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La Découverte
EAN : 9782707185648
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 320
Format : 135 x 220 mm

Nostalgérie

L'interminable histoire de l'OAS

Collection : Cahiers libres
Date de parution : 16/04/2015
Non contents d’avoir mené toute une communauté à l’impasse puis à l’exil, les « ultras » de l’Algérie française, les anciens de l’Organisation armée secrète (OAS) et leurs héritiers ont tenté, depuis, d’accaparer sa mémoire. Ils ont voulu « bloquer l’histoire », et ils y sont en partie parvenus. Pour comprendre les racines de ce scandale historique et mémoriel, Alain Ruscio propose dans ce livre une histoire claire et précise de l’action des hommes de l’OAS et de ses séquelles contemporaines.
 
Pour des centaines de milliers d’Européens qui ont naguère vécu en Algérie, l’idéalisation du passé s’est transformée en une « nostalgérie », beau mot chargé de mélancolie. Mais le drame commence lorsqu’on constate qu’une seule famille politique française, celle des anciens de l’Organisation armée secrète (OAS) et de leurs héritiers,... Pour des centaines de milliers d’Européens qui ont naguère vécu en Algérie, l’idéalisation du passé s’est transformée en une « nostalgérie », beau mot chargé de mélancolie. Mais le drame commence lorsqu’on constate qu’une seule famille politique française, celle des anciens de l’Organisation armée secrète (OAS) et de leurs héritiers, l’a malhonnêtement et durablement instrumentalisée. Non contents d’avoir mené toute une communauté à l’impasse puis à l’exil, les « ultras » de l’Algérie française ont tenté, depuis, d’accaparer sa mémoire. Et ils y sont en partie parvenus.
Ces hommes ont fait le choix, à partir de février 1961, d’enclencher en toute connaissance de cause une incroyable spirale de violence terroriste, en Algérie comme en France. Alain Ruscio propose dans ce livre un récit synthétique des racines et de l’histoire de ce tragique épisode, ainsi que de ses séquelles contemporaines. Mobilisant un impressionnant corpus documentaire – dont beaucoup de Mémoires d’anciens de l’OAS –, l’auteur retrace la dérive de ces officiers à l’idéal patriotique dévoyé, militants fascisants et petits malfrats transformés en assassins, qui ont eu l’incroyable prétention de « bloquer l’histoire », comme l’avait écrit Pierre Nora dès 1961. Enfin, Alain Ruscio explique comment et pourquoi la mémoire brûlante de ces années de folie meurtrière travaille toujours, de façon souterraine, la société française.
Ce livre est une précieuse réponse à l’un des derniers négationnismes que véhicule encore une certaine histoire coloniale « à la française ».
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EAN : 9782707185648
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 320
Format : 135 x 220 mm

Ils en parlent

Alain Ruscio rafraîchit les mémoires sur les ignominies de l’armée secrète.
Philippe Douroux / Libération

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • dido600 Posté le 1 Septembre 2016
    Plus d’un demi-siècle après, les pieds noirs et autres français tenants de l’«Algérie française», campent sur leurs positions, et pensent détenir la vérité sur leur «histoire» ne supportant aucun regard critique sur ce qui fut leur «Algérie heureuse». Pis encore, parfois accompagnés de leurs enfants et petits-enfants, ils sont à l’offensive, tout particulièrement en France... et dans certains pays où ils s’y sont réfugiés (la plupart en Espagne du temps de la dictature fasciste de Franco, en Israël aussi...). Anciens mercenaires et fomenteurs de coups tordus, parfois criminels de haut vol, adeptes des méthodes expéditives (au 19 avril 1962 seulement, l’auteur indique qu’il y a eu 15 355 attentats terroristes – «ratonnades», plastiquages, bombes, assassinats par balle ou au couteau de para... - faisant 1 622 morts dont 239 Européens et 1383 «musulmans». Un journaliste américain avait avancé au milieu de l’été 1962, 2 200 morts... dont 71 en France), parce qu’ «amnistiés» (seulement quatre condamnés à mort et exécutés, le dernier Bastien-Thiry en mars 63) et soutenus par des «anciens» devenus «hommes politiques», parfois au pouvoir (beaucoup sont entrés dans l’Ump à sa création), ils donnent des leçons à l’extrême droite et aux gaullistes de droite, tout le reste étant «descendu en flammes ». Quant aux Algériens et à l’Algérie, «arabes» et «musulmans», ils restent les «donneurs d’ordres», les «maîtres» de ceux qu’ils toujours considéré... Plus d’un demi-siècle après, les pieds noirs et autres français tenants de l’«Algérie française», campent sur leurs positions, et pensent détenir la vérité sur leur «histoire» ne supportant aucun regard critique sur ce qui fut leur «Algérie heureuse». Pis encore, parfois accompagnés de leurs enfants et petits-enfants, ils sont à l’offensive, tout particulièrement en France... et dans certains pays où ils s’y sont réfugiés (la plupart en Espagne du temps de la dictature fasciste de Franco, en Israël aussi...). Anciens mercenaires et fomenteurs de coups tordus, parfois criminels de haut vol, adeptes des méthodes expéditives (au 19 avril 1962 seulement, l’auteur indique qu’il y a eu 15 355 attentats terroristes – «ratonnades», plastiquages, bombes, assassinats par balle ou au couteau de para... - faisant 1 622 morts dont 239 Européens et 1383 «musulmans». Un journaliste américain avait avancé au milieu de l’été 1962, 2 200 morts... dont 71 en France), parce qu’ «amnistiés» (seulement quatre condamnés à mort et exécutés, le dernier Bastien-Thiry en mars 63) et soutenus par des «anciens» devenus «hommes politiques», parfois au pouvoir (beaucoup sont entrés dans l’Ump à sa création), ils donnent des leçons à l’extrême droite et aux gaullistes de droite, tout le reste étant «descendu en flammes ». Quant aux Algériens et à l’Algérie, «arabes» et «musulmans», ils restent les «donneurs d’ordres», les «maîtres» de ceux qu’ils toujours considéré comme des «indigènes», des «sous-hommes» servant de subordonnés et de boucs émissaires, devant obéir au moindre événement. Les assassins d’hier sont exaltés et les criminels de l’Oas connus sont honorés à travers des plaques de rues, des stèles et des musées. L’auteur note que la France comptait, fin 2013, quelque soixantedix «lieux de mémoire» de cette nature. Sur les quatre- vingt-dix ouvrages recensés à la mémoire d’ «ex», l’auteur n’en a rencontré qu’un (1) seul «esquissant un remords»... Un lobby tenace, «fabriquant de toutes pièces des concepts punching-balls»... Heureusement faciles à démolir d’autant «qu’ils ne sont défendus par aucun historien sérieux». Bref, comme le dit l’auteur, il y a «confiscation de la «nostalgérie» par l’Oas et ses héritiers»... un courant qui «bloque l’histoire », empêchant, en France, les évolutions «nécessaires » quant à l’évaluation du passé colonial. Je pense que Alain Ruscio L’auteur a estimé «nécessaire» de rappeler, à travers des faits, ce que furent et ce que firent les tenants de l’Algérie française et ce que fut et ce que fit l’Oas, matrice d’une certaine «écriture» de l’Histoire. Très difficile, très pénible à lire par ceux (Algériens et Européens libéraux) qui ont vécu, de près ou même de loin, les discriminations de la population coloniale (un «apartheid» au mur invisible) et les tueries commises par les «ultras »... qui ont commencé leurs méfaits, de manière organisée, déjà le 18 novembre 1954 (un groupe d’ultras ayant assassiné un cadre du Mtld, cordonnier de son état à Bab El Oued) Débloquer l'histoire ce sera contribuer a' liberer la socièté française ( p252) Un roman tres intéressant a' parcourir
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