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EAN : 9782221126950
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 162
Format : 135 x 215 mm
L'Envie
Date de parution : 18/08/2011
Éditeurs :
Robert Laffont

L'Envie

Date de parution : 18/08/2011

Si tout le monde faisait l'amour, on ne s'entendrait plus.

« Pendant une longue période, qu'au fond je n'ai à cœur ni de situer dans le temps, ni d'estimer ici en nombre d'années, j'ai vécu dans peut-être la pire insubordination...

« Pendant une longue période, qu'au fond je n'ai à cœur ni de situer dans le temps, ni d'estimer ici en nombre d'années, j'ai vécu dans peut-être la pire insubordination de notre époque, qui est l'absence de vie sexuelle. Encore faudrait-il que ce terme soit le bon, si l'on considère...

« Pendant une longue période, qu'au fond je n'ai à cœur ni de situer dans le temps, ni d'estimer ici en nombre d'années, j'ai vécu dans peut-être la pire insubordination de notre époque, qui est l'absence de vie sexuelle. Encore faudrait-il que ce terme soit le bon, si l'on considère qu'une part colossale de sensualité a accompagné ces années, où seuls les rêves ont comblé mes attentes ? mais quels rêves ?, et où ce que j'ai approché, ce n'était qu'en pensée - mais quelles pensées. Sur ce rien qui me fut salutaire, et dans lequel j'ai appris à puiser des ressources insoupçonnées, sur ce qu'est la caresse pour quelqu'un qui n'est plus caressé et qui, probablement, ne caresse plus, sur l'obsession gonflant en vous et dont on dit si bien qu'elle vous monte à la tête, sur la foule résignée que je devine, ces gens que je reconnais en un instant et pour lesquels j'éprouve tant de tendresse, je voulais faire un livre. »

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EAN : 9782221126950
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 162
Format : 135 x 215 mm

Ils en parlent

« Autour de la chasteté, sorte de nouveau bastion de résistance contre la norme sociale qu’est devenue le sexe, Sophie Fontanel construit un roman tout en fragments et jeux de miroir. »

Emily Barnett / Les inrocks

"Un journal où chaque mot est pesé, choisi avec une élégance délicate."

Lisa Vignoli / MARIANNE

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • araucaria Posté le 29 Mars 2022
    Ce livre trouve son titre dans un texte de Jean-Jacques Goldman, interprété par Johnny Hallyday... Moi, Johnny... enfin bref... "On m'a trop donné bien avant l'envie J'ai oublié les rêves et les merci Toutes ces choses qui avaient un prix Qui font l'envie de vivre et le désir Et le plaisir aussi Qu'on me donne l'envie L'envie d'avoir envie Qu'on rallume ma vie Qu'on me donne l'envie L'envie d'avoir envie Qu'on rallume ma vie" Plus que d'envie ou absence d'envie, je trouve dans ce livre beaucoup de solitude. J'écris aussi livre et non pas roman, car je ne découvre pas cette oeuvre comme étant un roman, ou alors un récit autobiographique constitué d'un assemblage de petites histoires et d'anecdote narrée par l'auteur. Ce livre est le premier rendez-vous avec Sophie Fontanel, j'avais noté son nom, intéressée surtout par la possibilité de lecture de "L'amour dans la vie des gens", dont j'avais lu de bonnes critiques. A suivre donc.
  • ylambert7 Posté le 21 Novembre 2021
    [si tout le monde faisait l’amour, on ne s’entendrait plus] Dans son livre, Sophie Fontanel fait état d’une longue période d’abstinence sexuelle délibérée. Heureusement que sa vie de journaliste-écrivaine lui permettait la rencontre de beaucoup de personne. Comme elle le souligne souvent, le monde qui l’entourait permettait d’une certaine manière, même si des regards et des envies convergeaient vers elle, de s’en défaire pour des raisons qu’elle n’expose pas franchement dans le livre - Une crise de pas de goût – pour le sexe. [On ne s’est pas si l’amour rend aveugle, mais j’ai pu croire que la solitude rendait clairvoyant] Cela dit, envie d’avoir envie donne envie et ce n’est pas Johnny qui me contredirai ! [ je peux témoigner qu’un chagrin d’amour, çà peut être sans amour] Ben oui, forcément ! A la radio, un médecin a souligné que plus un individu fait l’amour, meilleur il devient dans tous les domaines…et si on ne fait pas usage de son corps, il se dégrade. Bien entendu ni l’autrice ni moi-même pouvons croire à cela et vous ? Encore un médecin qui fait de la propagande pour repeupler la France… Bon, au final cela se termine bien. En fin de livre elle témoigne tout de même d’un regard... [si tout le monde faisait l’amour, on ne s’entendrait plus] Dans son livre, Sophie Fontanel fait état d’une longue période d’abstinence sexuelle délibérée. Heureusement que sa vie de journaliste-écrivaine lui permettait la rencontre de beaucoup de personne. Comme elle le souligne souvent, le monde qui l’entourait permettait d’une certaine manière, même si des regards et des envies convergeaient vers elle, de s’en défaire pour des raisons qu’elle n’expose pas franchement dans le livre - Une crise de pas de goût – pour le sexe. [On ne s’est pas si l’amour rend aveugle, mais j’ai pu croire que la solitude rendait clairvoyant] Cela dit, envie d’avoir envie donne envie et ce n’est pas Johnny qui me contredirai ! [ je peux témoigner qu’un chagrin d’amour, çà peut être sans amour] Ben oui, forcément ! A la radio, un médecin a souligné que plus un individu fait l’amour, meilleur il devient dans tous les domaines…et si on ne fait pas usage de son corps, il se dégrade. Bien entendu ni l’autrice ni moi-même pouvons croire à cela et vous ? Encore un médecin qui fait de la propagande pour repeupler la France… Bon, au final cela se termine bien. En fin de livre elle témoigne tout de même d’un regard croisé par hasard, qu’elle n’a pas volé un homme, mais qu’elle l’a pris pour voler – c’est beau, c’est fin, çà se lit sans faim ! Encore un livre que Mona Chollet s’est inspiré pour son essai « Réinventer l’amour »
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  • itculture Posté le 29 Octobre 2021
    Elle donne le ton dès les premières lignes : «J'ai vécu dans peut-être la pire insubordination de notre époque, qui est l'absence de vie sexuelle.» Á l'heure des déballages impudiques, de la surenchère lubrique, une femme se découvre et apprend à écouter un corps que le désir n'habite plus. Une traversée solitaire ou salutaire qui l'aide à percevoir la solitude de ceux qui prétendent avoir une sexualité épanouie, c'est-à-dire normalisée. Elle découvre surtout que la libéralisation dissimule mal les convenances et les préjugés d'un milieu. Eh oui, dans le regard des autres « normaux » il faut être dans la case normalité. C’est comme l’homosexualité !
  • sld09 Posté le 30 Septembre 2017
    Comme dans Une apparition, Sophie Fontanel multiplie les anecdotes où se mêlent rencontres, souvenirs et expériences nouvelles pour évoquer l'absence de désir, le sien propre ou celui de son partenaire, qu'il soit choisi, subi ou imposé. Le récit ne s'appesantit pas en longues considérations philosophiques, mais il m'a quand même paru plus abstrait qu'une Une apparition et il m'a un peu moins plu...
  • Apoapo Posté le 29 Février 2016
    Une narratrice à la première personne d'âge indéterminé conçoit et présente comme un acte de subversion ultime, dans un monde sur-érotisé et au sein d'un entourage à l'apparence « émancipé », son refus de la sexualité. J'avais pensé au phénomène de l'asexualité, j'ai trouvé un récit de lassitude sexuelle assumée, de la part d'une femme contant par ailleurs une première expérience très précoce (13 ans) et une forte pratique successive. Sous forme de chapitres très brefs, journalistiques (1,5 – 2 pp.), il est question d'abord des ressentis accompagnant sa décision – un sentiment de « délivrance » et le jeu de mots par assonance du verbe « léviter » (p. 32) – puis d'une galerie de personnages évoluant autour de la narratrice, qui d'une part ne lui témoignent qu'incompréhension et réprobation, et d'autre part lui révèlent une image de leur propre sexualité qui n'est pas si éloignée de la même lassitude, avec peut-être une certaine part de mesquinerie et d'hypocrisie de surcroît. De ce fait, un jugement moral – et fort moralisateur donc dérangeant à mon goût – s'installe subrepticement : « Des gens évolués, contre n'importe quelle forme de censure, ils se vantaient de braver les limites. Moi je les explosais dans l'autre sens, et ils levaient les... Une narratrice à la première personne d'âge indéterminé conçoit et présente comme un acte de subversion ultime, dans un monde sur-érotisé et au sein d'un entourage à l'apparence « émancipé », son refus de la sexualité. J'avais pensé au phénomène de l'asexualité, j'ai trouvé un récit de lassitude sexuelle assumée, de la part d'une femme contant par ailleurs une première expérience très précoce (13 ans) et une forte pratique successive. Sous forme de chapitres très brefs, journalistiques (1,5 – 2 pp.), il est question d'abord des ressentis accompagnant sa décision – un sentiment de « délivrance » et le jeu de mots par assonance du verbe « léviter » (p. 32) – puis d'une galerie de personnages évoluant autour de la narratrice, qui d'une part ne lui témoignent qu'incompréhension et réprobation, et d'autre part lui révèlent une image de leur propre sexualité qui n'est pas si éloignée de la même lassitude, avec peut-être une certaine part de mesquinerie et d'hypocrisie de surcroît. De ce fait, un jugement moral – et fort moralisateur donc dérangeant à mon goût – s'installe subrepticement : « Des gens évolués, contre n'importe quelle forme de censure, ils se vantaient de braver les limites. Moi je les explosais dans l'autre sens, et ils levaient les bras au ciel. […] Moi je m'injectais dans les veines l'idéal le plus pur et de la meilleure qualité qui soit, et je les choquais. » (p. 50) Au fil des pages, cette galerie s'estompe dans l'anecdotique d'un simple journal intime, le rapport à la sexualité paraît s'affaiblir, nonobstant une partielle et progressive prise de conscience que le « choix » résulte en réalité d'une réaction corporelle subie : « Les brûlures de méduses qu'on jurerais cicatrisées, une exposition prématurée au soleil les fait réapparaître, épouvantables, intactes et kaki. Et l'homme ne put rien, vraiment personne n'aurait pu quoi que ce soit cette nuit-là au désespoir aboyant dans mon cœur. Je n'aimais personne. » (pp. 108-109) La chute, ô immense déception !, c'est le retour du désir, qui s'apprête un peu hâtivement et qui est très vite, aussitôt à portée de la main. Du désir ou de l'envie. « Il avait examiné mon appartement, il avait aimé. Comme si c'était lié, il avait demandé ce qui se passerait si nous tombions amoureux l'un de l'autre, et il avait dit que ce serait une catastrophe pour tant de gens. » (p. 159-160) Dans le fond, dans la sexualité de l'une et des autres, l'amour aura donc été denrée rarissime, la condition de la « chute en amour » (tomber amoureux) denrée absolument absente, par contre un certain moralisme, trop présent du début à la fin ; dans la forme, une outrance, un paroxysme de l'artifice m'a fait sans cesse me dire : non que ce soit mal écrit, mais... 
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