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        L'Oiseau, le goudron et l'extase

        Belfond
        EAN : 9782714475992
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 464
        Format : 140 x 225 mm
        L'Oiseau, le goudron et l'extase

        Sarah TARDY (Traducteur)
        Date de parution : 01/02/2018
        Après La Mesure de la dérive, finaliste du prix du meilleur livre étranger et traduit en une dizaine de langues, Alexander Maksik nous revient avec un roman qui ébranle, porté par une psychologie fine et une écriture à fleur de peau. Aussi puissant que sincère, un morceau de bravoure sur ces élans d’amour, de rage et de liberté qui nous bousculent tous.
        L’oiseau l’attaque violemment et la douleur lui perfore les poumons.
        Le goudron s’infiltre dans chacun de ses pores et tétanise ses membres, jusqu’à l’étouffement.
        Et l’extase le rend fou, l’électrise pour lui donner des ailes.

        Quand il a rencontré Tess Wolff au cours d’un été pluvieux, Joe March a été saisi d’une violente...
        L’oiseau l’attaque violemment et la douleur lui perfore les poumons.
        Le goudron s’infiltre dans chacun de ses pores et tétanise ses membres, jusqu’à l’étouffement.
        Et l’extase le rend fou, l’électrise pour lui donner des ailes.

        Quand il a rencontré Tess Wolff au cours d’un été pluvieux, Joe March a été saisi d’une violente transe amoureuse, un désir qui le dévore. Cette première déflagration sera suivie d’une seconde, encore plus forte : en ce même été, sa mère, son adorée, commet l’irréparable.

        L’oiseau, c’est l’existence de Joe qui explose en mille morceaux.
        Le goudron, c’est la peur qui l’engloutit.
        Et l’extase, c’est cet élan vital, qui chaque jour va lui donner la force d’avancer…

         
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        EAN : 9782714475992
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 464
        Format : 140 x 225 mm
        Belfond
        21.50 €
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        Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

        • clefran45 Posté le 1 Septembre 2018
          Ce roman d'Alexander Maksik a été un beau moment littéraire et une découverte. Joey, Joe, Joseph a une vingtaine d'années et tombe éperdument amoureux d'une fille de son âge lorsque sa mère commet l'irréparable : elle tue à coup de marteau un homme qui battait sa femme sur un parking . Autour de ce geste l'auteur questionne la violence que chacun d'entre nous connaît, le moment où l'on passe de l'autre côté parfois pour des raisons que l'on trouve "justes". Joe lutte au quotidien contre la maladie mentale car il est bipolaire. Ses accès d'euphorie aboutissent à une véritable descente en dépression et l'auteur a su rendre compte de l'énergie passée à taire la violence en soi et les idées noires. Joe se demande si sa mère n'est pas comme lui, ou lui comme elle et si lui aussi ne serait pas capable un jour de commettre le pire. La jeune femme dont il est tombé très amoureux, Tess, occupera une place centrale dans sa vie et lui permettra de "tenir". L'auteur interroge les engagements pris au nom de causes valeureuses mais aussi les renoncements, l'impact de nos choix sur nos trajectoires de vie et sur nos liens à ceux que l'on... Ce roman d'Alexander Maksik a été un beau moment littéraire et une découverte. Joey, Joe, Joseph a une vingtaine d'années et tombe éperdument amoureux d'une fille de son âge lorsque sa mère commet l'irréparable : elle tue à coup de marteau un homme qui battait sa femme sur un parking . Autour de ce geste l'auteur questionne la violence que chacun d'entre nous connaît, le moment où l'on passe de l'autre côté parfois pour des raisons que l'on trouve "justes". Joe lutte au quotidien contre la maladie mentale car il est bipolaire. Ses accès d'euphorie aboutissent à une véritable descente en dépression et l'auteur a su rendre compte de l'énergie passée à taire la violence en soi et les idées noires. Joe se demande si sa mère n'est pas comme lui, ou lui comme elle et si lui aussi ne serait pas capable un jour de commettre le pire. La jeune femme dont il est tombé très amoureux, Tess, occupera une place centrale dans sa vie et lui permettra de "tenir". L'auteur interroge les engagements pris au nom de causes valeureuses mais aussi les renoncements, l'impact de nos choix sur nos trajectoires de vie et sur nos liens à ceux que l'on aime. Une belle écriture, un beau roman lu très vite car je l'ai trouvé prenant.
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        • Jazzynewyork Posté le 30 Mars 2018
          «  Et puis un jour,comme ça, soudain, elle est entrée en moi. S'est posée. Une chose lourde comme du plomb, dont la forme et les contours varient constamment, aussi bien dans ses représentations passées que présentes. (...) Et puis quel que soit son nom, cette chose s'est emparée de moi : une sensation écœurante, paralysante, de poids terrible. Je ne sais pas comment appeler ça. Je n'ai jamais su. (...) Elle m'a fait tomber le livre des mains. Elle m'a fait fermer les yeux et c'est alors que là, dans le noir, j'ai vu s'infiltrer dans mon corps un épais goudron. ” #8233;#8233;#8233;#8233;À travers cette attaque aussi surprenante qu'inattendue, la vie de Joseph sera à jamais vécue au bord d'un précipice. Et lorsqu'un été, sa mère va commettre l'indicible alors qu'il découvrait la passion amoureuse, sa vie sera pour toujours entachée de désespoir.#8233; "Aujourd'hui encore, j'entends des sons que seuls ma mère et ces enfants ont pu entendre. Et peut-être, Strauss lui-même. Les deux clics métalliques des ceintures. Ses chaussures sur l'asphalte. Le métal dur qui entre en contact avec le crâne. J'ai fait des tests sur des os. Je me suis frappé l'arrière de la tête avec un marteau. J'ai... «  Et puis un jour,comme ça, soudain, elle est entrée en moi. S'est posée. Une chose lourde comme du plomb, dont la forme et les contours varient constamment, aussi bien dans ses représentations passées que présentes. (...) Et puis quel que soit son nom, cette chose s'est emparée de moi : une sensation écœurante, paralysante, de poids terrible. Je ne sais pas comment appeler ça. Je n'ai jamais su. (...) Elle m'a fait tomber le livre des mains. Elle m'a fait fermer les yeux et c'est alors que là, dans le noir, j'ai vu s'infiltrer dans mon corps un épais goudron. ” #8233;#8233;#8233;#8233;À travers cette attaque aussi surprenante qu'inattendue, la vie de Joseph sera à jamais vécue au bord d'un précipice. Et lorsqu'un été, sa mère va commettre l'indicible alors qu'il découvrait la passion amoureuse, sa vie sera pour toujours entachée de désespoir.#8233; "Aujourd'hui encore, j'entends des sons que seuls ma mère et ces enfants ont pu entendre. Et peut-être, Strauss lui-même. Les deux clics métalliques des ceintures. Ses chaussures sur l'asphalte. Le métal dur qui entre en contact avec le crâne. J'ai fait des tests sur des os. Je me suis frappé l'arrière de la tête avec un marteau. J'ai essayé de savoir. Depuis presque vingt ans, j'entends ces bruits. Du métal qui casse l'os. "#8233;#8233;#8233;#8233; Sa mère finira derrière les barreaux, et pourtant c'est Joe qui est emprisonné dans sa vie malgré tout l'amour qui le lie à Tess, tout comme son père.#8233; " Être près d'elle me rendait heureux. C'est aussi simple que ça. Avec elle j'avais presque l'impression d'être trop stable. Peut-être était-elle mon antidote. Peut-être avais-je guéri de cette chose étrange qui vivait en moi quelle qu'elle soit." #8233;#8233;À travers ce roman bouleversant, on voyage tantôt dans le passé et tantôt dans le présent. Joseph se livre, se délivre du poids qui encombre sa vie entre amour et tragédie. C'est l'histoire d'un homme torturée par une douleur qui l'étouffe, le tétanise mais que la beauté de l'amour libère. #8233;#8233;#8233;" Écoute, j'essaie de survivre." #8233;#8233;#8233;#8233;"Peu importe la façon dont tu vis, il y a toujours des victimes. "#8233;#8233; En virtuose, Alexander Maksik entraîne le lecteur dans une tragédie contemporaine et aborde de nombreux thèmes tels que les violences conjugales, les traumatismes familiaux, la folie, l'univers carcéral féminin, la vengeance, le désespoir, la douleur des hommes, mais aussi l'amour, la liberté, la fidélité au cœur de la nature omniprésente. Une plume pleine de rage, écorchée qui te touche en plein cœur et au lyrisme qui te charme et t'enchante. #8233;#8233;Un roman magnifique aussi mystérieux que douloureux, une écriture puissante aussi déchirante que délicate. #8233;#8233;#8233;#8233;" Les phrases des autres nous racontent tellement mieux. " #8233;#8233; Gros coup de cœur ❤️#8233;#8233;#8233;
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        • LeaTouchBook Posté le 18 Mars 2018
          Cette lecture nord-américaine a été une très belle surprise me permettant par la même occasion de découvrir la plume d'Alexander Maksik. Ce roman est aussi beau et poétique que son titre. C'est une lecture qui est vraiment unique en son genre notamment du fait du style de l'auteur. En effet c'est une écriture que je trouve à la fois très belle mais aussi déstabilisante, elle donne un rythme assez lent qui est contrebalancé par des chapitres courts. Ce livre est à la fois contemplatif du fait des réflexions du personnage mais aussi du fait de son retour dans ses souvenirs, de sa manière de remonter le fil du temps et des pensées pour revenir au présent. C'est une histoire à la fois émouvante et terrible qui alterne deux intrigues différentes. Il y a d'une part une histoire d'amour entre Joe et Tess et, d'autre part, une tragédie liée au passé qui impacte encore le présent. Comprendre. C'est la quête du héros pour appréhender le terrible geste de sa mère. Comprendre le pourquoi. Mais aussi comprendre en quoi cet agissement a eu des conséquences sur l'homme qu'il est devenu, sur l'effritement des relations familiales notamment avec sa sœur, sur sa volonté de... Cette lecture nord-américaine a été une très belle surprise me permettant par la même occasion de découvrir la plume d'Alexander Maksik. Ce roman est aussi beau et poétique que son titre. C'est une lecture qui est vraiment unique en son genre notamment du fait du style de l'auteur. En effet c'est une écriture que je trouve à la fois très belle mais aussi déstabilisante, elle donne un rythme assez lent qui est contrebalancé par des chapitres courts. Ce livre est à la fois contemplatif du fait des réflexions du personnage mais aussi du fait de son retour dans ses souvenirs, de sa manière de remonter le fil du temps et des pensées pour revenir au présent. C'est une histoire à la fois émouvante et terrible qui alterne deux intrigues différentes. Il y a d'une part une histoire d'amour entre Joe et Tess et, d'autre part, une tragédie liée au passé qui impacte encore le présent. Comprendre. C'est la quête du héros pour appréhender le terrible geste de sa mère. Comprendre le pourquoi. Mais aussi comprendre en quoi cet agissement a eu des conséquences sur l'homme qu'il est devenu, sur l'effritement des relations familiales notamment avec sa sœur, sur sa volonté de vivre au milieu de la nature. Cette nature qui a un rôle omniprésent dans ce livre en faisant ainsi un roman de nature writing sublime. En définitive, j'ai trouvé ce roman d'une profonde magnificence tant dans le style que dans l'histoire.
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        • motspourmots Posté le 21 Février 2018
          C'est un roman d'air et de feu. Qui traque ces instants où le cœur est prêt à exploser, où la violence affleure et pourrait tout faire basculer. Qui décortique les flux à l’intérieur des corps, les vides de l'angoisse, les trop pleins et leurs sensations d'étouffement. C'est un roman qui explore l'intérieur. Qui décortique les sensations au-delà des faits. Un joli tour de force. Car les faits nous sont résumés à la toute première page : "Pendant l'été de 1991, ma mère a battu un homme à mort avec un marteau d'encadrement Estwing 595 g. et je suis tombé amoureux de Tess Wolff. Aujourd'hui, bien des années plus tard, toutes les deux ont disparu et je suis seul dans cette jolie clairière au milieu des bois. Seul, sans compter le goudron et l'oiseau et l'autre chose que je ne saurais nommer." A ce niveau, ce n'est plus de l'incipit mais carrément un pitch génial et je défie quiconque de ne pas avoir envie de connaître le fin mot de l'histoire. Le narrateur s'appelle Joe March. Ou Joey. Ou Joseph. Cela dépend de celui qui le nomme. Ou Joe, Joey, Joseph comme aime à le susurrer Tess Wolff depuis leur rencontre. Joe a... C'est un roman d'air et de feu. Qui traque ces instants où le cœur est prêt à exploser, où la violence affleure et pourrait tout faire basculer. Qui décortique les flux à l’intérieur des corps, les vides de l'angoisse, les trop pleins et leurs sensations d'étouffement. C'est un roman qui explore l'intérieur. Qui décortique les sensations au-delà des faits. Un joli tour de force. Car les faits nous sont résumés à la toute première page : "Pendant l'été de 1991, ma mère a battu un homme à mort avec un marteau d'encadrement Estwing 595 g. et je suis tombé amoureux de Tess Wolff. Aujourd'hui, bien des années plus tard, toutes les deux ont disparu et je suis seul dans cette jolie clairière au milieu des bois. Seul, sans compter le goudron et l'oiseau et l'autre chose que je ne saurais nommer." A ce niveau, ce n'est plus de l'incipit mais carrément un pitch génial et je défie quiconque de ne pas avoir envie de connaître le fin mot de l'histoire. Le narrateur s'appelle Joe March. Ou Joey. Ou Joseph. Cela dépend de celui qui le nomme. Ou Joe, Joey, Joseph comme aime à le susurrer Tess Wolff depuis leur rencontre. Joe a vingt ans et envie de pas grand-chose sinon se laisser vivre au grand dam de sa sœur, Claire que son ambition a conduite vers une prestigieuse école londonienne, trop contente de s'éloigner de sa famille californienne. Cet été-là, Claire prépare son mariage avec un richissime avocat tandis que Joe traîne sur la côte pacifique avec une bande de jeunes où il rencontre Tess avec laquelle il entame une relation bohème et tente d'oublier l'angoisse qui le saisit parfois sous la forme d'un grand oiseau qui l'enserre et d'un goudron qui se repend sur son corps. Un coup de téléphone vient interrompre son séjour idyllique. Sa mère vient de tuer un homme en pleine rue, à coups de marteau. Sept coups, un acharnement qui lui vaut une condamnation à 30 ans de prison. Claire préfère tourner définitivement le dos à sa famille. Joe quitte alors Tess pour rejoindre son père qui s'est installé dans la petite ville qui jouxte la prison, abandonnant ainsi sa vie précédente et son entreprise de menuiserie. Quelque temps après, Tess le rejoint mais quelque chose a changé, la famille doit compter avec les murs de cette prison et les mystères qui entourent les motivations de Madame March que seule cette dernière connaît mais que les autres ne peuvent s'empêcher d'imaginer, de glorifier ou au contraire de s'en effrayer. Avec beaucoup de talent, Alexander Maksik explore les méandres des relations familiales à l'aune de ce traumatisme. Dans l'esprit de Joe il y a la question de l'hérédité, de cette violence qu'il sent parfois poindre sous sa peau et à laquelle il a déjà cédé, une fois. Se pose également la notion du devoir : un mari et un enfant sont ils tenus au même devoir de loyauté alors que seul le premier a prononcé des vœux "pour le meilleur et pour le pire". Claire en tout cas s'en est affranchie sans état d'âme. Et puis il y a Tess. La pièce rapportée, trop heureuse de trouver une nouvelle famille après avoir été privée prématurément de la sienne. Tess qui admire la mère de Joe d'avoir agi, Tess qui rêve de la transformer en égérie d'un mouvement féministe contre les violences faites aux femmes. Entre Joe et Tess il y a de l'amour et pourtant... tellement de questions, d'envies contraires, de failles émotionnelles, de violence rentrée aussi. "Les phrases des autres nous racontent tellement mieux" dit Joe en explorant les rayonnages de la bibliothèque qui occupe tout un mur de la grande maison que Tess et lui ont bâtie au milieu de la nature et où il espère toujours son retour en tentant de mieux appréhender cette femme à travers ses livres fétiches. Pour être peut-être enfin prêt, lorsqu'elle reviendra à assumer de ne pas tout connaître d'elle. Un roman d'air et de feu, oui. Un souffle romanesque mais surtout une construction virtuose qui plonge le lecteur dans un tourbillon de sentiments contradictoires, seul face à lui-même. Un roman qui aborde également des questions essentielles et particulièrement d'actualité sans aucune facilité, sans réponses toutes faites, bien au contraire. Pour moi, ce fut une belle découverte !
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        • Ophelien Posté le 19 Février 2018
          Joe March nous raconte sa vie, surtout depuis qu'il a rencontré Tess, une jeune femme au caractère de feu. Il va nous raconter son passé, avec sa mère, son père et sa soeur Claire. Leur enfance plutôt joyeuse, avec deux parents aimants. Cet été de sa jeunesse où Tess déboule dans sa vie et y rester à jamais. Et ce même été où sa mère va être prise d'un élan de folie et faire subir à un homme un sort malheureux. Ce dernier événement va changer la vie de Joe, le faire mûrir peut-être dans un sens. Et surtout il va beaucoup se questionner à partir de ce moment là : comment sa mère a-t-elle pu faire ça ? Être aussi sauvage ? Est-ce qu'il est comme elle ? Est-ce que parfois, cet étrange sentiment qui le submerge, cet oiseau noir qui se pose sur sa poitrine et ce goudron qui se répand dans ses veines, est-ce cela l'héritage de sa mère ? Dès ce moment il va adapter sa vie en fonction de cette mère qui est maintenant emprisonnée pour toujours. Il va rejoindre son père à White Pine (juste à côté de la prison), vivre un temps avec... Joe March nous raconte sa vie, surtout depuis qu'il a rencontré Tess, une jeune femme au caractère de feu. Il va nous raconter son passé, avec sa mère, son père et sa soeur Claire. Leur enfance plutôt joyeuse, avec deux parents aimants. Cet été de sa jeunesse où Tess déboule dans sa vie et y rester à jamais. Et ce même été où sa mère va être prise d'un élan de folie et faire subir à un homme un sort malheureux. Ce dernier événement va changer la vie de Joe, le faire mûrir peut-être dans un sens. Et surtout il va beaucoup se questionner à partir de ce moment là : comment sa mère a-t-elle pu faire ça ? Être aussi sauvage ? Est-ce qu'il est comme elle ? Est-ce que parfois, cet étrange sentiment qui le submerge, cet oiseau noir qui se pose sur sa poitrine et ce goudron qui se répand dans ses veines, est-ce cela l'héritage de sa mère ? Dès ce moment il va adapter sa vie en fonction de cette mère qui est maintenant emprisonnée pour toujours. Il va rejoindre son père à White Pine (juste à côté de la prison), vivre un temps avec lui, abandonner Tess pendant un moment. Mais elle va resurgir, s'incruster réellement dans sa vie et en faire totalement partie. Et, elle aussi, va découvrir en elle un désir de vengeance qu'elle va vouloir rassasier et un besoin de liberté qui va laisser Joe complètement anéanti. J'avais du mal à comprendre le titre au début mais en lisant le livre on comprend que tous ces mots définissent les émotions de Joe. L'écriture est très belle, très torturée par moments car on est dans l'esprit de Joe qui navigue dans ses souvenirs puis dans ses pensées présentes (bien des années plus tard). Honnêtement ça se lit assez vite, en trois soirées c'était lu car je me suis vite attachée à Joe et les personnages sont vraiment très bien décrits (les récurrents comme les nouveaux). Je me suis demandé à quel point il allait sombrer (pas très sympa j'avoue...) et c'est ça qui m'a fait tenir mon livre jusqu'au bout. Ce livre est difficile à qualifier parce qu'on peut autant dire que c'est une magnifique histoire d'amour (Joe et Tess), comme on peut dire que c'est une tragédie familiale (la famille de Joe), et même on peut pousser jusqu'à dire que c'est un bon livre sur les violences conjugales ou sur les violences faites aux femmes. Les trois thèmes sont très présents et même j'en rajoute un quatrième sur l'introspection d'un homme torturé par ses émotions et ses angoisses. Voilà, là, je pense avoir fait le tour. C'était un bon moment de lecture même si la fin m'a laissée perplexe. [masquer] Durant tout le roman on sait que Tess va l'abandonner. Que finalement elle le fait, puis à la toute fin elle revient au bout d'un an et demi et la réaction de Joe est : Elle est revenue, super ! Quoi ?? Sérieusement ? La femme que tu aimes s'en va pendant un an et demi, elle revient et tu ne lui poses aucune question ? Je trouvais que c'était niais au possible ! On peut aimer quelqu'un à la folie je suis d'accord mais de là à clôturer le roman de cette façon, du genre "Je suis aveuglé par mon amour depuis des années et je veux continuer à l'être" puisque c'est ce qu'il dit finalement, qu'il se demande ce qu'elle a fait mais ne lui posera aucune question à ce propos... Bref déçue de cette fin abrupte en quelques chapitres d'une seule page seulement. [/masquer]
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        Ils en parlent

        « [La violence conjugale] est une lâcheté qui m’insupporte tant qu’elle me pousse à écrire. J’ai également une fascination pour les changements soudains, les instants décisifs : quand des actes en apparence inexplicables entraînent des conséquences aussi terribles que radicales. Écrire sur ces moments-là me passionne, particulièrement lorsqu’il s’agit de courage et de certitude morale. »
        Alexander Maksik / Huffington Post
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