Lisez! icon: Search engine
Belfond
EAN : 9782714479310
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 1
Format : 140 x 205 mm

L'Herbe de fer

Marie-Claire PASQUIER (Traducteur, Postface), Marie-Claire PASQUIER (Traducteur, Postface)
Collection : Belfond Vintage
Date de parution : 08/11/2018
Au plus profond de lui-même, là où il pouvait pressentir une vérité qui échappait aux formules, il se disait : ma culpabilité est tout ce qui me reste. Si je perds cela, alors tout ce que j’aurais pu être, tout ce que j’aurais pu faire aura été en vain.
Récompensé par le National Book Critics Circle Award en 1983 et par le prix Pulitzer en 1984, paru chez Belfond en 1986, un classique de la littérature américaine qui nous plonge dans les heures sombres de la Grande Dépression, sur les pas de Francis Phelan, vagabond éprouvé. Porté par une... Récompensé par le National Book Critics Circle Award en 1983 et par le prix Pulitzer en 1984, paru chez Belfond en 1986, un classique de la littérature américaine qui nous plonge dans les heures sombres de la Grande Dépression, sur les pas de Francis Phelan, vagabond éprouvé. Porté par une langue magnifique, flirtant avec la prose poétique, L’Herbe de fer interroge tour à tour culpabilité, pardon et rédemption.
« Avec L’Herbe de fer qui lui a valu le ‟genius grant” de la fondation Mac Arthur, le National Book Award et le prix Pulitzer, William Kennedy est devenu une gloire nationale… Son style, qui doit quelque chose à Joyce, à Fitzgerald, à Beckett, reste foncièrement original. »
The New York Times Book Review
 
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782714479310
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 1
Format : 140 x 205 mm

Ils en parlent

« Après L’Herbe de fer qui lui a valu le « genius grant » de la fondation Mac Arthur, le National Book Award et le prix Pulitzer, William Kennedy est devenu une gloire nationale… Son style, qui doit quelque chose à Joyce, à Fitzgerald, à Beckett, reste foncièrement original. L’Herbe de fer est le meilleur roman paru en Amérique depuis deux décennies. »
The New York Times Book Review

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Ingannmic Posté le 13 Mars 2020
    "L'herbe de fer" nous fait suivre les tribulations de Francis Phelan dans la ville d'Albany, dont il est originaire, pendant la Grande Dépression. Une triste épopée, qui aurait pu être submergée par la dimension sordide du quotidien du héros, puisqu'en sa qualité de "cloche", Francis traîne d'abris de fortune en foyers, occupé par la quête de nourriture ou de quelques pièces pour s'acheter une bouteille. Et pourtant, le prosaïsme de cette routine est illuminé par la poésie que William Kennedy parvient à insuffler à son récit... Cela commence avec l'introduction, dès l'entame du roman, d'éléments surnaturels, sous la forme de fantômes mis en scène comme des personnages à part entière, entretenant des dialogues avec le héros. J'avoue que ce procédé m'a au départ un peu déstabilisée, me paraissant en décalage avec le propos par ailleurs terre à terre. Mais on comprend assez vite qu'il s'agit en réalité de la matérialisation de visions qui hantent Francis. Car à presque soixante ans, cette ancienne gloire du base-ball a un lourd passé à son actif, qui semble soudain se rappeler à lui, par l'intermédiaire de ces incarnations, notamment celle de son père, mort sous ses yeux, de sa mère rigide et aigrie pour laquelle... "L'herbe de fer" nous fait suivre les tribulations de Francis Phelan dans la ville d'Albany, dont il est originaire, pendant la Grande Dépression. Une triste épopée, qui aurait pu être submergée par la dimension sordide du quotidien du héros, puisqu'en sa qualité de "cloche", Francis traîne d'abris de fortune en foyers, occupé par la quête de nourriture ou de quelques pièces pour s'acheter une bouteille. Et pourtant, le prosaïsme de cette routine est illuminé par la poésie que William Kennedy parvient à insuffler à son récit... Cela commence avec l'introduction, dès l'entame du roman, d'éléments surnaturels, sous la forme de fantômes mis en scène comme des personnages à part entière, entretenant des dialogues avec le héros. J'avoue que ce procédé m'a au départ un peu déstabilisée, me paraissant en décalage avec le propos par ailleurs terre à terre. Mais on comprend assez vite qu'il s'agit en réalité de la matérialisation de visions qui hantent Francis. Car à presque soixante ans, cette ancienne gloire du base-ball a un lourd passé à son actif, qui semble soudain se rappeler à lui, par l'intermédiaire de ces incarnations, notamment celle de son père, mort sous ses yeux, de sa mère rigide et aigrie pour laquelle il éprouvait de la détestation, d'un homme qu'il a tué pendant la grève des tramways de 1901, du fils qu'il a eu avec Annie, son épouse, et dont il est responsable de la mort, à l'âge d'à peine quinze jours... La culpabilité conséquente lui a fait couper tout lien avec sa famille. Au cours des quelques jours pendant lesquels nous le suivons, entouré de ses compagnons de misère, une machine à remonter le temps semble s'être mise en branle en faisant resurgir maints souvenirs -ses exploits sportifs, les bagarres, les femmes, l'amour, les orgies de picole-, l'amenant à s'interroger sur ses erreurs, ses manquements, sur cette existence parsemée d'une violence qu'il prétend n'avoir pas cherchée (mais à laquelle il est enclin !), sur son attirance presque amoureuse pour la fuite qui, une fois encore, l'amène à tourner le dos à la possibilité de rédemption qui lui est offerte... toute tentation de sombrer dans la détresse est cependant occultée par la prérogative quotidienne de survie, Francis étant "Trop occupé pour avoir le temps de se poser tranquillement quelque part pour mourir". C'est un homme éprouvé, désabusé, parfois belliqueux, qui ne s'en laisse pas compter, mais c'est aussi un être sensible, généreux, et introspectif, tirant de ses expériences des leçons de vie aussi philosophiques ("la vie est pleine de caprices et d'occasions manquées", "une main tendue dans l'adversité est une belle chose"...) que fantaisistes ("un Italien court moins vite qu'une balle de fusil"...). Avec ce récit à la fois touchant et vivant, William Kennedy rend à ces laissés-pour-compte leur humanité et leur dignité, en faisant d'eux des êtres singuliers, creusant sous leur piteuse apparence pour rappeler qu'ils ne sont pas que des sans-abri, mais des individus comme les autres, avec leur passé, leurs rêves, leur détresse. Avec sensibilité, sans tomber ni dans le misérabilisme, ni dans l'angélisme, il évoque la fraternité qui unit parfois ces désespérés, mais aussi la violence qui régit souvent leurs rapports.
    Lire la suite
    En lire moins
  • mumuboc Posté le 7 Novembre 2019
    Un roman qui est arrivé un peu par hasard sur mes étagères en complément d'un achat groupé de livres d'occasion. Une couverture qui évoque à elle seule l'ambiance de ce roman assez noir qui évoque ces hommes et femmes qui déambulent sur les trottoirs, ces clochards, vagabonds,hobo, sdf, quelque soit le nom qu'on leur donne, que l'on ne voit trop, plus ou que l'on ne veut pas voir et pourtant ils existent, ils sont là, ils (ou elles) ont une vie avant. Je dois avouer que je me suis tout de suite attachée à Francis, à cet homme de 58 ans, qui parcourt les rues d'Albany en 1938, accompagné des fantômes de son passé et ils sont nombreux car Francis a eu plusieurs vies. Une vie de sportif car il a été joueur de première division de base-ball, marié et père de famille et puis un jour la machine s'enraye suite à plusieurs accidents : la perte d'un enfant, la mort d'un homme lors d'une grève, une violence pas toujours contrôlée, l'alcool et la rue..... "C'était le dernier soir d'octobre 1938  c'était la veille de la Toussaint, cette nuit chaotique où la grâce est toujours trop peu abondante, et où les anciens... Un roman qui est arrivé un peu par hasard sur mes étagères en complément d'un achat groupé de livres d'occasion. Une couverture qui évoque à elle seule l'ambiance de ce roman assez noir qui évoque ces hommes et femmes qui déambulent sur les trottoirs, ces clochards, vagabonds,hobo, sdf, quelque soit le nom qu'on leur donne, que l'on ne voit trop, plus ou que l'on ne veut pas voir et pourtant ils existent, ils sont là, ils (ou elles) ont une vie avant. Je dois avouer que je me suis tout de suite attachée à Francis, à cet homme de 58 ans, qui parcourt les rues d'Albany en 1938, accompagné des fantômes de son passé et ils sont nombreux car Francis a eu plusieurs vies. Une vie de sportif car il a été joueur de première division de base-ball, marié et père de famille et puis un jour la machine s'enraye suite à plusieurs accidents : la perte d'un enfant, la mort d'un homme lors d'une grève, une violence pas toujours contrôlée, l'alcool et la rue..... "C'était le dernier soir d'octobre 1938  c'était la veille de la Toussaint, cette nuit chaotique où la grâce est toujours trop peu abondante, et où les anciens morts et les nouveaux se promènent en liberté sur cette terre. (p47)" Il se raccroche à ses relations de rue en ce jour d'Halloween, à Helen, sa compagne, ancienne chanteuse, à Rudy son compagnon d'infortune mais surtout Francis croise ses monstres à lui, les les fantômes de sa vie et ils sont nombreux. Ils l'accompagnent et lui cherche à faire la paix avec eux mais aussi avec lui-même. Depuis le temps qu'il vit dans la rue, il sait qu'il suffit de peu de choses pour que la vie des ses compagnons d'infortune ou la sienne basculent. "En ce moment, Francis est quelque part, tout seul, et même Helen ne l'aime plus. Plus du tout. Parce que tout ce qui touche à l'amour de près ou de loin est mort, usé par la fatigue.(p184)" C'est une déambulation poignante sur la misère, sur la déchéance, sur la survie d'un jour sur l'autre : trouver quelques pièces, un repas, un peu de chaleur. Et pourtant Francis a une famille, une femme, un fils et une fille et même un petit fils qui sont prêts à l'accueillir, à lui offrir une chance de s'en sortir mais il voit dans leurs yeux le reflet de ce qu'il est devenu et même s'ils ne lui font aucun reproche, lui sait que désormais sa vie est dehors, ailleurs. Il a tout au long du récit une sorte de dignité, de règle de vie, il n'est pas totalement déshumanisé même si l'alcool réchauffe, soigne et détruit. J'ai été très surprise d'être autant touchée par ce roman qui a reçu le prix Pulitzer en 1984 et National Book Award en 1983, dont une adaptation cinématographique a été faite avec Jack Nicholson et Meryl Streep sous le titre Ironweed que je n'ai pas vue, je ne sais d'ailleurs pas s'il est sorti en France mais j'aimerais beaucoup voir. Avec une écriture vivante, à la fois crue mais avec une forme de poésie, de mélancolie, de désespoir, William Kennedy, fouille au plus profond des sentiments de cet homme dont la vie a basculé et qui se retrouve confronter à sa conscience et à ses questionnements. Chacun des fantômes qu'il croise est l'occasion d'en apprendre un peu plus sur son passé et ceux de ses amis de la rue. Chacun(e) n'est pas arrivé là par hasard. Francis ne s'épargne rien, il assume ses choix et tente malgré tout de rester honnête, humain, malgré les vapeurs d'alcool, malgré le froid, malgré la faim. Cela peut vous paraître éprouvant à lire mais l'ensemble reste emprunt de beauté dans les sentiments, les rapports entre les différents personnages. William Kennedy en fait une sorte de reportage sur les rues d'une ville, dans cette période de grande dépression, où la débrouille mais aussi le partage du peu que l'on a permet de tenir un jour de plus. Il en fait une histoire qui mêle noirceur et tendresse, violence et humanité, la lumière et l'obscurité. Comment ne pas être touchée par ceux ou celles qui ne se réveilleront pas, engourdis par le froid et l'alcool, comme Sandra, par la violence omniprésente parce que le peu qu'ils possèdent devient objet de convoitise mais aussi par les relations qu'ils entretiennent entre eux, par ces femmes qui n'ont plus que leur corps comme monnaie d'échange, mais aussi par la fraternité dans la misère et le compagnonnage dans les beuveries. C'est un roman réaliste, qui ne juge pas, qui se veut simplement le reflet d'un monde obscur et que l'auteur a voulu mettre dans la lumière. Son titre original Ironweed, mauvaise herbe, reflète bien qui sont ces êtres qui peuplent les villes, ils sont devenus ce que la vie, la société ou eux-mêmes en ont fait : des mauvaises herbes qui poussent sur les trottoirs, qui disparaissent parfois pour mieux réapparaître, ni tout à fait les mêmes et pourtant si identiques dans leur apparence. Ils ont une certaine force de résistance mais sont peu à peu gagnés par l'usure, les abus, l'alcool, les conditions de vie. Ce roman publié en 1983 reste dramatiquement d'actualité car dans toute période de crise, de troubles, ils apparaissent et sont une sorte de signal d'alarme.On les compare souvent à la lie de la société mais avant de se retrouver au monde de la rue, n'oublions pas qu'ils étaient des êtres comme vous ou moi. C'est un roman noir certes mais avec un regard plein de compassion  sur ces êtres laissés au bord du chemin, déchus, mais qui cherchent, pour certains comme Francis, dans un dernier sursaut, de trouver le chemin de la rédemption et de la paix.
    Lire la suite
    En lire moins
  • Stemilou Posté le 20 Septembre 2019
    Roman sombre sur la fuite d'un homme, il s'agit de Francis un hobo ou plus communément un clochard. Francis survit plus qu'il ne vit, pourtant âgé d'à peine cinquante ans en pleine années 30 et la Grande Dépression, et avec l'hiver qui approche il lui sera difficile de trouver de quoi manger, se protéger et boire. Il fait le bilan et les fantôme de sa vie le hante, son enfant, ses amis, ses adversaires et ses remords qui seront probablement les pires. Difficile d'avancer avec la culpabilité comme boulet et c'est ce que l'auteur tente d'aborder et que le lecteur tente avec lui de comprendre, parce que cette lecture peut paraître d'une longueur incroyable si l'on ne se plonge pas corps et âme dans ces mots durs et cette vie brisée. Un roman intéressant qui reçu de plus le prix Pulitzer de la fiction en 1984, interrogeant la mémoire des défunts pour la quête de rédemption d'un homme déchu.
  • Lishbks Posté le 17 Avril 2019
    Novembre 1938, à Albany dans l'Etat de New York, nous suivons Francis, un clochard, dans son quotidien. Nous rencontrerons ses compagnons d'infortune, la famille qu'il a laissée derrière lui, mais également en cette période où les vivants rendent hommages aux défunts, nous rencontreront ses morts. Des morts dont il porte la culpabilité, des morts qui l'empêchent sans doute de s'autoriser à vivre et qui lui apparaissent à toute heure du jour ou de la nuit. J'ai beaucoup aimé cette lecture car bien qu'elle nous fasse plonger dans une atmosphère sordide, glaciale et anxiogène, où l'alcool fait tour à tour office de bouée ou de boulet, et où le corps est violenté, malade, marchandé; elle a surtout le mérite de faire émerger toute l'humanité de Francis et de ses acolytes, de ne pas tomber dans le jugement ou l'indifférence et d'éveiller une compréhension et une compassion inconditionnelle.
  • Christlbouquine Posté le 31 Décembre 2018
    William Kennedy nous entraîne dans les pas de Francis Phelan, ancien joueur de baseball, qui à 58 ans est désormais un clochard errant dans les rues d’Albany. Nous sommes en pleine période d’Halloween, moment propice à la confrontation avec les fantômes du passé. Le roman nous plonge dans les heures sombres de la Grande Dépression en prenant comme point d’appui le terriblement funeste sort de Francis Phelan. L’herbe de fer est la chronique désenchantée d’une vie brisée, un voyage introspectif au cœur d’une réalité sombre. Le récit est particulièrement séduisant dans le réalisme qu’il dégage, la personnalité terriblement humaine de Francis Phelan rongé par la culpabilité et le remords, hanté par toutes les personnes qu’il a abandonnées et en premier lieu par son fils, dont il a provoqué la mort en le laissant tomber alors qu’il changeait sa couche. Un roman sombre, certes, mais qui n’est pas dénué de poésie tout au long de cette quête de rédemption bouleversante. Une lecture captivante pour cette fin d’année.
Toute l'actualité des éditions Belfond
Découvrez les auteurs en vogue et les nouveautés incontournables de la scène internationale.

Lisez maintenant, tout de suite !

  • News
    Belfond

    25 livres à offrir pour Noël

    Ça y est, Noël approche… Des cadeaux à offrir, des idées à avoir, bref, le début de la catastrophe ! Alors pour vous faciliter la vie, on vous a concocté une liste de cadeaux aux petits oignons, histoire de voyager en littérature…

    Lire l'article