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            Le Tombeau d'Apollinaire

            Belfond
            EAN : 9782714480606
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 400
            Format : 134 x 190 mm
            Le Tombeau d'Apollinaire

            Collection : Belfond Pointillés
            Date de parution : 04/10/2018
            « Que la guerre est belle ! Mensonges, tout ça. »
             
            Dans les tranchées de la Grande Guerre, le sergent Philippe Moreau dessine les horreurs qu’il ne peut dire. Son chef, le sous-lieutenant Guillaume de Kostrowitzky, écrit des articles, des lettres et des poèmes qu’il signe du nom de Guillaume Apollinaire. La guerre, comme une muse tragique, fascine l’auteur d’Alcools. Pour... Dans les tranchées de la Grande Guerre, le sergent Philippe Moreau dessine les horreurs qu’il ne peut dire. Son chef, le sous-lieutenant Guillaume de Kostrowitzky, écrit des articles, des lettres et des poèmes qu’il signe du nom de Guillaume Apollinaire. La guerre, comme une muse tragique, fascine l’auteur d’Alcools. Pour Philippe Moreau, jeune paysan de Champagne, elle est une abomination qui a détruit à jamais son village.
            Blessés le même jour de mars 1916, les deux soldats sont évacués à l’arrière et se perdent de vue. Philippe Moreau va tout faire pour retrouver son lieutenant. Une quête qui l’entraîne jusqu’à Saint-Germain-des-Prés et Montparnasse, où il croise Cendrars, Picasso, Cocteau, Modigliani, Braque...
            Guillaume Apollinaire est mort il y a tout juste cent ans. À travers le regard attendri et critique d’un sacrifié de la Grande Guerre, Xavier-Marie Bonnot raconte avec puissance les dernières années de la vie de l’auteur du Pont Mirabeau.
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            EAN : 9782714480606
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 400
            Format : 134 x 190 mm
            Belfond
            19.00 €
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            Nouvelle belle claque de la rentrée littéraire 2018 avec Le Tombeau d'Apollinairede Xavier-Marie Bonnot paru chez Belfond. Ceux qui nous suivent depuis longtemps connaissent mon attachement tout particulier pour les ouvrages traitant de la Première Guerre mondiale, un conflit aussi fascinant que monstrueux, une boucherie gigantesque mise en lumière ici par le destin croisé d'un anonyme avec un grand nom de la littérature française. Au programme, le récit âpre et sans concession de la guerre, les doutes et espoirs d'un homme perdu au cœur d'un conflit qui le dépasse, et la démobilisation et le milieu artistique en toute fin de la Grande Guerre.

            Philippe Moreau, fils de paysan du Nord âgé d'à peine 20 ans est appelé sous les drapeaux dans le 96ème régiment d'infanterie. Séparé de sa famille par la force des choses, un peu gauche et timide, il est envoyé en première ligne où il est plongé dans la fureur des combats. Côtoyant quotidiennement la mort, le doute s'installe très vite en lui face à ce massacre organisé qu'il trouve de plus en plus vain. Il trouve un peu de réconfort dans la camaraderie qui s'instaure instantanément entre les poilus, l'alcool que l'on partage réchauffant l'âme et le cœur mais aussi le dessin qu'il pratique depuis tout gamin et par lequel il retranscrit les scènes de vie et de guerre auxquelles il assiste.

            En novembre 1915, son existence va basculer lorsqu'un nouveau gradé prend en main son escouade. Il s'agit de Guillaume Kostrowitzky (aka Apollinaire) qui s'est engagé dans le conflit pour servir la France, devenir français et aussi voir de plus près la guerre, événement qui le fascine et flatte son esprit patriotique. Se noue alors entre les deux hommes une relation étrange et complexe, solidarité entre les combattants, admiration du provincial pour l'artiste à la grande renommée, le partage de visions artistiques qui se croisent sans jamais vraiment se rapprocher (l'un écrit, l'autre dessine), les coups de gueule et les coups de blues. Puis vient le jour, où ils tombent tous les deux au champ d'honneur et sont séparés lors de leur convalescence. Après s'être remis, le jeune homme part sur Paris à la recherche de son lieutenant, il découvrira la ville lumière et sa situation critique pendant la deuxième partie de la guerre, il croisera des grands noms de l'époque, commencera à révéler son talent artistique, apprendra beaucoup sur lui-même.

            La première partie du roman est une très belle évocation de la guerre des tranchées. Crue, violente et pathétique, on est pris à la gorge par le récit qui fait la part belle aux descriptions des assauts, aux longues périodes d'attentes, aux atermoiements de l'Etat-major et le quotidien désespérant d'hommes du commun envoyé au massacre sans vergogne. D'une rigueur historique de tous les instants, on retrouve ici toutes les qualités de grands classiques du genre avec un souci du détail impressionnant et de très beaux tableaux psychologiques qui donnent une âme aux personnages traversant ses pages comme des esprits errants tant la peur, la souffrance et la folie les guettent ou les a déjà pris. Pas de manichéisme, pas de voyeurisme non plus, le simple récit d'existences broyées par la soif d'honneur et de pouvoir. Quand le personnage sera blessé et envoyé à l'arrière, il ne sera définitivement plus le même, habité par un dégoût et un écœurement qui le marquera à vie.

            Au milieu de ce déchaînement de fureur, le lecteur apprécie les échanges pleins d'humanité entre le sergent Moreau et le lieutenant Apollinaire. Même si ces deux là ne se comprennent pas toujours, un respect et une écoute s'installent entre eux. Le grade ne change rien, ils vivent une expérience traumatisante qu'ils se doivent de partager pour tenir le coup et rester humain au milieu de la folie environnante. Amour de la patrie et exacerbation du courage humain d'un côté se confrontent avec la désolation, la peine de voir tant de jeunes âmes fauchées ou mutilées avant l'heure dite de l'autre. L'art, l'expression des sentiments relient ces deux êtres qui vont se croiser et se recroiser tout au long du récit.

            La deuxième partie du roman traite du séjour à Paris de Philippe Moreau suite à sa démobilisation. Blessé à la tête, il ne recombattra pas, il en éprouve un soulagement sans borne teinté de honte face à tous les autres compagnons restés au front. Errant dans Paris, il explore les arcanes des milieux artistiques de l'époque, ses dessins avaient frappés Apollinaire qui l'avait enjoint à se faire connaître auprès de ses amis dès son retour à la vie civile. Il traînera avec Apollinaire entouré de sa cours (le bonhomme est un peu fat sur les bords), deviendra copain avec Blaise Cendrars (un de mes auteurs préférés), rencontrera l'amour. C'est l'occasion pour l'auteur de nous fournir un portrait saisissant du Paris de l'époque, entre insouciance bohème et la menace insidieuse des bombardements qui perdurent. La guerre est à la fois proche (explosions, rationnements, veuves en noir et mutilés de guerre) et lointaine (la vie semble suivre son cours quasiment normalement dans les milieux aisés), j'ai adoré cette partie qui comme un bilan vient clôturer de fort belle manière cet épisode de vie haut en couleur, touchant et éclairant sur les traumatismes liés à la guerre.

            Vous l'avez compris Le Tombeau d'Apollinaire est essentiel dans son genre surtout qu'il est servi par une science de la narration d'une fluidité incroyable qui provoque une empathie totale. On vit littéralement l'histoire, on est touché en plein cœur par ses personnages heurtés, bousculés par l'Histoire. L'écriture limpide, accessible, qui alterne fiction et petits extraits des vers d'Apollinaire (et d'autres artistes d'ailleurs) donne une profondeur, une sensibilité hors norme à un roman qui fera date j'en suis sûr dans l'évocation d'un conflit dont on fête cette année les 100 ans. Un petit bijou d'humanité et d'inhumanité à lire absolument.
            Mr. K / Le Capharnaüm éclairé

            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • Claireandthebooks Posté le 11 Février 2019
              Ce roman raconte la Première Guerre mondiale, à travers les yeux d'un jeune paysan qui crayonne l'horreur de son quotidien de soldat. Il est l'un des sergents de Guillaume Apollinaire, côtoie le poète, le protège, puis le retrouve à Paris lorsqu'ils sont tous les deux blessés. Il raconte donc aussi le monde intellectuel et artistique de l'époque. C'est un très beau roman. Poignant, cruel, poétique. Si l'auteur l'entrecoupe de nombreux vers d'Apollinaire, il manie aussi sa plume avec virtuosité. Les mots sont justes, les métaphores sont belles, les images claquent, la Guerre est présentée dans toute la splendeur de sa laideur. Rien ne nous est épargné, rien n'est caché. De l'horreur des tranchées à l'aveuglement des artistes parisiens, des gamins sacrifiés aux galonnés glorifiés, de la peinture d'avant-garde aux hôpitaux débordant de gueules cassées. C'est un livre qui se lit avec avidité, on ne peut s'empêcher de tourner les pages à toute vitesse. On est plongés dans cette époque jusqu'au cou, jusqu'à l'armistice. Une excellente lecture !
            • LettresItBe Posté le 26 Janvier 2019
              2018 étant l’année du centenaire de la Première Guerre mondiale, il était prévisible que les librairies hexagonales voient fleurir les ouvrages dédiés. Pierre Lemaitre avait joué avec un coup d’avance en sortant son magnifique Au revoir là-haut, mais voilà que Xavier-Marie Bonnot propose aux éditions Belfond depuis le 4 octobre dernier Le tombeau d’Apollinaire. Entre roman biographique, récit de guerre et éloge funèbre des horreurs guerrières, tout semble y est. Vraiment ? # La bande-annonce « Du fin fond de ma mémoire, les fusées surgissent de la position boche. Même lumière traçante sur la peau du monde. Je les revois, partant de l’ennemi et foncer sur nous en un tir de nuit. Parfois, j’appelle mon lieutenant, quand la lune monte et que nous sommes au créneau. Il était Apollinaire. J’étais son sergent. Nous étions artistes dans la guerre et copains par la suite. » Dans les tranchées de la Grande Guerre, le sergent Philippe Moreau dessine les horreurs qu’il ne peut dire. Son chef, le sous-lieutenant Guillaume de Kostrowitzky, écrit des articles, des lettres et des poèmes qu’il signe du nom de Guillaume Apollinaire. La guerre, comme une muse tragique, fascine l’auteur d’Alcools. Pour Philippe Moreau, jeune paysan de Champagne, elle est une... 2018 étant l’année du centenaire de la Première Guerre mondiale, il était prévisible que les librairies hexagonales voient fleurir les ouvrages dédiés. Pierre Lemaitre avait joué avec un coup d’avance en sortant son magnifique Au revoir là-haut, mais voilà que Xavier-Marie Bonnot propose aux éditions Belfond depuis le 4 octobre dernier Le tombeau d’Apollinaire. Entre roman biographique, récit de guerre et éloge funèbre des horreurs guerrières, tout semble y est. Vraiment ? # La bande-annonce « Du fin fond de ma mémoire, les fusées surgissent de la position boche. Même lumière traçante sur la peau du monde. Je les revois, partant de l’ennemi et foncer sur nous en un tir de nuit. Parfois, j’appelle mon lieutenant, quand la lune monte et que nous sommes au créneau. Il était Apollinaire. J’étais son sergent. Nous étions artistes dans la guerre et copains par la suite. » Dans les tranchées de la Grande Guerre, le sergent Philippe Moreau dessine les horreurs qu’il ne peut dire. Son chef, le sous-lieutenant Guillaume de Kostrowitzky, écrit des articles, des lettres et des poèmes qu’il signe du nom de Guillaume Apollinaire. La guerre, comme une muse tragique, fascine l’auteur d’Alcools. Pour Philippe Moreau, jeune paysan de Champagne, elle est une abomination qui a détruit à jamais son village. Blessés le même jour de mars 1916, les deux soldats sont évacués à l’arrière et se perdent de vue. Philippe Moreau va tout faire pour retrouver son lieutenant. Une quête qui l’entraîne jusqu’à Saint-Germain-des-Prés et Montparnasse, où il croise Cendrars, Picasso, Cocteau, Modigliani, Braque... Guillaume Apollinaire est mort il y a tout juste cent ans. À travers le regard attendri et critique d’un sacrifié de la Grande Guerre, Xavier-Marie Bonnot raconte avec puissance les dernières années de la vie de l’auteur du Pont Mirabeau. # L’avis de Lettres it be Sur le champ de bataille, deux aspirants artistes se rencontrent. D’un côté du ring, Philippe Moreau, jeune fils de paysan appelé au front. De l’autre côté, un certain Guillaume Kostrowitzky appelé à connaître la gloire, plus tard, sous le nom de Guillaume Apollinaire. Sur le papier, et même si Le tombeau d’Apollinaire traite de l’un des plus grands poètes français sous la forme d’un hommage mérité et méritoire, on croit retrouver une histoire de guerre plutôt courante. Le fond n’aspire pas à créer la surprise. Tout se passe sur la forme… « Un vent froid souffle sans discontinuer sur notre plaine de craie, croûte de guerre livide et gelée. Je dessine. Sur une pelure. La neige frise les arrêtes des entonnoirs de mine. Je noircis le fond. Laisse du blanc. La guirlande des barbelés faméliques court dans tous les sens. Les bois ne sont plus que des champs de piquets éclatés où courent follement nos tranchées. » Quelle langue ! Quelle plume ! Dès les premières lignes, Xavier-Marie Bonnot nous balance au front, il nous expédie la tête la première dans les pages les plus dures de notre Histoire du siècle passé. Des phrases hachées, cadenassées, mitraillées. Un rythme vif et incisif. Les odeurs brûlent le nez, le froid glace la peau, toutes les sensations se tiennent au garde-à-vous prêtent à jaillir dans ces quelques 400 feuilles de papier. Difficile de ne pas se confondre en éloges dans Le tombeau d’Apollinaire apporte un vent de justesse littéraire. Même si la première partie de l’ouvrage, plus frontale et guerrière, propose un rythme un tantinet plus soutenu que la seconde, on goûte à ce petit bijou de part en part. Xavier-Marie Bonnot confirme. Après avoir trempé du côté du polar, de la nouvelle, après avoir fait de sa carrière de réalisateur une pleine réussite là encore dans divers domaines, voilà que le natif de Marseille propose, peut-être, LE livre du centenaire de la Grande Guerre. Le tombeau d’Apollinaire ne laisse pas indemne. De par son aspect biographique réussi et haletant (chose peu aisée à réaliser), de par cette plongée au plus profond des tranchées au côté des Poilus plus ou moins célèbres, de par tout ça et bien plus encore, ce roman est une réussite. Et que dire de la langue de l’auteur qui offre aux vers d’Apollinaire un écrin savamment taillé. Rien à jeter dans un roman réussi de bout en bout. Retrouvez la chronique en intégralité sur Lettres it be
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            • annemariehudelet Posté le 4 Janvier 2019
              J'ai choisi ce livre pour son titre et sur les conseils de ma libraire. Il m'a fallu m'habituer au style de l'auteur, souvent lapidaire, qui m'a semblé par la suite devenir plus fluide. J'ai aimé assister à la rencontre, au fond des tranchées, de Philippe Moreau, jeune paysan qui dessine les horreurs de la guerre et de Guillaume de Kostrowitsky, poète reconnu qui les transcende par les mots. Si Philippe l'admire, s'il est touché par les images et les mots du poète, il le critique cependant aussi. Tous les deux n'ont pas la même façon de "digérer" la guerre. Et les poèmes d'Apollinaire, déclamés au son du canon, illuminent les heures sombres et désespérantes. Blessés tous les deux, ils se retrouvent à Paris, dans le milieu artistique animé par Picasso, Cocteau, Braque, Picasso, Modigliani.. Jusqu'à l'année 1918...
            • Aufildeslivres Posté le 31 Décembre 2018
              L’art éclot-il dans l’horreur, dans le sang et la peine ? Se ramifie-t-il à la souffrance ? S’alimente- t- il de la peur ? Le lieutenant Guillaume de Kostrowitzky a voulu la côtoyer, cette guerre des tranchées où les corps se disloquent et les âmes s’enlisent, au plus près de la douleur, dans le froid et l’effroi. Il s’approprie la laideur, la transforme et la rime. Ses plus beaux poèmes. Il est Guillaume Apollinaire. C’est Philippe Moreau, jeune sergent du même régiment, qui sera la mémoire. Amis des tranchées aux sensibilités similaires, l’un dans l’écrit, l’autre dans le dessin, ils partagent le quotidien jusqu’à leurs blessures reçues à la tête le même jour, du même côté. Même démobilisation. Les jours se poursuivront à Paris. Philippe Moreau dans le sillage d’Apollinaire, aux confins des arts, les cafés, les expos, en quête d’une amitié qu’il pensait immuable. Il nous livre Paris, Cendrars, Picasso, Cocteau, Jacob, Mogliano et Satie, la frivolité et la gravité, les jalousies, le respect et l’envie, le clan des impénétrables. Il nous initie à l’art, à sa richesse et ses aspirations. Ce roman est captivant. Magnifique. Partagé en deux temps ; les tranchées et les abominations de la guerre relatées avec beaucoup de justesse puis la vie... L’art éclot-il dans l’horreur, dans le sang et la peine ? Se ramifie-t-il à la souffrance ? S’alimente- t- il de la peur ? Le lieutenant Guillaume de Kostrowitzky a voulu la côtoyer, cette guerre des tranchées où les corps se disloquent et les âmes s’enlisent, au plus près de la douleur, dans le froid et l’effroi. Il s’approprie la laideur, la transforme et la rime. Ses plus beaux poèmes. Il est Guillaume Apollinaire. C’est Philippe Moreau, jeune sergent du même régiment, qui sera la mémoire. Amis des tranchées aux sensibilités similaires, l’un dans l’écrit, l’autre dans le dessin, ils partagent le quotidien jusqu’à leurs blessures reçues à la tête le même jour, du même côté. Même démobilisation. Les jours se poursuivront à Paris. Philippe Moreau dans le sillage d’Apollinaire, aux confins des arts, les cafés, les expos, en quête d’une amitié qu’il pensait immuable. Il nous livre Paris, Cendrars, Picasso, Cocteau, Jacob, Mogliano et Satie, la frivolité et la gravité, les jalousies, le respect et l’envie, le clan des impénétrables. Il nous initie à l’art, à sa richesse et ses aspirations. Ce roman est captivant. Magnifique. Partagé en deux temps ; les tranchées et les abominations de la guerre relatées avec beaucoup de justesse puis la vie artistique et culturelle à Paris décrite avec une infinie précision, il offre une passionnante immersion dans les années 1914-1918. On y reprend les dommages de la guerre, humains et matériels, les vies gâchées, l’oubli des souffrances et le déni des douleurs, ces hommes qui ont lutté malgré eux quelques soient les camps au nom d’une histoire qui leur échappait. On côtoie l’art et les inspirations, on relit Apollinaire dont les poèmes agrémentent le livre, on apprend … et surtout on ravive les mémoires. Un livre à lire absolument. Fort. Intense. Émouvant.
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            • leolechat Posté le 30 Décembre 2018
              Le sergent Philippe Moreau vit l'enfer sur terre, enrôlé non par choix mais par obligation dans cette Grande Guerre qui sera l'une des plus meurtrières. Lui qui n'a pas encore connu l'amour est un familier de la mort. Il a déjà tué malgré son jeune âge, ce qui lui a valu quelques honneurs et médailles dont il se serait bien passé. Positionné dans une unité d'attaque en Champagne, il est aux premières loges pour se faire dégommer par l'ennemi. Les tranchées, la boue, le froid, la vermine et la grande faucheuse qui passe toujours plus près, représentent son quotidien de poilu. Pour oublier la peur et se réchauffer l'âme, il y a l'amitié, le vin et les colis alimentaires envoyés par les proches que l'on partage très volontiers avec les copains de misère. Et pour le sergent Moreau, il y également le dessin. Ce fils de paysans qui a décroché brillamment son bac grâce à l'aide financière d'un oncle ecclésiastique, croque sur papier avec beaucoup d'habileté les scènes de l'horreur quotidienne. Un talent inné que va rapidement déceler son sous-lieutenant, Guillaume de Kostrowitzky, qui n'est autre que le poète Guillaume Apollinaire. Un engagé volontaire d'origine polonaise qui cherche à... Le sergent Philippe Moreau vit l'enfer sur terre, enrôlé non par choix mais par obligation dans cette Grande Guerre qui sera l'une des plus meurtrières. Lui qui n'a pas encore connu l'amour est un familier de la mort. Il a déjà tué malgré son jeune âge, ce qui lui a valu quelques honneurs et médailles dont il se serait bien passé. Positionné dans une unité d'attaque en Champagne, il est aux premières loges pour se faire dégommer par l'ennemi. Les tranchées, la boue, le froid, la vermine et la grande faucheuse qui passe toujours plus près, représentent son quotidien de poilu. Pour oublier la peur et se réchauffer l'âme, il y a l'amitié, le vin et les colis alimentaires envoyés par les proches que l'on partage très volontiers avec les copains de misère. Et pour le sergent Moreau, il y également le dessin. Ce fils de paysans qui a décroché brillamment son bac grâce à l'aide financière d'un oncle ecclésiastique, croque sur papier avec beaucoup d'habileté les scènes de l'horreur quotidienne. Un talent inné que va rapidement déceler son sous-lieutenant, Guillaume de Kostrowitzky, qui n'est autre que le poète Guillaume Apollinaire. Un engagé volontaire d'origine polonaise qui cherche à obtenir la nationalité française. Si le jeune Philippe Moreau, de dix ans son cadet, ne partage pas le même idéalisme patriotique que son lieutenant, il goûte en revanche son amour pour la poésie. Une complicité va naître entre ces deux militaires que leurs dons artistiques rapprochent. Grièvement blessés à la tête et démobilisés, les deux hommes vont se retrouver dans le Paris bohème des artistes d'avant-garde et fréquenter les cercles dans lesquels évoluent Picasso, Cocteau, Cendrars, Braque... Malgré leurs divergences d'opinion, le discret Philippe Moreau et le mondain et fougueux Guillaume Apollinaire conserveront une amitié discrète mêlée de respect et d'admiration, qui perdurera jusqu'à la disparition prématurée du grand poète ! Roman historique librement inspiré de la vie du célèbre poète, "Le tombeau d'Apollinaire" nous brosse l'histoire d'une improbable amitié entre deux artistes venus d'horizons différents qui seront réunis par les événements tragiques de 14-18. Mêlant habilement la petite et la grande Histoire et parsemé des sublimes poèmes de l'auteur, ce roman sorti pour le centenaire de l’armistice nous invite à ne pas oublier les sacrifiés de la Grande Guerre qui donnèrent leur vie pour défendre la patrie. Ce récit est également un plaidoyer contre l'injustice d'une guerre particulièrement meurtrière, qui mena au combat des millions de civils habillés en soldat, obligés de combattre l'ennemi pendant que de hauts gradés planqués à l'arrière donnaient les ordres qui les enverraient inexorablement à l'abattoir. Avec la sensibilité qui caractérise ses écrits, Xavier-Marie Bonnot nous livre un récit tragique et profondément empathique. Un roman qui une fois de plus ne peut manquer de nous faire réfléchir sur la nature humaine et sur les forces et faiblesses de l'Homme, ce mortel désarmé face à l'adversité qui doit faire front aux intempéries de la vie !
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