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Mrs Caliban

Belfond
EAN : 9782714479907
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 144
Format : 140 x 205 mm
Mrs Caliban

Céline LEROY (Traducteur)
Collection : Belfond Vintage
Date de parution : 07/03/2019
« J’ai adoré Mrs Caliban… Une parabole impeccable, magnifiquement écrite, du premier paragraphe jusqu’au dernier. »
John Updike
 
Dorothy se languit. D’action, d’amour, d’enfants. Jusqu’à ce qu’une gigantesque créature débarque chez elle. Une créature qui dit s’appeler Larry et avoir besoin d’aide. Une créature qui va bouleverser son existence…
Parue en 1982 aux États-Unis et encore inédite en français, une fable saisissante d’imagination, comparée par les critiques aussi bien...
Dorothy se languit. D’action, d’amour, d’enfants. Jusqu’à ce qu’une gigantesque créature débarque chez elle. Une créature qui dit s’appeler Larry et avoir besoin d’aide. Une créature qui va bouleverser son existence…
Parue en 1982 aux États-Unis et encore inédite en français, une fable saisissante d’imagination, comparée par les critiques aussi bien à King Kong, à La Belle et la Bête, au Magicien d’Oz, qu’aux récits d’Edgar Allan Poe, aux contes de fées d’Angela Carter ou encore aux œuvres hallucinées de David Lynch. Inspirée par la deuxième vague féministe, Rachel Ingalls brosse le portrait d’une jeune femme qui se libère d’un quotidien monotone et castrateur, se découvre, émotionnellement, sexuellement, et existe enfin.

Une pépite Vintage à redécouvrir au plus vite !
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EAN : 9782714479907
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 144
Format : 140 x 205 mm

Ils en parlent

« Un roman parfait. »
The New Yorker

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Litteraflure Posté le 27 Juin 2019
    On a accusé Guillermo Del Toro de plagiat (Jeunet, Zindel) à la sortie de son très beau film « La forme de l’eau ». Mais jamais il n’a été mentionné, à ma connaissance, le roman de Rachel Ingalls paru 35 ans plus tôt. Les ressemblances sont pourtant troublantes. Mrs Caliban, l’héroïne, est une femme désœuvrée que son mari cocufie pendant qu’elle trompe son ennui chez sa meilleure amie, entre tartines et potins. Un jour, elle retrouve dans son salon une bête de deux mètres à morphologie humaine, si on fait abstraction de ses traits amphibiens. Elle a une liaison clandestine avec l’animal, l’emmène souvent à la mer, reprend goût à l’existence et je ne vous dévoilerai pas la suite (tout comme le pourquoi des avocats). Je n’adhère pas aux films fantastiques avec des monstres (ex : Star Wars). Parce que je n’accorde aucune crédibilité aux extra-terrestres et autres créatures fantasmées. Je peine à me laisser emporter. Il me faut de l’humain. Elephant Man est un homme. Les monstres du cirque de Freaks sont des hommes. Les androïdes de Blade Runner réclament le droit à devenir des hommes. Et si, à la rigueur, j’ai pu être intéressée par La planète des... On a accusé Guillermo Del Toro de plagiat (Jeunet, Zindel) à la sortie de son très beau film « La forme de l’eau ». Mais jamais il n’a été mentionné, à ma connaissance, le roman de Rachel Ingalls paru 35 ans plus tôt. Les ressemblances sont pourtant troublantes. Mrs Caliban, l’héroïne, est une femme désœuvrée que son mari cocufie pendant qu’elle trompe son ennui chez sa meilleure amie, entre tartines et potins. Un jour, elle retrouve dans son salon une bête de deux mètres à morphologie humaine, si on fait abstraction de ses traits amphibiens. Elle a une liaison clandestine avec l’animal, l’emmène souvent à la mer, reprend goût à l’existence et je ne vous dévoilerai pas la suite (tout comme le pourquoi des avocats). Je n’adhère pas aux films fantastiques avec des monstres (ex : Star Wars). Parce que je n’accorde aucune crédibilité aux extra-terrestres et autres créatures fantasmées. Je peine à me laisser emporter. Il me faut de l’humain. Elephant Man est un homme. Les monstres du cirque de Freaks sont des hommes. Les androïdes de Blade Runner réclament le droit à devenir des hommes. Et si, à la rigueur, j’ai pu être intéressée par La planète des singes, E.T. ou Alien, c’est parce que les bêtes pensent et agissent comme des êtres humains. C’est le cas dans ce roman. Le monstre est intelligent, sensible, capable de sentiments. Il incarne l’étranger qui ouvre une porte sur un monde nouveau, sauve d’un quotidien devenu morne et mortifère. Je reste mitigée. Côté satisfaction, il y a la qualité de la narration. Ingalls évite les écueils du genre jusque dans son final, si différent des clichés auxquels nous sommes habitués. Côté déception, il y a l’impression de lire une romance de la collection Harlequin croisée avec un vieux film de série Z (ex : « L’étrange créature du lac noir » - qui n’est d’ailleurs pas le plus mauvais du genre). Dans ce roman, on oscille parfois entre le kitsch et la fantaisie, entre l'imagination et le ridicule, tout ça sur un air de déjà vu/lu.
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  • Prailie Posté le 23 Juin 2019
    Quel beau petit bijou de livre! Et comme il est joli, ce moment où la Créature et Dorothy se rencontrent pour la première fois, tandis qu'elle s'affaire dans sa cuisine : d'emblée, ils se comprennent . Bien que très effrayée, Elle lui tend une branche de céleri; il répond en implorant son aide, Lui, le "Monstre" traqué aux gros yeux de grenouille éplorée. Dès le lendemain ils feront l'amour, et plutôt deux fois qu'une.... Cependant, à y bien réfléchir, cette créature amphibie existe-t-elle autrement que comme un instrument dont Dorothy, inconsciemment, se sert pour traquer des vérités dérangeantes, et pour liquider un mariage qui partait en roue libre? En ce qui me concerne c'est la chronique d'Hélèna Villovitch, dans le magazine Elle, qui m'a permis de découvrir ce formidable petit roman. Je ne saurais trop l'en remercier.
  • VivianeB Posté le 20 Juin 2019
    Ce roman est un ovni pour moi, une œuvre intéressante et très originale et qui met en filigrane des thématiques sociétales, humaines tout en instillant émotion et questionnement. C'est réussi.
  • bebi Posté le 8 Mai 2019
    Dorothy est dans son domaine, la cuisine. Mariée à un homme qui s’éloigne d’elle de plus en plus. Sans enfants, souvent seule, et reléguée à de simples tâches ménagères, elle s’ennuie. C’est alors que débarque au beau milieu de son petit univers un être totalement extraordinaire. Mi-humain, mi-amphibien, cet être masculin va chambouler tout ce à quoi elle croyait. Ce livre, très court, est l’histoire qui a inspiré ce si beau film: La forme de l’eau. J’ai été totalement sous le charme lors de mon visionnage. Aussi, j’ai immédiatement été tentée de découvrir l’écrit, lorsque je l’ai vu dans le catalogue Belfond. Ca se lit rapidement, et agréablement. L’histoire se déroule clairement dans les années 50. Les cuisines en formica, les mises en plis, les dîners à rendre, et la condition des femmes nous permet de se rendre compte de cela. Une époque oubliée, et pourtant… Clairement, Dorothy attend autre chose de sa vie. Elle ne demanderait pas mieux que d’avoir un emploi à elle, d’avoir des projets à elle, et de pouvoir davantage s’épanouir. Je dois dire que cette femme me touche énormément. Bien que l’on nous dise aujourd’hui que la femme est l’égale de l’homme, de nombreuses... Dorothy est dans son domaine, la cuisine. Mariée à un homme qui s’éloigne d’elle de plus en plus. Sans enfants, souvent seule, et reléguée à de simples tâches ménagères, elle s’ennuie. C’est alors que débarque au beau milieu de son petit univers un être totalement extraordinaire. Mi-humain, mi-amphibien, cet être masculin va chambouler tout ce à quoi elle croyait. Ce livre, très court, est l’histoire qui a inspiré ce si beau film: La forme de l’eau. J’ai été totalement sous le charme lors de mon visionnage. Aussi, j’ai immédiatement été tentée de découvrir l’écrit, lorsque je l’ai vu dans le catalogue Belfond. Ca se lit rapidement, et agréablement. L’histoire se déroule clairement dans les années 50. Les cuisines en formica, les mises en plis, les dîners à rendre, et la condition des femmes nous permet de se rendre compte de cela. Une époque oubliée, et pourtant… Clairement, Dorothy attend autre chose de sa vie. Elle ne demanderait pas mieux que d’avoir un emploi à elle, d’avoir des projets à elle, et de pouvoir davantage s’épanouir. Je dois dire que cette femme me touche énormément. Bien que l’on nous dise aujourd’hui que la femme est l’égale de l’homme, de nombreuses femmes au foyer continuent de s’étioler. Le personnage de ce roman est un porte-drapeau pour la cause féminine. C’est aussi une histoire un peu onirique. Un être étrange capable de communiquer normalement, capable de s’émerveiller mais aussi, et surtout, de questionner. Etant hors de la normalité humaine, il a le regard nécessaire à poser sur des situations que tout le monde juge acceptables. Pourquoi rester dans la cuisine si ça t’ennuie? Pourquoi faire toujours attention à ce que les gens peuvent dire de toi? Pourquoi s’arrêter à des broutilles quand il y a tant d’autres choses à faire? C’est décalé, complètement. Placer ces dialogues avant-gardistes dans une époque totalement conservatrice à de quoi bousculer les idées. Je suis ravie d’avoir lu ce petit roman, tout à fait hors du commun!
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  • Lishbks Posté le 8 Mai 2019
    «Rien ne ressemble jamais à une photo. C'est ça que ça veut dire "image".» Dorothy mène une vie dénuée de passion, son univers, son monde, sa vie, c'est son foyer à l'apparence si lisse. Ce carcan vide, dont toute vie parait absente depuis que son enfant est mort et que son mari selon toute vraisemblance la trompe et ne fait que passer en coup de vent. C'est pourtant dans la cuisine, l'endroit le plus emblématique de cette vie de servitude silencieuse, que lui apparaît la surprenante créature marine qui la révélera à elle-même et au monde. A son contact, Dorothy s'épanouit; en répondant à toutes les interrogations de cet oeil neuf sur son environnement elle le redécouvre elle-même, s'affirme et retrouve une existence propre. Ce conte des temps modernes souffle sur les braises des habitudes pour faire jaillir un brasier de liberté et d'émancipation. Il interroge entre autres sur le sens des mots, sur le rôle des apparences ou sur le fonctionnement de l'empathie. Chacun pourra y trouver une vibration faisant écho à ses propres interrogations sur le monde.Il ne s'agit pas d'un livre qui fournit des réponses mais qui pousse à chercher sa propre grille de lecture du monde et à... «Rien ne ressemble jamais à une photo. C'est ça que ça veut dire "image".» Dorothy mène une vie dénuée de passion, son univers, son monde, sa vie, c'est son foyer à l'apparence si lisse. Ce carcan vide, dont toute vie parait absente depuis que son enfant est mort et que son mari selon toute vraisemblance la trompe et ne fait que passer en coup de vent. C'est pourtant dans la cuisine, l'endroit le plus emblématique de cette vie de servitude silencieuse, que lui apparaît la surprenante créature marine qui la révélera à elle-même et au monde. A son contact, Dorothy s'épanouit; en répondant à toutes les interrogations de cet oeil neuf sur son environnement elle le redécouvre elle-même, s'affirme et retrouve une existence propre. Ce conte des temps modernes souffle sur les braises des habitudes pour faire jaillir un brasier de liberté et d'émancipation. Il interroge entre autres sur le sens des mots, sur le rôle des apparences ou sur le fonctionnement de l'empathie. Chacun pourra y trouver une vibration faisant écho à ses propres interrogations sur le monde.Il ne s'agit pas d'un livre qui fournit des réponses mais qui pousse à chercher sa propre grille de lecture du monde et à refuser de subir celle des autres.
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