n'offre pas de rythme égal ni même vraiment structuré, déroule en réalité sa trame de la façon la plus fidèle possible à l'existence de Francie : sans concessions, sans aménagements, dans la simple et dure vérité de son quotidien. Et c'est sans doute aussi et surtout pour ça que le charme opère et que l'on s'accroche à cette jeune fille avec une force incroyable : parce qu'on a connu avec elle le pain qu'elle achetait au coin de la rue, les heures qu'elle passait à marcher pour aller à l'école, les petits salaires ouvriers qu'elle a péniblement alignés et l'âge sur lequel elle a tant menti, parce qu'on a attendu et espéré avec elle, parce qu'on a connu les changements de Brooklyn, parce qu'on a entendu son argot et aimé ses habitants. Parce qu'on s'est battu avec elle, un peu. Parce qu'on a grandi. Parce qu'on a vécu, tout simplement.
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  • PsychikFab Posté le 25 Janvier 2020
    1912. Francie Nolan a neuf ans et vit dans un quartier pauvre de Brooklyn avec ses parents et son petit frère. L'argent manque et la famille vit chichement mais les liens qui unissent ses membres sont solides et la vie se déroule néanmoins sans trop d'accroc, entre soucis pécuniaires et petits bonheurs. C'est aussi que Francie voue une passion aux livres et à la littérature. Elle dévore les ouvrages qu'elle emprunte toutes les semaines à la bibliothèque municipale ( son rêve est même de lire TOUS les ouvrages qui y sont disponibles!) et rêve de devenir écrivaine. Mais les difficultés vont s'accumuler, rendant la vie de la petite famille compliquée. Francie, positive et volontaire, ne compte pas abandonner son ambition. Paru en 1943, "Le lys de Brooklyn" remporte immédiatement un immense succès. Il sera porté à l'écran par Elia Kazan en 1945 et même adapté pour la scène à Broadway en 1951. Curieusement , malgré ce succès massif, le roman est aujourd'hui pratiquement oublié. Injustice totale car son écriture est terriblement moderne, donnant même l'impression qu'il a été écrit tout récemment ! Alors certes, comme souvent dans la littérature de cette époque, les grandes valeurs de la vie y sont très... 1912. Francie Nolan a neuf ans et vit dans un quartier pauvre de Brooklyn avec ses parents et son petit frère. L'argent manque et la famille vit chichement mais les liens qui unissent ses membres sont solides et la vie se déroule néanmoins sans trop d'accroc, entre soucis pécuniaires et petits bonheurs. C'est aussi que Francie voue une passion aux livres et à la littérature. Elle dévore les ouvrages qu'elle emprunte toutes les semaines à la bibliothèque municipale ( son rêve est même de lire TOUS les ouvrages qui y sont disponibles!) et rêve de devenir écrivaine. Mais les difficultés vont s'accumuler, rendant la vie de la petite famille compliquée. Francie, positive et volontaire, ne compte pas abandonner son ambition. Paru en 1943, "Le lys de Brooklyn" remporte immédiatement un immense succès. Il sera porté à l'écran par Elia Kazan en 1945 et même adapté pour la scène à Broadway en 1951. Curieusement , malgré ce succès massif, le roman est aujourd'hui pratiquement oublié. Injustice totale car son écriture est terriblement moderne, donnant même l'impression qu'il a été écrit tout récemment ! Alors certes, comme souvent dans la littérature de cette époque, les grandes valeurs de la vie y sont très présentes (le courage, l'amour, le travail etc...) et exaltées, mais jamais jamais le texte n'est ampoulé ou pompeux. Francie est un personnage attachant et impressionnant de force et d'énergie mais c'est surtout la galerie de personnages qui l'entoure qui séduit. La tante Sissy, aux moeurs légères mais au coeur plein d'amour, le père dépassé et désespéré qui sombre dans l'alcool, la maman volontaire et travailleuse qui ne peut s'empêcher de préférer son petit frère à Francie...tous ces gens imparfaits mais qui font de leur mieux font que le manichéisme est évité et que jamais le roman ne verse dans la mièvrerie. Alors que les insipides "feel-good books" envahissent les librairies (et les bibliothèques...), essayez plutôt "Le lys de Brooklyn". Pour une fois l'expresssion "un livre qui fait du bien" n'est pas usurpée.
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  • sweetie Posté le 24 Janvier 2020
    « Mon Dieu, faites que je sois quelque chose, à chaque instant de chacune des heures de ma vie. » C'est la prière et l'injonction que se fait Francie, fillette de onze ans née à Brooklyn en 1901 d'une mère courage, Katie Rommely et d'un père alcoolo, John Nolan. Avec son frère Neeley et sa petite soeur Annie Laurie, Francie avance dans la vie avec humour et assurance. L'amour qui se dégage de son foyer, malgré les infortunes et la misère, lui procure assez d'aisance et de confiance en elle pour aplanir toutes les difficultés qu'elle rencontre. Betty Smith, dans ce roman autobiographique, retrace le quotidien d'une famille ordinaire d'un quartier populaire de New York City au début du XXe siècle, avec en arrière-plan le spectre de la 1re Grande Guerre, l'établissement de la Prohibition à travers les États-Unis, les progrès de l'industrie automobile et le droit de vote des femmes. Un portrait réussi et convaincant de ces familles issues de l'immigration irlandaise qui voyaient dans leur nouvelle patrie un accès à l'autodétermination et à la liberté, peu importe les sacrifices et le prix à payer. J'ai retrouvé dans ce récit des accents du roman de Frank McCourt,... « Mon Dieu, faites que je sois quelque chose, à chaque instant de chacune des heures de ma vie. » C'est la prière et l'injonction que se fait Francie, fillette de onze ans née à Brooklyn en 1901 d'une mère courage, Katie Rommely et d'un père alcoolo, John Nolan. Avec son frère Neeley et sa petite soeur Annie Laurie, Francie avance dans la vie avec humour et assurance. L'amour qui se dégage de son foyer, malgré les infortunes et la misère, lui procure assez d'aisance et de confiance en elle pour aplanir toutes les difficultés qu'elle rencontre. Betty Smith, dans ce roman autobiographique, retrace le quotidien d'une famille ordinaire d'un quartier populaire de New York City au début du XXe siècle, avec en arrière-plan le spectre de la 1re Grande Guerre, l'établissement de la Prohibition à travers les États-Unis, les progrès de l'industrie automobile et le droit de vote des femmes. Un portrait réussi et convaincant de ces familles issues de l'immigration irlandaise qui voyaient dans leur nouvelle patrie un accès à l'autodétermination et à la liberté, peu importe les sacrifices et le prix à payer. J'ai retrouvé dans ce récit des accents du roman de Frank McCourt, Les cendres d'Angela, mais sans le côté triste et désespérant de ce dernier. Je continue avec la suite La joie du matin.
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  • ArlieRose Posté le 19 Décembre 2019
    Comme l'indique le titre, l'histoire se passe à Brooklyn. L'originalité de ce roman vient du fait qu'il se déroule au début du XXe siècle dans une famille pauvre dont les parents ont émigré d'Europe. L'auteur, Betty Smith, y a vécu quand elle était petite. Le ton est très vrai, on s'y croit, on rencontre vraiment ces gens simples mais non complexés, fiers d'être ce qu'ils sont, raffinés même. Le personnage principal, une petite fille avide d'apprendre qui garde les pieds sur terre, est très attachant. Un très bon moment de lecture, les pages de ce "gros pavé" se tournent toutes seules.
  • SabrinaTrublet Posté le 5 Novembre 2019
    Le lys de Brooklyn Betty SMITH Francie Nolan est une petite fille d’origine irlandaise par son père et autrichienne par sa mère qui vit avec sa famille dans un quartier de Brooklyn au début des années 1900. A travers elle nous découvrons la vie de l’époque avec sa pauvreté, l’alcoolisme, les maladies, sa vie de quartier, les mariages, les naissances et les enterrements aussi. Les relations familiales avec les tantes de Francie hautes en couleurs et l’héritage religieux maternel. Mais surtout les espoirs d’élévation sociale et l’envie d’instruction de Francie et son petit frère Neeley. Un véritable roman d’apprentissage comme je les aime ! Le suivi de cette famille m’a vraiment enchanté. Un roman comme j’aimerai en découvrir plus souvent.
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