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Robert Laffont
EAN : 9782221239261
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 400
Format : 1 x 215 mm

Les Graciées

Sarah TARDY (Traducteur)
Collection : Pavillons
Date de parution : 20/08/2020
Rentrée littéraire 2020.

1617, Vardø, au nord du cercle polaire, en Norvège. Maren Magnus-datter, vingt ans, regarde depuis le village la violente tempête qui s’abat sur la mer. Quarante pêcheurs, dont son frère et son père, gisent sur les rochers en contrebas, noyés. Ce sont les hommes de Vardø qui ont été ainsi...

1617, Vardø, au nord du cercle polaire, en Norvège. Maren Magnus-datter, vingt ans, regarde depuis le village la violente tempête qui s’abat sur la mer. Quarante pêcheurs, dont son frère et son père, gisent sur les rochers en contrebas, noyés. Ce sont les hommes de Vardø qui ont été ainsi décimés, et les femmes vont désormais devoir assurer seules leur survie.
Trois ans plus tard, Absalom Cornet débarque d’Écosse. Cet homme sinistre y brûlait des sorcières. Il est accompagné de sa jeune épouse norvégienne, Ursa. Enivrée et terrifiée par l’autorité de son mari, elle se lie d’amitié avec Maren et découvre que les femmes peuvent être indépendantes. Absalom, lui, ne voit en Vardø qu’un endroit où Dieu n’a pas sa place, un endroit hanté par un puissant démon.
Inspiré de faits réels, Les Graciées captive par sa prose, viscérale et immersive. Sous la plume de Kiran Millwood Hargrave, ce village de pêcheurs froid et boueux prend vie.

« Les Graciées m’a coupé le souffle. Lorsque je l’ai terminé, j’ai pressé le livre contre moi, en espérant absorber un peu du talent de Kiran. » Tracy Chevalier, auteure de La Jeune Fille à la perle.

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EAN : 9782221239261
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 400
Format : 1 x 215 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • FleurDuBien Posté le 13 Novembre 2020
    Très belle lecture. La chasse aux sorcières au dix-septième siècle en Norvège. Un petit village en proie à une tempête effroyable qui tuera tous les hommes. L'histoire est en parallèle avec celle d'Ursa, épouse d'un délégué dont le but était de brûler les sorcières. Elle arrivera sur l'île avec son époux qu'elle déteste. Mais tout n'est pas que sorcellerie... Une belle histoire d'amour, de complicité, de sensualité entre deux femmes, et leur histoire nous est narrée tout doucement, très délicatement, petit pas par petit pas, avec une pudeur et une retenue toute féminine. Parfois, l'on dirait un tableau... J'ai beaucoup apprécié ce livre, qui nous entraîne dans cette époque tourmentée de soi-disant sorcières, tortures et bûchers. Sans oublier les dénonciations motivées par la jalousie, l'envie, ou une piété toute fébrile. L'intrigue nous tient bien en haleine tout le long du livre, sans temps mort, sans ennui. Les personnages sont criants de vérité, les sentiments décrits avec cette délicatesse qui sied aux grands romans. Une belle découverte et un très bon et beau moment de lecture.
  • Nath_ocean Posté le 11 Novembre 2020
    Ce livre fait écho avec un autre livre que je suis en train de lire Sorcières de Mona Chollet et je commencerai par une citation de WITCH tirée de ce livre : « Si vous êtes une femme et que vous osez regarder à l’intérieur de vous-même alors vous êtes une sorcière. ». « Les grandes chasses aux sorcières ont débuté vers 1400 pour prendre de l’ampleur vers 1560. L’écrasante majorité des condamnations ont été le fait de cours civiles. Des hommes ont été exécutés mais la misogynie a été au cœur des persécutions. Dans les procès, les femmes ont représenté 80% des accusés et 85% des condamnés. » Le grand nord n’est pas épargné et même les îles lointaines et reculées (L’île de Vardo se situe au nord de la Norvège) n’échappent pas au jugement inquisiteur, fanatique et cruel des dévots. Ce roman est basé sur une histoire vraie tellement atroce qu’encore aujourd’hui l’île de Vardo se souvient du jour où 91 personnes (77 femmes et 14 hommes) ont été exécutées, leur mémorial de Steilneset commémore ce massacre. Après ce petit topo historique, revenons au livre Les Graciées, l’autrice nous conte l’histoire romancée, de ce drame monstrueux et funeste... Ce livre fait écho avec un autre livre que je suis en train de lire Sorcières de Mona Chollet et je commencerai par une citation de WITCH tirée de ce livre : « Si vous êtes une femme et que vous osez regarder à l’intérieur de vous-même alors vous êtes une sorcière. ». « Les grandes chasses aux sorcières ont débuté vers 1400 pour prendre de l’ampleur vers 1560. L’écrasante majorité des condamnations ont été le fait de cours civiles. Des hommes ont été exécutés mais la misogynie a été au cœur des persécutions. Dans les procès, les femmes ont représenté 80% des accusés et 85% des condamnés. » Le grand nord n’est pas épargné et même les îles lointaines et reculées (L’île de Vardo se situe au nord de la Norvège) n’échappent pas au jugement inquisiteur, fanatique et cruel des dévots. Ce roman est basé sur une histoire vraie tellement atroce qu’encore aujourd’hui l’île de Vardo se souvient du jour où 91 personnes (77 femmes et 14 hommes) ont été exécutées, leur mémorial de Steilneset commémore ce massacre. Après ce petit topo historique, revenons au livre Les Graciées, l’autrice nous conte l’histoire romancée, de ce drame monstrueux et funeste qui va se passer sur cette île. Pour cela, elle choisie de nous faire vivre cette histoire à travers les yeux de deux jeunes femmes, Maren l’insulaire, qui a eu une vie rude et Ursa la citadine choyée qui arrive du continent. Bien qu’elles soient de deux mondes différents, les épreuves qu’elles vont subir sur cette île vont les rapprocher et les lier à jamais. Je suis sortie de ce roman à la fois touchée et prise aux tripes. La chasse aux sorcières est la chasse à la liberté des femmes. L’indépendance de ces femmes est symbolisée par leur île et la force de la nature qui leur a donné cette liberté inattendue et non désirée par ailleurs. Sur cette île sans homme (sauf le pasteur et les enfants, mais qui ne représentent pas la masculinité), les femmes se débrouillent seules pour survivre. S’en est trop pour le patriarcat, il faut remettre ces femmes au pas. Mais toutes les femmes ne sont pas solidaires, et certaines préfèrent se ranger du côté de la puissance autoritaire, quitte à commettre l’irréparable. Même si j’ai beaucoup apprécié ce roman, j’ai trouvé que certains contextes n’étaient pas assez approfondis par exemple la vie des Samis, les relations et l’organisation entre les femmes du village, leur vie sans les hommes, ce qu’elles ressentent, vont-elles voir les marins, leur coutumes… Je trouve que l’autrice a parfois passé du temps sur des détails non importants à mes yeux. Mais c’est un roman qui mérite d’être lu car il nous parle de tolérance, de choix, de liberté et encore aujourd’hui cette histoire résonne et montre que le fanatisme quel qu’il soit mène toujours à la souffrance et au désastre.
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  • Taraxacum Posté le 7 Novembre 2020
    Je suis vraiment abasourdie par la force de l'ambiance de ce roman. Quel talent ! Les Graciées sont le récit d'un petit village, perdu là haut, très, très, très au Nord où une terrible tempête tue un jour quarante pêcheurs, c'est à dire tous les hommes du village, à part les vieillards et les petits garçons. Et parce qu'il faut bien se nourrir, les femmes retrouvent leurs manches et prennent la place des absents, à la pêche ou pour égorger les rennes. Seulement voilà, l'époque n'est pas vraiment aux femmes libres de faire ce qu'elles veulent, et quand un nouveau délégué est envoyé sur place, faire tomber des "sorcières" est pour lui une façon de courtiser le seigneur du coin. C'est dur, froid, c'est sans concession, et c'est superbe.
  • musemania Posté le 7 Novembre 2020
    Voilà encore un livre paru lors de la déferlante de cette rentrée littéraire. Pourtant, doté de très nombreuses qualités, il mériterait d’être mis plus en lumière. Alors que son résumé m’avait laissé un peu dubitative quant à mon appréciation ou non de l’histoire, j’ai été happée et envoûtée dès les premières pages. Inspirée d’un fait réel, cette histoire a été fabuleusement bien écrite par Kiran Millwood Hargrave, âgée d’à peine 30 ans. Le pan historique est bien présent où on apprend beaucoup sur la vie au XVIIème siècle, à l’extrême nord de l’Europe et notamment, sur le peuple des samis, très peu connu. L’auteure s’est basée sur une tragédie historique, cette terrible tempête qui eut lieu à quelques jours de Noël 1617, emportant et causant la mort de près de 40 hommes. Ces pêcheurs composaient le village de Vardø, près du cercle polaire. La perte d’un si grand nombre des hommes impose aux femmes de ce village de prendre leur destin en main. Kiran Millwood Hargrave parvient en quelques mots à faire ressentir la rigueur et la rudesse de cette vie à l’extrême nord de notre continent. Alors que la vie au cours du XVII ème siècle était déjà loin... Voilà encore un livre paru lors de la déferlante de cette rentrée littéraire. Pourtant, doté de très nombreuses qualités, il mériterait d’être mis plus en lumière. Alors que son résumé m’avait laissé un peu dubitative quant à mon appréciation ou non de l’histoire, j’ai été happée et envoûtée dès les premières pages. Inspirée d’un fait réel, cette histoire a été fabuleusement bien écrite par Kiran Millwood Hargrave, âgée d’à peine 30 ans. Le pan historique est bien présent où on apprend beaucoup sur la vie au XVIIème siècle, à l’extrême nord de l’Europe et notamment, sur le peuple des samis, très peu connu. L’auteure s’est basée sur une tragédie historique, cette terrible tempête qui eut lieu à quelques jours de Noël 1617, emportant et causant la mort de près de 40 hommes. Ces pêcheurs composaient le village de Vardø, près du cercle polaire. La perte d’un si grand nombre des hommes impose aux femmes de ce village de prendre leur destin en main. Kiran Millwood Hargrave parvient en quelques mots à faire ressentir la rigueur et la rudesse de cette vie à l’extrême nord de notre continent. Alors que la vie au cours du XVII ème siècle était déjà loin d’être facile, au vu de la carence de toutes les commodités que nous connaissons actuellement, le froid glacial, l’absence de la plupart des végétaux et animaux font de Vardø un endroit austère où la vie s’égrenait lentement, encore plus lors des très longues nuits hivernales. Un autre thème abordé est celui de la prédominance de la religion à cette époque, où toute autre croyance était considérée comme impie et pouvait mener rapidement au bûcher, après un procès fantoche. C’est ainsi que j’ai appris que les Lapons étaient alors considérés comme des hérétiques par le pouvoir et dont, de nombreux furent brûlés vifs après maintes tortures pour faits de sorcellerie. Aujourd’hui, où des guerres de religions sont encore malheureusement actuelles, le parallèle peut être aisément fait et notamment, par cette volonté d’instaurer une croyance unique par n’importe quel moyen. La manière immersive dont l’auteure décrit à la fois le quotidien mais aussi la brutalité de la météo fait que j’ai eu moi-même l’impression de me retrouver dans cet endroit boueux, éloigné de tout. Les protagonistes sont forts, tous comme les sentiments qui y sont partagés et développés. La tension est palpable et monte crescendo. Je pourrais vainement essayer de trouver des éléments qui m’auraient moins plus dans ce livre, mais je n’en ai aucune envie. Selon moi, ce livre est une pépite comme on n’en lit pas tous les jours. Une fois terminé, c’est un vrai coup de blues qui m’a parcouru de devoir y laisser ses paysages, ses personnages, cette vie éprouvante mais si vraie. Je ne peux que vous conseiller cette lecture, enrichissante par les découvertes que vous y ferez sûrement comme moi mais aussi pour la beauté du récit et le talent de cette jeune auteure à tenir à l’oeil. Lu dans le cadre du Grand Prix des Lecteurs de L’Actu Littéraire 2020.
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  • liberliber Posté le 7 Novembre 2020
    Fin 1617, l'île de Vardo est frappée par une tempête tellement brusque et violente qu'elle semble avoir été conjurée. « Quarante hommes ont péri noyés » laissant de nombreuses femmes veuves ou orphelines. A cette époque, le Danemark et la Norvège formaient un seul pays régenté par Christian IV, partisan d'un luthérianisme sévère visant, entre autres, à éradiquer les particularismes culturels des Samis, peuple indigène de l'Extrême-Nord, considérés comme des sorciers sous le prétexte qu'ils parlaient avec les esprits et agissaient sur les vents. Le seigneur local, d'origine écossaise, « supervisa (…) cinquante-deux procès pour sorcellerie, qui conduisirent à la mort de quatre-vingt-onze personnes – quatorze hommes et soixante-dix-sept femmes ». « Les graciées » raconte cette page sombre de l'histoire du royaume en l'incarnant avec des personnages de fiction. Le premier que nous rencontrons est Maren, jeune femme qui a perdu son père, son frère et son fiancé dans la tempête. Elle vit avec sa mère et sa belle-soeur, une Samie. Abattues par le drame, pétrifiées par le froid et tenaillées par la faim, les femmes se laissent aller. C'est sans compter sur la détermination, le courage et l'énergie de la veuve Kirsten qui en convainc certaines d'aller pêcher, une activité réservé aux hommes que les dévotes... Fin 1617, l'île de Vardo est frappée par une tempête tellement brusque et violente qu'elle semble avoir été conjurée. « Quarante hommes ont péri noyés » laissant de nombreuses femmes veuves ou orphelines. A cette époque, le Danemark et la Norvège formaient un seul pays régenté par Christian IV, partisan d'un luthérianisme sévère visant, entre autres, à éradiquer les particularismes culturels des Samis, peuple indigène de l'Extrême-Nord, considérés comme des sorciers sous le prétexte qu'ils parlaient avec les esprits et agissaient sur les vents. Le seigneur local, d'origine écossaise, « supervisa (…) cinquante-deux procès pour sorcellerie, qui conduisirent à la mort de quatre-vingt-onze personnes – quatorze hommes et soixante-dix-sept femmes ». « Les graciées » raconte cette page sombre de l'histoire du royaume en l'incarnant avec des personnages de fiction. Le premier que nous rencontrons est Maren, jeune femme qui a perdu son père, son frère et son fiancé dans la tempête. Elle vit avec sa mère et sa belle-soeur, une Samie. Abattues par le drame, pétrifiées par le froid et tenaillées par la faim, les femmes se laissent aller. C'est sans compter sur la détermination, le courage et l'énergie de la veuve Kirsten qui en convainc certaines d'aller pêcher, une activité réservé aux hommes que les dévotes regardent d'un mauvais œil. A plus de 2 000 kilomètres de là à Bergen, Ursa vit avec son père veuf et sa jeune sœur malade qu'elle adore. Ayant l'âge de convoler, elle est forcée à épouser Absalom, le délégué envoyé sur l'île pour faire respecter les lois de Dieu et éliminer les croyances impies. Après un long périple, le couple arrive à Vardo. La nature âpre et la rugosité de la population locale saisissent Ursa, séparée de sa famille et peu préparée à son nouveau statut de femme mariée soumise à tous les désirs de son conjoint. Son amitié amoureuse avec Maren qui lui fait enfin découvrir le plaisir et son combat en faveur des soi-disant sorcières que Absalom pourchasse l'arrachent à sa solitude et donnent un sens à son existence. Roman historique soulignant le poids écrasant d'une religion tyrannique qui régente les consciences, « Les graciées » est aussi le récit d'une passion interdite entre deux femmes, la courageuse Ursa et la taciturne Maren, qui, au-delà des convenances, aspirent à la liberté, liberté d'aimer, de penser et de croire. En ce début de 17ème siècle engoncé dans une morale et une misogynie obscurantistes, elles sont éminemment modernes et préfigurent le siècle des Lumières. Le mémorial de Steilneset, installé sur l'île de Vardo et réalisé par Louise Bourgeois et Peter Zumthor, rappelle cet événement tragique.
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