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Belfond
EAN : 9782714493330
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 192
Format : 140 x 225 mm

Mon coeur restera de glace

Date de parution : 16/01/2020
Il existe au cœur du cœur de la forêt un endroit où vivent les sapins les plus anciens, protégés du vent comme de l’exposition au soleil, de la pluie, de la neige. Protégés aussi du regard des hommes. Une combe lointaine et tempérée qui fut un jour une frontière infranchissable... Il existe au cœur du cœur de la forêt un endroit où vivent les sapins les plus anciens, protégés du vent comme de l’exposition au soleil, de la pluie, de la neige. Protégés aussi du regard des hommes. Une combe lointaine et tempérée qui fut un jour une frontière infranchissable devant laquelle l’enfant s’était dit « Quand je serai grand, je vivrai là. »

Dans ces bois du fin fond de la Corrèze, un jeune garçon trouve refuge en 1918, en compagnie de son frère, une « gueule cassée ». Une guerre plus tard, des soldats allemands s’y enfoncent, sur les traces d’une de leurs unités disparues. Ces mêmes arbres que l’on retrouve en 2020, peints sur les murs de la chambre d’hôpital d’un vieillard allemand. 

Aujourd’hui le vieil homme va parler. Révéler le secret de cette forêt qui ébranlera bien des existences, bien des certitudes. Bien des familles.

De 1918 et 1944 à 2020, Mon cœur restera de glace couvre un siècle de guerres fratricides. Ce roman noir, qui explore les destins d’individus ordinaires perdus aux carrefours de l’histoire, est aussi le roman de la beauté face à la violence. De ces fleurs qui poussent sur les champs de bataille.
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EAN : 9782714493330
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 192
Format : 140 x 225 mm

Ils en parlent

"Mon Cœur restera de glace est un roman noir et lumineux à la fois où, à travers le temps et les frontières, dans une intrigue haletante, violence et âpreté voisinent avec poésie"
Valérie / Librairie Brouillon de Culture

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • MaminouG Posté le 7 Août 2020
    Lorsque j’ai choisi "Mon cœur restera de glace", je ne connaissais rien de l’auteur Eric Cherrière – qu’il me pardonne – et pas davantage du thème abordé dans l’ouvrage. Il m’arrive souvent de choisir ainsi mes lectures totalement au hasard. J’ai failli le regretter. C’est vrai, à plusieurs reprises je fus sur le point de fermer le livre, de quitter les personnages, la dureté du propos, de fermer les yeux, de tourner la tête. Mais abandonner, reculer, ce n’est pas mon genre, surtout en lecture. Alors j’ai continué. Je voulais savoir, savoir à tout prix qui était cet homme vieux et très malade qu’on appelle croquemitaine, couché dans un lit d’un hôpital de Hambourg. Nous sommes en octobre 2020 et il fait l’objet de toutes les attentions de la part du corps médical. Alors, j’ai accroché mon cœur, je l’ai empêché de battre et j’ai avancé. J’ai avancé dans cette forêt de Haute Corrèze, sous les pins si présents dans l’ouvrage et que l’on retrouve dessinés un peu partout. J’ai continué, et… quel dommage c’eût été de ne pas le faire… Quel lien peut exister entre cette région de France en 1944 et un homme hospitalisé plus de soixante-quinze ans après en... Lorsque j’ai choisi "Mon cœur restera de glace", je ne connaissais rien de l’auteur Eric Cherrière – qu’il me pardonne – et pas davantage du thème abordé dans l’ouvrage. Il m’arrive souvent de choisir ainsi mes lectures totalement au hasard. J’ai failli le regretter. C’est vrai, à plusieurs reprises je fus sur le point de fermer le livre, de quitter les personnages, la dureté du propos, de fermer les yeux, de tourner la tête. Mais abandonner, reculer, ce n’est pas mon genre, surtout en lecture. Alors j’ai continué. Je voulais savoir, savoir à tout prix qui était cet homme vieux et très malade qu’on appelle croquemitaine, couché dans un lit d’un hôpital de Hambourg. Nous sommes en octobre 2020 et il fait l’objet de toutes les attentions de la part du corps médical. Alors, j’ai accroché mon cœur, je l’ai empêché de battre et j’ai avancé. J’ai avancé dans cette forêt de Haute Corrèze, sous les pins si présents dans l’ouvrage et que l’on retrouve dessinés un peu partout. J’ai continué, et… quel dommage c’eût été de ne pas le faire… Quel lien peut exister entre cette région de France en 1944 et un homme hospitalisé plus de soixante-quinze ans après en Allemagne ? Ne comptez pas sur moi pour vous le dire. C’est à vous de le découvrir et je vous y engage. Ce roman est pour le moins atypique et d’une grande originalité. Impitoyable, il l’est, je l’ai déjà dit, mais pour autant l’écriture est belle et même magnifique quand l’auteur s’emploie à nous décrire la forêt. Elle se fait alors poétique, visuelle et même olfactive "…Stolker progresse sous les yeux de la forêt. La pluie pour seul bouclier." Les personnages sont très fouillés, étudiés avec minutie. Eric Cherrière nous "balade" dans trois époques et deux guerres. A coup de chapitres alternés, de voyages dans le passé, de retours au présent il met soigneusement en place une histoire bien ficelée. Au fur et à mesure, le rythme se fait plus rapide, l’addiction plus forte, l’intérêt grandit et la curiosité aussi. N’est-ce pas le signe d’un roman réussi ? Réussi, oui il l’est, ne serait-ce que par l’imagination qu’il a fallu à l’auteur pour organiser un tel imbroglio. Mon enthousiasme mesuré est seulement dû à la barbarie de certains actes, à l’horreur des exactions commises et à la difficulté, parfois, de m’y retrouver dans les liens qui unissent les personnages.
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  • Seraphita Posté le 19 Juillet 2020
    1918 en Haute Corrèze. Alors que la première guerre mondiale touche à sa fin, un jeune garçon trouve refuge dans des bois denses et isolés avec son frère, revenu de la guerre gueule cassée. En 1944, une guerre plus tard, des Allemands s’y enfoncent pour retrouver une autre unité disparue. Un drame atroce va s’y nouer. En 2020, à Hambourg, un vieil homme connaît une rémission spectaculaire d’un cancer et d’une maladie d’Alzheimer. Il se met à parler, à vouloir raconter ce qu’il a vécu pendant la seconde guerre mondiale. Il dessine frénétiquement des arbres dont il tapisse les parois de sa chambre d’hôpital, donnant vie à un bois obscur au fin fond de la Haute Corrèze. En revenant à la vie, il va livrer des secrets au risque de briser des certitudes… « Mon cœur restera de glace » est un roman écrit par Éric Cherrière, par ailleurs réalisateur et scénariste. L’intrigue, diabolique, est bien construite, opérant d’habiles allers-retours entre trois périodes, tissant peu à peu les liens entre ces temps éloignés, entre des générations ainsi que des nations, ménageant un suspens qui va croissant. Quelle que soit la période abordée, le temps présent reste de mise dans l’écriture, ce... 1918 en Haute Corrèze. Alors que la première guerre mondiale touche à sa fin, un jeune garçon trouve refuge dans des bois denses et isolés avec son frère, revenu de la guerre gueule cassée. En 1944, une guerre plus tard, des Allemands s’y enfoncent pour retrouver une autre unité disparue. Un drame atroce va s’y nouer. En 2020, à Hambourg, un vieil homme connaît une rémission spectaculaire d’un cancer et d’une maladie d’Alzheimer. Il se met à parler, à vouloir raconter ce qu’il a vécu pendant la seconde guerre mondiale. Il dessine frénétiquement des arbres dont il tapisse les parois de sa chambre d’hôpital, donnant vie à un bois obscur au fin fond de la Haute Corrèze. En revenant à la vie, il va livrer des secrets au risque de briser des certitudes… « Mon cœur restera de glace » est un roman écrit par Éric Cherrière, par ailleurs réalisateur et scénariste. L’intrigue, diabolique, est bien construite, opérant d’habiles allers-retours entre trois périodes, tissant peu à peu les liens entre ces temps éloignés, entre des générations ainsi que des nations, ménageant un suspens qui va croissant. Quelle que soit la période abordée, le temps présent reste de mise dans l’écriture, ce qui lui donne un aspect à la fois clinique, chirurgical, mais aussi intemporel. Au détour des mots, quelques éclairs poétiques jaillissent, fleurs d’humanité dans la monstruosité humaine. Peu à peu, le lecteur entrevoit les liens entre les périodes et les protagonistes, l’auteur dessinant toute l’horreur et la noirceur dont l’homme peut faire preuve, mais sans manichéisme aucun. Comme se le demande l’un des personnages, on ne sait plus qui est victime et qui est bourreau. La folie humaine prend souvent bien des formes inattendues et jamais l’on ne peut prédire sa trajectoire. Elle « n’a ni règle, ni stratégie, ni logique. Le diable n’est le serviteur de personne. » Jusqu’au bout, l’auteur nous prend de court, ménageant pour la fin un rebondissement incroyable. On ne peut rester de glace devant un tel roman. Bien au contraire, il nous bouscule, chahute, horrifie mais nous questionne aussi sur notre propre humanité. « Mon cœur restera de glace » est un roman noir bouleversant qui explore un siècle de guerres fratricides, qui sait faire jaillir le beau à l’envers des malheurs.
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  • LesLecturesDeRudy Posté le 27 Juin 2020
    Quelques invraisemblances et erreurs historiques ternissent un peu ce récit . Par exemple les Einsatzgruppen sur lesquels Éric Cherrière base une partie de son récit n'ont jamais été actif en France et surtout n'étaient pas constitués de civils enrôlés mais bien de personnels de la SS et de soldats de la Wermacht. Difficile de croire également qu'un gamin de 7 ans puisse survivre dans les bois sans que personne ne s'en aperçoive . L'histoire en elle même est malgré tout prenante et petit à petit l'auteur parvient à capter le lecteur et même à l'envoyer sur de fausses pistes . le final contredisant tout ce que je pensais avoir deviné assez rapidement . Un bon thriller mais certainement pas un roman historique .
  • Cannetille Posté le 20 Juin 2020
    En 1918, Lucien Faure, maire et boulanger d’un petit village de Corrèze, se voit accablé du deuil de son fils et de ses petits-fils : le premier a été porté disparu au front, l’aîné de ses petits-enfants en est revenu gravement estropié, et le plus jeune, enfui au plus profond de la forêt proche, n’a jamais plus été revu. Vingt-six ans plus tard, en 1944, un convoi allemand traverse la même forêt et disparaît à son tour… Ce n’est qu’en 2020, lorsqu’au seuil de la mort un criminel de guerre allemand décide enfin de raconter son passé, que le mystère de Corrèze s’éclaircit… Indéniablement, l’histoire est bien menée, ménageant suspense et surprises, dans un style narratif fluide, vivant et extrêmement visuel. Tordue à souhait, l’intrigue surprendra sans doute tous ses lecteurs, peut-être un peu trop d’ailleurs : à force d’intrications, l’ensemble en perd sa vraisemblance et se transforme en une fable d’une extrême violence que ne renierait pas Quentin Tarantino. Guerre rime avec violence me direz-vous, et l’on sait les horreurs aussi bien des tranchées que des forfaits commis sur les civils, mais rien ici ne vient voiler la confrontation directe avec l’atrocité, celle des exécutions sommaires sous la pression nazie, ainsi... En 1918, Lucien Faure, maire et boulanger d’un petit village de Corrèze, se voit accablé du deuil de son fils et de ses petits-fils : le premier a été porté disparu au front, l’aîné de ses petits-enfants en est revenu gravement estropié, et le plus jeune, enfui au plus profond de la forêt proche, n’a jamais plus été revu. Vingt-six ans plus tard, en 1944, un convoi allemand traverse la même forêt et disparaît à son tour… Ce n’est qu’en 2020, lorsqu’au seuil de la mort un criminel de guerre allemand décide enfin de raconter son passé, que le mystère de Corrèze s’éclaircit… Indéniablement, l’histoire est bien menée, ménageant suspense et surprises, dans un style narratif fluide, vivant et extrêmement visuel. Tordue à souhait, l’intrigue surprendra sans doute tous ses lecteurs, peut-être un peu trop d’ailleurs : à force d’intrications, l’ensemble en perd sa vraisemblance et se transforme en une fable d’une extrême violence que ne renierait pas Quentin Tarantino. Guerre rime avec violence me direz-vous, et l’on sait les horreurs aussi bien des tranchées que des forfaits commis sur les civils, mais rien ici ne vient voiler la confrontation directe avec l’atrocité, celle des exécutions sommaires sous la pression nazie, ainsi que celle dictée par la folie à l’état pur. Certains aspects de l’histoire m’ont évoqué le film Le vieux fusil, mais la vengeance déborde ici dans un délire sans fin, où il devient impossible de discerner ami ou ennemi : le Mal est universel, ce sont les circonstances qui vous y poussent ou vous en préservent, quel que soit le camp. A défaut de l’avoir de glace, c’est le coeur bien accroché qu’il vous faudra aborder ce roman qui interroge sur la barbarie dont sont capables les hommes : pour ma part, sa violence sans fard me l’a laissé au bord des lèvres.
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  • elematt44 Posté le 18 Avril 2020
    J'ai adoré. Très difficile à chroniquer, en effet. Sublime écriture. Douloureux récit. A lire d'une traite. Lecture nécessaire me semble le plus beau compliment.
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