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Belfond
EAN : 9782714493118
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 256
Format : 134 x 190 mm

Mon père, ma mère, mes tremblements de terre

Collection : Belfond Pointillés
Date de parution : 20/08/2020
Rentrée littéraire 2020
​« Est-ce que, sur la table de chirurgie, mon père ressent le chaud, le froid ? Allez savoir. Dans la salle d’attente, ma mère porte sa chemise saharienne et le soleil blanc tape doucement sur les fenêtres. L’air est doux. Un air qui n’a rien à voir avec la mort, les drames. Ici, ce n’est pas un drame. C’est autre chose qui se passe. »
Dans cette salle, Charlie, quinze ans, patiente avec sa mère. Bientôt, son père sortira du bloc. Elle s’appellera Alice. Durant ce temps suspendu, Charlie se souvient des deux dernières années d’une vie de famille terrassée. Deux années de métamorphose, d’émoi et de rejet, de grands doutes et de petites euphories.... Dans cette salle, Charlie, quinze ans, patiente avec sa mère. Bientôt, son père sortira du bloc. Elle s’appellera Alice. Durant ce temps suspendu, Charlie se souvient des deux dernières années d’une vie de famille terrassée. Deux années de métamorphose, d’émoi et de rejet, de grands doutes et de petites euphories. Deux années sismiques que Charlie cherche à comprendre à jamais. Tandis que les longues minutes s’écoulent, nerveuses, avant l’arrivée d’Alice, Charlie raconte la transition de son père. Sans rien cacher de ce parcours plus monumental qu’un voyage dans l’espace, depuis le jour de Pâques où son père s’est révélée. Où, pour Charlie, la terre s’est mise à trembler.

Julien Dufresne-Lamy signe un cinquième roman doux et audacieux, profondément juste, sur la transidentité et la famille. La bouleversante histoire d’amour d’un clan uni qui apprend le courage d’être soi.
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EAN : 9782714493118
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 256
Format : 134 x 190 mm

Ils en parlent

Une fois de plus, JDL excelle à témoigner d'une existence à la marge, excelle à décrire ces tremblements de terre qui bouleversent des vies. 


 
Madeline Roth / Librairie L'Eau Vive

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • FabDef95 Posté le 7 Novembre 2020
    14 h 54 : Heure de la mort d'Aurélien, le père de Charlie. Il vient d’entrer au bloc. Charlie et sa mère sont dans la salle d'attente. L'adolescent se repasse le film de ces deux dernières années. Il se rappelle. Il était en quatrième quand il a vécu une rupture brutale des plaques tectoniques alors qu'il était sous une tente dans un camping deux étoiles à Noirmoutier avec ses parents. Force dix sur l'échelle de Richter. Le cataclysme n'a impacté que leur tente, que leur famille. Dehors, tout était étonnamment calme. Son père leur avait annoncé la nouvelle. Dysphorie de genre. Transidentité. Son père n’a jamais été un homme. Il est une femme. Il se veut rassurant. Ce n'est pas grave, puisqu'il les aime. Depuis ce jour jusqu'à la salle d'attente, Charlie a tout consigné dans ses carnets intimes. Les changements de son père, ses traitements, ses lubies, ses victoires mais aussi la résignation et les silences de sa mère et surtout ses tremblements à lui. Deux ans de secousses, de crainte, d'interrogations, de colère, de honte et d'amour aussi. Deux ans d'une métamorphose d'une famille ordinaire qui aboutiront ce jour-là à 19 h 19 non pas à une mort,... 14 h 54 : Heure de la mort d'Aurélien, le père de Charlie. Il vient d’entrer au bloc. Charlie et sa mère sont dans la salle d'attente. L'adolescent se repasse le film de ces deux dernières années. Il se rappelle. Il était en quatrième quand il a vécu une rupture brutale des plaques tectoniques alors qu'il était sous une tente dans un camping deux étoiles à Noirmoutier avec ses parents. Force dix sur l'échelle de Richter. Le cataclysme n'a impacté que leur tente, que leur famille. Dehors, tout était étonnamment calme. Son père leur avait annoncé la nouvelle. Dysphorie de genre. Transidentité. Son père n’a jamais été un homme. Il est une femme. Il se veut rassurant. Ce n'est pas grave, puisqu'il les aime. Depuis ce jour jusqu'à la salle d'attente, Charlie a tout consigné dans ses carnets intimes. Les changements de son père, ses traitements, ses lubies, ses victoires mais aussi la résignation et les silences de sa mère et surtout ses tremblements à lui. Deux ans de secousses, de crainte, d'interrogations, de colère, de honte et d'amour aussi. Deux ans d'une métamorphose d'une famille ordinaire qui aboutiront ce jour-là à 19 h 19 non pas à une mort, mais à une absence pour toujours. Mon père, ma mère, mes tremblements de terre est un roman intime et audacieux, profondément juste, sur la transidentité et la famille. Loin d’être moralisateur, loin de la propagande, ce récit donne à voir sans sensationnalisme les dommages collatéraux de ces séismes silencieux. Quant à la plume de Julien Dufresne-Lamy, elle est sensible, fine et délicate. À découvrir quel que soit votre genre.
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  • frueka Posté le 4 Novembre 2020
    Je n’ai pas encore lu le très encensé Jolis jolis monstres (2019) mais j’ai lu et beaucoup aimé Mon père, ma mère, mes tremblements de terre (2020). 18h24. Ligne droite et dernière. Epreuve du cent mètres. On accélère. Les points de côté creusent le ventre. Le trac parle. C’est normal. Je vais rencontrer mon père. A 14h54, Charlie voit et entend pour la dernière fois son père tel qu’il l’a toujours connu. Lorsqu’il sortira du bloc opératoire à 19h, Aurélien sera définitivement devenu Alice. Dans la salle d’attente où il attend avec sa mère, Charlie se souvient de ce que fut sa vie depuis la révélation fracassante de son père deux ans plus tôt. Pendant les quatre heures que dure l’opération, il raconte son père, sa mère et ses tremblements de terre, leur vie avant et depuis ce fameux séisme de magnitude 10 qui a détruit tous ses repères. Il évoque les différentes étapes de la transition physique et psychique de son père -étapes qu’il a secrètement et très méticuleusement consignées dans un carnet- et raconte les effets dévastateurs de ces changements sur sa vie et celle de sa mère. Il dit ses craintes, ses doutes et ses nombreuses interrogations. Sa profonde colère aussi.... Je n’ai pas encore lu le très encensé Jolis jolis monstres (2019) mais j’ai lu et beaucoup aimé Mon père, ma mère, mes tremblements de terre (2020). 18h24. Ligne droite et dernière. Epreuve du cent mètres. On accélère. Les points de côté creusent le ventre. Le trac parle. C’est normal. Je vais rencontrer mon père. A 14h54, Charlie voit et entend pour la dernière fois son père tel qu’il l’a toujours connu. Lorsqu’il sortira du bloc opératoire à 19h, Aurélien sera définitivement devenu Alice. Dans la salle d’attente où il attend avec sa mère, Charlie se souvient de ce que fut sa vie depuis la révélation fracassante de son père deux ans plus tôt. Pendant les quatre heures que dure l’opération, il raconte son père, sa mère et ses tremblements de terre, leur vie avant et depuis ce fameux séisme de magnitude 10 qui a détruit tous ses repères. Il évoque les différentes étapes de la transition physique et psychique de son père -étapes qu’il a secrètement et très méticuleusement consignées dans un carnet- et raconte les effets dévastateurs de ces changements sur sa vie et celle de sa mère. Il dit ses craintes, ses doutes et ses nombreuses interrogations. Sa profonde colère aussi. Et son amour enfin. « Pour changer, tout n’est pas une question de souffrance et de pitié. Tout n’est pas une question de vie ou de mort. – Alors c’est une question de quoi? – Juste une question d’amour. » A la fois quête identitaire et histoire d’amour familial, Mon père, ma mère, mes tremblements de terre explore et questionne avec beaucoup de sensibilité et de justesse la problématique de la transidentité à travers le point de vue d’un ado de quinze ans. Charlie est cet ado qui devient malgré lui un acteur essentiel dans la nouvelle vie de son père dont le parcours est jalonné de nombreuses difficultés. Il est cet ado qui doit non seulement gérer ses propres émotions mais aussi et surtout apprendre à supporter et à vivre avec les souffrances, les doutes ainsi que l’euphorie d’un père qu’il peine parfois à reconnaître. Un ado qui a perdu ses repères, se pose mille et une questions, un ado qui a peur et qui est en colère. Qui doit encaisser le fait que ce père, tout occupé qu’il est avec lui-même, sa transition et sa prochaine renaissance en oublie sa femme et son fils et leur inflige -bien qu’involontairement- d’immenses souffrances. Si j’ai eu du mal avec l’inconscience et l’égoïsme de l’Alice en devenir (mais n’est ce pas, au fond, un comportement légitime après plus de trente ans passés à refouler sa véritable identité?), Mon père, ma mère, mes tremblements de terre reste un roman familial très touchant sur la différence, la tolérance et le courage d’être soi. A lire.
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  • lire_encore Posté le 3 Novembre 2020
    C’était le roman de la rentrée littéraire que j’attendais le plus ! « Jolis jolis monstres » avait été une lecture profondément marquante pour moi. Ici, Julien nous fait vivre de véritables secousses. Je suis restée en apnée tout le long de ma lecture. M’agitant, marchant en lisant, me sentant nerveuse avec Charlie et sa mère, attendant la naissance d’Alice. Encore une fois, l’auteur met en avant la transidentité mais va encore plus loin cette fois, je trouve. Sa plume est percutant, engagée mais aussi sensible et touchante. Il nous livre les détails permettant à une personne née homme, de devenir femme. Il nous convie au sein d’un clan familial uni et nous fait vivre leurs tremblements de terre. Il nous offre un aperçu du courage nécessaire pour être enfin soi. Il fait bouger les lignes, éveille à la tolérance. Ce roman vibrant est un cri d’amour au milieu des secousses. Un récit humble, empathique, humain et nécessaire, à lire absolument !
  • HQL Posté le 2 Novembre 2020
    Encore un livre repéré pendant l’été lorsque nous étions dans l’insouciance estivale après la première vague de coronavirus, à profiter du soleil, du repos et à nous languir sur tous ces titres qu’on irait s’acheter en librairie dès leur sortie, en choisissant ceux qu’on s’achèterait fin août sur le reliquat du budget vacances pas vraiment consommé, et ceux qu’on achèterait début septembre sur le nouveau salaire qu’on commencerait à grignoter un peu, pour la bonne cause, celle de la littérature évidemment. Mon père, ma mère, mes tremblements de terre faisait parti de cette seconde sélection, appuyé par des retours enthousiastes de ceux l’ayant lu en service de presse. C’est ainsi que j’ai lu dimanche ce cinquième roman du photogénique et connecté Julien Dufresne-Lamy, auteur qui m’était jusqu’alors inconnu. Charlie a quinze ans et attend avec sa mère dans la salle d’attente de la clinique, tandis qu’à deux pas de là, son père s’apprête à disparaître pour laisser place à Alice, la femme qu’il a choisi de devenir. Dans ce récit intimiste, l’adolescent reviendra sur deux ans de chamboulements, ces séismes auxquels le titre fait référence. Deux ans à essayer de comprendre, à accepter, à suivre les étapes ordinaires du deuil pour... Encore un livre repéré pendant l’été lorsque nous étions dans l’insouciance estivale après la première vague de coronavirus, à profiter du soleil, du repos et à nous languir sur tous ces titres qu’on irait s’acheter en librairie dès leur sortie, en choisissant ceux qu’on s’achèterait fin août sur le reliquat du budget vacances pas vraiment consommé, et ceux qu’on achèterait début septembre sur le nouveau salaire qu’on commencerait à grignoter un peu, pour la bonne cause, celle de la littérature évidemment. Mon père, ma mère, mes tremblements de terre faisait parti de cette seconde sélection, appuyé par des retours enthousiastes de ceux l’ayant lu en service de presse. C’est ainsi que j’ai lu dimanche ce cinquième roman du photogénique et connecté Julien Dufresne-Lamy, auteur qui m’était jusqu’alors inconnu. Charlie a quinze ans et attend avec sa mère dans la salle d’attente de la clinique, tandis qu’à deux pas de là, son père s’apprête à disparaître pour laisser place à Alice, la femme qu’il a choisi de devenir. Dans ce récit intimiste, l’adolescent reviendra sur deux ans de chamboulements, ces séismes auxquels le titre fait référence. Deux ans à essayer de comprendre, à accepter, à suivre les étapes ordinaires du deuil pour finalement accueillir dans leur maison leur père devenue Alice. Il y a la découverte de la perruque, le soir, pour fumer dans le garage. Et puis ce coming-out de genre, à Noirmoutier, qui vient tout perturber. Il y a les premières marches en talon, les tenues rose parme, les copains du lycée qui grillent son père en travelo entrain de s’acheter des clopes et les messages d’insultes qui fleurissent dans la vie de Charlie. Il y a ce nouveau prénom, choisi en famille, comme une renaissance. Ces traitements, pleins d’effets secondaires, porteurs d’espoir : celui de devenir enfin celle qu’il sent être enfouie en lui depuis toujours. Ce récit a réussi à m’interroger avec délicatesse sur mon rapport à la transidentité, à me confronter à mes propres a priori car même en étant gay, j’ai comme beaucoup des idées reçues sur ce que je ne connais pas. Bien sûr, je me dis souvent que ces histoires de pronoms genrés c’est une invention de notre temps, une mode, un truc à la marge qui passera, que le rouleau compresseur de la normalité écrasera rapidement, et puis parfois, et c’est aussi un des beaux rôles de la littérature, je réfléchis, j’essaie de comprendre plutôt que de juger, et d’inclure même si je ne comprends pas. J’ai bien aimé cette lecture, même s’il m’a manqué quelque chose, peut-être que je n’ai pas ressenti de tremblement de terre, à l’image de Charlie ce narrateur de 15 ans que j’ai trouvé trop apathique, parfois comme anesthésié dans sa façon de ressentir cette transition, alors que c’est l’âge où couvent de grands incendies qui s’embrasent pour un rien. Une belle histoire de famille à l’épreuve de la vie que je vous conseille tout de même de découvrir chez votre libraire.
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  • Lunabiax Posté le 30 Octobre 2020
    Charlie et sa mère sont dans la salle d'attente d'un hôpital. Le père de Charlie est au bloc opératoire, où il subit une lourde opération visant à le faire changer de sexe. En effet, Aurélien a décidé de devenir Alice. Pendant ces quatre heures interminables, Charlie se rappelle ces deux dernières années qui ont chamboulé sa famille. Pas facile, à 14 ans, d'entendre son père annoncer une telle nouvelle. Il faut accepter sans forcément comprendre, il faut endurer les moqueries au collège, quand le père de Charlie se met à sortir de la maison vêtu en femme, il faut faire avec ses sentiments de honte et de rejet. Mais Charlie et Aurélien sont complices, unis par un attrait pour la chimie et les phénomènes sismologiques. Face à un tel tremblement de terre, c'est toute l'unité de la famille qui est menacée, et il faut tout l'amour entre ses trois membres pour tenir, face à la double adversité de la condamnation sociale et du long parcours semé d'épreuves qu'est un changement de sexe. Charlie tient un journal de bord où il consigne tout : les conséquences des prises d'hormones, les périodes d'enthousiasme et de découragement, les rendez-vous médicaux, les chats des forums... Charlie et sa mère sont dans la salle d'attente d'un hôpital. Le père de Charlie est au bloc opératoire, où il subit une lourde opération visant à le faire changer de sexe. En effet, Aurélien a décidé de devenir Alice. Pendant ces quatre heures interminables, Charlie se rappelle ces deux dernières années qui ont chamboulé sa famille. Pas facile, à 14 ans, d'entendre son père annoncer une telle nouvelle. Il faut accepter sans forcément comprendre, il faut endurer les moqueries au collège, quand le père de Charlie se met à sortir de la maison vêtu en femme, il faut faire avec ses sentiments de honte et de rejet. Mais Charlie et Aurélien sont complices, unis par un attrait pour la chimie et les phénomènes sismologiques. Face à un tel tremblement de terre, c'est toute l'unité de la famille qui est menacée, et il faut tout l'amour entre ses trois membres pour tenir, face à la double adversité de la condamnation sociale et du long parcours semé d'épreuves qu'est un changement de sexe. Charlie tient un journal de bord où il consigne tout : les conséquences des prises d'hormones, les périodes d'enthousiasme et de découragement, les rendez-vous médicaux, les chats des forums sur lesquels son père passe ses soirées, ses propres interrogations. Il lui faudra parcourir un long chemin pour passer du rejet à l'acceptation et au soutien. De la mère, il est peu question au début : Charlie raconte bien quelques disputes, mais elle paraît tout de même soutenir inconditionnellement son mari. Certes, l'histoire est racontée par l'adolescent, qui ne peut avoir entière conscience des conséquences pour le couple d'une telle décision, mais Charlie semble accorder peu de cas finalement à sa mère, présente tout du long en filigrane, et c'est peut-être le seul bémol à trouver dans ce récit bien mené, qui ne cache rien des difficultés rencontrées aujourd'hui par les personnes transgenres, et par leur entourage.
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