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Belfond
EAN : 9782714474001
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 432
Format : 140 x 225 mm

Ne dis rien

Meurtre et mémoire en Irlande du Nord

CLAIRE-MARIE CLEVY (Traducteur)
Date de parution : 24/09/2020
Immense succès critique, lauréat du prestigieux prix Orwell, Ne dis rien est une enquête journalistique d’une puissance inédite, une plongée au cœur de la violence politique, le portrait bouleversant d’une génération sacrifiée.
1972, Belfast, quartier catholique. Par une sombre nuit de décembre, une mère de famille est enlevée sous les yeux de ses dix enfants. Ils ne la reverront jamais…

Pourquoi une femme apparemment sans histoires s’est-elle retrouvée la cible de l’IRA ? Était-elle réellement une moucharde ? Et pourquoi, alors que tout...
1972, Belfast, quartier catholique. Par une sombre nuit de décembre, une mère de famille est enlevée sous les yeux de ses dix enfants. Ils ne la reverront jamais…

Pourquoi une femme apparemment sans histoires s’est-elle retrouvée la cible de l’IRA ? Était-elle réellement une moucharde ? Et pourquoi, alors que tout le monde connaissait l’identité des agresseurs, personne n’a rien dit ?

En s’intéressant à l’« affaire Jean McConville », Patrick Radden Keefe, journaliste au New Yorker, revisite toute l’histoire du conflit nord-irlandais. Des manifestations du début des années 1960 jusqu’à la vague d’attentats qui a terrorisé tout le Royaume-Uni, en passant par les grèves de la faim de Bobby Sands et des Blanket men, il en révèle les derniers secrets, les zones d’ombre et, surtout, le prix à payer pour les individus.
 
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EAN : 9782714474001
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 432
Format : 140 x 225 mm

Ils en parlent

« Ne dis rien est un remarquable travail de mémoire, à la fois empathique, déchirant et revigorant. »
Colum McCann
« Ce livre, sensible et nécessaire, pose des questions difficiles et sans véritable réponse. Pour se libérer d’un passé difficile, faut-il le revisiter complètement ? Ou au contraire, certains souvenirs sont-ils si douloureux qu’il faille à tout prix les oublier ? »
Jennifer Szalaï / The New York Times

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • VincentGloeckler Posté le 1 Novembre 2020
    Il y a encore deux ans, quand on se rendait de Dublin à Belfast par l’autoroute, le seul indice du passage dans un autre Etat était un grand panneau indiquant « Vous entrez en Irlande du Nord », sur lequel une main malicieuse, partisane de la réunification, avait barré d’une croix le « du Nord »… Cette quasi-absence de matérialisation de la frontière, encore beaucoup plus nette qu’entre la plupart des pays continentaux de la Communauté européenne, il y a fort à parier qu’elle n’est plus ou ne sera plus très prochainement qu’un agréable souvenir, tant le Brexit aura réussi à reconstruire les murs entre les deux Irlande, et même, comme en témoignent certains faits-divers récents, à ranimer déchirure et violence entre les Républicains et les Unionistes, les catholiques et les protestants, dans la petite enclave du Nord toujours liée au Royaume-Uni. « A Belfast, l’histoire est bien vivante, et dangereuse », écrit Patrick Radden Keefe, au terme de la formidable enquête qu’il a consacrée aux « Troubles », la période de la Guerre civile au cours de laquelle s’opposèrent l’IRA, les paramilitaires protestants, la police de la RUC et l’armée britannique. « Cet ouvrage, déclare-t-il aussi, pour décrire son... Il y a encore deux ans, quand on se rendait de Dublin à Belfast par l’autoroute, le seul indice du passage dans un autre Etat était un grand panneau indiquant « Vous entrez en Irlande du Nord », sur lequel une main malicieuse, partisane de la réunification, avait barré d’une croix le « du Nord »… Cette quasi-absence de matérialisation de la frontière, encore beaucoup plus nette qu’entre la plupart des pays continentaux de la Communauté européenne, il y a fort à parier qu’elle n’est plus ou ne sera plus très prochainement qu’un agréable souvenir, tant le Brexit aura réussi à reconstruire les murs entre les deux Irlande, et même, comme en témoignent certains faits-divers récents, à ranimer déchirure et violence entre les Républicains et les Unionistes, les catholiques et les protestants, dans la petite enclave du Nord toujours liée au Royaume-Uni. « A Belfast, l’histoire est bien vivante, et dangereuse », écrit Patrick Radden Keefe, au terme de la formidable enquête qu’il a consacrée aux « Troubles », la période de la Guerre civile au cours de laquelle s’opposèrent l’IRA, les paramilitaires protestants, la police de la RUC et l’armée britannique. « Cet ouvrage, déclare-t-il aussi, pour décrire son projet, n’est pas un livre d’histoire, mais de journalisme narratif », une façon de souligner la volonté d’insuffler toute la puissance du vécu, de l’émotion ressentie par les acteurs et témoins qu’il a rencontrés et interrogés, dans le récit qu’il a construit. Point de départ de ce travail : la disparition, jamais élucidée, un soir de décembre 1972, de Jean McConville, mère veuve d’une famille nombreuse, kidnappée dans son immeuble d’un quartier pauvre de Belfast. Pourquoi cet enlèvement d’une femme, laissant des enfants traumatisés pour leur vie entière, pourquoi son assassinat, et l’enfouissement de son corps, retrouvé il y a seulement quelques années ? Qui sont les responsables de cet acte, et pour quels motifs ? Déroulant le fil de son enquête, Patrick Radden Keefe évoque les événements, marches et manifestations endeuillées par les guet-apens des loyalistes ou les charges des militaires, attentats à la bombe à Belfast ou à Londres, grèves de l’hygiène ou de la faim, mettant en évidence le rôle des grandes figures de l’IRA, Gerry Adams, les sœurs Price, Dolours et Marian, Brendan Hughes ou Bobby Sands, mais aussi d’une multitude de personnes restées dans l’ombre, petites mains ou victimes marquées à jamais par la violence des « Troubles ». Il dévoile la puissance de manipulation des uns, l’importance des trahisons et du mouchardage des autres, montrant toute l’ambiguïté parfois des sources de l’engagement des individus dans la cause, l’écrasante tyrannie surtout du silence autour des faits les plus troublants de cette guerre. « Ne dis rien », cette injonction qui donne son titre au récit devient le maître-mot qui dicte l’attitude des uns et des autres, dans un climat de menaces pour qui laisserait courir sa langue, une promesse de représailles qui reste toujours en vigueur aujourd’hui… Best-seller aux Etats-Unis, lauréat du très prestigieux Prix Orwell, lecture préférée de Barack Obama (et quoi qu’on pense de l’homme, c’est un grand lecteur, fin et perspicace… D’autres de ses choix l’ont montré !) en 2019, ce reportage se dévore d’une traite, comme un roman, interrogeant avec beaucoup de sagacité les limites de la violence et du secret en politique. Un grand moment de lecture !
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