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Belfond
EAN : 9782714480927
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 256
Format : 140 x 225 mm

L'Heure des spécialistes

Diane MEUR (Traducteur)
Date de parution : 03/09/2020
Rentrée littéraire 2020
Dans le sillage de La Fabrique des salauds, de Chris Kraus, un roman terrible et poignant, qui explore un épisode méconnu de la Seconde Guerre mondiale – la mise en place du programme Aktion T4 – et redonne souffle à des êtres fragiles, cabossés par l’existence et broyés par l’Histoire.
Voilà longtemps que les meurtriers de masse ne se reconnaissent plus à l’œil nu. Ils n’ont plus besoin de vigueur physique, ils ont maintenant des armes qui passent inaperçues : gaz toxiques, injections, comprimés. […] Tuer est devenu le métier d’experts bien formés. Des spécialistes de la maladie, de la... Voilà longtemps que les meurtriers de masse ne se reconnaissent plus à l’œil nu. Ils n’ont plus besoin de vigueur physique, ils ont maintenant des armes qui passent inaperçues : gaz toxiques, injections, comprimés. […] Tuer est devenu le métier d’experts bien formés. Des spécialistes de la maladie, de la mise à mort.

  Allemagne, 1940.

Au sanatorium de Wittenau, Max Koenig, éminent professeur d’université, se voit décliner mais refuse de perdre espoir. Porté par l’amour de sa femme et de sa fille, il croit encore que les médecins sauront soigner ce Mal noir qui le ronge et reste sourd aux avertissements de ses amis qui le supplient de quitter le pays.
Car ce que Max Koenig ne veut pas voir, c’est que, pour lui comme pour tous les autres malades, handicapés, inadaptés, incurables, fous, les spécialistes du Reich ont un projet…
 
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EAN : 9782714480927
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 256
Format : 140 x 225 mm

Ils en parlent

"Un très beau roman, qui nous montre de l'intérieur un moment moins connu de cette triste période. L'humanité des personnages est très touchante. On se prend à espérer, comme eux, dans un moment où l'espoir est tout ce qui leur reste."

 
Catherine / Librairie l'Ecrivain public

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • donarddew Posté le 8 Novembre 2020
    C'est un livre poignant qui déroule des faits et non du roman. C'est un homme confiant qui ne voit pas ce qui se trame - la mise en place du programme Aktion T4- qui consiste à éliminer les êtres malades, fragiles, différents. Une machine implacable portée par des êtres qui se disent médecins et spécialistes. Une idéologie pour laquelle la solidarité et l'empathie n'ont aucune place. Il n'y a pas de chapitre, mais une longue liste de paragraphes qui alignent la chronologie des faits. Un livre écrit à plusieurs voix. C'est avec une froideur implacable que les experts racontent leurs actions. Heureusement, pour se rappeler le souvenir de ces pauvres victimes, des voix de rescapés s'élèvent aujourd'hui. C'est d'une noirceur épouvantable, incroyable de lire le récit de ces spécialistes de la mort, qui au lieu d'aider les malades les assassinent sans scrupules ni remords. Des hypocrites, en plus, qui font passer leurs actes condamnables de fanatiques de l'hygiène raciale pour des actes de mansuétude. A lire et à partager
  • analyse Posté le 23 Octobre 2020
    Je remercie les éditions Belfond de m'avoir permis de lire ce livre que j'ai adoré. J'ai passé un bon moment de lecture poignant et déchirant. C'était à la fois instructif et inconcevable. J'ai sollicité ce livre parce qu'il attisait ma curiosité je dois dire. J'allais découvrir un pan de la seconde guerre mondiale que je ne connaissais pas… J'aime bien les fictions historiques, c'est tellement mystérieux et excitant de découvrir ces intrigues même si quelquefois ça tourne au cauchemar. Ce roman est intelligemment bien construit avec pour thème principal la seconde guerre mondiale et surtout le nazisme. L'auteur, nous ouvre une porte sur un pan méconnu de celle-ci. Elle va nous plonger dans l'horreur de cette idéologie qu'etait le nazisme en Allemagne. L'auteur a fait un gros travail de recherches car elle a une approche réaliste sur ce thème. L'intrigue est maitrisée, poignante, inconcevable mais criante de vérité. Elle a su fusionner avec habileté et talent ses personnages fictifs et les personnages réels ce qui donne à ce roman en plus de sa crédibilité un réalisme historique. Nous sommes plongé en Allemagne au début de la seconde guerre mondiale. Les nazis ont pris le pouvoirs et contrôlent tout. Dans la... Je remercie les éditions Belfond de m'avoir permis de lire ce livre que j'ai adoré. J'ai passé un bon moment de lecture poignant et déchirant. C'était à la fois instructif et inconcevable. J'ai sollicité ce livre parce qu'il attisait ma curiosité je dois dire. J'allais découvrir un pan de la seconde guerre mondiale que je ne connaissais pas… J'aime bien les fictions historiques, c'est tellement mystérieux et excitant de découvrir ces intrigues même si quelquefois ça tourne au cauchemar. Ce roman est intelligemment bien construit avec pour thème principal la seconde guerre mondiale et surtout le nazisme. L'auteur, nous ouvre une porte sur un pan méconnu de celle-ci. Elle va nous plonger dans l'horreur de cette idéologie qu'etait le nazisme en Allemagne. L'auteur a fait un gros travail de recherches car elle a une approche réaliste sur ce thème. L'intrigue est maitrisée, poignante, inconcevable mais criante de vérité. Elle a su fusionner avec habileté et talent ses personnages fictifs et les personnages réels ce qui donne à ce roman en plus de sa crédibilité un réalisme historique. Nous sommes plongé en Allemagne au début de la seconde guerre mondiale. Les nazis ont pris le pouvoirs et contrôlent tout. Dans la première partie de ce roman, on va suivre ce qui se passe au sein du sanatorium où est conduit Max Koenig. Max, éminent professeur d'université atteint de la maladie de Huntington se retrouve placé dans un sanatorium ou divers maladies sont traitées. On va vivre avec lui et ses collègues de fortune. Leur vie, petit à petit va changer et prendre un chemin plus obscur, plus machiavélique que tout ce que l'on pourrait imaginer. Ils vont être mutés dans différents autres sanatoriums suivant leur possibilités physique. L'atmosphère déjà tendue à son paroxysme va devenir glauque, malsaine… Dans la seconde partie, nous allons suivre Le médecin chef Lerbe Il va nous retracer sa vie jusqu'au poste qu'il occupe aujourd'hui. Grace au Reich, il a enfin trouvé un bon poste où il a un bon salaire. Il doit accueillir des allemands malades qui ne peuvent plus travailler pour le Reich donc qui ne servent plus à rien…des déchets humains… Dans sa tête , il fait le nécessaire pour sa patrie L'Allemagne. Les personnage sont tous bien campés, on s'attache de suite à Max et à tous ses amis de fortune. Ils sont plus vrais que nature, ils sont touchants chacun à leur manière, ils ne se doute absolument pas de ce qui les attends. Heureusement que l'infirmière est de bon conseil pour tous. Vraiment que d'émotions j'ai ressenti pour ces personnages! Quand à Lerbe, c'est un personnage complexe, détestable au possible, ignoble, qui tue des gens telle une routine… Ce roman c'est l'holocauste avant l'holocauste. L'auteur nous explique par le biais de son personnage comment il faisait pour les gazer, les bruler, les mettre dans une urne pour les rendre à leur famille en trouvant une excuse bien rodée à leur mort. Evidemment tous ces procédés était tenu secret. C'était juste l'horreur! L'inconcevable! Dans leur cerveau de dégénérés, c'était pour une race pure sans tare, sans maladie, pour leur pays. Une pure hérésie qui a fait des millions de morts Ce roman est un coup de cœur pour moi et à la fois un crève cœur. Personne ne restera de marbre face à ce livre … Face à l'histoire… Une claque magistrale! J'ai vraiment adoré ce livre qui m'a tenu en haleine du début à la fin. Il m' est vraiment difficile de vous en faire une chronique. Il est incompréhensible voir choquant pour moi, de concevoir que des gens sensés comme des médecins ont pu participé à une telle ignominie et pourtant il y en a eu…. Jusqu'où l'humain est il capable d'aller pour une idéologie?
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  • BelleEpoque Posté le 14 Octobre 2020
    En janvier 1940, Max Koenig, éminent professeur d’études antiques, entre au sanatorium de Wittenau car il souffre d’une terrible maladie dégénérative. Un ami l’exhortait depuis plusieurs années à fuir l’Allemagne. Ces mots qu’il ne voulait pas entendre résonnent désormais avec une acuité douloureuse. Pourtant, la possibilité d’envoyer sa femme et sa fille à Rome, et le réconfort des amitiés qui se nouent entre les malades, lui permettent d’espérer encore. Barbara Zoeke, psychologue et universitaire Allemande, se penche dans ce premier roman sur un pan de la Seconde Guerre mondiale assez peu connu : la mise en place du programme Aktion T4 par le régime du Reich. Si la première partie, la parole du malade, est un peu classique, la seconde partie, la parole du bourreau, est saisissante : par l’ascension d’un jeune médecin SS acquis à la cause de « l’assainissement de la race » elle tente de démontrer comment le Reich a pu fabriquer des monstres : ambition, égoïsme, lâcheté, jalousie, autant de défauts exploités par l’idéologie nazie. Servie par une écriture fluide et factuelle, la construction habile croise les destins et mêle les époques. Devant l’implacable processus d’élimination, un sentiment d’horreur saisit… que l’on ne peut réprimer.
  • Kirzy Posté le 9 Octobre 2020
    °°° Rentrée littéraire 2020 #30 °°° Allemagne nazie 1940. Le couperet tombe pour Max Koenig, professeur d'histoire antique : on lui diagnostique une pathologie héréditaire de dégénérescence neurologique, la maladie de Huntington. Il est interné alors qu'est lancé le programme Aktion T4 qui va organiser l'assassinat eugéniste de près de 200.000 Allemands jugés indignes de vivre ( malades, handicapés, trisomiques ), un programme d' « hygiène raciale » destiné à purifier la «  race » aryenne de ses scories. Pas facile d'aborder un sujet aussi atroce sous l'angle de la fiction. Barbara Zoeke relève le défi et trouve d'emblée le ton juste. Son propos est net, glaçant, tenu dans une langue claire et sans fioritures. Bien que la fictionnalisation puisse être jugée problématique pour rendre compte de tels crimes, ce roman dépeint le meurtre des malades de façon très exigeante, tant émotionnellement qu'intellectuellement. Tout est très factuel, méticuleusement factuel, ce qui rend le récit parfois dur à supporter. D'où l'importante de donner chair aux acteurs. La première partie est centrée sur Max Koenig, de son arrivée à la clinique jusqu'à son assassinat. Personnage touchant dont on découvre le monde émotionnel à travers ses souvenirs familiaux et ses amitiés avec d'autres malades pensionnaires, notamment une jeune... °°° Rentrée littéraire 2020 #30 °°° Allemagne nazie 1940. Le couperet tombe pour Max Koenig, professeur d'histoire antique : on lui diagnostique une pathologie héréditaire de dégénérescence neurologique, la maladie de Huntington. Il est interné alors qu'est lancé le programme Aktion T4 qui va organiser l'assassinat eugéniste de près de 200.000 Allemands jugés indignes de vivre ( malades, handicapés, trisomiques ), un programme d' « hygiène raciale » destiné à purifier la «  race » aryenne de ses scories. Pas facile d'aborder un sujet aussi atroce sous l'angle de la fiction. Barbara Zoeke relève le défi et trouve d'emblée le ton juste. Son propos est net, glaçant, tenu dans une langue claire et sans fioritures. Bien que la fictionnalisation puisse être jugée problématique pour rendre compte de tels crimes, ce roman dépeint le meurtre des malades de façon très exigeante, tant émotionnellement qu'intellectuellement. Tout est très factuel, méticuleusement factuel, ce qui rend le récit parfois dur à supporter. D'où l'importante de donner chair aux acteurs. La première partie est centrée sur Max Koenig, de son arrivée à la clinique jusqu'à son assassinat. Personnage touchant dont on découvre le monde émotionnel à travers ses souvenirs familiaux et ses amitiés avec d'autres malades pensionnaires, notamment une jeune femme, Elfi, qui a craqué à la mort de son père durant la Première guerre mondiale, et Oscar, un trisomique très attachant. La deuxième partie est sans doute la plus intéressante, cette fois consacré à un des spécialistes du titre, le médecin Friedel Lerbe chargé de mettre en œuvre le programme Aktion T4. Barbara Zoeke s'abstient de le diaboliser pour laisser sa banalité du mal parler d'elle-même. Il incarne parfaitement la scission entre l'organisation planifiée du meurtre de masse et son propre espace privé. On manque souvent d'air à la lecture de cette partie. Ce qui est très réussi dans ce roman, c'est sa pertinence à montrer comment des individus instruits et « aimables » peuvent basculer et devenir des spécialistes actionnant le levier de gazage sans sourciller, s'arrangeant avec leur conscience, endormant leurs scrupules jusqu'à l'omerta intime. En fait, le déroulement des faits en devient kafkaïen entre des soi-disant malades qui apparaissent bien plus sensés que les spécialistes, et ces derniers dont l'indifférence et la froideur semblent complètement folles, hors de toute raison. J'ai été moins convaincue par les trois dernières très courtes parties conçues comme un épilogue à trois facettes, sobres et très elliptiques qui m'ont laissé un petit goût d'inachevé. Ce qui n'enlève en rien à la très grande tenue de ce roman à la fois étonnant et intense ( servi par la très belle traduction de Diane Meur ).
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  • ChaK_ Posté le 28 Juillet 2020
    Un bon roman, factuel, très instructif et pas misérabiliste pour un sous. Pourtant c’est un texte dur, mais la plume de l’auteure arrive à faire passer toutes ces horreurs. A mon sens il lui manque un petit je-ne-sais-quoi pour le propulser dans le top, mais j’ai beaucoup aimé la lecture.

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