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Belfond
EAN : 9782714480910
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 416
Format : 140 x 225 mm

MotherCloud

Michael BELANO (Traducteur)
Collection : Belfond Noir
Date de parution : 05/03/2020
Effrayant hommage à Ray Bradbury, Margaret Atwood ou George Orwell, MotherCloud nous entraîne dans un monde où le Big Business aurait supplanté Big Brother, un monde d’une perversion totale, pas si éloigné du nôtre.
Ex-petit patron désormais ruiné, Paxton n’aurait jamais pensé devoir intégrer une unité MotherCloud, cette superstructure de l’e-commerce qui a dévoré la moitié de l’économie mondiale. Pourtant, dans une société n’ayant plus rien à offrir, comment peut refuser un job qui propose non seulement un salaire, mais aussi un toit et... Ex-petit patron désormais ruiné, Paxton n’aurait jamais pensé devoir intégrer une unité MotherCloud, cette superstructure de l’e-commerce qui a dévoré la moitié de l’économie mondiale. Pourtant, dans une société n’ayant plus rien à offrir, comment peut refuser un job qui propose non seulement un salaire, mais aussi un toit et à manger ?

La jeune Zinnia non plus n’aurait jamais pensé rejoindre MotherCloud, mais sa mission est tout autre : une révolution est en marche dont elle est le bras armé. Devenir salariée n’est qu’un premier pas pour infiltrer le système, en percer les secrets. Le détruire.
   
Dans cet univers où tout est calculé, paramétré, surveillé, où l’humain disparaît au profit de la rentabilité, où l’individu n’est qu’un algorithme, Zinnia et Paxton réalisent bientôt qu’il est impossible de dévier. À moins d’être prêt à se sacrifier ?

Car derrière sa façade d’entreprise idéale, MotherCloud est une machine à broyer, impitoyable à l’égard de ceux qui oseraient se rebeller.
 
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EAN : 9782714480910
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 416
Format : 140 x 225 mm
Belfond

Ils en parlent

« Effrayant et tellement plausible, bienvenue dans le monde de demain, où le big business a enterré la liberté de penser. »
Alafair Burke

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • lettres_et_caracteres Posté le 18 Septembre 2020
    Terminé il y a quelques jours sans grand enthousiasme, MotherCloud me laisse une impression mitigée. Deux histoires se disputent la vedette dans ce livre, l'une m'a passionnée, l'autre profondément ennuyée. Entre dystopie et thriller, mon coeur a parlé... MotherCloud est une dystopie plus vraie que nature, très largement inspirée du modèle du géant du e-commerce. Pas la peine de faire durer le suspense : l'auteur a une dent contre l'entreprise au sourire A à Z et tente par ce roman d'anticipation de démontrer les limites de son modèle économique et de démonter ses arguments en faveur d'une entreprise exclusivement tournée vers la satisfaction de ses clients. Il y parvient d'ailleurs très bien en opposant aux points de vue et arguments du fondateur de MotherCloud, la réalité vécue par ses salariés à qui l'on impose une cadence infernale et un rendement impossible à tenir dans la durée. Cette partie-là de l'histoire, je l'ai dit, m'a passionnée car elle oppose deux visions de la même entreprise, l'une aussi enthousiaste que fantasmée et l'autre aussi pragmatique que résignée. Le fond de ce roman dérange et interroge, faisant de MotherCloud une dystopie digne de ce nom. En revanche, le pan de l'histoire qui verse dans... Terminé il y a quelques jours sans grand enthousiasme, MotherCloud me laisse une impression mitigée. Deux histoires se disputent la vedette dans ce livre, l'une m'a passionnée, l'autre profondément ennuyée. Entre dystopie et thriller, mon coeur a parlé... MotherCloud est une dystopie plus vraie que nature, très largement inspirée du modèle du géant du e-commerce. Pas la peine de faire durer le suspense : l'auteur a une dent contre l'entreprise au sourire A à Z et tente par ce roman d'anticipation de démontrer les limites de son modèle économique et de démonter ses arguments en faveur d'une entreprise exclusivement tournée vers la satisfaction de ses clients. Il y parvient d'ailleurs très bien en opposant aux points de vue et arguments du fondateur de MotherCloud, la réalité vécue par ses salariés à qui l'on impose une cadence infernale et un rendement impossible à tenir dans la durée. Cette partie-là de l'histoire, je l'ai dit, m'a passionnée car elle oppose deux visions de la même entreprise, l'une aussi enthousiaste que fantasmée et l'autre aussi pragmatique que résignée. Le fond de ce roman dérange et interroge, faisant de MotherCloud une dystopie digne de ce nom. En revanche, le pan de l'histoire qui verse dans le thriller ne m'a absolument pas convaincue. De mon point de vue, on aurait pu se passer de cette sombre affaire d'infiltration afin de percer les mystères qui entourent les agissements de MotherCloud. Au fur et à mesure de l'écoute, j'ai eu le sentiment de m'éloigner du cœur du sujet à cause de cette intrigue. C'est long et sans grand intérêt, si bien que j'ai ressenti une espèce de frustration à chaque fois que Zinnia et Paxton revenaient au devant de la scène. J'ai même été tentée de sauter les chapitres qui leur étaient consacrés pour revenir à ceux sur Gibson, le fondateur de MotherCloud mais j'aurais beaucoup écourté le livre hélas. C'est donc un léger sentiment de gâchis qui me reste à la fin de cette lecture. Comme l'impression d'avoir tenu une pépite dans mes mains et que celle-ci, à force de coups de burin inutiles, s'est transformée sous mes yeux en un roman beaucoup plus banal. Mais ce que je retiens de magistral dans ce titre audio, c'est l'interprétation de Florian Wormser qui prête sa voix à Gibson Wells. Sa voix en impose et colle parfaitement au personnage du Pdg d'une multinationale. Un excellent casting !
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  • Roadreader Posté le 3 Septembre 2020
    C’est quoi un roman post-apocalyptique ? Des cités en ruine, des hordes de morts-vivants affamés et des survivants prêts à s’entretuer pour une boîte de conserve ? Ou bien peut-on considérer que tout roman présentant un avenir sombre et angoissant peut-être considérer comme du post-apocalyptique? Le débat mérite d’être lancé car, une chose est sûre, le monde décrit dans cet ouvrage me terrifie bien plus que n’importe quel récit de zombie. Le premier ouvrage de Rob Hart ne brille pas par son style, fluide mais sans particularité. L’auteur se concentre surtout sur les dialogues, les descriptions sont facilitées du fait que l’action se déroule au même endroit la majeure partie du temps. La force de ce roman tient à son intrigue glaçante qui se révèle au fur et à mesure de la lecture. Telle une plante carnivore l’intrigue va engluer les personnages ainsi que les lecteurs avant de refermer cruellement ses mâchoires alors qu'il est déjà trop tard. La sournoiserie du management de Cloud et l’aspect pernicieux de la notation des employés est minutieusement reproduit par l’auteur. Les personnages se retrouvent rapidement complètement aliénés dans leurs postes respectifs. Le dérouler d'une journée type de Zinnia est tout simplement abrutissant tandis que Paxton... C’est quoi un roman post-apocalyptique ? Des cités en ruine, des hordes de morts-vivants affamés et des survivants prêts à s’entretuer pour une boîte de conserve ? Ou bien peut-on considérer que tout roman présentant un avenir sombre et angoissant peut-être considérer comme du post-apocalyptique? Le débat mérite d’être lancé car, une chose est sûre, le monde décrit dans cet ouvrage me terrifie bien plus que n’importe quel récit de zombie. Le premier ouvrage de Rob Hart ne brille pas par son style, fluide mais sans particularité. L’auteur se concentre surtout sur les dialogues, les descriptions sont facilitées du fait que l’action se déroule au même endroit la majeure partie du temps. La force de ce roman tient à son intrigue glaçante qui se révèle au fur et à mesure de la lecture. Telle une plante carnivore l’intrigue va engluer les personnages ainsi que les lecteurs avant de refermer cruellement ses mâchoires alors qu'il est déjà trop tard. La sournoiserie du management de Cloud et l’aspect pernicieux de la notation des employés est minutieusement reproduit par l’auteur. Les personnages se retrouvent rapidement complètement aliénés dans leurs postes respectifs. Le dérouler d'une journée type de Zinnia est tout simplement abrutissant tandis que Paxton va petit à petit perdre ses repères et ses résolutions. Sa transformation psychologique est amenée subtilement, par le biais de petits détails et avant même qu'il ne puisse s’en rendre compte il se retrouve endoctriné, incapable de saisir les mensonges de façade et la manipulation dont il est victime. Ses deux personnages sont convaincant et attachants chacun à leur manière. Paxton représente David, le petit entrepreneur dépassé par Goliath, l'entreprise surpuissante et invincible. Zinnia est plus cynique, plus combative aussi mais elle finit elle aussi par montrer des failles. La relation qui se noue entre eux, sans être renversante d'émotions à fleur de peau, est convaincante. L’auteur a tenu à ne pas présenter un discours manichéen et rappelle une vérité que les détracteurs d’amazon, qui est clairement visée dans ce récit, ont tendance à oublier. Si cette entreprise a pu acquérir autant de pouvoir c’est que nous, consommateur, nous l’avons laissé faire. La réponse à cette emprise est tout sauf simple. L’auteur a tenu à donner un ton mature à son récit avec une fin ouverte rassurante mais insiste sur le fait que les conséquences seront élevées et irrémédiables. On ne s’extirpe pas du piège de la plante carnivore sans en payer le prix. Impossible de terminer cette chronique sans évoquer le cynisme absolu dont fait preuve cette entreprise tentaculaire prête à tout pour multiplier les profits, un cynisme qui n’a pas attendu des fictions qui dépeignent un futur catastrophique pour étreindre les hommes d’affaires de ses serres cupides. Un cynisme, qui allié à la technologie implacable et la faiblesse des gouvernements leur assure une victoire sur une société qui change plus vite que sa population ne peut l’intégrer. Un récit effrayant qui rappellera aux connaisseurs les meilleurs épisodes de la série black mirror. Culturevsnews.com
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  • collectifpolar Posté le 15 Août 2020
    L'avis de Jean Luc MotherCloud est une très belle découverte. Dès le début l'auteur affiche clairement la couleur avec un incipit de Benjamin Harrison : "J'ai pitié de l'homme qui souhaite avoir un manteau pour un prix si bas que celui ou celle qui fabriquera le tissu ou confectionnera le vêtement mourra de faim pour le satisfaire" Ce roman est une dystopie construite avec une alternance de chapitres donnant la parole à trois personnages, une histoire passionnante, crédible et inquiétante. En fait, il y a quatre personnages dans cette histoire : le géant omniprésent MotherCloud, un jeune chef d'entreprise ruiné, une espionne industrielle et le créateur du concept MotherCloud avec une vision totalitaire du monde. MotherCloud est une entreprise dont le but est de simplifier la vie de tous les humains y compris ses employés. Une société américaine tentaculaire qui emploie plus de trente millions de salariés. Rob Hart nous dépeint alors un monde où tous les secteurs de l'économie sont phagocytés par une seule entreprise. Seule alternative pour trouver du boulot ou plutôt survivre : se faire embaucher chez CloudMother, un monstre économique constitué de villes de travailleurs où chacun vit exclusivement pour son entreprise. Un monde où seule prévaut le travail au dépens de la liberté,... L'avis de Jean Luc MotherCloud est une très belle découverte. Dès le début l'auteur affiche clairement la couleur avec un incipit de Benjamin Harrison : "J'ai pitié de l'homme qui souhaite avoir un manteau pour un prix si bas que celui ou celle qui fabriquera le tissu ou confectionnera le vêtement mourra de faim pour le satisfaire" Ce roman est une dystopie construite avec une alternance de chapitres donnant la parole à trois personnages, une histoire passionnante, crédible et inquiétante. En fait, il y a quatre personnages dans cette histoire : le géant omniprésent MotherCloud, un jeune chef d'entreprise ruiné, une espionne industrielle et le créateur du concept MotherCloud avec une vision totalitaire du monde. MotherCloud est une entreprise dont le but est de simplifier la vie de tous les humains y compris ses employés. Une société américaine tentaculaire qui emploie plus de trente millions de salariés. Rob Hart nous dépeint alors un monde où tous les secteurs de l'économie sont phagocytés par une seule entreprise. Seule alternative pour trouver du boulot ou plutôt survivre : se faire embaucher chez CloudMother, un monstre économique constitué de villes de travailleurs où chacun vit exclusivement pour son entreprise. Un monde où seule prévaut le travail au dépens de la liberté, un monde où chacun est tracé grâce à une Cloudwatch connectée … J'ai été scotché par cette histoire, Rob Hart plante parfaitement son décor et fait évoluer tous ces personnages dans une ville de travailleurs autosuffisante. Cette histoire m'a fasciné et terrifié tout à la fois et cerise sur le gâteau, la fin est diaboliquement conçue. Je n'ai pu m'empêcher de faire une analogie avec notre société et le groupe Amazon. Notre monde est encore éloigné du monde décrit par Rob Hart mais il y a une question sous jacente dans cette histoire : Comment sauver un monde et une humanité en sur-population ? Pour terminer, j'ai aussi retenu une phrase dans ce roman : "N'oublie pas que ta liberté t'appartient jusqu'à ce que tu y renonces" En conclusion, j'ai adoré ce roman qui pour moi est à l'égal des grands classiques ( le meilleur des mondes, 1984, etc…). Amateurs de romans dystopiques, vous ne serez pas déçus ! A noter que les droits de ce roman ont été rachetés par Ron Howard qui nous prépare un film sans doute passionnant.
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  • NigraFolia Posté le 10 Août 2020
    Sous couvert de dystopie, Rob Hart signe un roman pas si éloigné de la réalité. Juste un peu en avance sur son temps. Très peu à dire vrai. MotherCloud est un excellent thriller. Un chouia d'anticipation, pas de noyade technologique, le tout se lisant avec une grande fluidité. La société décrite par Rob Hart est déjà en marche. Elle s’appelle 2.0 ou 3.0, 5G ou GAFAM. Oui Cloud ressemble à Amazon et son créateur, Gibson Wells (quel patronyme quand on est dans l’anticipation) a des traits de plusieurs grands partons de la tech. Rien d’étonnant. Fait intéressant, Hart donne la parole à ce magnat à travers son blog. S’il suinte le cynisme de la situation, il éclaire sur les objectifs. Mais derrière le libéralisme et la consommation de masse, il y a des milliers de petites mains. Des hommes et des femmes. Ils travaillent, mangent, consomment Cloud. Ils sont contrôlés, pistés, analysés. Car Cloud rend tout accessible. Mais à quel prix. Le consommateur devient l’acteur de sa propre perte d’autonomie. Bienvenu dans un monde de facilité, d’immédiateté. Pour un pseudo confort, on glisse vers un néo-esclavagisme, une soumission sans fond. L’employé est, quant à lui, sans cesse noté au gré de... Sous couvert de dystopie, Rob Hart signe un roman pas si éloigné de la réalité. Juste un peu en avance sur son temps. Très peu à dire vrai. MotherCloud est un excellent thriller. Un chouia d'anticipation, pas de noyade technologique, le tout se lisant avec une grande fluidité. La société décrite par Rob Hart est déjà en marche. Elle s’appelle 2.0 ou 3.0, 5G ou GAFAM. Oui Cloud ressemble à Amazon et son créateur, Gibson Wells (quel patronyme quand on est dans l’anticipation) a des traits de plusieurs grands partons de la tech. Rien d’étonnant. Fait intéressant, Hart donne la parole à ce magnat à travers son blog. S’il suinte le cynisme de la situation, il éclaire sur les objectifs. Mais derrière le libéralisme et la consommation de masse, il y a des milliers de petites mains. Des hommes et des femmes. Ils travaillent, mangent, consomment Cloud. Ils sont contrôlés, pistés, analysés. Car Cloud rend tout accessible. Mais à quel prix. Le consommateur devient l’acteur de sa propre perte d’autonomie. Bienvenu dans un monde de facilité, d’immédiateté. Pour un pseudo confort, on glisse vers un néo-esclavagisme, une soumission sans fond. L’employé est, quant à lui, sans cesse noté au gré de ses performances, il va donc travailler, s’éreinter. Les deux ne doivent surtout pas penser. Juste se complaire en étant que des rouages. A ce titre MotherCloud est un thriller à lire absolument. Si vous ne le faites pas pour les aventures et le quotidien vécus par Paxton et Zinnia - L’un a vu son entreprise détruite et absorbée par Cloud, l’autre se révèle plus rebelle. Tous les deux ont une bonne raison d’être au cœur de la machine - lisez le pour vous donner une vue plausible de l’avenir, à défaut un éclairage de ce qui se met en branle lors d’un BlackFriday ou d’un simple achat d’une montre connectée. Alors oui, on aime pester contre les mondes décrits par 1984 et autres dystopies, mais fait est que si le regarde le poids de nos états face à ces immenses conglomérats, il est aisé de voir qui va gagner. Le futur proche de MotherCloud est déjà là. Tous les outils sont d’ores et déjà déployés. Le pire étant que nous aimons ce futur et en avons fait notre quotidien. Et n’oubliez jamais, quand c’est gratuit, c’est toi le produit !
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  • Anaisseriallectrice Posté le 22 Juillet 2020
    Je ne suis habituellement pas très branchée thrillers qui se passent dans le milieu de la technologie ou de l’intelligence artificielle, car j’ai assez peu de connaissances dans le domaine (je dois demander de l’aide pour inclure une vidéo sur mon blog, c’est dire si je suis nulle ! ) et que je me retrouve vite complètement paumée dans un jargon incompréhensible pour moi. MotherCloud fait exception à la règle, car l’auteur s’est adapté à un large panel de lecteurs et franchement, c’est passé tout seul ! MotherCloud nous plonge dans l’univers d’une gigantesque entreprise qui a un rayonnement mondial, une entreprise qui a révolutionné le monde grâce à un patron ambitieux et toujours en quête d’innovations, qui a bâti un empire au fil des ans, et que nous suivrons dans sa tournée américaine après avoir appris qu’il était atteint d’un cancer et qu’il ne lui restait plus que quelques mois à vivre. Parallèlement, nous nous trouverons aux côtés de deux adultes très ordinaires, ayant pour projet de travailler dans cette société, et nous les suivrons du processus de recrutement jusqu’à leur démarrage d’activité dans l’entreprise. C’est un monde complètement ahurissant auquel l’auteur nous confronte dans ce roman, l’entreprise n’est pas sans... Je ne suis habituellement pas très branchée thrillers qui se passent dans le milieu de la technologie ou de l’intelligence artificielle, car j’ai assez peu de connaissances dans le domaine (je dois demander de l’aide pour inclure une vidéo sur mon blog, c’est dire si je suis nulle ! ) et que je me retrouve vite complètement paumée dans un jargon incompréhensible pour moi. MotherCloud fait exception à la règle, car l’auteur s’est adapté à un large panel de lecteurs et franchement, c’est passé tout seul ! MotherCloud nous plonge dans l’univers d’une gigantesque entreprise qui a un rayonnement mondial, une entreprise qui a révolutionné le monde grâce à un patron ambitieux et toujours en quête d’innovations, qui a bâti un empire au fil des ans, et que nous suivrons dans sa tournée américaine après avoir appris qu’il était atteint d’un cancer et qu’il ne lui restait plus que quelques mois à vivre. Parallèlement, nous nous trouverons aux côtés de deux adultes très ordinaires, ayant pour projet de travailler dans cette société, et nous les suivrons du processus de recrutement jusqu’à leur démarrage d’activité dans l’entreprise. C’est un monde complètement ahurissant auquel l’auteur nous confronte dans ce roman, l’entreprise n’est pas sans rappeler un certain Amazon d’ailleurs, mais avec quelques années de plus, et donc avec une évolution à t’en faire cramer le Code du travail ! Ici, chaque salarié a une couleur qui lui est attribuée, bleu pour la sécurité, blanc pour les managers, rouges pour les petites mains qui travaillent dans le gigantesque entrepôt etc. Tous formatés. Tous chronométré, tous surveillés dans leurs moindres faits et gestes, les salariés ne peuvent pas se déplacer sans leur montre hyper connectée, ils vivent sur place d’ailleurs, dans un quartier qui leur est dédié et où tout est pensé pour faciliter leur, dans l’asservissement le plus total. Vous y trouverez les locaux de la firme, les entrepôts, mais également un hôpital, un système de tramway, des magasins, des restaurants… Un microcosme dans le macrocosme. Pas de dissidence possible, le mot syndicat est banni du vocabulaire, le travail, le travail, toujours le travail, et l’entreprise MotherCloud au centre de tout. L’entreprise MotherCloud n’est pas sans rappeler le géant du commerce en ligne, Amazon pour ne pas le citer, et à l’image de celui-ci, MotherCloud déchaîne les passions, tue les plus petites entreprises, innove en proposant toujours plus de produits, avec des livraisons tellement rapides que t’as même pas encore validé ton paiement que le colis est déjà en route pour ta boîte aux lettres, avec des tarifs toujours plus compétitifs.Ni un polar, ni complètement un thriller, l’auteur aborde des sujets actuels tels que les nouveaux modes de consommation, la dématérialisation des échanges, la consommation à outrance et le renouveau d’un monde du travail dans lequel il faut être toujours plus investi, faire toujours autant d’heures supplémentaires non payées au risque de mal se faire voir et noter par sa hiérarchie et par l’algorithme. Sois content, ne te plains pas de ton boulot, car au moins tu en as un ! Lève-toi, prends ton tram, bosse, consomme, rentre chez toi, dors quelques heures, et recommence, encore, et encore, jusqu’à te faire broyer par la machine. Terriblement d’actualité, à l’heure où ceux qui sont les plus mal payés sont ceux qui sont envoyés au front pour faire face au virus, pour continuer de faire tourner leur pays et l’économie moribonde, et où ces mêmes salariés se verront remerciés sans ménagement quand leur boîte fermera une fois que tout ce bordel lié au virus sera calmé. On a tous vécu cette situation de se rendre à un guichet pour demander un rendez-vous, pour de l’aide dans ses démarches administratives, et de n’avoir comme réponse que « Vous devez faire la demande sur internet. » Tout est connecté, dématérialisé, nous sommes tous ultra connectés, au point d’en oublier parfois les rapports humains. Rob Hart nous décrit ici le monde de demain, un avenir très proche dans lequel nous avons déjà un pied. Pour le meilleur et pour le pire.Moi qui travaille aux côtés de personnes en recherche d’emploi, parfois brisées physiquement et/ou moralement par leur entreprise à qui ils ont tout donné pour finir sur le carreau, ce roman a trouvé un écho très fort en moi, et une compassion certaine aussi. Je recommande chaudement !
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