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        L'Envie

        Robert Laffont
        EAN : 9782221126950
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 162
        Format : 135 x 215 mm
        L'Envie

        Date de parution : 18/08/2011

        Si tout le monde faisait l'amour, on ne s'entendrait plus.

        « Pendant une longue période, qu'au fond je n'ai à cœur ni de situer dans le temps, ni d'estimer ici en nombre d'années, j'ai vécu dans peut-être la pire insubordination de notre époque, qui est l'absence de vie sexuelle. Encore faudrait-il que ce terme soit le bon, si l'on considère...

        « Pendant une longue période, qu'au fond je n'ai à cœur ni de situer dans le temps, ni d'estimer ici en nombre d'années, j'ai vécu dans peut-être la pire insubordination de notre époque, qui est l'absence de vie sexuelle. Encore faudrait-il que ce terme soit le bon, si l'on considère qu'une part colossale de sensualité a accompagné ces années, où seuls les rêves ont comblé mes attentes ? mais quels rêves ?, et où ce que j'ai approché, ce n'était qu'en pensée - mais quelles pensées. Sur ce rien qui me fut salutaire, et dans lequel j'ai appris à puiser des ressources insoupçonnées, sur ce qu'est la caresse pour quelqu'un qui n'est plus caressé et qui, probablement, ne caresse plus, sur l'obsession gonflant en vous et dont on dit si bien qu'elle vous monte à la tête, sur la foule résignée que je devine, ces gens que je reconnais en un instant et pour lesquels j'éprouve tant de tendresse, je voulais faire un livre. »

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        EAN : 9782221126950
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 162
        Format : 135 x 215 mm
        Robert Laffont
        17.50 €
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        Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

        • sld09 Posté le 30 Septembre 2017
          Comme dans Une apparition, Sophie Fontanel multiplie les anecdotes où se mêlent rencontres, souvenirs et expériences nouvelles pour évoquer l'absence de désir, le sien propre ou celui de son partenaire, qu'il soit choisi, subi ou imposé. Le récit ne s'appesantit pas en longues considérations philosophiques, mais il m'a quand même paru plus abstrait qu'une Une apparition et il m'a un peu moins plu...
        • Apoapo Posté le 29 Février 2016
          Une narratrice à la première personne d'âge indéterminé conçoit et présente comme un acte de subversion ultime, dans un monde sur-érotisé et au sein d'un entourage à l'apparence « émancipé », son refus de la sexualité. J'avais pensé au phénomène de l'asexualité, j'ai trouvé un récit de lassitude sexuelle assumée, de la part d'une femme contant par ailleurs une première expérience très précoce (13 ans) et une forte pratique successive. Sous forme de chapitres très brefs, journalistiques (1,5 – 2 pp.), il est question d'abord des ressentis accompagnant sa décision – un sentiment de « délivrance » et le jeu de mots par assonance du verbe « léviter » (p. 32) – puis d'une galerie de personnages évoluant autour de la narratrice, qui d'une part ne lui témoignent qu'incompréhension et réprobation, et d'autre part lui révèlent une image de leur propre sexualité qui n'est pas si éloignée de la même lassitude, avec peut-être une certaine part de mesquinerie et d'hypocrisie de surcroît. De ce fait, un jugement moral – et fort moralisateur donc dérangeant à mon goût – s'installe subrepticement : « Des gens évolués, contre n'importe quelle forme de censure, ils se vantaient de braver les limites. Moi je les explosais dans l'autre sens, et ils levaient les... Une narratrice à la première personne d'âge indéterminé conçoit et présente comme un acte de subversion ultime, dans un monde sur-érotisé et au sein d'un entourage à l'apparence « émancipé », son refus de la sexualité. J'avais pensé au phénomène de l'asexualité, j'ai trouvé un récit de lassitude sexuelle assumée, de la part d'une femme contant par ailleurs une première expérience très précoce (13 ans) et une forte pratique successive. Sous forme de chapitres très brefs, journalistiques (1,5 – 2 pp.), il est question d'abord des ressentis accompagnant sa décision – un sentiment de « délivrance » et le jeu de mots par assonance du verbe « léviter » (p. 32) – puis d'une galerie de personnages évoluant autour de la narratrice, qui d'une part ne lui témoignent qu'incompréhension et réprobation, et d'autre part lui révèlent une image de leur propre sexualité qui n'est pas si éloignée de la même lassitude, avec peut-être une certaine part de mesquinerie et d'hypocrisie de surcroît. De ce fait, un jugement moral – et fort moralisateur donc dérangeant à mon goût – s'installe subrepticement : « Des gens évolués, contre n'importe quelle forme de censure, ils se vantaient de braver les limites. Moi je les explosais dans l'autre sens, et ils levaient les bras au ciel. […] Moi je m'injectais dans les veines l'idéal le plus pur et de la meilleure qualité qui soit, et je les choquais. » (p. 50) Au fil des pages, cette galerie s'estompe dans l'anecdotique d'un simple journal intime, le rapport à la sexualité paraît s'affaiblir, nonobstant une partielle et progressive prise de conscience que le « choix » résulte en réalité d'une réaction corporelle subie : « Les brûlures de méduses qu'on jurerais cicatrisées, une exposition prématurée au soleil les fait réapparaître, épouvantables, intactes et kaki. Et l'homme ne put rien, vraiment personne n'aurait pu quoi que ce soit cette nuit-là au désespoir aboyant dans mon cœur. Je n'aimais personne. » (pp. 108-109) La chute, ô immense déception !, c'est le retour du désir, qui s'apprête un peu hâtivement et qui est très vite, aussitôt à portée de la main. Du désir ou de l'envie. « Il avait examiné mon appartement, il avait aimé. Comme si c'était lié, il avait demandé ce qui se passerait si nous tombions amoureux l'un de l'autre, et il avait dit que ce serait une catastrophe pour tant de gens. » (p. 159-160) Dans le fond, dans la sexualité de l'une et des autres, l'amour aura donc été denrée rarissime, la condition de la « chute en amour » (tomber amoureux) denrée absolument absente, par contre un certain moralisme, trop présent du début à la fin ; dans la forme, une outrance, un paroxysme de l'artifice m'a fait sans cesse me dire : non que ce soit mal écrit, mais... 
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        • maeve81 Posté le 21 Juillet 2015
          Un bon livre, un bon titre, Sophie Fontanel livre ses pensées à l'heure de l'hyper sexualisation et du tout permis au lit ; elle dit tout haut ce que bon nombre ressentent tout bas ! Je pense qu’à notre époque faire l’amour est une poésie en voie de disparition laissant place au sexe, cet acte mécanique du rapport sexuel… je pense que nous avons tous un jour ce besoin de fuir seul celui qui assume cet écho part en quête !!!!!
        • malimor1 Posté le 3 Janvier 2015
          Bon bouquin, sujet intéressant.
        • BiblioMar Posté le 7 Juillet 2014
          Le statut de non-consommatrice de sexe, pendant plusieurs années, sans relations. La perception de soi-même, le bien-être procuré par cette conscience, cette liberté. Les regards et commentaires des amis, des proches.

        Ils en parlent

        « Autour de la chasteté, sorte de nouveau bastion de résistance contre la norme sociale qu’est devenue le sexe, Sophie Fontanel construit un roman tout en fragments et jeux de miroir. »

        Emily Barnett / Les inrocks

        "Un journal où chaque mot est pesé, choisi avec une élégance délicate."

        Lisa Vignoli / MARIANNE
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